Hello tout le monde ! ^^ Voila enfin ce chapitre, il a prit du temps à venir, mais il est plus long que les autres aussi ^^.
J'ose espérer qu'il n'est pas très « gnangnan » XD (L'espoir fait vivre, chut lol). Et pis Kurogane a fait le maximum qu'il pouvait pour la fin xD.
Sinon, il s'agit du dernier chapitre comme vous pouvez le voir... je tiens à vous remercier d'avoir lu et aimer cette fic ! Ça me fait vraiment plaisir ^_^ ! (j'espère qu'il n'ait pas bcp de fautes restantes _)
Chapitre 5
Avant de quitter la chambre, Fye observa son homme couché dans leur lit, dormant avec la petite Tomoe attachée à ses bras.
Elle avait fait un cauchemar cette nuit-là et il fallait absolument, selon elle, qu'elle dorme à cotés de ses parents adoptifs.
Le blond ne pouvait qu'être attendri à ce joli tableau. Il n'y avait que comme ça qu'ils pouvaient être sages tous les deux.
Le sourire aux lèvres, Fye habillé chaudement en cette saison d'hiver portant un sac en papier ferma la porte, prêt à quitter la maison.
Aujourd'hui était un jour important pour lui. Il devait faire gouter l'un de ses gâteaux à une pâtisserie qui venait d'ouvrir en ville. Il espérait tant pouvoir avoir ce job, Kurogane serait moins inquiet à son sujet et ainsi il pourrait l'aider financièrement.
Tomoe lui avait aussi supplié de la réveiller ce matin pour pouvoir lui souhaiter un « bonne chance », mais elle dormait si bien... Il espérait qu'elle ne lui en voudrait pas trop de n'avoir pas eu le courage de la lever. De plus, le brun avait rajouté « si la petite est réveillée, je serais surement réveillé aussi, vu le bouquant qu'elle fait chaque matin, elle est trop lourde ! » suivit d'une dispute bien évidement, cela voulait dire que lui aussi voulait l'encourager, il en était sûr. Il sourit à cette pensée.
Une fois arrivé à la petite pâtisserie, il fit la connaissance d'un monsieur Ueda, avec qui il allait longuement discuter…
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Kurogane ouvrit lentement les yeux, et tourna spontanément la tête pour voir si Fye était à ses cotés…Ne le trouvant pas, il se rappela de l'endroit où il devait être. Le blond ne l'avait donc pas réveillé…
Il se bougea un peu, l'air bourru, jusqu'à sentir un poids sur lui, il avait complètement oublié que la petite était là avec lui, sa tête posée sur son torse.
Elle dormait à point fermé. Il l'a déplaça doucement sur le coté vers la place de Fye et, sans la réveiller, il mit une couverture sur elle.
Le ninja se leva en direction de la cuisine, un grand gaillard comme lui avait besoin d'un bon petit déjeuner au matin.
Seulement cette fois-ci, il ne vit pas le blond dans la pièce lui offrant son sourire le plus chaleureux, il devrait se débrouiller sans à partir de maintenant.
A cette pensée, il se demanda comment son entretien se passait… mais il savait qu'il avait toutes ses chances de réussir.
Sachant qu'il n'était pas là, il en profita pour ouvrir un tiroir, tiroir qui semblait cacher quelque chose aux yeux du blond… Il y retira, après avoir sortit toutes les serviettes de table qui dissimulait la chose, une petite enveloppe blanche. Il y sortit quelques billets et les recompta et mit ensuite son enveloppe dans sa poche, et oui… le grand jour était arrivé.
Il fit un long soupir, comment allait-il faire ? Il ne s'était pas vraiment préparé psychologiquement. La journée allait être liée au stress en ce qui le concernait malheureusement. Il espérait fortement que ce qu'il avait prévu pour Fye le lui fasse plaisir… et il se souviendra toujours du moment où Fye lui en avait parlé… il espérait que celui-ci le pense encore… sinon, il va avoir l'air de quoi ? D'un con sans aucun doute.
Il s'imagina encore et encore comment il allait le lui dire, lui dire pourquoi il partait chaque soir… soudainement il se mit à rougir furieusement et à s'énerver tout seul. Tel était Kurogane !
Le brun s'approcha de la tellière pour chauffer l'eau afin de boire un délicieux thé noir comme il les aimait tant.
En attendant, son regard se posa sur un gros gâteau qui était juste à coté. Il examina cette chose écœurante remplis de sucre – et de lait que ce toutou ne peut ingurgiter ne l'oubliant pas – d'un air complètement blasé. Il remarqua ensuite un morceau de papier qui accompagnait le gâteau. Il le prit. Il comprit de suite que ça venait de Fye vu les petits cœurs dessiné à chaque extrémité du papier et apparemment ça lui était concerné.
C'était écrit en japonais, un japonais bien particulier puisque c'était celui de Fye. Il avait encore des lacunes en ce qui concernait la calligraphie mais rien de bien méchant contrairement à avant, ses traits étaient bien plus légers.
« Kuro-aï 3, n'oublie pas la promesse que tu m'as faite ! Tu dois te faire pardonner, tu te souviens ? T'as intérêt à tout manger ! A plus tard 3
PS : tu peux bien sûr en donner à la petite Tomoe :)»
Etrangement le papier fut déchiré en morceaux et alla direct à la poubelle. Qu'il aille au diable lui et son foutu gâteau !
Maintenant la question qui le tracassait le plus était : Foutre ce truc dégoulinant de chocolat loin de la maison, aux ordures, ou obliger la gamine à le manger en entier ? La dernière fois que Fye lui avait fait un gâteau, le brun avait profité de son absence pour la donner à une voisine, mais manque de chance le blond s'en était aperçu… il n'allait pas faire la même erreur deux fois. Il le connaissait, il allait vivre un calvaire dès son arrivée.
—Qu'il aille en enfer ! Je n'ai jamais promis quoique ce soit à cet idiot !
Il prit la grosse pâtisserie, choisissent l'option jetage…mais Fye le saura non ?
—Tu n'as pas l'intention de mettre le gâteau que Fye-san à fait pour nous à la poubelle, n'est-ce pas ?
Pris sur le feu de l'action, il n'eut pas d'autres choix de reposer le gâteau à nouveau sur la table, affichant une grimace de dégout.
—Tu en veux peut-être ?, se força à sourire l'ancien ninja de Nihon à Tomoe qui s'était déjà assise à table.
—Oui et fais moi une tasse de lait !; dit-elle avec un brin de malice dans la voix.
La fillette en tomba des nues. Kurogane lui faisait ce qu'elle lui demandait sans la disputer ou ni même en grognant. Que lui était-il arrivé ? Néanmoins, le brun observa le lait qu'il avait sortit du réfrigérateur avec un plus gros dégout que le gâteau précédemment.
—Tu fais ça pour avoir mon silence, monsieur le râleur ? Et tu ne m'as même pas dit « Bonjour » !
—Toi non plus ! Dis un mot de plus et tu va avoir ton verre dans ta… ; commença-t-il avec colère mais qui finit par lui donner ce qu'elle avait réclamé tout en essayant de ne pas être vulgaire avec l'enfant, c'était plus fort que lui. De toute manière que tu lui dises ou non ça ne changera rien…
—C'est bizarre quand même de ne pas aimer des choses aussi délicieuses !; dit-elle illuminée en se servant du gâteau posé sans délicatesse part le brun. Normal pour une grande brute comme toi…
Aucune réponse, il se servit juste de son thé et alla s'asseoir.
Il y avait effectivement quelque chose qui clochait, Tomoe le fixa médusée. Alors qu'il buvait doucement son thé l'air pensif, elle réfléchit à toutes les possibilités de son état actuel. Ne devrait-il pas lui crier dessus ?
—Quelque chose ne va pas ?
Toujours rien pendant quelques secondes bien longues…
—Tu viens en ville avec moi ? Il me semble t'avoir promis quelque chose de ce genre… ; dit-il pour réponse que Tomoe comprit de suite.
—C'est pour aujourd'hui ?! Superrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!
Elle était ravie alors que Kurogane l'était beaucoup moins.
Il n'y avait pas que la surprise de Kurogane à son amant qu'elle attendait avec impatience. Kurogane et elle allait sortir tous les deux, c'était extrêmement rare – faut dire que ça fait pas si longtemps qu'ils avaient fait la paix – elle se promit d'être sage pour cette sortie, histoire que le ninja ne regrette pas de l'avoir emmenée avec lui.
—Va t'habiller, profitons de son absence, ça nous évitera plusieurs explications.
La brunette finit vite son lait et sa tranche de gâteau – que Kurogane regardait avec répugnance car le gâteau restait presque entier pour finir– et se leva de sa chaise.
Elle entendit un bref soupir venant du brun, Tomoe comprit qu'il devait se sentir soucieux par l'événement qui se passera en cette soirée. Elle lui sourit.
—Maman t'aime beaucoup ! Tu t'inquiètes vraiment pour pas grande chose ! Papa est un trouillard !!; rajouta-t-elle malicieusement.
—Ne me traite pas de froussard, espèce de sale pe… ; commença le brun les yeux foudroyant, coupé par les rires de la petite qui s'empressa de quitter la pièce.
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—Je suis entré !; s'écria une voix dans la maison.
Personne ne répondit, ni même les bras accueillant de la petite Tomoe pour lui dire la bienvenu. Lui qui s'attendait à ce qu'ils l'attendent avec impatience pour savoir s'il était engagé ou pas dans cette pâtisserie… Tant pis, il attendra leur retour, il n'avait pas le choix.
D'ailleurs où étaient-ils passé ? Il n'avait pas été prévenu d'une quelconque sortie entre les deux personnes chères à son cœur. Ce qu'il détestait les cachoteries…
Il se souvenu d'avoir laissé une lettre dans la cuisine pour Kurogane, celui-ci pour ne pas l'inquiété en avait sans doute fait autant.
Fye se précipita rapidement dans la cuisine où il retrouva sans surprise son gâteau qui avait sans doute été mangé que par la petite Tomoe.
Kurogane allait souffrir… il s'imagine déjà plusieurs manières de le faire céder pour qu'il mange cette sucrerie, Fye savait très bien comment arriver à ses fins. Étrangement il se mit à sourire sadiquement, déjà très impatient de le taquiner.
Comme il l'avait très bien deviné, Kurogane avait lui aussi laissé un petit papier sur la table. Il essaya de déchiffré les quelques signes japonais et fut surpris de voir qu'il n'était qu'écrit « On sort, alors t'inquiète pas ! » . Le sourire taquin se transforma en une mine extrêmement boudeuse, c'était tout ? Et ses encouragements alors ?! Il repéra un petit message à la fin de la feuille, où c'était écrit « Papa a oublié de dire « je t'aime » !! Il est vraiment timide ! ». Le dernier mot avait été gribouillé, sans doute par Kurogane… mais il n'avait pas biffé le début de la phrase de Tomoe, il se mit à sourire avec un petit rougissement.
Il n'avait plus qu'à attendre…
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—Il fait froid ! Qu'est-ce qu'on fait assit ici ?! Rentrons à la maison !!; se plaignit sans cesse la petite fille.
—Tu veux que je retourne au magasin et que je redonne toutes les affaires que je t'ai achetées, petite peste ?
Effectivement, ils avaient plusieurs sacs avec eux. Ils avaient passé presque toute la matinée à faire les magasins.
—Ah non ! Mais pourquoi on reste là d'abord ? Fye-san nous attend à la maison !
Ils étaient assit sur un banc dans une grande place alors que la neige tombait… il ne faisait pas du tout chaud.
Il savait très bien que Fye les attendait, cependant il savait très bien comment il allait l'accueillir. Et puis… il devait lui parler de certaines choses… comment allait-il le faire ? Ce qu'il détestait se sentir aussi… faible ? Non, faible n'était pas le mot, mais cela l'énerva tout de même.
—Tu connais un endroit agréable où je pourrais l'emmener ?; demanda Kurogane rêveur, n'ayant pas écouté la question de la petite.
—Hm, il y en a beaucoup je pense… l'endroit que je t'ai montré tout à l'heure c'est pas si mal ! Au fait… je pourrais venir avec vous ? s'il vous plait !!; dit-elle en faisait des yeux de chien battu.
—Je t'ai déjà dit non ! Je dois être seul avec lui, je ne veux pas que tu viennes tout gâcher ! Tu iras chez ton amie, c'est ce qu'on avait convenu !
— Mais… je voudrais tellement voir !! C'est méchant !
—T'as quelque chose contre les gens méchants ?!, rajouta-t-il en se levant. Tu verras bien demain !
—C'est trop long demain !!; dit-elle en se levant à son tour. Je veux voir sa réaction !
—Bah va falloir apprendre à patienter !; s'énerva-t-il en lui prenant la main, commençant à marcher.
C'est en se disputant, avec des regards sur eux, qu'ils rentrèrent à la maison.
Les gosses pouvaient être vraiment têtus quand ils le voulaient.
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—Mamannnn !!, s'exclama la petite fille en se lançant dans les bras de Fye, ravie.
—Je me demandais bien quand vous finirez par revenir vous deux… ; dit le blond avec le sourire tout en regardant le brun.
Brun qui portait avec lui plusieurs gros sacs affichant une moue boudeuse en voyant la scène qui se présentait à lui, il avait encore du mal avec ces « noms » qu'elle leur donnait.
—Kuro-papa et moi on a acheté pleins de vêtements ! Il m'a même acheté une nouvelle veste ! Je dois te montrer !
Oh non, il ne s'y faisait PAS du tout.
Tomoe sortit des bras de Fye et prit vite un ou deux sac pour vite aller dans sa chambre. Le blond, lui, était tout surpris. Depuis quand Kurogane partait faire du shopping ?
—Bah quoi ?, grogna le brun en le voyant le dévorer des yeux. Elle m'a énervée toute la matinée pour que je lui achète sa veste… Ah au fait, tiens, ça devrait bien t'aller.... rajouta-t-il un peu rouge.
Fye prit le sac que lui tendit son amant et regarda dedans, effectivement il connaissait bien ses gouts. Normal, ça faisait un long moment qu'ils étaient ensemble…
D'ailleurs, le brun garda un étrange souvenir du moment passé dans les boutiques avec la petite fille, il n'y avait que Fye qui connaissait la taille des vêtements ou encore ce qu'elle aimait… mais apparemment il s'était bien débrouillé. Il avait surtout la chance d'avoir une petite fille indépendante et qui n'avait pas besoin de son aide. Alors qu'elle cherchait de son coté, Kurogane, lui, avait trouvé certaines chose pour lui et son amant.
—Merci mon Kuro-chan… ; murmura le blond en lui déposant un bisou sur la joue, le sourire aux lèvres.
—C'est rien ; bougonna le Kuro-chan. Alors ?! Raconte-moi ; reprit-il tout surpris. Comment –
—Fyeeeee ! T'as eu le boulot ?!; cria une voix impatiente qui courrait en leur direction, portant une longue veste sur son dos.
Le brun gronda, la petite l'avait devancé. Le blond paraissait rassuré, personne ne semblait avoir oublié.
—Bien sûr que je l'ai eu ! Je commence dès la semaine prochaine, Mr Ueda, le patron, semble vraiment être quelqu'un de sympathique… ; il se tourna vers son compagnon. C'est à toi que je le dois, merci…
—C'est rien, répondit le brun avec un sourire, content de la nouvelle.
—Super ! Maman va nous faire pleins de pâtiss-
Elle reçu un bon coup sur la tête de la part de son père adoptif. Pouvait-elle parler sans dire le mot « pâtisserie » ? Sa bouche et son ventre étaient en jeu. Et ce fut son pied qui fut écrasé par la petite.
—Hé mais ça va pas !!
—C'est toi qui as commencé !
—Même pas vrai !
Fye se mit à rire, des fois il se demandait s'il n'avait pas deux enfants à la maison, et il s'approcha de la jeune fille.
—Ton manteau te va très bien, tu es très jolie quoique que tu portes. Vous avez très bien choisi mademoiselle !
C'était un long manteau bleu qui lui arrivait aux genoux, avec des petites fleurs de couleurs brodées.
Les joues de Tomoe s'empourprèrent, elle aimait bien entendre dire qu'elle était jolie.
—Va vite me montrer le reste ! Tu vas nous faire un défilé !; rajouta le blond avec amusement.
Il n'eut pas besoin de répété une deuxième fois que la petite fille partit directement dans sa chambre. Fye regarda de suite le brun avec méfiance, sous le regard interrogatif de son compagnon.
—Je peux savoir où tu as eu l'argent pour acheter tout ça ?
Bien que ça ne lui dérangeait pas de gâter un peu la fillette de temps en temps, ils n'avaient pas vraiment les moyens de s'acheter certaines choses… et là Kurogane avait acheté une veste, ce qui était cher, et plusieurs vêtements… où avait-il trouvé cet argent ? Il craignait de passer un long mois difficile…
Fye devait-il le disputer ?
Du coté de l'ancien ninja, cette question était une question piège qu'il ne pouvait pas répondre pour le moment. Voyant les yeux durs que lui faisait l'ancien magicien, il chercha vite un moyen d'échapper à la question.
—Je t'expliquerais ça ce soir en détail… - Kurogane semblait pensif, jusqu'à afficher un sourire malicieux qui semblait cacher pleines d'idées perverties. J'espère que j'aurais le droit à un défilé privé… ; dit-il comme pour changer de sujet.
Boudeur, le blond lui saisit la main et le poussa vers la cuisine, le brun s'attendait étrangement déjà à la réponse que le blond allait lui donner. Il le savait…
—Pas avant que tu ais mangé ça, pervers !; s'exclama le blond en pointant du doigt le gâteau toujours sur la table.
Si Fye participait au championnat du chantage, il aurait eu sûrement le premier prix. Kurogane savait qu'il en aurait le droit, comme il le craignait. Cependant, il ferait tout pour ne pas y toucher, il ne faut pas tenter le diable… Sa malice lui fit comprendre que c'était perdu d'avance…
—Attends… tu m'expliqueras ce soir ?! Que veux-tu dire ?
Il avait changé de sujet, dieu merci.
Par contre, les préoccupations qu'il avait pour ce soir là se multipliaient lors de sa question. Il ne pouvait plus y échapper maintenant… pourquoi devait-il vraiment faire ce qu'il pensait faire ? Juste pour le faire sourire ou le savoir heureux ? Devait-il vraiment se le prouver ? … Non, il n'avait pas que ça.
—Je me suis dis, qu'on pouvait sortir, toi et moi… tout les deux… seuls… ; répondit le ninja quelque peu mal à l'aise, embarrassé par toute ces questions qu'il se posait.
Tandis que le blond, lui, semblait surpris.
Il était rarissime qu'ils sortent ensemble depuis que la petite Tomoe était rentrée dans leur vie.
—Pour de vrai ?! Mais To-
—C'est prévu qu'elle dorme chez une amie, tu as oublié ?; dit-il tout en se demandant si la fille avait prit la peine de contacter les parents de sa copine.
Fye resta septique, depuis quand il oubliait ce que faisait la petite fille ?
—… On pourrait en profiter… qu'est-ce que tu en dis ?
Il avait encore toute la journée pour se préparer, mais si Fye refuserait de sortir aujourd'hui ? Serait-il vexé ou non ? S'il pouvait remettre ça à une autre fois, il n'était pas si contre.
Kurogane se mit une claque mentale. Comment pouvait-il craindre cet événement ? Ça ne lui ressemblait pas, il devait se ressaisir.
—Tu crois vraiment que je refuserais ? Pour rien au monde !
Fye lui fit un de ses plus beaux sourires qui pouvait faire rougir facilement le ninja.
Bien, ça, c'était fait. Il ne comptait que sur l'arrivée de la petite pour les interrompre dans cette conversation pour éviter d'éventuelles questions.
Ne la voyant pas, il se décida de quitter la pièce pour voir ce que faisait la petite, il sentit son bras se faire attraper par une douce main …
Une main terrifiante.
—T-t-t !- Kurogane se retourna vers la tête blonde qui avait un énorme sourire remplis de malice. Tu n'as pas encore gouté à ça !
Blanc, le brun repoussa sa main pour tenter d'échapper de la cuisine. Toutefois l'ex magicien ne sembla pas de cet avis lorsqu'il réussit à le plaquer contre un mur, avec une tranche de gâteau en main.
—J'EN VEUX PAS !!; gueula Kurogane.
—Pense à Tomoe ! La pauvre, elle ne peut pas manger autant de gâteau à elle toute seule !
—M'en fou, t'avais qu'à pas en faire ! C'est entièrement ta faute !!
Après une sorte de bagarre, c'est alors que la petite fille rentra dans la pièce après un étrange « boom », qui l'avait alerté d'aussitôt.
Ses parents adoptifs étaient par terre dans une étrange position qui pouvait porter à confusion. Cela fit rougir les deux hommes, qui restèrent figé sur place, le brun essaya tout de même de recracher le morceau de pâtisserie que Fye avait réussit à lui mettre en bouche.
Alors que Tomoe s'apprêtait à les laisser seuls, se sentant de trop, Fye lui dit d'un air extrêmement taquin :
—Tomoe ! Va chercher le reste du gâteau ! Et aide-moi à faire manger papa !!
C'est alors qu'elle comprit ce qu'ils étaient en train de faire, et se fut rapide. Elle les rejoignit pour faire souffrir le pauvre Kurogane qui allait en découdre…
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Ils venaient de sortir d'un cinéma, après avoir vu un film qui n'était pas vraiment au gout de Kurogane, lui qui aimait l'action, mais tant que cela plaisait à Fye c'était le plus important.
Ne voulant pas rentrer tout de suite, tout de suite, ils s'étaient posés sur un banc d'un parc non loin, dans un endroit où ils pouvaient être tranquilles.
Il neigeait quelques flocons, il faisait un peu frisquet… mais cela leur emportait peu.
Fye lâcha un petit soupir de bonheur pour ensuite afficher un tendre sourire.
—On a passé une bonne soirée !; lança-t-il. Tu me gâtes! Je ne savais pas que tu pouvais être si romantique !
Kurogane, lui qui était resté calme depuis leur sortit du cinéma, s'énerva de suite à ses paroles. Le dernier mot que son amant avait employé était de trop et il savait qu'il avait juste pour but de l'embêter, ce mot gênant qui ne lui correspondait pas du tout, du moins il l'espérait, ne pouvait pas laisser le brun calme comme il l'était, il devait sortir de ses gonds.
—Je ne suis pas romantique !!; s'enflamma-t-il.
Le blond le savait et c'est bien pour cela qu'il se mit à rire, alors que son compagnon le foudroya du regard.
—Je me demande si Tomoe va bien… ;changea Fye de suite de sujet pour que son Kuro se calme.
— Je ne vois pas pourquoi tu t'en inquiètes, elle doit forcement s'amuser ! C'est une gamine ! Ca ne sait faire que ça !; continua le brun toujours aussi grognon.
L'ancien Celesien lui fit un autre sourire tout en ajoutant :
—Tu t'es adouci avec elle. Je crois bien qu'elle t'aime beaucoup.
Ce fut la goute qui fit déborder le vase pour le japonais qui n'aimait du tout les compliments.
—T'as fini avec tes conneries ?!
Voyant l'ancien ninja rouge, cela le fit de nouveau rire. Qu'il n'aimait pas les compliments ? Bien sûr qu'il les aimait, seulement… cela l'embarrassait plus que tout.
Au moins, Fye l'avait remarqué, pour Kurogane s'était un bon point si son homme pensait ça de lui.
Tandis que le blond continuait à pouffer, le brun resta silencieux tout en boudant. C'est alors que quelque chose lui revint en esprit et dont il n'avait pas encore discuté avec lui.
—Ah je t'ai pas raconté, elle s'est disputée avec une fille de sa classe dans un magasin ce matin. Elle lui a dit que j'étais son père ; dit-il désormais serein.
Le brun se souvenait bien du ton fier dont la fille avait employé ces mots, même si cela lui faisait bizarre, ça l'avait fait plaisir malgré tout.
—Et alors ? – Fye ne semblait pas comprendre du tout pourquoi cela avait put conduire à une dispute. Où est le problème ?
—Elle n'a pas voulu me le dire, mais je crois que c'est parce que je suis jeune pour être son père et qu'on ne l'ait pas cru.
—Je vois… mais voyons ! Tu n'es plus si jeune Kuro-chan !
Ce qu'il détestait qu'on lui dise ça ! S'il avait un point au commun avec son défunt père, c'était bien celui-là… il détestait qu'on le traite de vieux !
—Toi, tu n'en rajoute pas ! Je suis toujours aussi jeune moi !
—Bah voyons ; rit le blond à nouveau, pour ensuite reprendre sérieusement. … Et elle la mal prit, n'est-ce pas ?
—Elle a dit qu'elle n'avait jamais … t'imagines la suite…
Qu'elle n'avait jamais eu de père… Fye comprit que cela avait dut faire souffrir sa petite fille.
Et se fut le cas, puisque Tomoe avait quitté la boutique d'un pas rageur, heureusement que Kurogane avait sut lui dire ce qu'il fallait, lui aussi avait perdu ses parents à son âge.
—Mais t'en fais pas… elle est comme toi ; rajouta-t-il en voyant le regard triste de son compagnon, tout en affichant un léger sourire. Suffit de l'emmener dans une grande pâtisserie et elle oublie tout !
— Ca ne m'étonne même pas d'elle.
—On voulait même te rejoindre à ton nouveau travail, mais tu étais déjà parti…
Le blond eu un petit rougissement, content qu'on est finalement pensée a lui cette matinée.
Du coup, Fye vit quelque chose qui lui était rare de voir…
Un Kurogane qui semblait avoir le trac.
Et oui, la surprise c'était pour maintenant, le brun avait essayé tant bien que mal de dissimuler son stress, mais cette fois-ci c'était bien visible.
—Fye…
Qu'allait-il se passer maintenant ? Il est vrai que le brun devait lui dire quelque chose ce soir, Fye se demandait si ce n'était rien de grave.
Un Kurogane pas sûr de lui c'était… oui, très inquiétant.
—Oui ?; sourit-il mine de rien.
Le brun semblait s'énerver tout seul, sachant lire en lui comme dans un livre il devina que c'était une gêne très profonde qu'il essayait de cacher sous des excès de colère. Surement rien de grave… mais de très embarrassant.
Il vit son amant retirer quelque chose de sa poche, il ne sut dire ce que c'était, vu la lenteur que le brun prenait pour faire chaque geste.
Fye vit ce que c'était que lorsque Kurogane lui balança ce qu'il avait prit en ça direction tout en disant d'un murmure un « tiens… ».
L'ancien Celesien, doté de bon sens, rattraper l'objet lancé sans problème.
Que lui avait donné le japonais ? Une petite boite rouge entourée d'un joli ruban bleu. Fye fut surpris, il était rare que son ninja lui offre des cadeaux.
—Quand je disais que j'étais gâté… c'est rare que tu m'offres de cadeau, Kuro-m'amour !; dit le magicien malicieux pour but premier de gêner son compagnon plus qu'il ne l'était.
—C'est déjà assez embarrassant comme ça ! N'en rajoute pas !; répliqua le brun le visage rouge, d'un rouge brulant.
Un petit rire et Fye regarda avec le sourire ce qu'il avait entre les mains.
—Je peux ? Je me demande bien ce que c'est !
Kuro était gêné à mort, il pourrait presque partir en courant juste pour ne pas voir la réaction de son amant.
Il ne le regarda pas, il était soudainement très intéressé par la verdure du parc et a compter les étoiles, histoire de se calmer un peu.
Rah, ce qu'il détestait se sentir ainsi.
Voila, c'était maintenant, Fye était en train de défaire le ruban, l'enlever… ouvrir la boite.
Le brun s'attendait à se que le blond dise quelque chose en voyant le contenu de la boite, mais rien, il restait silencieux. C'était encore plus angoissant. Bien sûr, il se doutait qu'il allait rester sans voix, mais pas aussi longtemps !
C'est alors qu'il l'entendit renifler, cela l'alerta et il se tourna rapidement vers lui. Fye pleurait.
Aurait-il dut ne rien lui offrir ? Ou était-ce des larmes de joies ? Cette fois-ci c'était lui qui ne trouvait pas ses mots… il n'aimait pas du tout le voir dans cet état-là. De plus, il avait l'impression de l'avoir fait énormément pleurer ce mois-ci. Kurogane se sentait quelque peu coupable…
Il tenta de le rassurer, lui disant que ça ne valait pas la peine de pleurer.
— Kuro-chan…
Pour Fye, il y avait de quoi pleurer. Il y avait un temps, où il avait rêvé d'avoir ce qu'il avait en main.
—Ce sont des bagues…
—Je sais…
—Les mêmes que celles que je t'avais montré… il y a bien longtemps…
—Je sais aussi ; répondit le brun encore plus mal à l'aise, si c'était possible.
Et oui, c'était Fye qui les désirait.
Il y a quelques semaines, Fye les lui avait montrés en passant devant une bijouterie, il lui avait demandé ce qu'il en passait de faire comme s'ils étaient… mariés, vu que ce n'était pas permis dans le pays où ils vivaient. Il savait qu'ils ne pouvaient pas mais…
Cependant Kurogane avait trouvé ça complètement ridicule.
Alors blessé, il n'avait plus voulu en parler avec le brun, histoire d'éviter une dispute sur cette envie égoïste…
Et désormais… il avait les bagues devant lui. Le blond devina que le brun s'était surement sentit coupable et qu'il le regretta.
Du coup, c'était lui qui s'en voulait. Il avait l'impression de l'avoir obligé à les acheter.
—Tu sais… ; tenta de dire Kurogane en bégayant. Euh… j'y ai réfléchit… et je me suis dit pourquoi pas… alors… c'est-à-dire…ce n'était pas une si mauvaise idée…
Le blond sourit, Kurogane avait alors changé d'avis… du moins, il espérait tout de même que le brun ne l'ait pas fait juste pour lui.
Les bagues avaient dut lui couter cher, car ce qu'il avait en mains n'étaient pas de la camelote.
C'est alors qu'il réalisa quelque chose…surpris.
—Dis-moi… tu travaillais le soir pour pouvoir les acheter, c'est ça ?
Le brun ne lui répondit pas, le rouge aux joues. Ce qui confirma l'idée de Fye.
Et oui, Kurogane avait fait un petit boulot, rien que pour lui. Pour pouvoir les lui offrir.
Le japonais se retrouva brusquement étendu sur le banc, Fye s'était lancé sur lui, tout en disant un « Je t'aimmmmmmmmmeeee !! ». Il se lova contre lui comme un chat, tout en ronronnant.
Bien entendu, il avait prit soin de la boite avant de se jeter sur Kurogane.
—Idiot arrête ça ! On pourrait nous voir !
—Je m'en fiche !!
Il avait l'air si heureux… il y avait rien de plus merveilleux. Le brun se laissa faire, le sourire aux lèvres.
Et ils profitèrent que la petite ne soit pas là cette nuit…
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Une porte s'ouvrit faisant apparaitre Tomoe. Elle rentra à la maison après un court week-end chez son amie, elle était toute excitée.
Lorsqu'elle vit Kurogane assit confortablement sur le salon, elle se lança sur lui.
D'ailleurs, celui-ci était hyper concentré sur la bague qu'il avait à l'annulaire de sa main gauche. Il n'avait pas du tout l'habitude de porter des bijoux, et encore moins une bague…soit, son doigt devait s'y habituer.
—Il était tant que tu te montres, je commençais à me demander ce que tu fou…faisais !
—J'ai eu l'école aujourd'hui et c'est toi qui m'as dit que je ne devais pas hésiter à rester tout le week-end chez elle si je pouvais !
—Le téléphone, tu connais ? ; grogna-t-il pour avoir le dernier mot.
—Je ne voulais pas vous déranger ! Vous devez être très occupé ! ; fit-elle de même.
Oh oui. Ils en avaient profité à 200%, d'ailleurs il se demandait comment Fye avait eu le courage de se lever. Lui, il ne bossait pas cet après-midi donc il était plutôt tranquille.
—Maman Fye est là ?! Je veux qu'il me raconte tout en détail !; reprit-elle avec un tat de cœur qui l'entourait.
—T'as oublié ? Il bosse, mais il ne devrait pas tarder. D'après ce qu'il m'a dit à midi, il a bien commencé.
—C'est vrai…Je suis contente pour lui. Tans pis, j'attendrais ! – elle sourit en voyant la main de son beau-père, pis elle continua malicieuse. Tu aurais pu lui dire au moins « veux-tu m'épouser ? » au lieu de ne rien dire !
-QUOI ?! Comment tu… JE VAIS TE TUER !!
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Maman, je ne te remercierais jamais assez de m'avoir confié à Kurogane-san et Fye-san. Ils sont si bons avec moi.
Merci de leur avoir fait confiance.
Je les aime tellement…
Mais n'oublie pas, maman, je t'aime et je ne cesserais jamais de t'aimer… tu seras toujours ma mère et ça personne ne peut le remplacer.
Merci.
Fin.
