Série : One piece
Auteur : Cannelle-chan
Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, je ne fais que les utiliser pour réaliser cette fanfiction. Les droits reviennent à Eichiiro Oda.
Bon je préviens, je ne reprends pas à la lettre le travail d'Eichiiro Oda, donc il y a des petites divergences. Je sais que certains sont très pointilleux sur les détails mais pour une fois j'enfreins un peu l'histoire. Sinon j'utilise parfois des termes japonais, j'en suis désolée, c'est parce qu'il n'existe pas toujours d'équivalent en français. Mais je les explique un peu plus bas pour la bonne compréhension de l'histoire.
Vic-chan : Merci, j'avoue avoir une prédisposition pour les romances. Cette fiction sera basée dessus ainsi que sur un peu d'action. Ben oui nous sommes tout de même dans la série One piece
Kitsune8 : Meric pour ces compliments. J'aime beaucoup les relations Zeff, Sanji, elle est vite cernable et puis Sanji est mon petit préféré dans le lot. C'est peut être pour ça que je le met en force dans toute mes fics…hum à méditer.ç
Eileen-san : Les explications ne sont pas pour tout de suite… Il risque de se passer pleins de choses avant ! Pour moi Sanji drague autant car il n'est pas sûr de lui. Il n'a jamais vraiment été attaché à quelqu'un à part Zeff. Donc pour moi Sanji est quelqu'un qui manque d'assurance au niveau confiance. C'est pourquoi je trouve que la jalousie, lui va bien
Olia : J'adore ton enthousiasme bon je ne promets pas une suite « overmoumoute longue » mais je ferai de mon mieux
Zoro-kun : Bon, je crois qu'il va falloir qu'on parle de tes tendances franchement sadiques ! Tu deviens effrayante lol, je rigole.
Sinon, je vous souhaite à tous une bonne lecture !
Chapitre 2
Flash back
A l'écart du petit village de Shimotsuki, se trouvait une immense propriété appartenant à la famille Koushirou. Les membres de cette illustre famille se composaient du maître des lieux qui avait fondé depuis des années son dojo de kendo et auquel il avait donné son nom, ainsi que de sa fille, Kuina, élève assidue de cette école. Cette famille était respectée de tous et la renommée de leur dojo dépassait certaines contrées.
Les jeunes apprentis s'entraînaient avec acharnement. Parmi eux, un jeune garçon redoublait d'effort. Il était nouveau mais il était indéniablement doué pour cet art. Il possédait déjà pour son âge, un air assez sévère même si une certaine douceur se lisait dans son regard, il était fougueux, intrépide et ne rechignait pas devant l'effort. Il lui manquait encore beaucoup d'entraînement et de pratique mais son maître le regardait d'un air bienveillant. Ce jeune garçon avait été présenté très jeune pour demander un foyer et un enseignement. En voyant ce jeune garçon qui se nommait Zoro, Koushirou décida de prendre en main son éducation. Sa fille, Kuina par contre le regardait comme une nuisance.
- Je te défie, en garde !
C'était plus cette phrase plutôt que la personne qui la prononçait qu'elle considérait ennuyeuse. Tous les jours, après des heures de travail, le garçon la relançait inlassablement pour voir ses efforts récompensés mais en vain. Malgré les poids portés, les heures de concentrations, les exercices répétés inlassablement, rien ne parvenait à bout de son adversaire.
Zoro devint très vite, l'un des préférés du dojo. Il était un exemple pour tous les jeunes et il attirait le respect de ses aînés. Il aimait cette vie là. Une discipline stricte mais juste régissait sa vie. Il apprit très vite à aimer ce qu'il faisait et à respecter la notion de travail.
Le seul point noir au tableau était cette fille. Au bout de quelques années de pratiques et d'entraînement, le jeune garçon réussit à battre tous les adversaires qui se présentaient à lui mais elle restait un obstacle insurmontable. Elle restait toujours là à l'observer durant ses entraînements, Elle se moquait souvent de lui. Il s'était fait une promesse, un jour Kuina serait celle qui perdrait face à lui.
- Tu as perdu ! Je peux partir maintenant ?
Une fois de plus Zoro était à terre, son boken, traînant un peu plus loin sur le sol. Il rageait. Il n'avait pas vu le coup venir. Chaque jour elle le surprenait et le battait avec une aisance qui le submergeait.
- Pourquoi ? Pourquoi je ne peux pas la battre ?
- Tu ne peux pas me battre car tu es trop faible. Laisse tomber, tu n'y arriveras pas espèce de chiffe molle. Comme promis tu as droit à un gage, tu devras nettoyer seul le dojo ce soir. Dit-elle arrogante.
Elle savait que cela le mettait en rogne mais au fond cela était devenu un jeu entre eux. Chaque soir Zoro la défiait, il perdait et Kuina le toisait et cela donnait plus envie encore au jeune apprenti de se surpasser. Comme promis, il se mit à sa tâche, il nettoya méticuleusement les tatamis
Derrière l'une des portes de la salle, Kuina le regarda faire. Elle le regardait de plus en plus souvent à son insu.
-Il devient fort.
Son père était arrivé discrètement derrière elle et observa lui aussi le garçon.
- Oui et ça m'énerve car il le sait.
Koushirou soupira. Il connaissait la rivalité qui opposait sa fille à Zoro.
- Tu es très douée aussi mais il faut savoir aussi juger correctement l'étendue de ses possibilités. Je te mentirai si je te disais que Zoro n'est pas capable de devenir meilleur que toi. Chaque jour il devient un peu plus fort mais cette force qu'il acquiert, c'est à toi qu'il la doit. C'est grâce à toi, ou plutôt devrais-je dire, c'est à cause de toi qu'il veut devenir de plus en plus fort. Il ne supporte pas la faiblesse et tu le mets devant ses propres failles.
- Je n'y peux rien si il laisse des ouvertes béantes à chaque fois.
Le maître sourit doucement.
- Vous vous ressemblez beaucoup tous les deux, vous êtes fiers et vous refusez la défaite mais vous faites une merveilleuse équipe.
Kuina ricana doucement comme pour prouver l'étendue des bêtises que pouvait dire son père. Koushirou ne s'en formalisa pas et continua dans sa lancée.
- Depuis qu'il est arrivé dans nos vies, tu as aussi énormément progressé. Avant tu battais facilement tes adversaires et tu t'ennuyais mais maintenant il y a Zoro et tu sens bien qu'il risque de te mettre en danger.
- Cet avorton ne m'arrivera jamais à la cheville.
Kuina partit vexée. Koushirou savait que sa fille avait un bon fond mais quand il s'agissait de Zoro, elle s'enflammait rapidement. Il ne lui avait rien dit mais il avait un rêve pour ses deux protégés. Il savait qu'il y avait peu de chance que cela se produise mais qui sait ? Il n'était pas interdit de rêver. Il aimerait les voir prendre ensemble sa succession au dojo. Après être resté cacher durant un moment il sortit de là où il était pour parler un peu avec son élève.
- Tu es une fois de plus de corvées. Kuina te mène la vie dure.
Zoro se retourna vers son maître et le salua.
- J'ai perdu donc je dois me plier aux règles.
L'homme s'assit et incita le garçon à l'imiter.
- Tu ne dois pas te laisser abattre, tu deviens chaque jour un peu plus fort.
Malgré les paroles de son professeur, Zoro paraissait contrarié et ses poings serrèrent forts son kimono.
- Pourquoi ? Pourquoi je n'arrive pas à la battre ? Si je deviens réellement fort qu'est ce qui nous différencie tant que ça.
- Hum c'est peut être l'âge.
Zoro s'énerva.
- Non ce n'est pas ça, vu que je bas déjà des adultes ! Rha ça m'énerve, quand je serai grand, je parcourrai les mers et je serai le plus grand manieur de sabres de monde. Alors il n'est pas question que je passe mon temps à me faire battre par cette fille !
Il finit par se lever en saluant son maître et le shoumen et sortit précipitamment de la salle.
- J'en ai marre !
Il se retrouva devant les cibles d'entraînement. Il n'arrivait pas à s'enlever cette idée de la tête. Cette fille le tournait toujours en ridicule, l'humiliait pourtant il ne pouvait que l'admirer. Elle était son modèle, celle qu'il fallait surpasser coûte que coûte. Elle était si forte, qu'est ce qui lui permettait de l'être ?
Après de longues minutes à s'acharner sur ces pauvres morceaux de bois, Zoro se dirigea dans le jardin. Par surprise, il tomba sur celle qui hantait ses pensées. Elle était assise, un air mélancolique avait prit place sur son visage. Elle avait l'air de rêvasser. Cette image bien que banale resta gravée dans la mémoire du garçon. Il y avait quelque chose dans cette vision qui le choquait et l'attirait. Elle lui paraissait soudainement plus fragile, elle avait l'air d'être…une fille, une simple fille et non une rivale.
Cela lui fit une drôle de petite vrille au cœur. Il s'avança inconsciemment vers elle et marcha sur une branche. Kuina se tourna en souriant vers le nouveau venu.
- Tu as fini ton gage ?
Malgré cette nouvelle provocation, Zoro sentit un léger malaise. Il voulu le dissiper assez rapidement.
- Tu es prête pour un nouveau combat ?
La jeune fille vacillait entre l'amusement et l'agacement. Le garçon était du genre à ne pas renoncer facilement. Cela avait ses qualités comme cela avait ses défauts mais malgré cela, il avait des côtés très attachants. C'était peut être pour cela qu'il était prédisposé à être son rival.
- D'accord mais tu devras accepté le gage que je t'impose, si tu perds.
- Et toi pareil !
La jeune fille rigola doucement en le voyant excité et prêt à dégainer son sabre en bois.
- Prêt à perdre chiffe molle ? Tu ne fais pas le poids.
Et comme si c'était prédit à l'avance, le jeune garçon se fit battre rapidement malgré sa vivacité et son envie de gagner.
- Il y en a marre !
Il rageait comme à chaque fois qu'il perdait. De le voir pester comme il le faisait, permit à son aînée de retrouver le sourire.
- N'oublie pas ton gage ! Un futur maître en kendo se doit de respecter ses promesses.
Le garçon se méfia, elle avait toujours des idées farfelues mais quand elle était en panne d'idées elle l'envoyait nettoyer seul la salle d'entraînement. Etant donné qu'il l'avait fait un peu plutôt, il aurait droit à autre chose. Kuina parût réfléchir puis elle se mit à sourire sarcastiquement.
- Bien voila ton gage. Tu dois fermer les yeux durant 5 secondes monsieur l'avorton.
Il s'attendait à tout mais pas à ça. Qu'est ce qu'elle avait encore inventé ? Il resta soupçonneux durant quelques secondes puis il dû se faire violence pour obéir à la brune. Durant les deux premières secondes, il resta sur la défensive puis il sentit quelque chose de doux sur sa joue. Il ouvrit les eux brusquement.
Sa joue était toute chaude là où Kuina l'avait embrassé. Ses joues prirent aussitôt une jolie couleur carmin.
- Ah mais pourquoi tu as fait ça ?
La seule pensée qui lui traversait l'esprit était « ma rivale m'a embrassé, une fille m'a laissé une trace sur la joue. Elle m'a fait un truc de fille ! »
La jeune brune se mit à rire de l'attitude du garçon même si elle aussi son visage avait rosi.
- Dans quel état tu te mets pour un malheureux bisou sur la joue. Maintenant tu sais ce qui t'attend à chaque fois que tu perdras face à moi.
- Non mais ça ne va pas ? C'est dégoûtant !
Zoro paraissait comme choqué. Si Kuina utilisait ce genre de bassesse, il se verrait contraint d'augmenter la somme de travail pour éviter ce genre de désagréments.
- Cela ne tient qu'à toi que tout ceci s'arrête. Je te laisse, bonne nuit, imbécile.
Les jours suivants, Zoro continuait son entraînement, Kuina en faisait autant. Les défis étaient lancés toujours aussi régulièrement. Mais contrairement à ce qu'il avait pu croire, Kuina lui donnait toujours le même gage qui était de nettoyer le dojo après l'entraînement. Il ne savait pas si il devait en être soulagé ou un peu déçu. Après réflexion, un baiser sur la joue ce n'était pas si désagréable que ça.
De plus en plus Kuina s'isolait du reste des élèves. Depuis quelques temps, Zoro se doutait que quelque chose clochait chez la jeune fille. Elle était toujours sa rivale mais une rivale qui combat mal n'était pas un véritable défi pour lui.
Ce soir là, il l'a trouva assise sur les marches du perron. Elle paraissait plus triste que jamais. Il s'approcha, il n'était pas très doué pour remonter le moral, il se disputait souvent avec elle mais il ne tenait pas particulièrement à la voir ainsi. Il s'installa à ses côtés.
- Tu sais Zoro, tu dis toujours que tu es dégoûté mais en fait c'est moi qui le suis.
Cette phrase surpris le jeune garçon.
- Einh ?
Elle le regarda et se mit à lui expliquer en sanglotant.
- Tu sais en grandissant, les garçons deviennent plus forts que les filles. Dans très peu de temps, vous serez tous plus forts que moi. Tu pourras sans doute réaliser ton rêve, devenir le meilleur manieur de sabres du monde entier mais pour moi qui suis une fille, c'est impossible. Papa n'arrête pas de me le répéter. Tu as de la chance d'être un garçon, moi aussi je veux devenir une grande escrimeuse ! Mais ma poitrine a déjà commencé à pousser. Ah, j'aurai tant aimer être un garçon….
- Arrête de pleurer sur ton sort alors que tu me bas sans arrêt ! Cria Zoro. C'est de la lâcheté ! Dire que je te prenais comme modèle !
- Zoro… Ces paroles avaient eu l'effet de la faire réagir un peu.
- Que tu sois une fille ou un garçon, ça ne fait aucune différence pour moi ! Ce sont tes capacités qui comptent ! Si je me suis entraîné dur jusqu'à aujourd'hui c'est dans l'espoir de pouvoir te battre un jour ! Alors je t'interdis de dire des idioties pareilles !
Zoro manquait de tact mais cela faisait du bien à Kuina. Le jeune escrimeur eut une idée.
-Faisons-nous une promesse ! Un jour, l'un de nous deux deviendra le plus grand manieur de sabres au monde ! Et crois moi, je ferai tout pour te battre !
Cette promesse surprit énormément la brune mais cette idée lui mit du baume au cœur, ainsi il y avait quelqu'un pour croire en elle et cette personne était celle qu'elle faisait le plus tourner en bourrique. Elle sécha alors ses larmes.
- Tu n'arriveras jamais à me battre…Espèce de chiffe molle.
Elle avait retrouvé le sourire et Zoro en était content. Il lui tendit la main pour sceller leur promesse.
Malheureusement, les meilleures choses ont souvent une fin tragique. Le lendemain, la jeune Kuina tomba dans les escaliers et reçut un mauvais coup à la tête. La jeune fille fut retrouvée inconsciente et sans vie par son père. La nouvelle fut rude à encaisser pour tout le monde. Zoro en entendant la nouvelle, ne l'avait pas accepté. Il n'arrivait pas à croire à cette mort si rapide et si impromptue. Il n'arrivait pas à croire qu'il ne la reverrait plus et que leur promesse ne pourrait être tenue.
Ce ne fût qu'au moment où il passa devant le corps inerte de son amie lors des funérailles que tout lui tomba dessus. Il ne retint ni sa colère ni sa tristesse.
-Nous nous étions fait une promesse ! Tu n'avais pas le droit de mourir !
La cérémonie était magnifique mais les visages étaient marqués par le chagrin. Le soir de cette cérémonie, Zoro resta dans la salle d'entraînement de kendo. C'était l'endroit où il s'était fait battre le plus de fois par elle. Par Kuina. Savoir qu'il ne l'entendrait plus, qu'il n'avait pas put la protéger ni lui venir en aide. L'imaginer toute seule dans cette tombe si froide et si lugubre, lui faisait mal au cœur. Elle avait des rêves et des espoirs et elle avait été son premier béguin même si il ne le reconnaissait qu'après l'avoir perdu.
- Tu n'es toujours pas couché Zoro ?
Koushirou était arrivé doucement dans la salle en saluant le shoumen. Il était épuisé, il avait organisé les funérailles et veillé la morte. Il avait perdu la seule famille qui lui restait mais malgré tout, il gardait toujours un sourire sur les lèvres.
- Je n'arrive pas à dormir maître.
Le kendoka s'assit en face de Zoro.
- Pour tout te dire, moi non plus. Elle te manque aussi ?
La tristesse se lisait dans le regard du garçon. Les larmes menaçaient de réapparaître.
- Maître, j'aurai un service à vous demandez. J'aimerai avoir le sabre de Kuina avec moi.
Cette demande ne surprit même pas le père de la jeune fille.
- Je me doutais que tu me le demanderais. Si tu le veux, il est à toi, je sais que tu en prendras soin.
- Oui maître, je vous en suis reconnaissant.
La vie reprit son court lentement, le jeune garçon devint un homme et sa promesse faite à Kuina resta toujours gravée dans sa mémoire. Lors de ses dix huit ans il prit la mer pour réaliser ses rêves. Il avait combattu et s'était fait une réputation. Zoro le chasseur de pirates. Sa vie de chasseur se transforma en celle de pirate lorsqu'il rencontra Luffy. Un drôle de bonhomme assez fou pour pouvoir le mener là ou il le souhaitait.
Sa vie de pirate lui convenait jusqu'au jour où il fit une rencontre inattendue à Loguetown. Un souvenir qui ressurgissait sous ses yeux sous les traits d'une jeune marine.
- Excusez moi mais je ne retrouve plus mes lunettes !
Voir cette jeune femme donna un drôle de coup au cœur du jeune homme. C'était le fantôme de Kuina, ce n'était pas possible autrement. Il l'avait rencontré par hasard et elle risquait de le marquer pour longtemps. Il l'a revit peu après dans un magasin de sabres. Elle aussi pratiquait le kendo et portait un attachement profond pour les sabres. C'était fou, il n'avait jamais cru que des ressemblances pouvaient être poussées à ce point.
Lorsqu'elle découvrit la vérité sur l'identité du bretteur, une sourde colère monta en elle et voulu l'affronter. Durant leur fuite, elle engagea le combat contre lui. Il remarqua qu'elle manquait de techniques par rapport à lui mais ce visage, ces gestes… Il ne pourrait jamais se battre de toutes ses forces contre elle. Il finit en vitesse cet échange et voulu s'enfuir quand des paroles le retinrent.
- Pourquoi tu ne me tues pas ?... Simplement parce que je suis une femme ?
Ces paroles lui rappelèrent trop ce que lui avait dit Kuina la veille de sa mort. « Tu as de la chance d'être un garçon. » Mais qu'est ce qu'elles avaient toutes ?
Elle reprit de plus belle, voyant que son interlocuteur ne réagissait pas.
-Tu ne sais pas comme c'est humiliant de voir un adversaire qui refuse de se battre pour de bon, juste parce qu'il s'imagine que les filles sont forcément plus faibles que les hommes. Bien sûr tu ne sais pas à quel point j'aurai voulu être un garçon ! Mais sache que le sabre que je porte n'est pas un jouet !
Ces paroles, ces phrases énervèrent encore plus Zoro. Sa colère arriva à son paroxysme.
-Je vais être franc avec toi, ton existence même m'insupporte !
Tashigi s'attendait à tout sauf à ça. Qu'est ce qu'il lui sortait tout à coup ?
-Tu ressembles comme deux gouttes d'eau à ma meilleure amie qui est décédée lorsque j'étais enfant et en plus tu dis les mêmes choses qu'elle ! Arrête donc de l'imiter espèce de petite imposteuse !
Tashigi s'énerva à son tour et la joute verbale put commencer.
- J'ai le droit d'exister comme je suis, je ne la connais même pas ton amie ! Ca ne va pas de me crier dessus comme ça ? Et d'ailleurs c'est toi l'imposteur !
- Comment ?
La rivalité et les sentiments de frustrations et de colère liés faisaient rarement bon ménage. La première rencontre avec cette jeune marine laissa une drôle d'impression au jeune homme. Il avait réussit à fuir en emportant son capitaine et ils finirent par arriver sur la grand line. Ces évènements furent mit un temps de côté jusqu'à Arabasta. Apparemment, la fille était un sergent de la marine et s'était mise en tête de le battre.
- Je te retrouverai et tu seras à ma merci.
Malgré les menaces, Zoro ne s'en inquiéta pas plus que ça. Il avait aussi son petit bonhomme de chemin à tracer et il n'allait pas s'arrêter à chaque fois que ce « fantôme » réapparaissait dans sa vie.
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A bord du Thousand Sunny, le matin.
Zoro se réveilla paresseusement dans son hamac. Il n'aurait rien eut contre une ou deux heures de sommeil en plus mais il devait tout de même garder une discipline stricte et l'entraînement n'attendait pas. Lorsqu'il se leva, il sentit qu'il manquait une présence à ses côtés. Il ne s'en formalisa pas, vu que Sanji devait préparer le petit déjeuner. Il était toujours le premier levé.
Il chercha du regard ses vêtements et les enfila rapidement. Il allait sortir lorsqu'il dérapa sur l'une des chemises du cuistot. Il jura durant de longues minutes sur le manque de rangement de ses compagnons dans la cabine et surtout sur le nombre assez important de chemises qui encombraient les tiroirs. En regardant la chemise bleue qu'il avait en main, des souvenirs lui revenaient en mémoire.
Pourquoi avait-il prit cet imbécile de coq comme amant ? Il était bon amant sans aucun doute mais, leurs disputes n'échappaient à personne et lorsque l'on était pirate, la notion d'amour n'était pas des plus présentes. Le bretteur avait des besoins et le cuistot n'avait pas été contre. D'ailleurs, il ne se serait pas vu demander à l'une des filles du navire sous peine de finir assommer. Il soupçonnait Luffy de ne pas s'intéresser à ce genre de choses tandis qu'Usopp vouait un amour inconditionnel pour Kaya et Chopper était un animal. Il n'avait pas ce genre de désir. Il n'était pas pervers non plus. Il ne restait plus que le blondinet.
Dès le départ, ils avaient mis les choses à plats. Leur relation se limitait qu'à une amitié et à une relation physique. Le cuistot avait été d'accord et cela fonctionnait très bien. Quoique depuis quelques temps, Sanji agissait bizarrement. Bah il s'en inquiéterait si il y avait vraiment besoin. En attendant il monta sur le pont et trouva Luffy et Nami en pleine discussion.
- Bonjour !
- Bonjour Zoro, tu tombes bien, la prochaine île est en vue. Nous aurons besoin de monde pour accoster. Salua la rouquine.
- J'espère qu'il y aura de l'action, je me rouille à force de ne rien faire. S'impatienta Luffy.
- Ne t'en fais pas, tu attires naturellement les ennuies. S'amusa le bretteur.
- En route pour de nouvelles aventures !
A suivre.
Boken : sabre en bois utilisé pour la pratique du kendo. Peut être aussi violente qu'une vrai lame
Shoumen : Autel se situant dans la salle de kendo que les kendoka doivent saluer en entrant dans la pièce.
