Titre : les sentiments

Série : One piece

Auteur : Cannelle-chan

Disclaimer :Aucun personnage ne m'appartient. Ils sont tous de Oda Eichiro.

Note de l'auteur :Mea culpa, je suis indigne, je suis tout ce que vous voulez ! Je n'avais plus écris depuis longtemps sur One piece et je m'en excuse. Je ne suis même pas certaine que les gens suivent encore cette fic super longue à être écrite mais bon je me suis tenue de la finir donc je la finirai.

Il faut juste prier à un miracle de temps en temps c'est tout ;p.

Il reste encore deux chapitres à écrire, non ne pleurez pas, j'essayerai de poster un chapitre avant un an promis ! ! !

De plus pour faire avancer un peu l'histoire j'ai fait du deux en un ! Deux chapitres en un !Je sais me montrer généreuse de temps en temps ! Non rangez les tomates bon sang, on ne frappe pas un auteur de fic !

Sinon que dire à part bonne lecture ? A bah ça justement ! Bonne lecture !

Chapitre 9

La journée avait été un peu étrange pour l'escrimeur. Différents sentiments se bousculaient en lui. Cela avait commencé par de l'attente d'une confrontation, l'envie de se battre, puis la déception de voir Tashigi s'éloigner de lui. Elle lui avait promis avant de partir un dernier combat, pour le lendemain. Un dernier avant de s'éloigner et de partir de l'île.

Sur le chemin du retour, Zoro tournait et retournait par les nombreuses allées du port pour retrouver son chemin. Ses sentiments étaient comme son itinéraire pour aller jusqu'au bateau…Sinueux, tordus et surtout sans sorties immédiates à portée de vue.

Il était rattaché à cette fille d'une certaine manière. Elle lui rappelait trop son passé. Un malaise était toujours présent lorsqu'elle était à ses côtés, mais il lui était difficile de mettre le doigt sur ce qui était si dérangeant. La jeune femme avait l'air de tenir à lui et cela l'avais mis dans une situation risquée. Il pouvait entendre dans sa tête toutes les récriminations que Sanji pouvait lui faire à ce sujet.

« Tu vas nous attirer des problèmes. Aussi bien à elle que nous. Laisse tomber cette histoire, laisse tomber cette fille… »Laisser tomber…comme si c'était aussi simple.

Pourtant en repensant au blond, la culpabilité l'assaillit. Sans vraiment s'en rendre compte, Zoro accéléra l'allure de sa marche. Il avait délaissé depuis son arrivée sur l'île le cuistot. Il avait beau faire semblant d'ignorer les reproches de Sanji quand ce dernier ne supportait plus de mentir au reste de l'équipage. Mais les regards tintés d'inquiétude, eux , étaient plus durs à ignorer et surtout à oublier. L'escrimeur n'avait pas vraiment l'intention de mentir à ses compagnons mais cela faisait parti de sa vie privée et il ne ressentait pas l'envie de dévoiler cela aux autres. Il n'avait jamais été du genre à dévoiler ce qu'il ressentait à ses proches.

En route, il croisa un homme assez âgé, certainement quelqu'un sans domicile. Ce dernier finissait de se délecter d'un panier repas qui semblait avoir été rempli avec soin. Ce n'était pas le spectacle en lui même qui interpella Zoro mais le panier qui lui était familier. Il correspondait à celui qu'Usopp avait réalisé pour Sanji lorsqu'il avait besoin de ramener de la nourriture. Il avait été exagérément creusé de l'intérieur pour mettre une quantité bien plus importante que prévue de victuailles.

Le regard insistant de Zoro entraîna de la méfiance chez le sans-abri. Ce dernier rapprocha le panier de lui.

- Circulez, il n'y a rien à voir ici.

- Où avez-vous trouvé ce panier ? Demanda Zoro sans faire attention aux menaces de son vis à vis.

- En quoi cela vous regarde jeune homme ? Je n'ai rien volé c'est tout ce que vous avez à savoir. Passez votre chemin.

L'agacement commençait à monter. L'épéiste avait horreur de ne pas avoir de réponse à ses questions.

- Comment avez-vous eu ceci vieux débris ? Je vous préviens je n'ai pas une patience infinie.

La crainte d'une confrontation fut plus forte et le clochard dû céder de mauvaise grâce.

- C'est un jeune homme qui me l'a offert. Et ne me demandez pas pourquoi je n'en sais rien.

Un jeune homme ? Sanji ? Il avait besoin de précisions.

- Il était jeune, plutôt grand, blond et habillé chicos le bougre ! On sent que ce genre de personne ne craint pas la pauvreté. Mais l'air un peu paumé et triste, mec. On ne rencontre pas tous les jours des gens aussi généreux que lui. J'en ai pour au moins 5 jours de repas avec tout ça.

Pas de doutes, la description faite ressemblait traits pour traits à son compagnon.

- C'est un ami à moi. Gardez la nourriture mais je veux récupérer le panier.

Le vieillard regarda avec un pincement au cœur ce panier qui aurait pu être d'une grande aide mais s'il avait à choisir, il préférait tout de même manger que de se retrouver sans rien. D'un hochement de tête, il vida le panier et versa toute la nourriture dans un carton qui était à côté.

- Tenez et déguerpissez d'ici.

Sanji était passé par là il y avait peu. Etait-il venu ici pour le voir lui ? Non impossible, le coq connaissait l'entrepôt. si il avait eut besoin de le voir, ils se seraient forcément croisés. Non ? Et pourquoi cet idiot donnait à un parfait inconnu des rations dignes de l'estomac de Luffy ? Qu'est ce qui pouvait bien se passer dans sa tête du cuistot ?

Tout en râlant et en pestant, il rejoignit enfin le bateau. Luffy était heureux de le voir revenir comme à son habitude.

- Zoro ! tu es enfin là !Tu tombes bien. Viens voir la dernière trouvaille d'Usopp et de Franky on va l'essayer.

- J'arrive. Je dois déposer des affaires à l'intérieur avant.

Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas passé un peu de temps juste pour se détendre avec ses amis. Pour ce soir, l'entraînement attendrait.

En montant les escaliers qui donnait sur la cuisine, il croisa la jolie navigatrice du bateau. Elle le regarda étrangement puis lui sourit.

- Oh je vois que Sanji a pu t'apporter ce qu'il t'avait préparer. Tu devrais le remercier il s'est vraiment déchaîner pour cuisiner ce repas.

- Einh ?

Zoro ne comprenait plus rien. Un repas ? Rien que pour lui ?… Dans ce cas pourquoi il avait retrouvé ce panier dans les mains d'un parfait inconnu ? L'agacement le prit d'un coup. Sanji avait intérêt à avoir une bonne explication à tout ceci.

En entrant dans le grand salon, il entendit l'eau couler. Il s'approcha du comptoir pour voir Sanji occupé à ranger la vaisselle. Zoro déposa sans ménagement le panier qu'il avait gardé sous la main, pour ne pas surprendre le coq.

- Tiens ceci est à toi, je me trompe ?

Etonné, le coq se retourna pour voir pourquoi ce marimo était énervé. Sans prononcer de paroles, Sanji voulu prendre le panier pour le mettre à sa place sous le comptoir. Son geste fut vite arrêté par un escrimeur peu content d'être ainsi ignoré.

- Tu pourrais au moins me répondre, ou me regarder quand je te parle !

- Parce que toi tu l'a fais récemment ? Me regarder ou me parler ? Tu ne sais que fuir.

Toute l'amertume que le coq ressentait, sortait enfin. Il continua de plus belle.

- Tu préfères rejoindre les bras de cette jeune femme plutôt que de prendre mes avis en compte. Pourquoi devrais-je t'écouter, moi, quand tu daignes remettre les pieds sur ce navire?

Sanji essayait de ne pas trop monter le ton dans ses reproches mais c'était plus fort que lui. Zoro voyait un éclat de colère dans les yeux du blond.

- Comment ça, rejoindre les bras de… Mais ça n'a rien à voir ce qu'on fait ! J'ai besoin de la voir pour…

- Je vous ai vu. Ne me mens pas, j'ai horreur des menteurs !

La réflexion déclencha un rire nerveux de la part de l'escrimeur.

- Mais je rêve, j'ai l'impression que tu me fais une crise de jalousie !

Maintenant qu'il le regardait mieux, ses yeux étaient légèrement rouges et des poches accentuaient l'état de fatigue du blond malgré l'attention particulière du cuistot à cacher cela derrière sa mèche. Dans un certain sens, Zoro sentit une impression de fierté monter en lui car la jalousie de son compagnon était palpable mais l'état de fatigue, le fit vite redescendre. Il avait sérieusement négligé son compagnon mais jamais il n'aurait cru que cela affecterait Sanji.

Ce dernier tira d'un coup sec sur le panier.

- Tu rêves mon pauvre vieux ! Je te l'ai déjà dit, tu nous mets tous en danger. Je ne parle pas que pour moi. Je parle pour Nami, Robin, Luffy, Usopp, Chopper, Franky. Tu te souviens ? Tes amis ! De toute façon quoique l'on dise, on se retrouve face à un mur avec toi.

Sanji sortit de la cuisine et contourna son ami pour sortir, il avait besoin d'air. Mais son bras fut vite pris en étau par une main qui l'avait si souvent frappé ou caressé selon la situation.

- Lâche-moi face de gazon.

- Pourquoi ? Pour une fois ce n'est pas moi qui fuit comme tu dis.

Sanji essaya de faire lâcher prise à l'autre homme. Peine perdue, cela ne fit qu'accentuer la prise et le blond se retrouva pris dans des bras musclés. Depuis combien de temps ? Depuis quand, il n'avait pas été étreint par cet imbécile ? Cela ne fait qu'une semaine et demi, pourtant le temps paraissait plus long. Ces bras lui avaient manqué, ce corps également. Le coq avait envie d'en profiter encore un instant avant de devoir s'en détacher. Il était irrémédiablement amoureux d'un marimo, crétin, kamikaze et qui surtout aimait une ennemie, pas lui.

- Ne me fais pas répéter Zoro, lâche-moi.

- Non, nous devons mettre à plat certaines choses tous les deux. Tu ne partiras pas comme çà.

Le blond se tourna pour être face au second du navire. Zoro voulait le garder un peu plus longtemps dans ces bras pour être sur qu'il ne s'en aille pas. Malgré la colère qu'il sentait chez son compagnon, le désir qu'il avait pour lui ne disparaissait pas. Sans prendre en compte l'avis de son ami, il approcha ses lèvres du cuistot mais très vite une tornade brune entra précipitamment dans le salon. Cette interruption les fit se séparer d'un bon mètre.

- Zoro dépêche-toi, on n'attend plus que toi pour commencer ! Sanji si tu as fini rejoins-nous également , on va bien rigoler !

Luffy avait toujours le sourire aux lèvres. Une dose de bonne humeur à l'état pure. Malheureusement, il avait dérangé un moment que Zoro aurait aimé prolonger un peu.

- Désolé, Luffy mais j'ai encore quelques chose à faire. Répondit précipitamment le blond.

- J'arrive tout de suite !

Zoro, sans un regard à l'autre pirate, parti avec son capitaine.

Dans la cuisine Sanji laissa échapper sa rage. Non mais pour qui se prenait-il ? Et pour qui Zoro Le prenait-il ? Il n'était pas un objet que l'on prenait et que l'on jetait au gré de ses envies. Il s'était aller une fois de plus contre cet idiot. Il n'aurait pas dû, Sanji le savait. L'image de Tashigi dans les bras de Zoro lui revenait comme un boomerang dans sa mémoire.

On le prenait pour un coureur de jupon mais un homme qui est dans les bras d'une fille et une heure après dans ses bras cela fait quoi de lui ? Si ce marimo ne pouvait régler seul ce problème il le ferait lui même.

Au QG de la marine, l'ambiance n'était pas moins tendue.

Dans le bureau de Smoker, un jeune lieutenant faisait son rapport.

- Elle a fait les boutiques pendant un bon moment avant que je ne perde sa trace. Je l'ai retrouvé quelques heures après aux alentours du navire. Désolé mon colonel.

- Elle vous a donc repéré.

- Je n'en suis pas sûr mais il en est fort probable.

Le colonel tira une bouffée supplémentaire de son cigare. Le lieutenant attendait les ordres.

- Malgré cela je veux que vous la filiez de plus près. Prenez un autre homme avec vous. Il est plus difficile de s'enfuir face à deux militaires plutôt qu'un.

- A vos ordres.

- S'il arrive la moindre chose, prenez cet escargophone avec vous. Appelez immédiatement. Vous passez en priorité. Je prendrais de suite l'appel, vous m'avez bien compris ?

- Oui sir ! Dit-il un peu contrarié.

- Quelque chose ne va pas ? Se soucia Smoker.

- Eh bien, c'est que le sergent Tashigi, on l'aime bien dans notre division... J'aimerai vraiment qu'il ne lui arrive rien.

- Oui je comprends, j'espère que je me trompe mais il vaut mieux être sûr et vérifier. Rompez maintenant !

Le haut gradé se retrouva seul dans son bureau. La fumée avait envahi les lieu. Toute cette histoire l'ennuyait mais si il fallait agir et bien…Il agirait lui même. Il vaut mieux écarter tout élément pourri sous ses ordres.

- Sergent dans quoi vous êtes vous embarqué cette fois-ci ?

Le lendemain, Sanji prit sa veste et parti en direction de la ville. Zoro faisait encore sa sieste et le blond avait sciemment évité de le réveiller. Il parti en direction de l'entrepôt. La situation ne pouvait plus durer.

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De son côté, Tashigi partit du navire en prenant soin de remplir toutes ses obligations militaires. Elle avait salué quelques subordonnés avant d'avancer à grands pas vers son rendez-vous avec son…son quoi d'ailleurs ? Son ennemi ?Son rival ? Son professeur ? Son confident ? Elle n'arrivait plus à le situer précisément. Tout ce qu'elle avait en tête était de ne pas se faire prendre et surtout de profiter de ces derniers instants coupables avec le brun.

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- Elle est partie en direction de la ville. Allez dans l'allée parallèle, je la suis de quelques mètres derrière. On ne perd pas le contact quoiqu'il arrive.

- Oui bien reçu mon lieutenant.

Deux militaires filaient discrètement la jeune femme brune à travers les dédales du port.

- Attention, elle tourne à droite. On dirait un endroit désaffecté.

- Qu'est ce qu'elle irait faire là-bas ?

- Je n'en sais rien, tout ce que je sais, c'est qu'elle est assez inquiète pour être en permanence sur ses gardes et regarder régulièrement autour d'elle.

- J'arrive, je fais le tour des lieux au cas ou elle chercherait à s'enfuir d'un autre côté.

- Bien reçu. Elle ne bouge pas en tout cas. Attendons de voir ce qu'il se passe.

- Attends, un homme l'a rejoint.

- Tu l'a reconnu ?

- Non malheureusement sa tête ne me dit rien. Je me rapproche pour savoir ce qu'ils se racontent.

- Je n'aime pas çà. On espionne le sergent là.

- Je sais mais ce sont les ordres. Si il y a le moindre problème, on appelle les renforts.

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Tashigi attendait au lieu de rencontre habituel. Elle avait hâte de le revoir. Une hâte tangible qui l'a faisait ressembler à une collégienne attendant son premier béguin. En pensant cela, les joues du sergent prirent une légère teinte rosée. Non mais à quoi elle pensait ?

- Bonjour.

A cet appel, Elle se retourna vivement mais fut surprise puis inquiète de voir que la personne en face d'elle était Sanji les pieds noirs et non celui qu'elle attendait, Roronoa Zoro.

- Que faites-vous ici ? Demanda-t-elle sur la défensive, la main sur le fourreau. Pourquoi ce n'est pas Roronoa Zoro qui est venu ?

- Nous avons à parler tous les deux. Ne vous mettez pas en colère, je ne vous ferais aucun mal.

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Il allait tuer cet imbécile de cuistot. Pourquoi il ne l'avait pas réveillé ? Il allait être en retard pour voir Tashigi. Zoro espérait vraiment qu'elle n'allait pas lui faire une crise pour çà. Il avait demandé à ses compagnons présents sur le bateau si ils avaient vu le blond. Il avait deviné que Sanji préparait quelque chose lorsqu'on lui avait répondu que le coq était parti en ville. L'escrimeur accéléra un peu plus l'allure avant qu'une catastrophe arrive.

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- Elle a prononcé le nom de Roronoa Zoro, le second de l'équipage de chapeau de paille. Ce pourrait-il que lui aussi en fasse parti ?

- Peut –être Sanji les pieds noirs. Maintenant il n'y a plus de place aux doutes. Le sergent a des contacts avec ces pirates. Nous devons prévenir le colonel Smoker.

Le lieutenant après une longue inspiration composa le numéro sur l'escargophone. Après son briefing sur la situation le colonel reprit la parole.

- Vous avez fait du bon travail lieutenant. Attendez nous, nous arrivons avec le navire dans très peu de temps. C'est bien à l'ancien entrepôt en face de la mer. Surtout ne rester pas en plein milieu. Nous allons agir du bateau.

- Bien mon colonel.

La situation dégénérait. Le lieutenant devait suivre les ordres. C'est le cœur lourd qu'il ordonna à son subalterne de se tenir à l'écart du lieu où se trouvait la traîtresse et le pirate.

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Sanji, prit une cigarette et la serra entre ses lèvres. Il sortit ses allumettes et en craqua une. Après une bouffée, un temps interminablement long pour la jeune femme.

- Vous rendez-vous compte dans quelle situation nous nous trouvons . Nous sommes des pirates et non des enfants de cœur. Je regrette de vous dire ceci mais toutes relations amicales doivent cessez entre vous et notre compagnon. En d'autres circonstances, cela aurait été avec joie que nous aurions pu faire connaissance mais pas quand nous sommes tous menacés.

Tashigi écoutait le blond. Elle avait l'impression d'être réprimandée comme une enfant de cinq ans qui aurait fait une grosse bêtise. Elle n'aimait pas çà. Elle ne le connaissait pas. Il n'avait aucun droit de lui dicter sa conduite.

- Je n'ai aucun compte à vous rendre. Que je vois Roronoa Zoro ou non, ne regarde que lui et moi. De toute façon c'était aujourd'hui notre dernière fois. Apparemment, il n'a pas prit la peine de vous prévenir, preuve que la relation entre Zoro et moi ne vous concerne en rien.

Les yeux de Sanji se voilèrent de tristesse quelques secondes. Il se reprit rapidement, il fallait agir vite avant que le bretteur n'arrive sur les lieux et les découvrent en pleine discussion.

- En effet ce qui vous lie ne me regarde en rien mais je protège mes amis et même si j'ai du mal à le dire, cet entêté de marimo compte pour moi. Nous repartons bientôt donc gardez vos distances avec lui. C'est aussi bien pour notre sécurité que pour la vôtre mademoiselle.

Pendant qu'ils parlaient, ni l'un ni l'autre n'aperçut au loin, un bateau de guerre avec le drapeau de la marine. Smoker se trouvait sur le pont avant du bateau, les jumelles à la main. Ils devaient être à 100 m tout au plus. L'ensemble des cordages, poutres et carcasses de bateaux ou de caisses bloquaient partiellement la vue. Le colonel Smoker reprit l'escargophone.

- Savez-vous qui est avec le sergent ?

- Je n'en suis pas sûr mais ils ont parlé du pirate Roronoa Zoro et on pense que le blond pourrait être Sanji les pieds noirs.

- Bien vous pouvez vous éloignez maintenant.

En coupant l'escargophone, le colonel se tourna vers ses subalternes.

- Chargez le canon !

- Le canon mon colonel ? Mais c'est risqué et le sergent…

- Obéissez, sinon je vous mets à fond de cale !

- Bien, répondit le soldat tremblant devant tant de colère.

- Nous allons débusquez les rats de leur trou.

- Placez le canon vers 10h à bâbord !Attendez mon signal !

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Zoro apercevait le petit muret qui donnait vers l'entrepôt. Il avait pas mal couru mais il espérait arriver à temps. Tashigi devait l'attendre ainsi que Sanji même si le bretteur lui demanderait pas mal d'explications pour son attitude. Il posa une main sur le muret….

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- FEU !

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Un long sifflement se fit entendre passant au dessus des têtes du sergent Tashigi et de Sanji avant l'explosion. La surprise les fit tomber au sol. Un deuxième boulet arriva rapidement.

- D'où est-ce que ça vient bon sang ?

La jeune femme se releva légèrement et aperçut avec horreur le bateau de son supérieur. Ses alliés lui tiraient dessus ! Son supérieur en qui elle avait une admiration sans borne la visait. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Pourquoi ? Non elle ne devait pas se le demander. Elle avait commis de nombreuses fautes. Allait-elle mourir maintenant ?

- Dépêchez-vous , venez-vous mettre à l'abri, cria le coq.

Ils se redressèrent mais au moment où ils entendirent quelqu'un les appeler avec force, un boulet fit tomber une partie de la bâtisse principale de l'entrepôt.

La jeune femme hurla.

- Attention ! Sanji se précipita sur la jeune femme pour la protéger des chutes.

Zoro ne put que regarder les éboulis de briques et ciments tomber sur Tashigi et Sanji. Quelques secondes plus tard, là où se trouvaient ses deux compagnons, il ne restait plus que des gravas, une montagne de briques et un nuage de poussière

A suivre !