Titre : Une étoile parmi tant d'autres
Disclaimer : Et non, je ne suis pas l'incroyable génie qui a eu le fantastique talent de nous écrire la magnifique saga Twilight! Les personnages ne m'appartiennent pas, tout comme l'univers, ils sont tous la propriété de l'illustre Stephenie Meyer.
Rating: T, mais il risque d'y avoir certains chapitres qui frisent vers le M, je pense que je les posterai indépendemment de cette version là en mettant une autre version non censurée ici, mais rien de bien méchant il me semble, enfin vous verrez bien!
Romance : Bella/Edward OF COURSE
Résumé : Il ne lui dit pas "Je t'aime", une fois de plus il s'y refusait. Car il savait que ce moment serait reservé pour leurs adieux. Alors égoïste, il repoussait l'instant sachant pourtant au fond de lui que leur futur larmoyant l'attendait au détour... ( résumé édité ^^ )
Me voilà donc de retour pour vous jouer un mauvais tour, aprés cinq jours d'attente. Mais voyez vous, j'ai de bonnes excuses pour vous expliquer cette attente : alors tout d'abord je suis tombée sur un cobra venimeux dans la rue, si si je vous jure et vous savez quoi? Il m'a mordue. J'étais tellement paralysée que je ne pouvais plus écrire, donc voila... Excusez moi je n'y peux rien donc ^^
Non plus sérieusement, en fait je me suis fait une entorse, donc j'ai passé pas mal de temps chez le médecin, je vais en cours et j'ai pas mal de boulot à rattraper ah et puis aussi la meilleure de toutes les excuses que je puisse vous donner c'est qu'en fait je voulais que ce chapitre soit vraiment plus long, les autres étaient vraiment courts! Donc voila j'ai assemblé deux parties pour ne faire qu'un chapitre plus long... ^^ Et j'ai aussi une autre bonne excuse, c'est que j'ai vraiment eu beaucoup de mal à écrire la seconde partie, et je n'en suis toujours pas satisfaite, mais voila je sais que vous attendez alors je me suis dit que je vais arrêter de pousser le perfectionnisme trop loin et enfin vous mettre la suite de cette fic qui me tient tant à coeur!
Autre chose, je mets les réponses aux reviews anonymes dans le chapitre directement, alors que celles signées je vous les envoie personnellement, c'est mieux comme cela, je trouve!
RAR :
Pauline : Et bien je suis heureuse que le prologue t'ait plu, maintenant voila la suite et j'espere qu'elle te plait. Excuse moi de ne pas t'avoir répondu plus tot, j'ai du mal à m'en sortir avec ce site ^^ Bref, j'espere que la suite te plait! Bonne lecture à toi!
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Chapitre 3 : Une rencontre d'un autre genre.
Partie 1: La sensuelle odeur de la nouveauté.
Point de vue d'Edward
Il faisait toujours nuit lorsque j'arrivais à la villa blanche des Cullen. Un sourire me vint aux lèvres, rien n'avait changé ici. Le reste de ma famille avait prit pour habitude de faire en sorte que lors de mes départs rien ne change dans la maison afin que pour mon retour je me sente toujours chez moi dans la maison. Lorsque je revenais ici, j'avais toujours cette impression que le temps avait suspendu son vol pendant mon absence, comme si ma famille s'était arrêtée de vivre parce que je n'étais pas là. C'était une marque d'affection qui me touchait énormément, quoi que j'en dise. J'avais toujours été conscient de l'amour qu'ils pouvaient éprouver pour moi car, même si ceux ci étaient toujours prévenants envers moi, je pouvais aussi lire leurs pensées et ainsi pénétrer leur intimité. Il arrivait souvent que je ressente de la culpabilité par rapport au fait que je possédais un tel don, ils avaient souvent besoin de garder leurs pensées privées alors que moi j'étais généralement aussi évasif sur mes sentiments que ne l'aurait été une statue... Mais je ne pouvais tout simplement pas exprimer des sentiments qui me paraissaient si laids à des personnes qui me voyaient comme la réincarnation du petit Jésus lui-même – et encore, c'est peu dire. Parfois je me demandais comment ils pouvaient penser pareille chose de moi, c'était plutôt surprenant pour moi. Ils avaient une image de moi qui ne paraissait pas du tout réaliste, et j'avais beau lutter contre cette image au fond cela m'arrangeait qu'ils puissent me voir ainsi.
Je rentrais dans la maison, en quelque sorte soulagé d'avoir trouvé un endroit sur cette planète que je considérais véritablement comme chez moi. Je tendis l'oreille, histoire de remarquer si ma famille était présente mais à peine étais je arrivé dans la cuisine – dont nous ne nous servions jamais évidemment – que je remarquais une petite note fixée par un aimant sur le réfrigérateur. Je pu facilement reconnaître l'écriture ronde et enjôlée d'Alice.
Nous sommes partis chasser. Ne t'inquiètes pas, tu ne vas pas avoir le temps de t'ennuyer.
Ton lutin.
J'avais prit l'habitude de l'appeler comme cela, quand nous avions commencer à nous rapprocher, quelques années après l'arrivée d'Alice et Jasper dans notre famille. Or, cela m'étonnait qu'elle ait signé de cette manière. Avait-elle quelque chose à se reprocher? Ou alors, elle allait me demander quelque chose et voulait me caresser dans le sens du poil avant de tenter une approche... Ce genre de comportements ne ressemblait pas véritablement à l'Alice que je connaissais. Surtout que nous étions devenus assez distants ces six derniers mois. En effet, celle-ci passait tellement de temps avec Jasper que j'avais du mal à la croiser en dehors du lycée avant que je ne décide de partir. En regardant le calendrier, je pu remarquer que nous étions le 1er Septembre. J'étais donc déjà parti pendant deux mois... J'avais perdu toute notion du temps depuis que j'avais quitté la maison, ce qui était plutôt normal car pendant mes escapades je n'avais véritablement aucun repère, ne sortant de la chambre d'hôtel que je louais que la nuit pour aller siroter quelques whisky pur malt bien frais, entourés d'humains que je me plaisais à regarder de haut, ceux-ci passant leur temps à se lamenter sur les ridicules aléas de leur vie qu'ils voyaient comme de véritables tragédies... Ils étaient tous plutôt pathétiques dans leur genre. Cependant, je cherchais si par hasard, dans cette marée d'humains, je ne réussirais pas par hasard à trouver mon âme jumelle, celle qui aurait rendu mon existence plus complète.
Ainsi, pendant mes deux mois d'absences, j'avais eu une certain nombre de conquêtes. Ce genre de comportement était des plus banals chez moi et personne dans ma famille ne s'en souciaient. Ils me faisaient bien trop confiance pour penser que je puisse flancher et tuer une de ces humaines qui serait passé sous mes mains. Pour éviter toute prise de risque, je prenais la précaution de me nourrir plus que nécessaire du sang de tous les animaux que je pouvais croiser, qu'ils soient terrestres ou marins. En effet, parfois je n'avais pas vraiment le choix j'étais obligé de sacrifier mon appétit de pumas sur de pauvres mammifères marins qui avaient ce goût si désagréable de sel. J'aurais bien pu avalé de l'eau de mer que cela aurait été pareil pour mes papilles gustatives... Mais peu importait, la seule chose qui comptait était de remplir mon organisme du maximum de sang animal que j'étais capable de supporter.
Ainsi, j'étais seul dans la maison. Je regardais autour de moi, vérifiant l'état des choses et je souris en remarquant que rien n'avais changé, comme je l'avais bien deviné au par avant. Le moindre petit bibelot était à sa place, que cela aille du journal plié sur la table du salon à l'absence d'un quelconque trace de poussière sur le sol ou sur une étagère. Cependant, quelque chose commença à m'intriguer. Une drôle d'odeur traînait dans l'air, une odeur qui m'était totalement inconnue. Plutôt sucrée et quelque peu exotique, créant une drôle de sensation plutôt sensuelle. Qu'était-ce donc? Ma famille avait-elle reçu des invités pendant mon absence? Cela m'aurait fortement étonné, je connaissais tous nos amis et j'aurais été capable de reconnaître leur odeur à des kilomètres à la ronde. Non cette hypothèse n'était tout simplement pas envisageable.
Ou alors peut-être que Rosalie ou bien Alice avait décidé de changer de parfum. C'était la note plutôt sensuelle qui me faisait un peu penser à Rosalie qui aimait tant séduire et était si fière de sa féminité ainsi que de sa beauté inhumaine, seule chose qu'elle voyait comme une amélioration dans sa nouvelle vie, ou plutôt son nouveau semblant de vie qui commençait à dater de soixante ans tout de même. Mais ce genre de lubie ressemblait plutôt à Alice, qui aimait tant s'acheter toutes sortes de vêtements et de produit de beauté, comme si cela aurait pu la rendre plus belle encore. Quoi que non, ce n'était pas véritablement ce qu'elle trouvait dans cet amour des apparats féminins. Alice était toujours restée petite fille dans sa tête, débordant d'une douce folie communicative qui la rendait si excentrique. C'était tout simplement qu'elle se revoyait jouer à la poupée... Cette pensée me fit rire, ce qui entraîna ensuite chez moi une certaine mélancolie. Notre ancienne complicité effilochée par les évènements et par mon fichu caractère de pseudo solitaire me manquait terriblement en fin de compte. Alice était véritablement ma petite soeur de coeur. Elle semblait véritablement capable de me comprendre même si elle était toujours incroyablement optimiste par rapport à la façon dont la tournure que pourrait prendre les choses pour moi dans le futur. Je ne savais trop comment elle faisait pour être toujours si positive, alors que tous les autres étaient devenus beaucoup plus négatifs par rapport à moi et mon supposé bonheur en devenir en tant que vampire au fur et à mesure que les années pouvaient passer. Cependant je savais qu'Esmée continuait toujours à espérer que je m'éprenne d'une femme, qui qu'elle soit. J'aurai même pu m'éprendre d'un homme que cela l'aurait comblée, celle-ci ne voulant que me voir épanoui, même si elle avait des gros aprioris par rapport aux relations homosexuelles. J'aurai pu aimer une grenouille portant de la soie violette qu'elle l'aurait trouvée fantastiquement belle et parfaite pour moi...
Je ne reconnaissais toujours pas cette odeur, mais peu m'importait. Une odeur de plus, une odeur de moins... J'étais capable de toutes les identifier habituellement, alors bon une de plus ou de moins n'était pas véritablement le genre de détails qui allait pouvoir une réelle influence dans ma vie selon moi. J'avais besoin de changement, mais d'un changement bien plus conséquent qu'une simple odeur...
Je me baladais dans la maison, arrivant finalement face au magnifique cadeau que Carlisle m'avait offert quand nous avions emménagé dans cette maison pour la première fois. Un magnifique piano à queue entière qui surplombait toute la pièce, semblant lui donner une drôle d'atmosphére, bien plus majestueuse qu'elle ne l'aurait été si l'instrument n'avait pas été dans la pièce, ainsi mit en valeur sur une estrade de bois. Je tournais la tête pour voir dans le coin que la barre de danseuse d'Alice était toujours au même endroit. Je laissais ma main caresser l'imposant instrument, admirant d'un oeil appréciateur les douces finitions des professionnels qui avaient conçut l'instrument dans les années cinquante, lui laissant une sonorité si caractérielle de l'époque et qui me semblait être la plus belle de toutes. L'acoustique de la pièce était parfaite pour un tel instrument, chaque note pouvant se laisser aller dans l'air à son bon plaisir, ou plutôt à mon plaisir à moi. J'étais le seul à avoir le contrôle de ma musique, et j'en profitais. Ce piano était mon plus grand confident. Lui seul connaissait mes peines et mes espérances et il était le messager de ma douleur. Il n'y avait que par lui que j'osais véritablement exprimer mes sentiments, faisant fi de mon éternelle stupide pudeur.
Je m'assis sur le tabouret, caressant les douches d'ivoire du bout des doigts, remarquant une fine pellicule de poussière. Le piano était sacré dans cette maison, seul moi y touchait et je savais pertinemment qu'aucun des habitants de la maison n'avait osé approcher l'instrument de moins de cinq mètres en mon absence. Comportement que je respectais même si je le trouvais parfois légèrement ridicule, étant loin d'être matérialiste même si j'affectionnais particulièrement l'instrument je ne le voyais pas comme ma propriété personnelle mais plutôt comme l'une des plus grandes merveilles qu'il aurait été un sacrilège de priver le monde de sa beauté.
J'avais envie de jouer, mais je ne savais pas véritablement quoi. Peu importait, je laissais mes doigts aller sur les touches, retrouvant avec satisfaction de doux sentiment de liberté que je n'arrivais à avoir que lorsque je jouais. Soudain, me revint en mémoire cette délicieuse odeur qui m'avait chatouillé les narines quelques instants plus tôt. Je tentais de la retranscrire en musique et alors je fus étonné de la résonance de la mélodie dans la pièce. C'était la première fois que je composais quelque chose d'aussi joyeux. Une drôle de légèreté s'installait dans l'air, mais que m'arrivait-il? Ce bonheur s'imposait à moi, j'avais beau le fuir, tenter de passer en avant ma solitude et mon incompréhension de la vie, le bonheur me revenait toujours en plein visage sans que je ne puisse le contrôler. C'était la première fois que ma musique n'écoutait pas mon esprit. Étonné, je laissais mes doigts vagabonder sur le clavier, essayant juste de ressentir ce que la musique tentait de me transmettre. C'était un sentiment bizarre, une drôle d'affection incroyable, allant bien au delà de l'amour fraternel ou parental; un sentiment bien plus puissant qui me revenait en plein visage, ressemblant tellement à l'amour que je pouvais lire dans les yeux des couples habitant cette maison. Je ne me reconnaissais pas dans la musique et pourtant c'était bien moi qui jouais cette musique qui aurait normalement du être le reflet de mes sentiments.
Les dernières notes résonnèrent, en un écho mystique qui me touchait véritablement, faisant trembler toutes les particules de mon être. Je mis un moment à reprendre mes esprits, toujours troublé. Je sentais une présence derrière moi, sans véritablement pouvoir penser que cela puisse être possible. S'il y avait eu quelqu'un dans la pièce, je l'aurais su depuis un bon moment déjà, ayant pu lire ses pensées. Je me retournais cependant et sursautais en remarquant qu'il y avait effectivement quelqu'un en face de moi.
C'est alors que l'odeur me frappa encore plus. J'étais comme terrifié tellement j'étais attiré, comme totalement hypnotisé par cette jeune femme qui se tenait immobile devant moi. Ce n'était pas l'odeur d'un sang humain, elle était cependant toute aussi attirante et j'avais le sentiment qu'elle me serait toute aussi dévastatrice. Cette jeune femme était droite, plus droite que ne l'aurait été une règle et paraissait véritablement imposante. Elle paraissait si grande, j'en étais véritablement impressionné. Elle avait une longue chevelure brune qui lui tombait sur les épaules en un mouvement plus léger que le vent, un teint plus blanc que la neige de l'hiver blanc, un nez fin, de petites pommettes, et des yeux rouges qui semblaient me sonder au plus profond de mon être. Mais qui était-elle?
C'est alors que je compris pour la première fois de toute mon existence la réelle signification de la beauté inhumaine. Telle créature ne pouvait être humaine, ce n'était tout simplement pas possible. J'envisageais même la possibilité qu'elle ne soit pas terrienne, le monde n'ayant jamais été capable de créer telle beauté sinon je l'aurais déjà su depuis les années. Cependant je sentais au fond de moi que telle beauté ne pouvait être bénéfique, il y avait quelque chose de malsain en elle. Comme un appel à la luxure, sortant des gorges de l'enfer et me forçant, moi pauvre vampire qui ne méritait pas tel sort, à me rapprocher du vice.
Je m'approchais de la créature plus vivement que je ne l'aurai voulu, ne pouvant contrôler mes mouvements. Elle m'hypnotisait totalement. Ma main fut attirée par son visage et celle-ci ne put s'empêcher d'aller s'y déposer, osant caresser timidement du bout des doigts cette joue couleur de neige qui me parut si douce au toucher. Comment étais-ce possible?
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Partie 2 : La beauté d'un ange
Point de vue de Bella
Je ne sais trop quelle heure il était, ni combien de temps j'avais pu rester ainsi blottie contre moi même dans le noir de cette nuit morbide que semblait être mon existence. J'avais totalement perdu conscience du temps qu'il avait pu se dérouler depuis cette nuit morbide, cette nuit d'infinie douleur indescriptible que personne ne devrait avoir à vivre. En position de foetus, les bras repliés contre moi même, je tentais vainement de procurer à mon corps un peu de chaleur qui m'aurait fait sortir de cet état léthargique dans lequel je me sentais pareille à un glaçon en me frottant vigoureusement les bras, puis les jambes. En vain. J'étais devenue un véritable iceberg, prostré dans sa douleur, faisant le deuil de sa vie et j'avais cette désagréable impression que plus jamais je ne pourrais ressentir le moindre bonheur. J'avais le visage tendu par la douleur, non plus la douleur physique mais la douleur psychologique, cette première s'étant envolée depuis un moment déjà.
Je regrettais d'ailleurs le fait que celle-ci ne soit plus là car j'avais l'impression de ne pas être à ma place. Ce vampire, en me mordant cette nuit là, alors que je pensais qu'il allait mettre un terme à mes souffrances n'avait réussit qu'à les prolonger, me condamnant ainsi à une éternelle dépression avec ce sentiment d'injustice. J'aurais tellement aimé que ce soit ma mère à ma place, elle méritait bien plus de continuer à exister plutôt que moi qui n'était que cette inutilité, ce rien dans l'univers qui n'avait jamais réussi qu'à empirer des situations déjà dramatiques. Et alors, je m'en voulais. J'avais tout tenté pour essayer de changer la situation, mais il fallait croire que j'étais véritablement dans le pire du pire, car tous mes efforts s'étaient révélés vains. Tenter de stopper ma respiration? Ce n'était pas cela qui me faisait stopper cette maudite existence, loin de là. C'était juste inconfortable. Tenter de me tailler les veines? Je n'avais plus de sang qui coulait dans mon corps, ce n'était qu'un espèce de liquide visqueux grisâtre aux reflets argentés que je ne supportais de voir.
Plongée dans mon infinie douleur, je repensais à la petite fille que j'avais pu être autrefois. Une petite fille si pleine de vie et si assoiffée par tous les mystères que la vie pouvait lui apporter que cela en était totalement déconcertant. Au fond, peut-être était-ce là ma punition? J'avais peut être bouleversé l'ordre des choses en tentant de vivre tellement fort, tellement vite que maintenant j'avais trop vécu en dix sept ridicules années. Dix sept ridicules années qui n'avaient servit à rien. A part à apporter à ce monde trop noir encore une de ces couches de noirceur. Et alors je me rappelais. Ce fameux coup de téléphone, à vingt et une heures et quarante huit minutes. Ma mère, ma génitrice, celle qui m'avait à l'époque injecté ce bonheur sans nom dans mes veines. Celle que j'avais vu dépérir, incapable de la rendre heureuse. Je n'avais su que la faire souffrir.
Pendant toute mon enfance, nous partagions notre folie commune, nous moquant du commun des mortels qui nous regardait toujours de biais, remarquant que notre folie était définitivement ancrée en nous deux et que cela devait être le résultat d'une malformation génétique qui était visiblement héréditaire. Mais peu nous importait à l'époque, nous étions seules au monde, nous prenant parfois pour des personnages de dessins animés, comme cette fois où nous avions déambulé dans la maison familiale, arborant des costumes du film d'animation Mulan. Durant ces moments de folie, il n'y avait que la simplicité qui coulait dans l'air, la vie était évidente, et je ne pouvais que sourire devant ma génitrice qui déployait sur moi son amour bien plus puissant que n'importe quelle armée. Voir ma mère euphorique était un de ces spectacles des plus ravissants, mais je savais déjà au fond de moi alors que je n'étais âgée que de sept ou huit ans, que cet état pouvait lui être légèrement dangereux. Parfois, elle était tellement prise dans sa folie qu'elle en oubliait totalement de manger pendant plusieurs journées de suite, ou bien de boire. Il lui arrivait de dépenser toute sa paye en un stock de paires de chaussures, juste parce que cela lui faisait envie... Elle se moquait de ses responsabilités et se doutait que moi, même quand je n'étais qu'une petite-fille, j'étais bien plus capable qu'elle d'avoir toutes ses responsabilités. Ainsi, nos rôles étaient échangés, elle était la petite fille et moi je me devais d'être l'adulte sérieuse...
Mais cet état d'euphorie n'était jamais qu'éphémère. En effet, les périodes d'intense joie de ma mère duraient de quelques semaines à six mois et se terminaient toujours de la même façon. A un moment, elle réalisait qu'elle allait trop loin, qu'elle ne maîtrisait plus rien et que le temps coulait entre ses doigts. Et alors, elle s'effondrait et s'enfermait dans sa chambre, refusant de voir toute lumière qu'elle soit artificielle ou bien que ce soit celle du soleil. Elle refusait même de se laver, ou bien de manger. Alors, je lui portais des plateaux repas dans sa chambre, lui mettant toujours une belle tulipe jaune dans un petit vase, fleurs qu'elle appréciait énormément, mais qu'elle regardait toujours avec mélancolie. Ma mère me faisait penser à une rose, étant éblouissante de beauté quand elle était éclose et semblant porter tous les malheurs du monde lorsqu'elle se fanait. Parfois, je voyais ma mère partir dans ses délires, surtout quand je la lavais au gant de toilette dans la grande baignoire de la salle de bain. Ses délires étaient véritablement effrayants, dépassant de loin tous les films d'horreurs que j'avais pu voir, ma mère semblant habitée par une autre présence malsaine. Une fois, elle avait même crié d'une voix suraigüe, les yeux exorbités et pleins de sang.
« Je suis une rose! Ne me touche pas, je suis aussi belle et aussi dangereuse qu'une rose. Je t'attire et tu m'aimes, mais tu ne peux me toucher car j'ai des épines. Nous n'y pouvons rien, nous sommes condamnées, je suis ta souffrance, ta douleur la plus profonde en toi. Je serais ta destruction. »
Elle était ensuite retombée, molle dans la baignoire, semblant perdue dans son monde auquel je n'avais pas accès et qui m'intéressait tant. Ma mère souffrait, j'aurai voulu l'aider, et j'aurai donné n'importe quoi pour cela. Les périodes de souffrance de ma mère étaient vraiment très éprouvantes. Nous nous éloignions à chaque fois, devenant des étrangères, ma mère refusant de m'exprimer son amour. Puis le mal partait, aussi soudainement qu'il était venu, ma génitrice redevenant euphorique et toute aussi pleine de joie. Ces dans une de ses périodes d'euphorie qu'elle rencontra Phil, mon beau-père. Il était tout aussi émerveillé que moi par elle à l'époque et par sa douce folie qui le touchait en plein milieu du coeur. Souvent, je m'amusais à l'observer quand il la regardait et alors je voyais des étincelles dans ses yeux. Il l'aimait, c'était sur. Presque autant que je l'aimais. Et j'étais heureuse, non seulement parce que Phil aimait ma mère et qu'il était gentil avec moi, mais parce qu'il semblait la rendre heureuse. Ma mère semblait enfin goûter au bonheur qu'elle méritait, et je me disais que ses périodes de souffrance intense devaient être révolues. Le jour où Phil vint s'installer à la maison, j'avais dix ans. Ce jour là, je m'étais tressés mes longs cheveux bruns, j'avais enfilé une de mes plus jolies robes de petite fille et je m'étais appliquée à être la plus gentille et la plus adorable des enfants, me disant que j'étais redevable envers ma mère qui m'avait donné la vie et qu'ainsi je me devais d'être le plus accueillante possible avec cet homme qui l'aimait et qu'elle aimait réciproquement. Je m'étais trompée à l'époque en pensant que le bonheur était maintenant définitivement installé dans la maison car, une sombre journée, ma mère retomba dans son état léthargique de souffrance incommensurable, et cette fois était bien pire que toutes les autres dont j'avais pu être témoin. J'avais beau lui témoigner de tout l'amour dont elle semblait avoir besoin, ainsi que du maximum de temps que je pouvais, elle ne se remettait pas. Ma mère était tout simplement absente, ce n'était plus elle qui était dans son corps. Phil ne comprenait pas, j'avais beau tenter de le rassurer du mieux que je le pouvais, alors que moi aussi je m'inquiétais quoi que tout de même habituée aux humeurs changeantes de ma mère, rien n'y faisait. Les mois passaient, ma mère était toujours aussi éteinte, toujours aussi absente. Je savais pertinemment que le changement allait bien survenir à un moment ou à un autre, même si cela devait prendre un peu plus de temps qu'à l'accoutumée, les choses allaient rentrer dans l'ordre. Mais je commençais à avoir peur que Phil ne s'enfuit, qu'il ne fuit cette souffrance atroce que ma mère semblait porter en elle. Mais il l'aimait trop pour partir, et il avait bien trop d'honneur. Phil Jenks était indubitablement un homme bien. Or, un jour, il commit un acte que je ne pu jamais lui pardonner, même si ses intentions étaient honorables à la base. Il l'emmena chez un médecin spécialisé, un psychiatre.
Le verdict avait sonné comme un couteau dans mon coeur.
« Trouble bipolaire. » « Maniaco dépression. » « Cyclothymique. »
Ils pouvaient tenter de caractériser ma mère comme ils le leur souhaitaient, ces imbéciles en blouse blanche, mais je savais qu'au fond il ne la voyait jamais autrement que comme une folle, rien de plus. Une patiente qui leur servait à tenter de comprendre le cerveau humain ainsi que ses faiblesses. Je me moquais bien de leurs avis, qu'ils pensent ce qu'ils veulent, tant que l'on ne me volait pas ma mère, tant qu'on me la laissait. J'étais la seule à être capable de s'occuper d'elle, je le savais moi, mais personne ne me croyait. Ils ne voyaient pas en quoi une pré-adolescente de treize ans pouvait être plus efficace que des médecins sortant de Columbia pour éradiquer une maladie aussi compliquée à soigner qu'était la Maniaco dépression.
Et puis, ils firent la pire chose qu'il leur été possible de faire, alors que j'avais seize ans. Phil, qui était devenu mon tuteur légal car ma mère n'était plus jugée comme capable de prendre des décisions réfléchies aux yeux de la loi, s'inquiétait pour moi. Un jour, il m'emmena consulter moi aussi. Et alors le verdict avait encore sonné, alors que moi je maudissais ces médecins qui se plaisaient à inventer des maladies cérébrales à des gens totalement sains d'esprit. C'était vrai après tout, moi je n'avais rien demandé à personne, je voulais juste qu'on me laisse vivre tranquille avec ma mère, à me laisser m'occuper d'elle comme je l'avais toujours fait depuis ma naissance quand elle n'allait pas bien. Quelle satisfaction tiraient-ils diagnostiquer les gens comme étant des fous? Etaient-ils sadiques au point d'aimer rendre les gens grogys grâce à l'administration d'antidépresseurs pas plus efficaces que de l'eau minérale?
Le diagnostic avait sonné, une fois de plus, alors que je m'en désintéressai totalement.
« Dépressive. »
Voilà ce qu'avait dit de moi le pédopsychiatre. Grand bien cela lui fasse de penser que j'étais malade, moi je désirais seulement que l'on me laisse tranquille et vivre ma vie comme je l'entendais.
Mes attentes furent loin d'être entendues. Et alors, les médecins prirent la pire décision qu'il leur était possible de prendre. Selon eux, ma mère m'était néfaste. Ils pensaient que notre dépression commune était due à un problème génétique et que même si mon état était encore totalement gêrable, cela n'allait pas tarder à empirer selon eux et que donc, toujours selon eux, il était vital pour moi que je puisse évoluer dans un environnement stable... Et donc, ils prirent l'affreuse et l'inhumaine décision qu'il fallait nous éloigner ma mère et moi, pour mon bien. Ma mère fut donc internée et nous nous mîmes à souffrir énormément de l'éloignement imposé. Jusqu'à ce qu'un beau jour, l'état de ma mère s'arrangea. Elle était dans une phase maniaque et suivait précautionneusement son traitement médical et donc les médecins l'autorisèrent à rentrer à la maison. Cette période fut plutôt normale, et dura six mois, six courts mois pendant lesquels je pu enfin profiter du temps passé avec ma mère, qui avait largement perdu de ses excentricités habituelles qui étaient les caractéristiques de ces périodes d'euphorie. Jusqu'à ce qu'un jour, un jour funeste, où, enjouée encore une fois de pouvoir passer du temps avec ma mère adorée j'étais allée la rejoindre dans sa chambre, lui amenant le petit-déjeuner au lit avec l'habituelle tulipe jaune, comme elle aimait tant que je le fasse. Mes yeux s'étaient à peine posés sur ma mère que je lâchais le plateau qui frappa le sol en un bruit de verre déchirant le silence.
Ma mère était allongée sur son lit, le poignet gauche tendu en dehors du lit, avec une drôle d'expression sur le visage, comme de la sérénité. Ma mère était étonnamment tranquille, je ne l'avais jamais vu comme cela. Elle souriait, les yeux fermés. Elle semblait apaisée. Dans sa main droite, il y avait un rasoir. Un rasoir plein d'une substance rouge criarde. Son poignet gauche était pleins de longues taillades d'où sortait la même substance rouge criarde qui dégoulinait sur le sol, tâchant la moquette de cette même couleur. Rouge. Rouge sang.
J'étais restée pétrifiée, alors que Phil avait vite accourut dans la chambre du couple, paniquant et appelant les pompiers. Les hommes s'étaient tous affairés autour du corps inerte de ma mère, alors que moi je ne bougeais toujours pas. Un homme me conduisit à ma chambre, je ne savais pas trop qui c'était, j'étais trop perdue dans mes pensées et trop choquée pour pouvoir faire attention à son visage ou même à sa voix. Je m'étais alors assise sur mon lit, dans ma chambre de petite fille aux tons rose, ne bougeant toujours pas, fixant les chiffres rouges de mon radio-réveil. Rouge sang. Je n'avais même pas remarqué que la nuit était tombée. Jusqu'à ce l'heure sonna enfin, cette heure fatidique où je perdis définitivement mon âme. C'était un 3 Juin 2008 à vingt-et-une heure et quarante huit minutes que l'on pu définitivement effacer mon nom de la liste des humains.
Trois mois étaient passés depuis ce jour-là. Trois longs mois que j'étais enfermée dans cette sinistre chambre bien trop luxueuse pour moi qui m'était totalement impersonnelle. Je ne me sentais pas à l'aise dans cette maison bien trop somptueuse pour moi. La richesse des Cullen me frappait aux yeux avec provocation, moi qui n'avais jamais été matérialiste, ne m'intéressant pas à la richesse extérieure des personnes mais à leur richesse intérieure. Je refusais de sortir de cette pièce, n'ayant ni faim, ni soif. Aussi stupide que cela puisse paraître, je gardais mes paupières fermées, refusant d'être et de ressentir quoi que ce soit. Je me disais que si je fermais les yeux du plus fort que je le pouvais, si je continuais encore et toujours, je deviendrais invisible. Le reste du monde ne me verrait plus et alors je n'existerai plus.
Plongée dans mon comas psychologique, je n'entendais plus rien. J'étais devenue aussi léthargique que ces patients que les gens traitent de légume. Mon corps était dans un état végétatif. Mon esprit était bien ailleurs, comme envolé. Il ne restait plus de moi sur Terre que cette trace fantomatique que j'aurai tout donné pour faire disparaître. Je m'étais tout simplement coupée du monde et de tout ce qui pouvait l'accompagner. Le silence m'entourait de sa douce caresse apaisante comme voulant de l'immense souffrance que je ne ressentais cependant pas; tout ce qui régnait en moi étant cette sensation de vide intersidéral tellement inhumaine que je ne trouvais pas de mot adapté pour la qualifier.
Une mélodie lointaine vint soudain interrompre mon état léthargique, réveillant mon esprit. Elle était douce et semblait conter une histoire, de ces contes de fée que l'on raconte aux enfants le soir afin qu'ils daignent enfin fermer les yeux pour se faire emporter par les bras de Morphée. C'est alors que des images lointaines vinrent se projeter dans ma mémoire: le souvenir d'une journée d'été au bord de la mer, une de ces journées que l'on souhaiterait marquer à vie dans notre esprit, les rayons du soleil se reflétant sur l'eau en une atmosphère mythique, rendant votre coeur plus léger et faisant tout simplement voyager votre esprit en des terres plus belles et mystérieuses que vous n'aviez jamais pu penser l'imaginer. Je ne contrôlais rien, les images s'imposaient d'elles-même dans mon esprit alors que je tentais tout pour les empêcher d'y entrer. Mais il n'y avait rien à faire, je n'étais pas assez forte.
Cette musique ressemblait tellement à un rêve et moi qui ne pouvais plus rêver, elle me donna envie d'ouvrir les yeux afin de la suivre. Je la haïssais. Comment était-il possible qu'il existe une mélodie aussi joyeuse et qu'elle retentisse dans l'air, semblant se moquer de moi qui souffrait énormément qu'il n'était humain de souffrir.
Alors que je me hissais sur mes jambes frêles tout en marchant au rythme de la musique, je tentais d'en rejoindre sa source. Pieds nus je me retrouvais alors dans un espèce de couloir qui semblait être le plus long que l'histoire n'ait jamais pu porté, mes pieds touchant sans aucune sensibilité la moquette couleur magenta foncé qui recouvrait le sol.
Je jurai fortement dans l'endroit luxueux, seulement vêtue de ma chemise de nuit. Mais peu m'importait, ce genre de détails n'était vraiment pas du tout intéressants. La scène me semblait irréelle, mes pieds n'écoutant pas mon cerveau qui leur hurlait de faire demi tour, de ne pas s'approcher de cette source de joie que je ne méritais pas. Je souffrais, et je l'avais mérité. Je méritais de souffrir en silence, mais surtout seule. Je n'avais été capable d'aimer assez ma mère pour lui faire aimer la vie, ainsi je ne méritait pas un tel bonheur. Je n'y avais pas droit...
J'avais beau me sermonner inlassablement, mes pieds ne m'écoutaient toujours pas. C'était peine perdue. J'arrivais face à cette grande estrade de bois sur laquelle un immense piano à queue entière noir verni trônait. Je ne voyais que peu le musicien alors je me rapprochais plutôt instinctivement, sans même penser à la supposé timidité que j'étais censée posséder et la vision me choqua. Ce n'était pas un homme, c'était un ange.
Ou du moins, il en avait les traits, son teint plus que laiteux étant la seule chose qui le différenciait des anges tels que je me les représentais, détail qui le rendait encore plus irréel si cela était possible. Mon cerveau ordonnait à mes pieds de fuir, mon corps ne méritant pas d'observer et de pouvoir se tenir à côté d'une telle beauté. Mais il n'y avait toujours rien à faire, et je haïssais cette sensation incroyable de totale perte de contrôle.
Je sentis mes yeux commencer à se mouiller de larmes, larmes qui ne purent cependant pas couler sur mes joues. Je n'étais même plus capable de pleurer alors que j'avais le sentiment de porter en moi la plus grande peine du monde entier. Ainsi, je ne pourrais jamais laisser cette douleur s'exprimer. Elle ne sortirait jamais de mon être... Et bien tant pis, j'étais condamnée à vivre dans une douleur silencieuse. C'était là une punition qui semblait être à la hauteur de mes erreurs. Un liquide coula de mon oeil droit, tombant lentement sur ma joue et la brûlant plus douloureusement que ne l'aurait fait de l'acide et se séchant aussitôt.
Puis la musique s'arrêta brusquement. Le musicien se retourna vers moi, et je fus de nouveau frappée par sa beauté inhumaine. Je tentais de détourner les yeux, ne méritant pas d'observer tel joyaux, mais mes yeux ne m'écoutaient toujours pas. Il me fixait, de ses yeux topaze hypnotisants et moi, je n'étais plus capable de faire le moindre mouvement. Je sentais qu'il se rapprochait de plus en plus de moi et je n'arrivais pas à comprendre le sens de ses gestes, la signification cachée derrière chacune de ses actions. Il semblait si impassible et je me demandais bien comment il pouvait faire, alors que moi j'avais l'impression que tout mon émerveillement envers lui était lisible sur mon visage. Je ne pouvais plus me contrôler, c'était définitivement impossible.
Il se rapprocha tellement que nos souffles se mélangèrent et j'étais plus que jamais consciente de l'air qu'il expirait sur mon visage. J'étais à la limite de flancher et de me prendre à son coup pour embrasser sauvagement ces lèvres qui semblaient m'appeler. Elles étaient un véritable appel à la luxure et j'avais cette drôle de sensation que ces lèvres n'avaient été créées que pour une seule raison : que je les embrasse. Elles semblaient tout simplement parfaites pour moi.
Mon corps résista cependant à la tentation. Lorsqu'il déposa lentement sa main sur ma joue, je crus défaillir, étant envahie par une multitude de sentiments divers. Sa douce caresse me réchauffait tout mon être, incroyablement tendre.
Une voix retentit soudain, brisant d'un coup violent l'intimité s'était installée entre moi et cet incroyable jeune-homme qui ressemblait tant à un ange.
« C'est ainsi que la Belle au bois dormant fut réveillée par le Prince Charmant. La coquine, elle n'attendait que ça! »
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C'est sur ces belles paroles que se termine ce chapitre trois! La suite viendra je ne sais pas encore quand, en attendant, REVIEWS
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