Titre : Une étoile parmi tant d'autres

Disclaimer : Et non, je ne suis pas l'incroyable génie qui a eu le fantastique talent de nous écrire la magnifique saga Twilight! Les personnages ne m'appartiennent pas, tout comme l'univers, ils sont tous la propriété de l'illustre Stephenie Meyer.

Rating: T, mais il risque d'y avoir certains chapitres qui frisent vers le M, je pense que je les posterai indépendemment de cette version là en mettant une autre version non censurée ici, mais rien de bien méchant il me semble, enfin vous verrez bien!

Romance : Bella/Edward OF COURSE

Résumé : Mon coeur a t'il déjà aimè?" Deux êtres seuls perdus dans la nuit, trop brisés pour pouvoir discerner les étoiles. Mais, est-il possible d'être seul, à deux? Cette solitude ne devient elle pas une certaine force, un peu comme de l'amour? B/E

Côté remerciements:

Je remercie tous ceux qui me laissent des reviews car je prend vraiment beaucoup de plaisir à les lire, à sentir que je suis soutenue et à y répondre. Je tiens aussi à remercier tous ceux qui me laissent des reviews en anonymes mais à qui je ne peux malheureusement pas répondre donc pour que ce soit un peu officiel, petit listing :

Donc un grand merci à : Polochon, Marion, Pauline, Fan2Twilight, ceci27, Marie et Elodie. Désolée si j'en oublie, je suis humaine il m'arrive de faire des erreurs lol

Et puis aussi un gros bisou à Saturdaiix-x3 qui me motive à coup de reviews et qui fait toujours des critiques trés constructives.

Blabla (petite vie inintéressante ) de l'auteur :

Je sais, je sais. Je suis horrible de vous faire attendre comme ca. Mais voyez vous je n'écris pas vraiment à la demande, je me rend compte que mon rythme d'écriture est des plus aléatoires, aussi bête que cela puisse paraître. Je n'ai pas grand chose à dire pour m'excuser, ce n'est pas que je n'ai pas d'inspiration ou je ne sais quoi c'est juste que j'ai tout de même pas mal de choses à faire, notamment organiser les dix huit ans d'une des mes amies que je n'ai pas vu depuis longtemps et puis pas mal de petits soucis dont des problèmes de santé et de plus, des petits soucis personnels. Donc voila. Pourtant ce chapitre est un peu plus long que les autres. J'ai ( pour ne pas changer ! ) eu aussi du mal à l'écrire et je suis frustrée de ne pas réussir à faire passer tout ce que je voudrais faire passer mais il paraît quil faut bien se lancer à un moment ou à un autre et puis c'est légérement inhumain de ma part de vous faire attendre comme ca... Et oui cela fait déjà plus d'une semaine il me semble et pourtant toujours pas de suite alors bon... Bon j'ai l'impression de parler pour ne rien dire alors je vais arrêter de vous raconter ma petite vie et vous laisser à votre lecture en esperant que ce chapitre vous plaîra tout de même et que vous me laisserez votre avis... Bises à tous, chers lecteurs. Désolée de vous faire autant attendre pour de simple petits morceaux de texte.

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Chapitre 5, La douleur d'un ange déchu

Point de vue d'Alice

Pendant deux semaines, nous n'avions pratiquement plus vu Edward. Il passait son temps à chasser puis revenait par moments passer un peu de temps avec moi ainsi qu'avec Emmett ainsi qu'avec moi. Mais il le faisait plus par obligation que pour vraiment prendre du plaisir, je m'en rendais bien compte. Au fond, je m'étais peut-être trompée sur son compte ainsi que sur son avenir avec Bella.... Mais non, ce n'était pas possible. Je n'avais pas l'habitude que mes visions ne se réalisent pas, alors je ne perdais pas espoir.

Quand à Bella, elle passait son temps enfermée dans sa chambre. Elle lisait et apparemment elle essayait de faire le point sur tout ce qu'elle pouvait penser. Je la comprenais un peu, elle n'arrivait pas à définir ce qui lui arrivait, c'était plutôt normal. Si j'avais été à sa place, j'aurais craqué depuis longtemps. Mais elle ne craquait pas, elle restait terrée dans sa solitude, refusant de regarder autres choses que les quatre murs l'entourant. Je n'aimais pas la laisser seule ainsi, mais puisque c'était son désir, je n'avais pas le droit d'y aller à l'encontre, cela n'aurait pas été juste. Elle avait besoin de temps, c'était vrai. Mais je savais que le temps n'était pas la solution. Il allait bien falloir que je lui offre de nouvelles distractions.

Ainsi, je pris la décision d'aller lui rendre une petite visite. Lorsque j'arrivais dans sa chambre, elle était toujours blottie contre elle-même dans un coin en train de lire. Je me demandais bien ce qu'elle pouvait trouver de passionnant dans le fait de lire, de voir évoluer des personnages totalement fictifs alors qu'elle aurait pu savourer cette vie qui s'offrait à elle. Je m'approchais lentement d'elle et c'est alors qu'elle leva les yeux vers moi.

Depuis qu'Edward était arrivé, c'était étrange mais je sentais qu'elle allait mieux, et Jasper me l'avait confirmé. Apparemment elle devait se sentir moins seule. Pourtant, les deux énergumènes n'avaient jamais rediscuté depuis que je les avait présentés. Mais bon, peut-être était-ce le fait de savoir qu'elle n'était pas la seule à être seule qui la réconfortait. C'était peut être égoïste comme idée, mais je comprenais largement qu'elle soit soulagée de ne pas être la seule à souffrir de son existence. Au fond, nous souffrions tous, mais pas au même degrés.

Jasper souffrait de sa peur de flancher, de ne pas arriver à se retenir en présence d'humains. Cette peur l'obsédait. Mais il m'avait moi, et je faisais de mon mieux pour le réconforter. J'avais totalement confiance en lui et puis je l'aimais alors nous nous aidions de mieux que nous le pouvions. Car moi aussi je souffrais, je souffrais de ne pas savoir qui j'étais. J'aurais donné tout ce que j'avais pour connaître mon passé, cette vie que l'on m'avait arraché et que je n'arrivais pas à regretter car je ne m'en souvenais pas. J'avais ce sentiment bizarre de perdition qu'il me manquait toujours certaines données pour être complète.

Esmée pleurait toujours son enfant perdu, cet enfant qu'elle aurait tant donné pour pouvoir le voir évoluer à ses côtés. Elle avait aussi honte d'avoir tenté de mettre fin à ses jours, mais Carlisle l'aidait largement. Ces deux là s'aimaient vraiment. Ils semblaient quelque peu complémentaires. Carlise souffrait de ne pas toujours pouvoir aider les humains. Il était médecin et, à chaque vie qu'il n'arrivait pas à sauver, il se le reprochait. Il aurait donné n'importe quoi pour ces humains. Je ne savais trop pourquoi, mais lui comme moi, nous manifestions visiblement le même amour de l'humanité.

Rosalie regrettait sa vie humaine. Elle était de loin celle qui avait le plus de mal à accepter son statut de vampire et elle aurait donné père et mère pour pouvoir revivre en tant qu'humaine. Emmett était son petit souffle d'espoir, il lui apportait vraiment beaucoup. Mais il avait énormément de mal à vivre la douleur de sa femme, cette douleur contre laquelle il ne pouvait pas faire grand chose si ce n'est l'accompagner du mieux qu'il le pouvait. Il ne lui manquait pas grand chose pour être heureux. En fait, il était de loin le membre des Cullen qui souffrait le moins.

Edward était de loin celui qui souffrait le plus. Sa solitude étaient criante, nous la sentions tous et nous ne pouvions rien faire contre cela. Il semblait perdu dans son existence, n'y trouvant aucun repère. Il ne trouvait pas à quoi se raccrocher dans ce semblant d'existence qu'il était forcé d'affronter tous les jours. Mais il semblait aller un peu mieux depuis son retour, et Jasper me l'avait confirmé. Avait-il reprit foi en la vie? Je n'y croyais pas vraiment pour dire. Depuis que ses yeux s'étaient posés sur Bella, c'était comme si sa douleur s'était légèrement apaisée, étant toujours très présente mais moins insupportable. C'était un peu un soulagement pour Jasper qui avait beau adorer Edward mais qui avait tendance à le fuir comme la peste lorsqu'il revenait parmis nous, ne supportant pas toutes les ondes négatives qui émanaient de lui.

Lorsque Bella leva les yeux vers moi, je pus remarquer que ses yeux aussi paraissaient moins tristes. Ils paraissaient neutres, vides de vie, mais ne souffraient plus ce martyr psychologique qu'elle semblait s'être infligé depuis son arrivée à la maison.

« Je peux? Fis-je en désignant la place à côté d'elle, sous-entendant ainsi que je voulais la rejoindre.

Elle me répondit par un petit sourire sans joie, mais un sourire poli. C'était déjà pas mal. C'était la première fois depuis qu'elle était arrivée ici que je la voyais sourire et c'était plutôt déconcertant. Elle était vraiment jolie quand elle souriait et elle avait beaucoup moins l'air de porter tout le poids du monde sur ses épaules.

Je m'assis donc à côté d'elle, n'osant pas briser son silence. Elle ne lisait plus, je voyais bien que son regard était maintenant dirigée en face d'elle et non vers ce livre miteux qu'elle tenait toujours dans ses mains. Mais elle ne disait toujours rien. C'était assez oppressant. J'avais toujours détesté le silence, il fallait toujours que je trouve des mots pour combler les blancs. Mais Bella semblait s'y complaire. Je ne la comprenais mais vraiment pas du tout.

« Tu sais, il faudra bien que tu sortes à un moment ou à un autre... » Lui dis-je, le plus doucement possible. Je n'avais aucune envie de la brusquer, mais bon si elle était devenue ma soeur, il fallait bien que je passe un peu de temps avec elle, et ce n'est pas en restant toutes les deux assises en silence dans une pièce déprimante que nous arriverions à faire vraiment connaissance.

Elle tourna les yeux vers moi et haussa les épaules. Apparemment, elle n'avait pas plus envie de sortir que depuis qu'elle était arrivée à la maison. C'était totalement déconcertant. Je ne pouvais le supporter. Je me levais donc et lui tendis une main, devenue plutôt autoritaire. Non mais, elle me prenait pour qui? Je n'étais pas n'importe qui, moi! J'étais Alice, l'unique Alice, et s'il n'était pas dans mes projets de la laisser broyer du noir seule dans sa chambre alors qu'elle y était cloitrée depuis des mois et bien elle n'aurait pas le choix, elle allait être forcée de me suivre. Non mais oh!

Je la forçais donc à se lever et la tirais hors de la chambre.

« Où allons-nous? Me demanda-t-elle, visiblement apeurée.

Je lui fis un grand sourire, pour moi cela paraissait tellement évident que je n'avais même pas pensé à lui proposer.

« Comme toutes les adolescentes de notre âge, nous allons faire du shopping! »

C'est alors que Bella blêmit d'une manière totalement inhumaine. Honnêtement, elle ressemblait vraiment à un cachet d'aspirine. Ah, ma soeur était vraiment étrange pour ne pas aimer le shoping, mais peu importait j'avais remarqué ce petit sac Gucci en vitrines des magasins les plus chics de Seattle une semaine au par avant et je mourrais d'envie de me l'offrir. Et puis, les vêtements que Bella portaient étaient totalement impersonnels. Trop larges, aucune originalité. Elle faisait vraiment trop passe-partout fagotée ainsi. Et puis même, ils ne la mettaient pas en valeur. Alors puisque je l'avais décidé ainsi, nous irions faire du shopping, un point c'est tout!

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Point de vue de Bella

Et c'est moi que l'on avait décrétée de folle... Cela n'était vraiment pas juste. Pendant qu'Alice me ballotait entre tous les rayons des magasins les plus luxueux de la ville, je me sentais vraiment ridicule. Je n'étais pas à ma place dans ces magasins où le moindre article coûtait tellement cher que je n'aurais pas pu me l'offrir avec le salaire mensuel de mon beau-père, qui pourtant avait plutôt bien réussi sa vie, étant professeur d'histoire dans une grande université des États Unis. Non mais vraiment, j'avais de plus en plus l'impression de faire tâche dans ces magasins où Alice me traînait avec un plaisir non dissimulé. Elle devait véritablement être très sadique en fait.

Cela faisait maintenant deux heures que nous arpentions tous les magasins qu'Alice jugeait intéressants et pourtant je n'avais toujours pas trouvé la moindre petite culotte qui me plaisait. Il n'y avait rien à faire, jamais je ne trouverais des vêtements correspondant à mon style vestimentaires dans les boutiques où Alice me trainait.

« Non mais c'est que tu as vraiment envie de faire ton premier jour au lycée les fesses à l'air ou quoi? Demanda-t-elle, totalement irritée.

Je la regardais, légèrement amusée. Je ne comprenais vraiment pas du tout l'intérêt qu'elle pouvait porter à des vêtements. Cela semblait totalement primordial pour elle alors que pour moi, ils n'étaient que des bouts de tissu qui servaient premièrement à éviter que je prenne froid ( or, maintenant il avaient perdu toute leur utilité pour ce qui est de cela ) et deux, de me permettre un peu de pudeur. Mais si tous les élèves étaient allés au lycée dans la tenue d'Adam, il ne m'aurait en rien dérangé d'imiter leur façon de faire...

« Bon écoute, moi je n'en peux plus, il faut absolument que j'aille chasser, alors ce qu'on fait c'est que je te laisse ma carte de crédit et tu vas te trouver ENFIN des vêtements à toi. Je te rejoins dans deux heures, évite de créer la moindre catastrophe, s'il te plaît. »

Chose étonnante. Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'elle me laisse seule. Apparemment, sa soif commençait à devenir insupportable. Je hochais les épaules, cela me faisait plutôt plaisir qu'elle me laisse seule. Elle s'en alla tranquillement avec la voiture pendant que je fermais les yeux. Je savourais la sensation du vent qui me caressait les joues. C'était plutôt agréable. J'étais capable de sentir la moindre brise d'air, et le ciel grisâtre semblait indiquer qu'il n'allait pas tarder à pleuvoir, ce qui était confirmé par la pression atmosphérique que je sentais de plus en plus forte.

C'était étonnant. Avant, je n'avais jamais vraiment fait attention à ces sensations et maintenant elles me paraissaient plus qu'évidentes, me sautant à la figure. Et là, seule au milieu de la rue, un drôle de sentiment m'envahit. La liberté. Je me sentais libre, seule face à l'inconnu mais peu importait. J'étais sereine, et marchant dans la rue, je laissais mon esprit vagabonder. Je sentais certains regards posés sur moi, et j'étais ainsi plus que jamais consciente de mon état de vampire ainsi que de la fascination que mon physique pouvait avoir sur les humains.

Je me rappelais soudain un poème que j'avais pris plaisir à lire ces derniers jours. Les mots me semblèrent évidents, et pour la première fois je compris plus que jamais le sens de chacun des mots qui le composaient, touchée mais surtout troublée par sa vérité.

" Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles!
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi! "

Ah Baudelaire. Baudelaire, ce poète français qui réussissait tellement bien à mettre des mots sur mes maux. Il était le seul à ma connaissance à réussir à rendre des choses immondes sous un état de beau, par son grand art de manier la langue. J'aurais aimé pouvoir écrire ces mots, mais je n'étais capable que de ressentir, touchée et troublée.

Je me sentais tellement immonde, tellement sale alors que les regards posés sur moi voyaient autre chose. Ils ne voyaient que la beauté immatérielle, la beauté intouchable. J'aurai voulu leur crier de partir, de fuir, que je n'étais que ce monstre inhumain qui pouvait tant les faire souffrir et qui avait tant réussi à faire souffrir durant sa vie. Mais ils n'entendaient pas mon cri silencieux. Ma complainte était à jamais muette, tout comme la douleur que je portais en moi. Je ne pourrais jamais m'en débarrasser, alors autant faire avec. Et puis qui sait, je serais peut être capable de découvrir de nouvelles choses. Me blottir dans ma dépression comme je l'avais fait ces derniers mois me semblait être une grande bêtise. J'avais l'opportunité de découvrir de nouvelles choses, et même si je ne le méritais pas, il aurait été un crime envers l'humanité que de me refuser à essayer de vivre au plus intensément possible cette nouvelle existence.

Cependant, je ne vivais plus par joie, contrairement à ce que je pouvais le faire lorsque j'étais humaine. Je vivais par curiosité. Le mythe des vampires avait toujours passionné les humains, de ce que j'en savais. Ils n'avaient cessé de les mettre sur un pied d'estale notamment dans la littérature, créant le mythe de Dracula. Je me devais de tenter de clarifier ces histoires. Il fallait que je connaisse ce qui se différenciait entre la fiction et la réalité. Et peut-être que d'ici un siècle on écrirait de nouveau un mythe sur moi, immonde créature qui n'avait sur que faire souffrir de son vivant et qui n'en avait été punie à sa mort que par le fait de devenir vampirique.

Je me mis soudain à repenser à Alice et à son désir de me faire porter des robes de créateurs. Oh ca, je ne doutais pas qu'elle allait être choquée de mon style vestimentaire lorsque j'entrais dans une petite boutique que je connaissais bien car c'était là que je m'y habillais lorsque j'étais humain. Oh cela, elle allait être étonnée, et allait vivement regretter de m'avoir laissé seule... Farfouillant dans les rayons j'attrapais les mêmes pantalons que ceux que je possédais avant de quitter la maison familiale. J'étais vite encombrée sous le poids des vêtements mais je n'avais aucun mal à les porter. Les jeans étaient pourtant supposés être lourds, mais non je devais avoir trop de forces. Cependant, pour ne pas paraître suspecte et attirer encore plus l'attention sur moi, j'attrapais un panier et engloutis tous les vêtements dedans, rajoutant certains tee-shirt au passage, puis des pulls, deux blousons... Puis je partis à la cabine d'essayage, histoire de vérifier que j'avais bien toujours la même taille...

Je constatais rapidement en m'observant dans le miroir que je n'avais pas prit un kilos. Au contraire, j'avais eu plus tendance à maigrir qu'autre chose. L'image qui se reflétait en face de moi était celle d'une mannequin en sous vêtements. J'avais davantage de poitrine, et moins de graisses. Mon ventre était plat, mes jambes minces et me semblaient bien plus longues qu'avant. C'était plutôt déconcertant. Je n'avais rien de féminin avant, ayant tendance à conserver davantage un corps d'adolescente voire de pré-adolescente lorsque je grandissais. Et maintenant, je me retrouvais confrontée à une image qui ne me ressemblait pas. Bien sûr, je n'allais pas dire que je n'étais pas belle, cela aurait un comble. Mais je ne me reconnaissais pas. Et présentement, j'aurais donné n'importe quoi pour retrouver mes petits bourlets, mes hanches pas définies, ma poitrine insignifiante. Je voulais me retrouver. Ce corps était trop beau, trop désirable, trop féminin pour être le mien... Ainsi, j'étais plus que jamais satisfaite des vêtements que j'avais pu choisir.

Les enfilant, je retrouvais mon ancienne démarche, un semblant de mon ancienne apparence. Je me sentais moins féminine ainsi, mais davantage moi. Le baggi m'allait toujours aussi bien, et les pulls semblaient avoir été taillés de façon à ce que je sois la seule personne à qui ils puissent aller. Je regroupais toutes les affaires puis sortit de la cabine pour me diriger enfin vers la caisse où un vendeur me regardait bizarrement, fixant la haute pile de vêtements que je portais. Ah oui, il fallait le dire, elle était haute, elle arrivait carrément par dessus mon visage, si bien que l'on ne m'aurait pas reconnue, quand bien même une personne m'ayant connu aurait traîné dans les parages. J'allais en avoir pour cher... mais il me fallait bien des vêtements. Et à ce que j'en avais comprit, l'argent n'était pas un soucis pour les Cullen, et Alice ne m'en voudrait pas vu la fortune qu'elle avait pu dépenser dans l'après-midi ne serait-ce que pour des paires de chaussures qui se ressemblaient toutes étrangement...

Je déposais tous les articles devant la caisse et sortis la carte de crédit pour payer tous les achats. J'étais tellement encombrée que le vendeur dû me fournir sept sacs très larges pour que je puisse y installer tous les articles. Je regardais le ticket, mal à l'aise. J'avais l'impression de ne jamais avoir dépensé autant d'argent de toute ma vie. Je sortis enfin de la boutique puis en profitais pour jeter un coup d'oeil sur ma montre. Il ne m'avait fallu qu'une demie-heure pour renouveler ma garde-robe, le supplice prenait enfin fin. Je profitais du temps qu'il me restait pour aller dévaliser la librairie la plus proche.

J'étais en train de vagabonder dans les rayons de la librairie à la recherche de mon futur livre de chevet lorsqu'une Alice furieuse débarqua ses cheveux noirs virevoltant autour d'elle. J'aurais pu avoir peur d'elle, mais au fond je savais qu'elle m'appréciait trop pour me faire le moindre mal. Elle m'arracha mes courses, jetant un regard dédaigneux sur mes vêtements. Apparemment, ils ne lui plaisaient pas. Tant pis pour elle. Ils faisaient partie de moi, au fond. J'avais toujours aimé sortir de la masse dans mon style vestimentaire, refusant d'adhérer aux stupides codes de la mode.

Le paraître. Tout cela n'était qu'une illusion. Bien s'habiller, pour bien être vu. Ce n'était qu'une question d'apparence, et je refusais d'entrer dans ce jeu là. Je refusais de n'être qu'un pantin de plus qui se serait habillé en fonctions de certaines starlettes péroxydées plus minces que des anorexiques. J'avais toujours voulu sortir du lot, j'étais ainsi. Et alors?

« C'est ce que tu appelles des vêtements? Ce serait plutôt des fripes! Franchement, qu'est ce qu'il a bien pu te passer par la tête. Si tu espères qu'en étant habillée ainsi c'est comme cela que tu passeras inaperçue au lycée, tu te mets le doigt dans l'oeil. Non mais regarde moi ces pantalons! Tu dois être aussi sexy qu'un saucisson quand tu es dedans. »

Et si je n'ai pas envie d'être sexy ça me regarde non? J'ai toujours le droit de m'habiller comme j'en ai envie, il me semble.

Alice sembla vexée par ma réplique. Il était vrai que j'y étais plutôt allée de main forte, mais peu importe. Il y avait des moments où elle arrivait juste à me pousser à bout. J'avais l'impression que c'était vraiment ce qu'elle cherchait, comme si elle trouvait une sorte de satisfaction là dedans. Elle fit un gros effort pour se calmer et ramassa les vêtements qu'elle avait lancé sur le sol suite à son accés de fureur pour les remettre dans les poches en plastique, toujours aussi énervée. Elle sortit d'un pas nerveux de la boutique, et je me mis à la suivre craignant qu'elle ne décide de ramener les vêtements au magasin. Après tout cela aurait été totalement légitime, c'était son argent que j'avais dépensé dans des vêtements qui ne lui plaisaient pas.

Mais non, je me trompais ouvertement. Elle jeta violemment les poches dans le coffre de sa voiture puis ouvrit d'un geste brusque la portière avant, me laissant à peine le temps d'entrer dans sa porsche avant de démarrer au quart de tour. Le moteur faisait un bruit assourdissant. Elle semblait tenter de se défouler sur la route. Grand bien lui fasse, si cela pouvait la défouler et qu'elle oublie rapidement mon écart de conduite. Je n'avais vraiment pas envie de me fâcher avec elle. C'est vrai, nous étions censées nous côtoyer pendant de longues années maintenant à ce que j'avais pu comprendre. J'appréciais vraiment Alice, mais énervée ainsi, elle était plutôt effrayante. Présentement, je n'aurais pas aimé être une humaine qui se serait retrouvée à ce moment précis sur sa route, car je ne doutais pas une seconde qu'elle se serait jetée dessus, la vidant de son sang sans la moindre once d'humanité ni de compassion, ce qui ne ressemblait vraiment pas à l'Alice que je connaissais.

Je tournais la tête, admirant le visage qui défilait à une vitesse incroyable. Je pouvais le comparer au temps, il était tout aussi insaisissable. Et pendant que la boule de nerfs se défoulait sur le volant de la pauvre voiture qui n'en demandait pas tant, je me perdis dans mes pensées. Au fond, étais-je vraiment malheureuse? Je n'avais pas vraiment une vie joyeuse, mais ce n'était pas non plus l'enfer. Personne ne me torturait, et moi je m'évertuais à rendre mon existence pathétique mais surtout pitoyable.

Alice, ainsi que tous les autres Cullen m'avait si gentiment offert l'hospitalité alors que je ne lui avait même pas demandé. Il n'était pas très poli de ma part de me comporter ainsi. Après tout, ils faisaient de leur mieux pour rendre ma vie agréable. J'aurais dû faire davantage d'efforts, essayer de m'intégrer à leur vie en arrêtant de me morfondre seule dans ma chambre. Au fond, Alice avait eu raison, sortir m'avait fait du bien. Prendre l'air m'avait fait prendre conscience que tout n'était pas perdu, qu'il me restait encore beaucoup de choses à vivre.

Elle n'avait voulu que me faire plaisir et moi j'avais juste réussi à la rendre fâchée contre moi, c'était plutôt bas de ma part. Ainsi, j'osais enfin briser le silence qui s'était installé entre nous et déclarais :

« Merci. Merci pour cette sortie. Tu avais raison, ça m'a fait du bien. »

Alice se retourna vers moi et me fit un sourire éclatant. Visiblement, elle ne s'y attendait pas. Habituellement, j'évitais de parler. Je trouvais le silence bien plus doux. Et puis, j'avais du mal à m'habituer à cette voix qui était devenue mienne, bien différente de celle que j'avais pu avoir pendant mes dix-sept ans de vie humaine.

Toute sa colère semblait envolée, et le rythme de sa conduite ralentit d'un coup. Apparemment, je lui avais fait l'effet d'un tranquillisant. Son regard devint lui aussi plus chaleureux. Elle se comportait déjà avec moi comme l'aurait fait une soeur, et je ne pouvais que l'en remercier. Au fond, je ne méritais pas toute cette affection qu'elle pouvait avoir pour moi. Je ne méritais pas qu'elle soit si gentille. Je ne méritais pas tout ce bonheur qui s'offrait à moi. Non, je n'avais jamais rien fait pour l'obtenir. Je ne méritais pas d'être heureuse.

Ainsi, mes idées noires revinrent vite alors qu'elles m'avaient délaissé pendant toute la durée de notre excursion. Je ferais les yeux et regardais une fois de plus le paysage défiler. Mon dieu que le monde avançait vite. J'avais le sentiment d'être prise en plein milieu d'une danse entraînante que je ne pouvais rejoindre, toujours exclue quoi que je fasse.

Nous étions rapidement arrivées à la villa des Cullen. Je ne m'étais tout simplement pas rendu compte du temps qui passait et qui filait toujours entre mes doigts. J'allais chercher mes affaires dans le coffre de la voiture puis retournais m'enfermer dans ma chambre sans jeter un regard aux Cullen qui ne firent aucune réflexion à mon passage, finalement habitués à mon comportement étrange.

Blottie contre moi-même dans un coin de ma chambre, j'aurais donné n'importe quoi pour toujours être capable de pleurer. Ma douleur résonnait en moi, mais toujours aussi silencieuse. J'étais seule en fait. Seule dans ma solitude. Rien ni personne ne pourrait rien y faire. Je ne pouvais que payer de mes erreurs. Et je le méritais largement.

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Point de vue d'Edward

Je venais de la voir passer devant moi plus silencieuse que le vent lui-même et cependant je ne pouvais pas ignorer son passage. Son parfum planait encore dans l'air, venant me chatouiller agréablement les narines de cette légère odeur sucrée annonciatrice de tant d'autres plaisirs. Souvent, je fermais les yeux et imaginais l'odeur que pouvait avoir sa peau alors que je l'aurai respirée, blotti contre elle. J'imaginais l'odeur de nos sueurs mélangées lorsque nous nous accouplerions. J'imaginais sa peau douche toucher la mienne, plus agréable que de la soie. Je fantasmais... Ces fantasmes étaient pour moi quelque de totalement inédit et même si je savais du plus profond de moi-même que ma fascination pour cette fille tenait principalement de la sensualité qui émanait d'elle, j'en étais toujours totalement déconcerté. Au fur et à mesure du temps qui passait, je sentais cette envie d'elle s'effilocher petit à petit. Je m'habituais à sa présence, tout comme les autres de ma famille qui ne se rendaient apparemment plus compte de sa beauté. Finalement, si j'avais été si troublé lors de notre rencontre, cela n'était dû qu'au fait qu'une quantité assez conséquente d'alcool coulait dans mes veines... N'est-ce pas? Cela ne pouvait pas venir d'autre chose après tout. C'était tout juste impossible. Mais lors de certaines nuits passées à gambader dans la forêt de Forks qui entourait la villa blanche dans laquelle je vivais avec les Cullen, je me rappelais encore et toujours cet appel à la luxure que pouvait être chacune des particules de son être.

C'était totalement inhumain. Je ne comprenais pas. Il me fallait fuir, à chaque fois. Par peur. Ou je ne sais. Par incompréhension. Je ne pouvais pas me dire qu'il était possible que je ne puisse pas trouver de mot pour qualifier l'effet qu'elle avait sur moi. J'imaginais bien la réaction d'Alice si par malheur – ou plutôt par grande bêtise - j'avais décidé de lui parler de l'effet qu'avait Bella sur moi... Elle aurait directement parlé d'amour, aurait programmé la date de notre mariage, préparant déjà notre nuit de noce, exagérant totalement dans son comportement. La cérémonie aurait eu des airs de célébration royale... Fichtre, Alice était vraiment si excessive et elle était vraiment encore trop accrochée à ses rêves d'enfants, prenant Jasper pour son prince charmant. Souvent dans ses pensées, j'avais pu la surprendre imaginant des situations dignes des plus beaux contes de fée. Oui, si j'avais parlé à Alice, elle nous aurait comparé Bella et moi au prince charmant venant délivrer sa jeune et douce Cendrillon ou je ne sais encore quelle absurdité tellement pitoyable que j'en aurais ri jaune pendant des heures, ne serait-ce qu'à me remémorer ses paroles.

Toujours est-il que Bella venait de passer juste devant moi, silencieuse. Elle n'avait rien dit mais au fond, elle n'avait pas besoin de prononcer le moindre mot, rien qu'à l'air inexpressif planté sur son visage je savais la douleur en elle. C'était plutôt déconcertant. J'avais cette sensation étrange d'être confronté chaque jour au miroir de ma propre souffrance et cela me laissait totalement incompréhensif. S'il y avait bien quelque chose que je ne supportais pas, c'était de ne pas comprendre et je n'arrivais tout simplement à mettre des mots sur les sentiments qui semblaient tourner autour de moi. J'étais pris dans la danse d'une douleur sans nom que je ne pouvais que regarder évoluer, totalement impuissant. Ne pouvant décrypter ses pensées et pourtant j'aurai donné n'importe quoi pour prendre sa douleur, moi qui me sentais si mieux depuis son arrivée, depuis la première fois que j'avais pû poser mes yeux sur elle. J'étais heureux dans un sens, même si je ne pouvais donner d'explication à cet étrange bonheur sans nom. Je n'avais aucune raison d'être heureux, rien n'avait évolué. Cette maison était toujours la même. Personne ni rien n'avait évolué. Et pourtant tout était différent.

Alice vint se poser devant moi. Elle n'avait pas besoin de dire le moindre mot, je savais déjà ce qu'elle allait me dire. J'étais confronté à cette idée depuis déjà bien trop longtemps, sans trop savoir quoi faire. Je n'avais pas non plus besoin de lire dans ses pensées pour savoir ses intentions. Pourtant elle ne sembla pas entendre ma supplique silencieuse et m'ouvrit son esprit plutôt sèchement.

« Il va bien falloir que tu apprennes à la connaître si vous voulez vraiment passer pour un couple. Parce que là ce n'est pas vraiment le cas...»

Et oui, Alice s'était fait des fausses idées depuis le début. Avant même que je n'ai accepté de revenir à Forks elle avait commencé à se réjouir de la magnifique romance à l'eau de rose qu'elle envisageait pour moi et la nouvelle venue. Une vision disait-elle... N'importe quoi. Non mais vraiment, j'avais confiance en celle que je considérais comme ma petite soeur mais depuis le temps que je la côtoyais je la connaissais vraiment très bien, elle ainsi que les subtilités de son don de voyance qui en fait n'était basé que sur les décisions de pouvaient prendre les gens. Et je n'avais nullement pas décidé de prendre Bella comme âme soeur ou je ne sais encore quelle stupidité de ces histoires débiles et tellement ridicules qu'elles en arrivent à transpercer le temps. Au mieux, je devais avouer l'envie d'elle et de son corps... Mais ce n'était qu'une vague envie. Une envie que j'enfouissais le plus profondément possible en moi-même, venant presque à l'oublier par moments. Et Bella non plus ne devait pas avoir envisagé la possibilité d'une romance entre nous deux. Enfin, même si j'étais incapable de lire ses pensées je savais, à force d'observer les comportements humains et vampiriques que lorsqu'une personne était attirée par une deuxième, elle faisait tout pour passer le plus de temps possible avec elle, dévoilant certains attributs et se lançant dans un jeu de séduction qui avait pour moi tout d'un comportement ridicule. En effet, lorsque j'avais vu Rosalie et Emmett se tourner autour pendant des mois, entendant pourtant leurs pensées loin d'être chastes l'un envers l'autre résonner dans leurs esprits j'avais trouvé leurs comportements tellement... Ridicules. Et rien de plus.

Je savais que la rentrée approchait et qu'au lycée, les autres nous regarderaient avec des yeux de merlans fris si nous continuions à ne pas nous parler. Je savais pertinemment que j'allais devoir jouer ce rôle que je ne connaissais pas, devant improviser. Mais finalement, je m'en sortirais bien. Nous n'aurions pas besoin de faire des démonstrations en public ou je ne sais quoi. Nous ne ferions qu'imiter les comportements d'Alice et Jasper qui étaient tout de même pour moi le couple le plus normal parmi tous ceux que j'étais forcé de fréquenter. Mais pour arriver à cette étape, nous étions tout de même forcés de nous parler, de passer du temps ensemble. D'apprendre à nous connaître, comme le disait si bien Alice.

Mais je n'osais pas. Aussi stupide que cela puisse paraître, je ne savais comment me comporter. J'étais terrifié à l'idée de me retrouver face au mal être sans nom de Bella sans savoir quoi faire, sans savoir quelle attitude adopter. Fallait-il que je sois tendre, entamant mon rôle de pseudo petit-ami, lui faisant croire à une affection que je ne ressentais pas pour elle? Fallait-il que je joue les grands frères, apportant la connaissance de la situation car oui bien sûr moi aussi j'étais passé par là et que je savais qu'il était dur de se contrôler, que la transformation était une des étapes les plus traumatisantes dans l'existence d'un vampire. Fallait-il que je joue les amis? Bon, ce rôle là me paraissait compliqué à jouer, dans le sens où je n'avais pas d'exemple typique à recopier. Je n'avais pas de modèle, je devais juste improviser et l'idée de me retrouver comme nu face à cette Bella que je connaissais si peu m'effrayait. M'ouvrir à elle, créer une intimité entre nous deux. Créer un « nous deux »... C'était totalement l'inconnu pour moi. Toute ma vie, les gens avaient faits des efforts, étant naturellement sociables avec moi, et je comprenais si bien les gens que je n'étais jamais dans cet état là. Je n'appréhendais rien du tout, vu que j'étais capable de lire leurs intentions comme un livre pour élève de cours préparatoire. Et là, c'était à moi de faire le pas. C'était à moi d'être le gentil. C'était à moi de faire l'effort. Et même si je savais que mon attitude était totalement immature, reflétant comme une sorte de crise d'adolescence, je n'avais aucune envie de faire des efforts. Après tout, qui était-elle cette fille là qui sentait vraisemblablement trop bon et qui était vraiment trop sensuelle et comment pouvait-elle se permettre de s'imposer ainsi dans mon quotidien? J'étais bien plus tranquille avant sa venue. Je n'avais pas besoin de me torturer l'esprit...

Je n'eus cependant pas le choix, Alice me poussa jusqu'à la porte de la chambre de Bella avec cette même attitude violente qu'elle prenait avec moi depuis quelques temps, ouvrant la porte et me laissant seul avec la nouvelle venue. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, elle ne comprenait tout simplement pas et vu que je ne lui expliquais pas, elle devait être perdue... Ou alors simplement énervée.

Soudain, une vision des plus dramatique me frappa. Bella était blottie contre elle même dans un coin de la chambre, ressemblant à un anche déchu. Elle avait l'air totalement perdue, ressemblant tellement à ces héroïnes des tragédies grecques. Les genoux repliés contre son buste, elle tentait de cacher son visage de marbre derrière ses longs cheveux bruns qui flottaient dans l'air. Elle ne dist rien et pourtant je savais qu'elle avait remarqué ma présence. Son regard était dur, froid. Posé sur un mur de pierre, il n'en bougeait pas ne serait qu'une seconde. Elle ne sourcillait même pas.

Sa douleur semblait crever le ciel, c'en était vraiment hallucinant. Je me laissais porter par mes jambes, allant m'asseoir simplement à côté d'elle alors qu'elle posait ses grands yeux ambrés expressifs dans les miens, semblant vouloir me sonder au plus profond de mon âme. Je ne sais trop combien de temps nous avons pu rester ainsi assis l'un à côté de l'autre. Nous ne prononcions pas un mot, j'ose penser qu'il n'y avait pas besoin de mots. Il n'y avait que la souffrance. Et pour la première fois depuis un siècle, je me sentis moins seul.

Bella semblait aussi perdue que moi. Elle était la réplique même de l'âme errante que j'avais prit l'habitude d'être. Et je ne savais même pas quoi dire pour la réconforter. Ainsi le temps passa, jusqu'à ce que le soleil se couche et que trop embarrassé par le silence je ne pu rester plus longtemps. Je reposais une dernière fois mon regard sur elle avant de m'écarter.

Elle n'avait toujours pas bougé, semblable à une statue figée dans le temps comme incapable de ressentir la moindre joie de vivre. Et je me détournais, ne supportant finalement plus la torture.

Je devais être masochiste parce que je recommençais le manège tous les jours, revenant m'asseoir à côté d'elle, toujours sans prononcer le moindre mot. L'habitude s'était simplement installée, comme une routine. Nous ne parlions pas, et pourtant j'avais l'impression que cette attitude était la meilleure pour deux personnes telles que nous pour faire connaissance. Je pouvais aussi remarquer certaines choses qu'elle appréciait, comme se mettre dans un coin de la pièce d'une telle façon à ce que le soleil pouvait l'atteindre facilement et par moments, elle fermait les yeux, semblant apprécier la caresse de l'astre sur sa peau. Et puis parfois, elle lisait. Son visage était concentré sur les mots et moi j'étais totalement hypnotisé par elle. Elle semblait vraiment aimer lire et je ne comprenais pas. Si elle aimait tant lire, c'était bien qu'elle devait avoir un certain amour pour les mots. Mais elle ne parlait jamais. Ainsi, c'était déconcertant. Bella était pour moi l'assemblage de toute les contradictions possibles.

Et puis, il y avait ces moments où je ne supportais plus de ne plus comprendre et alors je fuyais de nouveau, lâche, partant chasser avec l'excuse minable d'accompagner Emmett ou bien Jasper... Ce dernier avait cependant tendance à me fuir de plus en plus et je ne pouvais que maudire Alice qui lui avait visiblement enseigné comment bloquer un minimum ses pensées en ma présence. Je ne connaissais pas les raisons de son attitude mais peu m'importait car il fallait bien avouer tout de même que mes pensées étaient davantage focalisées sur Bella que sur le fait que Jasper pouvait m'éviter.

Le jour de la rentrée au lycée arriva rapidement. Je n'avais pas vu le temps passer. Mes relations avec Bella n'avaient pas vraiment évolué. Nous ne ressemblions pas du tout à un couple, ni même à des amis. L'image qui se dégageait de nous quand nous étions ensemble était celle que nous étions de vagues connaissances, mais rien de plus. Et ce n'était pas plus mal. Alors que tous les regards se posaient sur nous, j'entendais les pensées de tous nos pseudo camarades résonner dans ma tête.

« Ils n'ont pas vraiment l'air très amoureux. »

« Elle paraît tout aussi solitaire que lui. »

« Mais pourquoi est-ce qu'ils ne se touchent jamais? »

« Serait-elle muette? Tant mieux parce que c'est bien connu, les filles ne peuvent pas avoir toutes les qualités, elles sont soit belles, soit intelligentes. Et celle là, et bien elle doit être vraiment attardée. »

Car oui, je n'étais visiblement pas le seul à avoir été choqué par la beauté de Bella. Quoi qu'elle fasse, quoi que les gens puissent en dire et tenter de la critiquer, ils étaient tous totalement fascinés par son personnage incompréhensible, et cette idée me réconfortait quelque peu. Je n'étais donc pas le seul à être dans cette situation face à elle. Cette attraction semblait aller au delà de notre beauté immortelle qui fascinait tant les humains. Peut-être que son don était là.

On aurait pu pensé que les choses allaient évoluer avec le temps, mais non. La routine s'était installée. Bella assistait aux mêmes cours que moi et nous étions toujours assis à côté. Nous ne nous disions toujours rien. Elle semblait davantage traîner sa carcasse plutôt que mener une existence comme on l'entendait normalement. Elle était là, sans être là. Et moi j'étais condamné à être fasciné par cette absente, cette fille qui n'avait de vie que le corps et encore.

La mascarade dura ainsi pendant de longues semaines. Les gens ne posaient pas de questions, Alice ne faisait plus de remarques. Elle semblait finalement s'être habituée au fait que Bella et moi étions bizarres lorsque nous étions ensemble et qu'elle avait beau tenté de faire tout ce qu'elle voudrait, elle ne pouvait rien y faire. Les choses stagnaient et je m'imaginais parfois de longues conversations avec celle qui était censée être ma petite-amie. Plus le temps passait, plus j'avais du mal à la saisir et je me dis que le moment où nous allions devoir parler allait survenir mais à chaque fois que je tentais une approche, je sentais qu'elle fuyait.

Elle devait aimer le silence et la tranquillité qu'il apportait. Parce que oui, si au début j'avais été angoissé par les longs temps morts finalement j'y trouvais maintenant une certaine sérénité. Quand nous étions ensemble, il n'y avait pas d'apparences, pas de rôles à jouer. Nous étions juste deux personnes bizarrement semblables et opposées en même temps qui passaient du temps ensemble pour une raison inexplicable.

C'était un Mercredi et nous étions censés nous rendre en cours d'Histoire. Or j'étais vraiment totalement démotivé à l'idée d'aller une fois de plus poser mon derrière sur une chaise en bois devant ma table de cours à écouter un professeur rabâcher les mêmes stupidités que celles qu'on avait pu lui apprendre quand lui aussi était lycéen. Je commençais à vraiment me lasser du climat scolaire. Répéter inlassablement le cycle secondaire avait des avantages, je décrochais toujours les meilleures notes sans même avoir besoin de me préoccuper du travail hebdomadaire. Bella était bien capable de se débrouiller toute seule pendant deux heures, cela n'allait pas la tuer – de toutes façons je doutais que quoique ce soit ne puisse encore la tuer, vu qu'elle était un vampire, me dis-je ironiquement.

Ainsi, je délaissais le groupe de mes frères et soeurs qui avançaient à vitesse humaine dans les couloirs pour rejoindre les salles de classe afin d'aller me réfugier sur le parking. Une fois de plus, le ciel était grisâtre. Il n'allait pas tarder à pleuvoir. Je traversais la courette du lycée d'un pas lent, m'arrêtant devant ma belle Volvo grise. Je déverrouillais les portes pour m'installer confortablement sur le siège conducteur, m'abrutissant dans le cuir qui le rehaussait et enclenchant de la musique. Je fermais les yeux. J'étais seul, tranquille, mais il manquait encore quelque chose.

Ainsi je me penchais vers la boîte à gant, attrapant un étui à cigarettes en argent. Je me mis à respirer les effluves qu'il contenait. Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait ca, et je m'étonnais d'avance qu'Alice ne m'ait pas déjà rejointe afin de m'en dissuader. Mais peu m'importait. J'attrapais alors le tabac, le papier et commençait mon bricolage, rajoutant au tabac ces substances illicites qui me faisaient tant d'effet. Je roulais plusieurs cigarettes, déjà ennivré dans mon action. Je me comportais comme un bête adolescent et j'en avais totalement conscience. Sécher les cours pour aller fumer un pétard dans ma voiture de course. C'était tellement dérisoire que ça collait parfaitement à ma personnalité.

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Point de vue de Bella

Alors que nous étions une fois de plus en train de nous rendre en cours sans véritable conviction, je vis Edward s'éloigner vers une direction opposée. Que faisait-il? Depuis la rentrée, il passait tout son temps avec moi, mais nous n'étions toujours pas devenus proches. Et il n'avais pas pour habitude de déserter le groupe, ainsi son comportement était plutôt étonnant. Je vis Alice se raidir. Elle avait une vision. Jasper la serra tendrement contre lui, déposant un baiser sur son front. Ils étaient mignons tous les deux. Alors que cela faisait une cinquantaine d'années qu'ils sortaient ensemble, ils se comportaient toujours comme des adolescents se donnant leurs premiers baisers timidement dans un coin du couloir. Pourtant, ils étaient loin d'être innocents, à ce que j'avais pu entendre de leurs ébats sexuels prolongés à plusieurs reprises...

Alice sourit tendrement à son petit-ami et allait partir dans la direction que venait de prendre Edward quand je me rendis compte que moi non plus, je n'étais pas vraiment d'humeur à aller suivre un cour d'Histoire des plus ennuyeux. Je ne supportais plus le regard du professeur posé sur moi, s'attendant à ce que je réponde correctement à ses questions, juste parce que je fréquentais les Cullen. C'était bête, mais il paraissait logique qu'ils étaient tous des génis du point de vue scolaire et moi derrière, j'étais tout simplement banale. Il fallait avouer que j'étais tout de même une bonne élève lorsque j'étais humaine, mais je ne faisais pas du tout le poids comparés à des individus ayant suivi une bonne cinquantaine de fois le même programme scolaire. Alors je tendis ma main vers l'épaule d'Alice qui se retourna vivement. Apparemment, elle ne s'y attendait pas.

Elle posa sur moi un regard totalement hébété auquel je ne pus répondre qu'en hochant les épaules.

« Laisse, j'y vais. »

Prononçais-je simplement, peu à l'aise de lui parler.

Elle retourna vers le groupe pendant que je me dirigeais vers la sortie du lycée. Je n'avais pas envie de me dépêcher, après tout si Edward s'était éloigné c'est qu'il devait avoir envie d'être seul et je ne voulais pas lui imposer ma présence, même s'il semblait s'y être habitué ces derniers temps. Je fis demi tour vers la bibliothèque du lycée, totalement désertée des élèves qui, tous assidus, devaient être en train de suivre soigneusement leurs cours alors que moi j'avais mes poussées de rébellion. Rébellion dans une bibliothèque pour aller chercher un livre de Lolita Pille dans les rayons et l'emprunter sagement tandis que la documentaliste me regardait bizarrement. Elle n'avait pas l'habitude de me voir et je la comprenais. Elle devait voir défiler beaucoup d'élèves mais principalement de ces intellos qui passaient leur temps dans les livres et même si j'avais appartenu pendant longtemps à cette catégorie de personnes, je n'en avais plus du tout le physique ainsi c'était pourquoi il devait être bizarre de me voir là, enregistrant mon empreint de livre comme l'aurait fait n'importe quel élève. Je n'étais plus n'importe quel élève et ce manque d'anonymat commençait à me peser sur le moral. Je jetais un regard à ma montre. Cela faisait plus d'une demie heure qu'Edward s'était exilé. Peut-être que c'était suffisant. Ainsi je pris la décision d'aller le rejoindre.

En arrivant sur le Parking, la première chose que je remarquais était la musique. Je cherchais la voiture des yeux et pu enfin voir Edward à travers la vitre, étrangement serein, les yeux fermés, comme endormi. J'ouvris la portière passager et pris place à côté de lui. L'atmosphère était largement enfumée et je savais que si j'avais toujours été humaine j'aurais eu du mal à pouvoir distinguer le visage de mon soit disant petit-ami à cause de la fumée. Il se retourna vers moi et lorsque je pu croiser son regard, je me sentis défaillir. Son regard était brûlant comme la braise et je sentais la chaleur monter en moi comme si j'étais entrée dans un véritable sauna. Je m'assis à côté de lui, toujours troublée par sa présence. Je n'avais pas l'habitude d'être aussi troublée par lui, même si je l'avais trouvé irrésistible à partir du moment où mes yeux s'étaient posés sur lui pour la première fois. C'était la première fois qu'il y avait ce petit quelque chose dans l'air qui laissait sous-entendre quelque chose de totalement différent de ce que je pouvais vivre actuellement. Un vent de changement, comme une révolution en bien plus violent et inattendu.

Alors qu'il portait un cône à sa bouche, je me mis à le fixer encore plus intensément. Il ne dit rien. Je ne savais même pas s'il avait remarqué que j'étais là et après tout, je m'en moquais un peu. Il voulait s'amuser? Et bien, c'était parti, nous allions nous amuser. Et oui Edward Cullen, vous allez être traumatisés par la jeune Bella Swan qui est bien moins innocente que ce qu'elle ne peut paraître... Aussi étonnant que cela puisse être.

« Je peux ? »

Lui demandais-je simplement, montrant du doigt l'une des « cigarettes » qu'il avait roulées.

C'est à ce moment qu'il sembla reprendre conscience de la réalité, comme s'il s'était prit un seau d'eau glacée en plein visage. Il hocha la tête et alors je me servis et alors que je tirais une première latte sur le pétard, je sentais tout un flot de sensations monter en moi, totalement indécentes et inattendues. Non, je n'étais pas de ces jeunes filles innocentes qui tirent sur leur premier pétard à dix sept ans, j'étais quelque peu habituée. J'étais habituellement sevrée au cannabis, il en fallait beaucoup pour que cela me monte à la tête. Peut-être que la substance était plus concentrée, mais je me doutais que c'était sûrement davantage dû à ma condition de vampire qui me faisait ressentir les choses au centuple de ce que je pouvais les ressentir au par avant.

Je me sentais partir dans une sorte d'autre monde, comme quittant mon corps. Je savourais cet instant de plénitude et je sentis le moteur de la voiture ronronner. J'étais consciente de tout, de la moindre petite pierre sur laquelle les pneus pouvaient passer. J'étais consciente du moindre souffle d'air qui fouettait le pare-brise. J'étais consciente du moteur qui chauffait de plus en plus. Mais j'étais surtout consciente du corps qui était à côté de moi. Ce corps qui était un véritable appel à la tentation. Etre à côté de lui en cet instant était pour moi comparable à un alcoolique n'ayant pas touché à une seule goute de vin depuis vingt ans et se retrouvant confronté du jour au lendemain à une bouteille de Dom Pérignon. C'était juste intenable.

Chacunes des parcelles de sa peau m'attiraient, je voulais me blottir dans ses bras que j'imaginais si froids peut être mais si protecteurs et si puissants. Blottie dans ces bras, j'étais sûre que rien ne pourrait plus m'arriver. J'étais sûre que je ne pourrais plus souffrir. C'était comme un échappatoire, une issue de secours longtemps cachée au milieu de trop nombreux nuages qui tout d'un coup devenait totalement explicite. La route s'étendait à perte de vue devant nous et j'entendais son souffle régulier résonner dans l'air, comme une triste mélodie mélancolique entêtante. Il n'y avait rien à dire. Avec Edward, le silence était d'or. Mettre des mots là dessus aurait été du blasphéme. Je ne pouvais pas, je n'y étais pas autorisée. Je n'avais juste pas le droit.

Briser de tels moments était pour moi quelque chose de totalement immoral.

Il tira une fois de plus sur son pétard et je ne pu que le regarder une fois de plus, totalement hypnotisée par ce qui pouvait émaner de lui. Un sourire fin vint étirer ses lèvres, illuminant bizarrement son visage. Ce sourire était totalement artificiel, j'en avais tout à fait conscience mais j'étais plus que fascinée. Il appuya d'un coup sur l'accélérateur et je sentis la voiture démarrer en trombe.

La vitesse était grisante. Enivrante. Je voyais le monde défiler autour de nous à une vitesse inhumaine et pour la première fois je n'avais pas envie de l'arrêter. Je voulais juste continuer à rester ici dans cette maudite voiture aux côtés de ce jeune homme incroyablement beau. Nous allions trop vite, et c'était tellement bon. J'en voulais toujours plus, même si je savais qu'au bout d'un moment, le crash serait inévitable.

Edward semblait être dans le même état euphorique que moi.

Je ne sais trop pendant combien de temps nous avons accéléré ainsi, dévalant les routes à une vitesse impudique mais lorsque je rouvris les yeux, sans même m'être rendue compte que je les avais fermés, la voiture était arrêtée face à une falaise. Edward fit le tour de la voiture et vint m'ouvrir la portière, me prenant par la main et nous traînant tous deux vers le bord de la falaise. Il était encore plus beau que d'habitude et il avait cet air torturé qui me faisait tant fondre. Sans que je ne puisse comprendre quoi que ce soit, je me retrouvais assise sur le bord de la falaise, lui derrière moi ayant passé ses mains sur mon ventre.

Il me serra contre lui et je pris l'inspiration la plus profonde qu'il m'était possible de prendre, voulant savourer au plus fort possible cette sensation si inédite. Il passa son visage dans mon cou et son souffle chaud me fit trembler des pieds à la tête. Je ne pus empêcher un soupir de sortir de mes lèvres.

« Ca va?

Demanda-t'il, visiblement inquiet.

Je ne répondis pas immédiatement, toujours trop troublée, mais me serrant encore plus contre lui en fixant le vide sous nos pieds. A cet instant nous étions seuls au monde. Il aurait pu se passer n'importe quoi que je savais que nous n'aurions pas bougé d'un souffle.

Mon regard se perdit dans le paysage, déambulant des arbres à l'eau dont j'entendais le clapotis contre les berges.

« Ca ressemble à la liberté. »

Il ne dit rien, mais sembla approuver ma réponse et me blottit encore plus confortablement contre lui en attrapant l'une de mes mains qu'il serra fortement dans la sienne pendant un long moment.
Nous restâmes un moment ainsi, à fixer l'horizon. Nous ne faisions rien d'exceptionnel, mais j'étais bien. Je me sentais bien.

Je me sentais presque revivre.

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Ainsi c'est sur ces mots que se termine enfin le cinquième chapitre de cette fic qui me tient tant à coeur. J'espere qu'il vous a plus.

Je ne sais pas trop quand la suite viendra, mais je vais essayer de faire au plus vite, ce qui me paraît plutôt compliqué parce que je vais avoir beaucoup de choses à faire dans les jours prochains!

Bref, vous avez aimé? Vous n'avez pas aimé?

Dîtes le moi le bouton vert juste en dessous est là pour ca!!!

Bises à tous.