Chapitre 4.
Dans les bras chauds de son désormais Amant, il se sentait bien. Il aurait pu rester ainsi, leurs deux corps nus enlacés, pour l'éternité. Ruki ouvra doucement les yeux, pour apercevoir derrière ses mèches brunes le visage innocent du Prince. « Il est si beau... » pensa le petit brun.
Après avoir déposé multiples bisous sur son cou et son visage, Il se leva pour se diriger vers l'armoire. Bah oui, fallait pas oublier le mariage qui avait lieu le soir même non ? Il tourna son regard vers la grande horloge de l'entrée (hé ouais, y'avait pas de réveil à cette époque...). Oh, ça va il était que 20h 40...
Le mariage avait lieu quand déjà ? Un truc du genre 21h... Alors... 21-20,40 =...
« - VINGT MINUUUUUTES ?! »
Le grand blond qui était tranquillement allongé dans son lit se réveilla en sursaut.
« - Hein quoi qu'est ce qu'il se passe ? »
Le brun se jeta sur son amant s'asseyant (et pas délicatement) à califourchon sur le ventre du Prince.
« - Rei, c'est terrible !!
Que ce passe-t-il Ruki... Calme toi...
Mais je ne peux pas être calme !
Mais tout le monde peut être calme... Regarde moi...
Le mariage c'est dans 20 minutes !
QUOIIIIIII ?! »
Le blond se redressa d'un seul coup, manquant de faire tomber le brun. Il le déposa par terre, se leva et se précipita vers l'armoire, se déshabilla.
« - T'AURAIS PAS PU ME LE DIRE AVANT ?!
Tu dormais... Je viens de m'en rendre compte !
Comment peux tu être aussi calme !
… Tu exagère pas un peu ?
Vite ! Vite ! On va te préparer... »
Le Prince jeta à la figure de son bien aimé (il a toujours été délicat) la grande robe de soie rouge et noir qu'il avait gentiment emprunté à la sœur de son brun préféré.
« - Met ça ! »
Ruki s'exécuta pendant que Reita se changeait toujours.
« - Et ensuite, je vais te maqui... »
Le blond ne termina pas sa phrase. Il avait sous les yeux la plus belle chose qu'il n'avait jamais vu: Ruki, son amant, la plus belle personne du monde, avec une des plus belles robes du monde. La couleur de la soie contrastait avec sa peau pâle, et ses yeux avait l'air de briller encore plus qu'à l'habituel. Oubliant toute hâte, toute rage qu'il avait pu avoir, il s'avança vers l'ange réincarné.
« - Oh, Ruki tu es si beau...
Ce n'est pas moi qui devrait dire ça...? »
A penne eu t-il finit sa phrase que le blond s'empara des lèvres de son amant. Caressant sa langue avec amour et passion. A bout de souffle, il s'écarta.
« - Pardon, je n'ai pas pu me retenir...
Ne dis pas ça ! J'aime quand tu m'embrasses.
Vraiment ?
Oui. »
Alors le prince repris tendrement les lèvres de son brun dans un dernier baiser timide.
« - Je t'aime.
Moi aussi...
Bon, allez, je vais te maquiller, te mettre la perruque et tu seras parfait. Enfin, pas aussi parfait qu'à l'habituel, mais parfait quand même.
Hm... »
Le grand blond assis son amant sur une chaise près du grand miroir et près de ses multiples flacons de parfum, de vernis à ongles, tubes de rouge à lèvre ect… Tout cela était certes féminin, mais le Prince trouvait que le maquillage lui donnait un grand charme (c'est vrai) et il était très doué pour la matière. Il maquilla le mieux que possible son amant à vitesse grand V, lui tira tout ses cheveux bruns et soyeux en arrière avec un peigne pour lui attacher en queue de cheval avec des nombreuses pinces pour retenir toutes les mèches rebelles qui retombaient. Il déposa alors délicatement la perruque, qui imitait à merveille les cheveux de sa sœur, sur le crâne de son amant. Il le regarda. Même si il ressemblait comme deux gouttes d'eau à sa sœur maquillé comme ceci, cela n'empêchait pas d'être extrêmement… Jouissif ? Oui pour le prince, c'était le mot. (vous l'aurez compris, le prince est un gros pervers.) Le blond déposa tendrement ses lèvres sur celles du petit brun, pour s'unir à lui dans un doux baiser. Il regarda les un instant les yeux merveilleusement pétillants de son amant avant de regarder l'horloge. 20h 58… Ok, c'est partit ! Il se maquilla lui aussi, se coiffa légèrement, prit son amant par la main et l'entraîna dans les escaliers (après lui avoir enfilé des talons aiguilles, imaginez un peu Ruki avec des talons aiguilles vous). Après s'être mainte et mainte fois casser la geule, ils arrivèrent en bas, ou le seigneur Miyavi les attendaient. Il chuchota à son fils :
« - Mais qu'est ce que vous foutiez ? La mariée devrait être dans la cérémonie depuis quelques minutes !
Pa-Pardon père…
En fait, vous savez où est Ruki ? Il n'est point présent…
Euh… Non pas du tout.
Princesse Harmonie, vous ne savez point ? »
Et merde… il fallait pas qu'il parle ! En guise de réponse, Ruki hocha la tête.
« - Euh… Fort bien… Enfin, entrez, entrez princesse, on vous attend. »
Le seigneur Miyavi poussa une grande porte et poussa la « princesse » à l'intérieur de la salle où toute la famille du prince Reita et de Ruki étaient présents, tous assis sur des bancs de cérémonie. Au fond de la salle, il y avait un grand pupitre ou était positionné un prêtre et en face de ce pupitre, le père et la mère de Ruki. Le petit brun prit une grande inspiration et s'avança, tout les gens présents l'applaudissait. Il manqua de se rétamer une autre fois… deux autre fois… Roooh ! Putain de talons ! Enfin… Reprenons notre calme et surtout… Ne pas parler… Il arriva devant le pupitre, et le prêtre commença à réciter maintes prières. Bon dieu ce qu'il avait hâte que ce mariage soit bouclé… Il se tripotait nerveusement les cheveux (enfin, sa perruque.) en attendant que le prêtre eu finit.
« - Entrez maintenant, homme, création de dieu, qui devra prendre grand soin de sa future femme, l'aimer plus que n'importe qui, entrez, prince Reita ! »
Une vague d'acclamation se fit entendre dans les spectateurs. La grande porte s'ouvrit et le prince Reita et le seigneur Miyavi s'avancèrent dignement en saluant leur famille. Dès que le prince aperçu Ruki, il afficha un sourire rayonnant. Se qui fit sourire tendrement, à son tour, Ruki. Une fois arrivés à la hauteur du pupitre, Reita se plaça en face de sa « princesse » et Miyavi rejoignit les parents de Ruki. Le prêtre repris un nombre incalculable de prières, qui semblait toutes insignifiantes aux yeux du prince. « Il ne faut pas tromper sa femme » et gna gna gna… Et bientôt ça allait être : « interdiction de se masturber, cela serait tromper sa femme avec vous même ! ». Enfin bref. Enfin arriva le fameux :
« - Prince Reita, voulez vous prendre la Princesse Harmonie ici présente pour épouse ?
Oui je le veux. »
Il sourit tendrement à Ruki.
« - Princesse Harmonie, voulez vous prendre le Prince Ruki ici présent pour époux ? »
Ruki hocha la tête.
« - Je veux entendre un oui.
Oui… souffla a penne le Prince, pour qu'on ne distingue pas sa voix masculine.
Je veux un oui, haut et fort ! »
Et-Merde. Il pouvait pas se la fermer se prêtre ? Ruki regarda vaguement Reita, l'air paniqué. Il inspira bruyamment avant de crier d'une voix horriblement aigu, une voix d'une femme malade ayant la voix totalement cassée.
« OUI !! »
Grand silence. Reita s'était pris la tête dans les mains, ce qui lui valut un regard noir de son amant. Toute la salle restait bouge bé. La vieille dame, qui servait de mère à Ruki chuchota :
« - Harmonie, ma chérie, tu as la voix cassée… ?
Mais non c'est pas ça c'est que… »
Ruki se claqua mentalement. Et voilà, il avait fait la gaffe du siècle. Il avait parlé. Reita ne bougeais pas la tête de ses mains et les parents restaient figés. Victoria poussa un cri perçant.
« - Harmonie ! Tu as une voix d'homme ! »
Ruki recula brusquement en arrière, trébucha sur une marche et se rétama la tête la première sur le sol. Ses cheveux artificiels s'étaient emmêlés dans la fermeture de sa robe, ce qui fit que quand il releva la tête, sa perruque tomba de son crâne, laissant apparaître ses cheveux bruns en bataille. Miyavi s'écria :
« - Votre fils ?! »
Le père et la mère s'écrièrent :
« - RUKI ?! »
Reita s'écria :
« - ESPECE DE CRETIN D'AMOUR !! »
Le grand blond se précipita sur son petit brun, le pris dans ses bras et courra aussi vite qu'il put vers les escaliers qui menait à sa chambre. Tout les invités s'étaient levés, certains hurlaient, les parents de Ruki et Miyavi s'étaient lancés à la poursuite des deux amants qui s'étaient mis dans un pétrin incroyable. Reita courrait cependant très vite et fut bien rapidement arrivé en haut, dans sa chambre, où ils s'y enferma avec Ruki. Ils pouvaient entendre les tambourinements contre la porte et les hurlements de leurs parents. Ruki S'assit sur le lit, l'air terrorisé et à bout de souffle. Il me regarda un instant, la peur se lisait dans son regard.
« - Et… On fait quoi ? »
Le prince réfléchit un instant. Hum… Ils étaient dans une situation critique. Le grand blond ne voyait rien à faire pour les sortirs d'affaire. Alors…
« - On fait l'amour ? »
A penne avait-il prononcé sa phrase qu'il se prit une grosse taloche sur la tête de la part du plus petit.
« - On est a deux doigts de se faire tuer et toi tu penses juste à faire ça ?
Aiiiiiilleuuuuh, c'est pas de ma faute, on a rien à faire ! »
Il avait pas tord sur ce point là, y avait pas grand chose à faire.
« - On va s'enfuir par la fenêtre.
Tu veux pas plutôt faire l'amour Ruki que j'aiiiime ?
Espèce de pervers…
Allez ! J'en ai très enviiiiiie…
Pas moi.
Méchant.
Tant pis pour toi.
J'te fais la gueule.
Ok.
J't'embrasserais plus jamais.
Ok.
Plus jamais je ne te caresserais.
Ok.
… Plus jamais je ne te ferais l'amour. Même quand t'en auras envie.
Quoi ?
Haha ! Tout de suite ça te plait moins ! Allez viens dans mes bras mon Ruki chéri…
Non j'ai peur que tu me viole sur place…
C'est ce que j'avais l'intention de faire.
Bon écoute, un marché, on fait l'amour que si on arrive à sortir d'ici… »
Le prince réfléchit un instant. Qu'est ce qu'il pouvait bien faire… ?
« - En fait… Rei, qu'est ce que tu as fichu avec ma sœur ?
Euh…
Rei, si tu me dis que tu l'as enfermé dans un placard ou personne ne vient depuis des années et que tu comptais la laisser mourir, je te truicide.
On t'a jamais dis que tu avais des dons divins ? »
Les yeux de Ruki se transformèrent soudainement en quelque chose d'incompréhensible, mais pas humain en tout cas… Il commençait à faire peur au prince. Le petit brun s'agrippa à la chemise du blond et commença à le secouer comme un prunier.
« - ESPECE DE DEBILE ! JE LA DETESTE MAIS C'EST QUAND MEME MA SŒUR ! »
Il arrêta soudain de le secouer, tomba à genoux et fondit en larmes. Mais non ! Reita ne voulait pas ! Surtout pas ! Pas faire pleurer la princesse de son cœur ! Que lui avait-il pris ? Il se pencha et l'enlaça. Le pauvre petit Ruki renifla.
« - Qu'est-qu'est ce… Qui… Qui… m'a pris… D'aimer à la folie… Un type pareil ?
Non Ruki ne pleure pas… Pardon, pardon, pardon, pardon. Je vais sauver ta sœur. On va s'enfuir. Et voilà. »
Le petit brun releva son doux visage baigné de larmes. Il était trop mignon décidément, même en larmes.
« - C'est pas de ma faute si je t'aime…
Non.
Tu me promet ?
Oui. »
Le petit brun pris tendrement les lèvres de son bien aimé. Il s'abandonnèrent tout deux dans un long baiser langoureux, quand soudain un cri des parents plus forts que les autres les firent sortir de leur moment de plaisir.
« - Roh ils peuvent pas s'arrêter de beugler, ces vaches ?
Reita…
J'ai une idée.
Tes idées se sont toutes avérées être une réussite tu sais mon amour…
Roh c'est bon, j'suis sûr que ça marchera.
C'est toi qui le dis… »
Le grand blond se leva, abandonnant son amour par terre et s'avança vers la porte qui voulait visiblement être défoncée.
« - Ecoutez, père, futurs beaux parents. »
Il y eu soudainement le silence.
« - Je vous propose un marché. J'ai votre fille en otage de toute façon, alors si vous refusez on la tue. »
Un cri perçant se fit entendre et Ruki ouvrit de grand yeux ronds. Il s'apprêta à prendre la parole mais Reita lui la coupa.
« - Donc, voici le marché : J'épouse votre fils, je vous rend votre fille et vous partez loin d'ici. Père, si vous le souhaitez, je pourrais même travestir Ruki en fille. »
Aucune réaction. Sauf de la part de Ruki, et Reita s'empressa de lui mettre sa main devant la bouche. Quelques secondes plus tard, la voix de Miyavi s'éleva.
« - Reita, J'accepte le marché. »
Ca alors. Il n'avait même pas prévu que ce soit si facile. Il aurait cru un nouvel empêchement, mais rien. Il se trouva alors tout ému. Le prince ouvrit grand la porte et sauta dans les bras de son père.
« - PAPAAAAA JE T'AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIME ! »
Miyavi eu à penne le temps de dire « ouf » qu'il fut projeté à terre, enlacé par son fils. Ses pommettes devinrent rouges et il fut à son tour tout ému.
« - MOI AUSSI JE T'AIME MON FIIIIIIIIIIIIIIIIIILS »
Ruki lui, était scotché, et avait en même temps envie d'exploser de rire à la vue de cette scène digne de films à l'eau de rose avec la gueule frustrée de ses parents en prime.
Depuis ce jour, tout allait bien. Le prince Reita et le prince Ruki étaient heureux, avaient adoptés plusieurs enfants, du nom de Miku, Kanon, Teruki et Bou (An cafe Power !) Toute la famille de Ruki était partie, après la libération de Harmonie, et avait laissé Ruki et Reita tranquilles.
Et le seigneur Miyavi ? Chhhhht, il faut le laisser, j'ai comme l'impression qu'il fait des choses pas très catholiques avec le roi du pays voisin, Uruha-sama…
Fin.
J'espère que ça vous à plus ! Perso je l'aime bien ma fic xD. N'hésitez pas à laisser des commentaires =P
