Chapitre 2 : une leçon de DCFM.
Leon, Ronny et Martin découvrirent avec effarement la première page du Daily Prophet:
Harry Potter vu en Australie.
Harry Potter, le triple meurtrier qui s'est échappé il y a deux mois d'Azcaban, a été vu hier à Sidney en Australie par un membre hautement respectable du ministère de la magie? Il fut impossible de l'attraper.
Le mystère reste total quand à savoir comment Harry Potter s'est échappé de la prison de haute sécurité. Harry Potter et Sirius Black étant les deux seuls prisonniers à avoir réussit cet exploit.
Potter a assommé l'homme qui l'avait surpris et s'est encore échappé ; Le ministre a envoyé une importante délégation d'aurors à Sidney pour le retrouver. Potter encoure une peine à vie si il était capturé.
Un commentaire de l'homme qui l'a vu : « Je n'avais aucune chance contre lui, ce meurtrier m'a assommé avant que je fasse le moindre geste. Je n'ai aucune idée de comment il s'y est pris, je n'ai rien vu venir. »
Le ministre soutient les propos de cet homme, Harry Potter ayant probablement de grands pouvoirs étant donné son escapade d'Azcaban.
Cornélius Fudge, ministre de la magie : « Avec ce dangereux criminel en liberté, il vaut mieux prendre garde à nos arrières, car nous savons tous de quoi il est capable et aujourd'hui il nous a montré qu'il avait assez de pouvoir pour faire tout ce qu'il souhaite. »
« Ils aurait du s'assurer qu'un tel meurtrier ne puisse s'échapper d'Azcaban aussi facilement, commenta Leon, ils nous mettent tous en danger!"
« Je suis bien d'accord » acquiesça Ronny. « Si le département de mon père était responsable d'Azcaban, une telle chose ne se serait pas produite. »
« Et qu'aurait-il fait ? Ce Potter semble très puissant. » Demanda Martin.
"Il l'aurait fait executer depuis longtemps, où il aurait laissé un détraqueur l'embrasser. Il l'aurait mérité. »
Henry
Evans, alias Harry Potter, faisait face à ses élèves. Heureusement, il
commençait par les premières années, il pourrait donc pratiquer un peu
avant d'affronter les plus vieux. Harry cachait autant que possible sa
nervosité, et il tentait de se persuader qu'il se sentirait mieux dans
quelques jours. Et après tout, les élèves qu'il avait en face de lui
semblaient aussi nerveux que lui, si ce n'est plus.
Les élèves firent silence immédiatement quand Harry leur jeta un regard sévère. ça commençait bien.
« Bonjour tout le monde, mon nom est Henry Evans et je suis votre professeur de défense contre les forces du mal. Et je vous préviens tout de suite que ce cours n'est pas une partie de plaisir, j'attends donc de votre part le plus grand sérieux. Je veux que vous preniez des notes, soyez attentifs, et que vous me respectiez. Vous ferez ce que je vous indiquerais et je peux vous assurer que je vus le ferais regretter si ce n'était pas le cas. Compris ? »
Les premières années le regardaient maintenant fixement, interloqués. Ils s'étaient apparemment fait une fausse première impression de cet homme lors du repas de la répartition. Même le professeur de potion, Mr Malfoy, les avait accueillis plus chaleureusement.
« Vous êtes de Gryffondors et des Serpentards, et de ce fait, vous êtes réputés pour ne pas vous entendre particulièrement bien. Toutefois, je ne tolérerais pas le moindre signe de rivalité durant mon cours et si jamais vous vous comportez mal en ma présence, je crains que vous n'ayez à le regretter. »
A la fin de la leçon, le professeur Evans avait retiré 25 points à Gryffondor, et 15 points à Serpentard, et la rumeur selon laquelle il favorisait les Serpentards commençait déjà à se rependre. Sa réputation promettait déjà d'être désastreuse.
"Prochain cours... Attend une seconde... Ici... Oh non... DCFM!" Gémit Ronny.
« Il parait qu'il est cruel et favorise les Serpentards. Comme si il proche de ce genre ne suffisait pas... »
« Ouaipe, ces lèches bottes de Serpentard savent y faire... Eh, qu'est-ce qui lui arrive ? »
Une jeune première année de Poufsouffle était assise par terre, à un coin du couloir, la tête dans les genoux, elle pleurait, secouée de sanglots incontrôlables. Les trois garçons s'approchèrent doucement d'elle, et Posa une main sur son épaule.
« L... Laissez moi" Sanglota-t-elle.
« Nous ne te ferons rien » la calma Leon, « on veut seulement savoir ce qui ne va pas, si on peut faire quelque chose. »
« P... Professeur Evans ! » Pleura-t-elle plus fortement. « Je... J'étais en retard à son cours pa...parce que... Je... je ne trouvais pas la salle et... et... il a dit qu'il... écrirais à mes parents... parce que... je ne prenais pas assez... au sérieux son cours. C'est faux ! Je... J'ai juste pas trouvé sa salle... Papa et maman vont... être tellement déçus ! »
Ayant finit son récit, l'enfant se mit à gémir doucement
« Cet Evans doit vraiment être un enfoiré!" s'emporta Martin.
« Probablement, et on devrait en faire bientôt l'expérience. » acquiesça Leon.
« Plus précisément » les interrompit Ronny « on devrait le savoir depuis 5 minutes déjà ! »
« Eh merde... » Soupira Leon.
Les trois compères se ruèrent vers la salle de cours de DCFM et arrivèrent exactement 7 minutes en retard. A leur plus grande surprise, le professeur Evans n'était visible nulle part dans la pièce.
« Bah... où est Evans ? En aurait-il déjà marre de terroriser d'innocents élèves ? » Interrogea Ronny avec colère.
"Ce gars est vraiment cruel, demandé à la pauvre Poufsouffle que nous venons de quitter. C'est sûrement un frustré de la vie qui profite de sa position d'enseignant pour faire montre d'autorité ! »
Harry ne savait pas encore s'il devait être triste, choqué ou rire. Il avait été vraiment dur avec une petite Poufsouffle tout à l'heure, il s'en souvenait bien, mais il avait des ordres et les élèves n'apprendraient rien s'ils ne le respectaient pas, le mieux étant qu'ils les craignent lui et ce qu'il enseignait. Ça ne lui plaisait pas le moins du monde de rabrouer ses étudiants, mais il était de l'avis de Dumbledore et voulait qu'ils soient près à affronter des mangemorts, quelque sot le prix à payer pour atteindre cet objectif.
D'un autre côté, ce commentaire était vraiment marrant. Il s'imaginait bien en sosie de Rogue, s'énervant sur ses souffres douleurs.
Sur ce, Harry décida de tester un peu le niveau de ces cinquièmes années, dans un premier temps pour décider de s'il devait reprendre les bases de l'enseignement. Il imaginait difficilement que les étudiants aient appris quoi que ce soit avec un professeur comme Lockhart. Dans ce but, il se promena tranquillement à travers sa salle de cours, bien caché en dessous sa cape d'invisibilité, et jeta un 'tarentalegra' à un jeune homme à l'allure massive pour voir comment ils allaient réagir.
La classe entière se tourna vers Thomas Bulstrode quand celui ci entama une danse endiablée.
« Le Serpentard visqueux serait-il finalement devenu fou ? » le nargua Leon d'une voix assez forte pour que tout le monde puisse l'entendre.
« On dirait bien » renchérit Ronny.
« Ignares » leur jeta Martin. "C'est un sort. Il s'appelle tarantallegra si je me souviens bien, j'ai lu quelque chose à son sujet..."
« Je n'ai vu personne lui jeter un sort. »
« Moi non plus. Nous aurions vu un éclair venant d'une baguette ou quelque chose dans le genre, n'est-ce pas?"
« Je pense aussi. Mais aidons ce pauvre Thomas avant de disserter à ce propos."
« Oh, oui ! Dépêchons nous d'aller aider le pauvre Serpentard vicieux et puant! Mais comment comptais-tu t'y prendre, Martin !? »
Martin regarda ses deux amis. « Vraiment, vous devriez lire plus souvent vous deux, vous apprendriez des choses. FINITE INCAN.... »
Avant qu'il ait fini de prononcer la formule, un rayon lumineux le frappa. Il se roulait maintenant par terre, riant à s'en décrocher la mâchoire. Tous les regards avaient convergés vers lui, mais il ne s'arrêta pas pour autant de rire. Il semblait impossible à calmer.
« Il n'y a pas de quoi rire, Gryffy ! »Lui reprocha une fille de Serpentard qui faisait les yeux doux à Bullstrode.
Cette fille se trouvait juste à côté de Martin. Et à peine eut-elle fait cette remarque, qu'elle se mit à flotter dans les airs, criant comme une folle dans tous les sens. Son ascension s'arrêta à quelques centimètres du plafond.
En moins d'une minute, tous les élèves de la classe se retrouvèrent sous l'emprise d'un sortilège et dans l'incapacité de faire quoi que ce soit contre. Martin riait toujours comme un fou, dans l'incapacité de prononcer le moindre mot et de contrer le sort. De son côté, Leon était immobilisé par un sort, et Ronny était attaché au bureau du professeur.Une minute plus tard, la porte s'ouvrit et le professeur Evans entra dans la salle de cours.
Harry dut déployer tout son talent de comédien pour ne pas sourire et paraître choqué par ce qu'il découvrait.
«
Mais que diable se passe-t-il ici ? » Cria-t-il. Tout le monde fit
silence instantanément au son de sa voix, sauf une fille qui sanglotait
doucement, Martin qui riait toujours, et quelques bruits de pas
provoqués par plusieurs danseurs involontaires.
»Toi ! » S'emporta Harry. « Qu'est-ce qu'il y a de si drôle? Je veux que tu te taise et que tu m'expliques ce qui se passé."
L'incitation
à rire disparue tout à coup, aussi soudainement qu'elle était apparue.
Martin reprit tant bien que mal ses esprits, mais comment pouvais-t-il
expliquer ça ? Et à un tortionnaire de surcroît ! Celui-ci n'hésiterait
sûrement pas à lui enlever des points s'il donnait une réponse qui ne
lui convenait pas.
-« J... J... Je ne... Je ne sais pas,
monsieur. » fut tout ce qu'il put répondre. "Mais je... Je pense que
quelqu'un a... ensorcelé la salle, monsieur."
« Ah, c'est ce que vous pensez ? Je dois dire que je suis surpris. On dirait que vous étiez le seul à penser une telle chose. Hmm... » Il s'arrêta de parler un instant, jetant un coup d'œil à l'ensemble de la salle. "Avez-vous la moindre idée de qui aurait put faire une telle chose?"
Personne n'osa prendre la parole, jusqu'à ce qu'un élève de Serpentard s'y risque :-« Ce meurtrier dont tout le monde parle, Harry Potter, pour pouvoir prendre le pouvoir à Poudlard ! »
Certaines filles crièrent d'effroi.
« Filles stupides » murmura Leon en roulant des yeux. Ses amis hochèrent la tête en signe d'acquiescement.
« Silence ! » Leur ordonna Harry. L'image que ces enfants avait de lui ne lui plaisait pas particulièrement. Est-ce que leurs parents les avaient élevés en leurs racontant l'histoire de Harry Potter l'assassin au lieu de parler de Harry, le survivant ? Non pas que sa notoriété passée lui manque, mais il n'aimait pas trop la nouvelle...
Prudement, Ronny leva la main.
« Longdubat ? »
« Je pense que vous pourriez être responsable de ce qui est arrivé, monsieur. »
Si
on l'appelait encore une fois comme ça, il allait faire un malheur !
Harry ne savait pas pourquoi, mais il n'aimait pas ce titre. Il fallait
qu'il fasse quelque chose avant que ses élèves ne prennent l'habitude
de l'appeler ainsi.
« Ne m'appeler pas Monsieur, Longdubat, je n'aime pas ça. Appellez moi professeur, d'accord ? »
Le garçon hocha la tête.
« Bien. Et pourquoi votre professeur vous aurait-il ensorcelé?"
Le silence semblait bien installé décidément.
« Parce que vous nous détestez et que ça vous amuse." Lança la jeune fille qui pleurait.
La stupeur pouvait se lire sur tous les visages. La fille assise à côté de celle qui pleurait en tomba de son siège et tous les élèves s'éloignèrent aussi discrètement que possible de Harry, craignant sa réaction. Il était déjà connu pour être injuste après tout, et une chose comme celle ci ne pouvait que le faire exploser.
Harry n'était pas vraiment en colère. Ils avaient une bonne excuse, avec un prof comme Lockhart on ne pouvait pas leur en vouloir, le changement était rude ! Non, il était seulement triste, très triste. Est-ce qu'il le détestait vraiment autant ? Il se doutait bien qu'il ne serait pas des plus populaire avec une telle méthode d'enseignement, mais c'était une autre chose de l'entendre de la voix d'une étudiante. Quand il s'imaginait enseigner à Poudlard, il se voyait plutôt comme Lupin, s'entendant bien avec les élèves...
'Ne leur montre pas que ça te touche' Lui ordonna son cerveau. 'Tu es censé être un enfoiré, donc agit comme tel!'
Harry se dirigea négligement vers la jeune fille et se pencha vers elle. Son visage se trouvant à la hauteur du sien, et à moins de 10 centimètres. Il la regarda droit dans les yeux.
« Quel est ton nom, jeune fille ? » Lui demanda-t-il.
« Su... Susan Dubois, monsieur. » Répondit-elle, visiblement effrayée.
"Maintenant, écoutez moi bien, Melle Dubois. Quelle definition donneriez vous au mot 'haïr'?"
Susan Dubois était maintenant confuse, ne sachant pas où se cacher.
« Comment je définirais « Haïr » ? Pourquoi... Pourquoi voulez vous savoir ça, monsieur ? »
« Parce que je suis à peu près sûr que nous ne parlons pas de la même chose, Miss Dubois. Essayez maintenant de définir ce mot de la façon dont vous l'entendez, à moins que ce soit une tâche trop ardue pour vous ? »
« N... Non, monsieur, haïr, c'est quand on aime vraiment pas quelqu'un. »
"Vous ne voyez vraiment pas de différence entre haïr et ne pas aimer, Miss Dubois ? Quelqu'un peut il expliquer la différence à Melle Dubois ? »
Leon réfléchissait à la question. Il voyait ce que Evans voulait dire. Haïr était quelque chose de bien plus fort. Mais prendrait-il le risque de lever la main volontairement ? Mais bon, puisque Ronny l'avait fait, il pouvait bien s'y risquer.
Il avait levé la main d'une dizaine de centimètres au dessus de son bureau quand il se rappela la fille de Poufsouffle qui pleurait tout à l'heure dans les couloirs. Comment ses parents réagiraient-ils si ils recevaient une lettre leur faisant part de son comportement indiscipliné, ou d'autres formules que les professeurs affectionnaient tant. Il décida alors qu'il valait mieux pour sa propre santé ne pas lever la main, il la reposa donc bien à l'abri sur son bureau. Mais c'était trop tard, Evans l'avait déjà vu.
« Mr Whitby ? »
« Euh... Rien , monsieur. »
"Trop tard, Mr Whitby, je veux votre avis. Donc ? »
« Bon, Monsieur, je pense que... je pense que haïr est... euh... plus fort, monsieur. »
« C'est cela même Whitby ! Et, j'espère que je n'aurais pas à le répéter encore cinquante fois pour que vous compreniez : gardez cet horrible 'Monsieur' pour quand vous vous adressez à Albus, par exemple. D'accord ? »
Le professeur s'arrêta un instant, l'ensemble des élèves étant un peu effrayé. Etaient-ils supposés répondre quelque chose ?
Heureusement, Evans tourna le dos à Susan et recommença à parler.
« Haïr, Melle Dubois, est bien plus fort que ne pas aimer. Quand je déteste quelqu'un, ça ne signifie pas que j'ai envie de lui foutre un coup de pied au cul. Mais quand je déteste une personne, je veux dire, vraiment 'détester'... »
Les yeux d'Evans miroitèrent d'une étrange lueur, et il parut alors vraiment dangereux. La classe faisait silence total.
« ... Alors il faut que je fasse preuve d'une grande volonté pour ne pas la tuer dès que je la vois, quelque soit la punition encourut. »
Il fit une nouvelle pause et marcha vers le devant de la salle, là où se trouvait son bureau, puis il fit face à la classe.
« Pour finir... » Dit-il. "Je suis content parce que j'ai une forte volonté et je n'ai pas ruiné ma vie à cause de mes ennemis, ou c'es l'horreur parce que j'ai perdu le contrôle et je me retrouve à Azcaban!"
Sur ce, Evans détourna enfin son attention de Susan Dubois.
« Pensez vous toujours que je vous déteste, Melle Dubois ? »
« N-Non, monsieur. »
« Voilà qui est bien, Melle Dubois. Croyez moi, je ne déteste pas le moindre d'entre vous, et il faudrait me donner de bonne raison pour qu'il en soit autrement, donc ne vous inquiétez pas, il est impossible que je me jette sur vous pour vous tuer. D'accord ? »
Susan Dubois hocha la tête pour unique réponse.
« En êtes vous sur, Monsieur ? » Murmura Martin Whitby en souriant. Alors qu'il réalisait ce qu'il venait de faire, il baissa rapidement la tête, dans l'espoir que ça ferait oublier ce qu'il venait de dire.
« Votre effronterie coûtera cinq points à Gryffondor, Mr Whitby. Mais qu'est-ce qui vous fait dire ça ?! »
« Oh, rien, Mr. Désolé, Mr. »
« Je sais que vous l'êtes. Et encore cinq points en moins pour ce 'Monsieur'. Maintenant, dites moi où vous en êtes dans el programme puisque vous êtes disposé à parler. »
« Le... Le sortilège imperium, Monsieur. » Bégaya Martin.
Son père lui avait parlé de ce sortilège. L'imperium était l'un des trois sortilèges impardonnables. Leur utilisation était prohibée par le ministère de la magie, et toute personne outrepassant cette loi risquait une peine à vie à Azcaban.
Autant qu'il sache, on pouvait contrôler totalement une personne avec ce sortilège- cette personne faisant tout ce que vous voulez. Il était utilisé notamment par les mangemorts pour contrôler leurs victimes, leur faire faire ce qu'ils avaient l'habitude de faire eux mêmes... comme tuer par exemple, ou torturer... ce genre de chose... Et seulement les sorciers les plus puissants pouvaient y résister, et ils étaient très peu.
« D'accord... Est-ce que quelqu'un d'autre que Mr Whitby pourrais me parler de ce sortilège ? »
Ronny et Leon levèrent tous deux la main.
« Oui, Creevey ? pouvez vous me dire ce qu'il fait ? »
« Il permet de contrôler entièrement une autre personne, Mons... Professeur, et c'est très dur de le rompre. »
« Aha... Et pensez vous qu'il puisse me faire venir ici pour tous vous tuer, Withby ? »
« Eh bien, je sais qu'il faut être particulièrement puissant pour le briser. Mon père ne peut pas par exemple. Même Mr Longdubat en est incapable, et il est l'un des plus grands aurors d'Angleterre ! Donc je pense que vous aurez du mal à le faire, monsieur. »
Ronny souriait sans se cacher. Il ne l'aurait pas avoué, mais il adorait que son père soit aussi réputé. Il apparaissait souvent dans le Daily Prophet quand il arrêtait des personnes adeptes des forces du mal. Il était une sorte de héro.
Evans paraissait vraiment surpris.
« Vraiment ? Vous vous moquez de moi ! »
Mais de quoi parlait-il ? Décidément, Leon avait du mal à le suivre.
« Hein ? » Fut tout ce qu'il put répondre.
« « Est-ce bien ce que vous avez dit, Whitby ? » Dit Evans et tentant de réfréner un fou rire. « Neville Londubat, un auror réputé ? C'est impossible, il n'aurait pas les tripes... »
Harry réalisait qu'il avait choisit la mauvaise phrase, quand il fut interrompus.
« Bine sur qu'il l'ait ! Mon père est le meilleur auror que le ministère ait depuis de nombreuses années ! il est le meilleur, vous m'entendez ? il pourrait vous battre en toute circonstance, Vous... Vous... Stupide ! »
Ronny était maintenant debout, son visage rouge de colère. Comment cet imbécile osait il insulter son père ? Tout le monde l'adorait... Si son père avait été là...
« Vous n'êtes qu'un abruti, incapable... »
« Frustré de la vie ? » Compléta Harry.
Soudainement, Ronny réalisa ce qu'il était entrain de faire et se rassit, honteux et effrayé. Evans allait sûrement lui faire payer cher ce petit débordement. Retenue bien sur, mais c'était loin d'être la pire chose qui puisse lui arriver. 'Faut que tu te sortes de ça !' se dit-il.
« Je... Je suis sincèrement désolé, monsieur, Je... Je ne voulais pas dire ça, monsieur, je... je voulais juste.... »
« Vous vouliez juste défendre votre père, n'est-ce pas Longdubat ? Mais ce n'est pas une raison pour vos comporter de la sorte, vous devriez le savoir. Trente points en moins pour Gryffondor et retenu ce soir à 7H ici. Comprit ? Et je ferais part à votre héroïque paternel de votre comportement vis-à-vis des gens que vous êtes censé respecter. Que cela se reproduise, et les conséquences serotn bien pires. Autre chose ? »
Ronny se contenta de fixer obstinément son bureau.
Il n'en montrait rien, mais il bouillonnait intérieurement. Premièrement, ce gars osait insulter son père, puis il refusait ses excuses, et finalement il le punissait sévèrement... Il n'avait jamais eut de punition aussi sévère par le passé, et pourtant il avait fait bien pire que de tenir tête à un professeur ! Comme, glisser gentiment un couple d'insecte dans le lit de Malfoy... Malfoy l'avait surprit sur le fait, mais il n'avait pas écrit à ses parents ! Peut-être qu'il ne haïssait pas ce Evans, mais une chose était sur, il le détestait plus que tout !
Décidé, Ronny rangea hâtivement ses affaires, ferma son sac et se leva dans le but de sortir. Evans pouvait bien faire ce qu'il vouait, il n'en avait cure. Il ne supporterait pas de devoir faire face à une telle personne le reste de la leçon !
« Longdubat, le prévint Harry, si vous sortez de cette pièce, ce sera encore dix points en moins pour Gryffondor. »
Mais Ronny était bien trop furieux pour que ça lui importe un tant soit peu. Plantant son regard dans celui d'Evans, il le fixa un instant.
« Je vous vois à 7h, professeur ! » Lança-t-il avant de quitter la salle sans un regard en arrière.
Leon et Martin se levèrent à leur tour pour suivre leur camarade. Ronny semblait avoir besoin d'amis pour le soutenir, et ils ne le laisseraient pas tomber.
« Vous deux » Les appela Harry. « Vous êtes bien conscient que si vous rejoignez votre camarade, ce sera le même tarif pour vous : dix points en moins, et une heure de retenue. »
« Oui, professeur, inutile de le mentionner. » Répondit Martin calmement. « A ce soir. »
Après qu'il aient à leur tour disparut derrière la porte, Eva,s se tourna vers le reste de la classe qui assistait stupéfiée à la scène qui venait de se jouer.
« D'autres veulent les suivre ? »
Les élèves osaient à peine respirer.
Prenant ça pour un « avons-nous l'air fous, professeur ? », Harry se rendit à son bureau et jeta un cou d'œil aux parchemins qui le recouvrait, les gardant fermés durant presque une demi minute avant de sortir précipitamment de la salle sans donner la moindre explication si ce n'est un grommellement incompréhensible.
Quelques secondes plus tard, il rejoignait Leon et Martin qui se rendaient à leur salle commune ou à leur dortoir dans le but de retrouver Ronny.
« Il est au terrain de quidditch » les informa-t-il avant qu'ils ne se soient retournés.
Voyant qu'ils paraisaient confus, il ajouta :
« Vous cherchez Longdubat, n'est-ce pas ? »
« Oui, bine sur qu'on le cherche ! »
« Bien. Vous le trouverez au terrain de quidditch. »
Sans le moindre explication, Harry fit demi tour et se dépêcha de rejoindre sa salle de classe.
« Probablement une fausse indication pour qu'on ne le trouve pas. » Conclut Leon.
« Et s'il y était vraiment ? »
« Et pourquoi y serait-il ? »
« Peut-être parce qu'il sait qu'on ne l'y retrouverait pas. Il paraissait vraiment hors de lui quand il est partis ! »
« Hmm... Et comment Evans le saurait-il dans ce cas ? »
Finalement, ils décidèrent d'aller chercher leur ami au terrain de quidditch en premier, et ils le trouvèrent effectivement assis dans le tribune, repensant à ce que cet abruti avait dit. 'Il n'a pas les tripes'....
La journée commençait bien...
Quand le professeur 'Henry Evans' revint dans sa salle de cours, il trouva ses élèves entrain de parler avec animation du déroulement de la leçon. Il eut même à crier 'silence' pour que le silence se fasse et regagner leur attention, mais il ne se sentait plus le cœur de retirer des points aux maisons...
« Bon, où nous étions arrêté... Ah, oui... Donc je vous rappelle que vous pouvez m'appeler 'professeur', ou 'professeur Evans' ou quelque chose dans le genre- Monsieur et sombre crétin étant exclus. D'accord ? »
Les élèves acquiescèrent.
« Bien. Maintenant, passons aux choses sérieuses et laissez moi faire de mon mieux pour vous enseigner ce qu'il faut... Beaucoup de points doivent être revus ou même appris, car je suis sur que l'héroïque Lockhart a oublié de vous donner des informations utiles dans ses nombreux livres. Il m'a enseigné aussi, vous savez... Une année horrible. Bien... Je commencerais par revoir les points les plus importants de première année au prochain cours, nous en avons assez fait pour aujourd'hui et je souhaite que tout le monde soit présent pour cela. Et à propos de ça... Est-ce qu'un élève de Gryffondor pourra être assez gentil pour prendre les affaires de messieurs Whitby et Crivey ? »
Un garçon aux cheveux roux leva une main hésitante.
Harry ne le regarda pas en détail, et se contenta de lui répondre « Merci Mr Weasley. »
Pourquoi fallait-il qu'il y ait tant de Weasley autour de lui ? ça lui faisait vraiment mal à chaque fois qu'il croisait une tignasse rousse. Il ne savait pas qui pouvait être le père de ce Thomas. Et peu importe qui c'était, ce garçon ressemblait beaucoup à Ron au même âge... Et il pensait encore à Ron ! Pourquoi ne puvait-il passer 24 heures sans penser à lui ?
En réalité, il était inutile de se poser une telle question, il en connaissait très bien la réponse : à chaque fois que les détraqueurs s'approchaient de lui, c'est-à-dire au moins dix fois dans la journée, il revivait sa mort. Et maintenant qu'il s'était échappé d'Azcaban, ce n'était pas fini pour autant, il peuplait ses rêves nuit après nuit. Ce n'était pas qu'il voulait l'oublier, bien sur, mais il préferait se souvenir de Ron discutant tranquillement avec lui, assis au bord du lac, Ron pendant les cours, Ron jouant aux échecs... Tout sauf sa mort... Tout sauf Ron mort étendu sur le sol.
La cloche retentit, marquant la fin du cours.
« Avant que vous ne partiez : Oui, c'était bien moi qui vous ait jeté des sortilèges, et je l'ai fait pour voir si vous sauriez vous défendre, et il semblerait que ce ne soit pas le cas. C'était la première fois, donc je vous excuse. Mais soyez certain que je le referais, et si vous ne vous comportez pas mieux que ça, je crains que Gryffondor et Serpentard ne perdent tous deux de nombreux points. »
S'interrompant dans leur évolution rapide vers la porte de sortie, les élèves le regardèrent encore une fois avec stupeur.
Ne prenant pas garde aux commentaires qui commençaient à fuser de toutes parts, il sortit de la pièce.
Alors qu'il traversait le grand hall, il réfléchit à ce qu'il ferait faire aux trois jeunes gens lors de la retenue du soir même. Il voulait que ce soit utile, mais pas trop dur...
Après tout, ces gamins lui plaisaient bien...
