Chapitre 11: Épouvantard.

"Bonjour tout le monde." S'annonça Harry aux cinquièmes années de Gryffondor et Serpentard. Il avait l'air sinistre, de mauvaise humeur, ce qui ne présageait rien de bon pour la suite du cours même si ce n'était jamais joyeux.

« Bonjour, Professeur Evans. » Répondirent les élèves dans un chœur juste un peu moins blasé que d'habitude.

Les étudiants s'assirent et Harry Potter prit place sur son bureau, recevant au passage quelques regards peu amènes. Il ne les remarqua même pas.

« Est-ce que quelqu'un peut me dire ce qu'est un épouvantard ? » demanda-t-il.

Martin leva la main, comme d'habitude. Mais il ne fut pas le seul pour une fois. Ronny avait entendu une histoire à propos du professeur de potion de son père dans les vêtements de sa grand-mère. Son père n'avait pas apprécié la situation, mais Ronny trouvait ça très drôle. Excepté, peut-être, pour le coté racontant que l'école entière fut au courant dans les quelques heures suivant l'évènement, ainsi que le professeur concerné qui n'était pas resté insensible à l'humiliation subie.

« Monsieur Londubat ? » L'interrogea Evans.

« Un épouvantard est une créature qui vit dans l'obscurité. Personne ne sait à quoi elle ressemble car elle se transforme en notre plus grande peur dès qu'on lui fait face. C'est pourquoi ils sont difficiles à attraper. »

« Merci, Londubat. C'était une courte, mais juste description d'un épouvantard. Cinq points pour gryffondor."

Un souffle de surprise sembla parcourir la classe: ce professeur donnait des points! Aux gryffondors qui plus est !

« Mais, je ne pense pas qu'un épouvantard soit si difficile à combattre. Après tout, mise à part la forme qu'il prend, il n'est pas doté d'un moyen de défense exceptionnel. Et vous avez de la chance, le professeur McGonogall en a trouvé un dans le donjon hier soir, aussi vous aurez la chance d'en affronter un pour de bon, au lieu de vous contenter de lire des informations à son sujet dans un livre quelconque. »

Harry esquissa un sourire au souvenir de l'expression de Minerva quand elle lui avait raconté qu'il y avait un basilic en bas, dans le donjon. Mais il se flétrit alors que la suite de l'histoire lui revenait à l'esprit. Il était descendu voir avec Minerva, pour l'aider à mettre la créature dans une malle, et il n'avait pas la moindre idée de la forme que prendrait l'épouvantard en face de lui. Il ne connaissait plus sa plus grande peur. Et il souhaitait le savoir avant de présenter la créature à toute une classe. Maintenant, il savait, et il n'aimait pas ça. Cette chose s'était transformée en Voldemort. Minerva avait manqué défaillir et préférée sortir de la pièce. Harry était resté là, choqué, pendant un instant avant de pouvoir se reprendre et prononcer la moindre formule. Bien sur, c'était un simple épouvantard, mais Voldemort avait semblé tellement puissant et effrayant… Pour tous, il valait mieux que Harry ne fasse pas face trop longtemps à la créature polymorphe durant le cours.

« Des objections ? » demanda Harry alors qu'une jeune fille levait la main. « Miss Baker ? »

« J… Je ne souhaite pas rencontrer ma plus grande peur, professeur. » Dit elle d'une voix faible.

"Eh bien, c'est compréhensible. Sais tu quelle est ta plus grande peur?"

« Je… Non, pas vraiment. »

« Dans ce cas, il est temps de l'apprendre, n'est-ce pas ? Et bien sur, il existe une formule pour s'en débarrasser. Je vous l'enseignerais avant que vous ne fassiez face à l'épouvantard. Je suis sur que vous pouvez vous en sortir parfaitement bien. Durant ma scolarité, tout le monde s'en était bien sorti, et pourtant, nous n'étions qu'en troisième année. Je compte même l'utiliser pour les premières années aujourd'hui. Et si c'est trop dur, je le ferais pour vous. Mais je suis sur que ça n'arrivera pas. »

Harry marqua une pause, avant d'ajouter, avec un grand sourire : « alors, êtes vous près à affronter cet épouvantard maléfique ? »

Certains des étudiants sourirent aussi. Peut-être que pour une fois, ils allaient s'amuser…

Draco Malfoy enseignait les potions à des premières années. Ses élèves étaient totalement terrifiés par lui. Ce qui lui convenait parfaitement, mais posait un petit problème… Pas un n'osait répondre quand il les interrogeait. Ils étaient vraiment trop sensibles. Il ne se souvenait pas avoir été dans cet état en face de Rogue…

Quelques points en moins par ci, quelques retenues par là… C'était vraiment trop facile.

« Je souhaiterais que des mains se lèvent ! Vous ne connaissez vraiment pas la réponse ? Une question aussi simple ! Vous ne pouvez pas être aussi stupides, si ? » Draco parlait de plus en plus fort alors que ses élèves diminuaient de volume au dessus de leurs bureaux. Avec un peu d'espoir, il ne leur retirerait pas trop de points aujourd'hui.

Soudainement, comme pour annoncer un don du ciel, on frappa à la porte. Il ne pouvait pas être ignoré étant donné le silence le précédant.

« Entrez ! » rugit Draco, se demandant qui pouvait bien le déranger en plein cours. Il espérait que ce serait un gryffondor. Il ne fut pas déçu.

Harry Potter ouvrit la porte et entra. Maloy pouvait voir quelques élèves debout derrière lui. Des cinquièmes années apparemment. Oui, il y avait Londubat et sa petite bande. Des cinquième année de gryffondor et serpentard.

« Vous dérangez un cours de la plus haute importance, Evans. Puis-je savoir pourquoi ? » Demanda Malfoy d'une voix signifiant clairement qu'il ne se souciais pas que les élèves remarque leur rivalité.

« Je voudrais savoir où vous avez mis l'épouvantard. Je pensais que vous sauriez où il se trouve puisqu'il était dans le donjon, qui est un peu votre antre, et qu'il ne se trouve plus là où je l'avais mis. L'auriez vous, par chance, mis à un autre endroit ? » Harry avait délibérément gardé un ton posé.

»Bien sur que je l'ai déplacé, Evans, il se trouvait en plein milieu de mon bureau. » se moqua Malfoy.

« Et où se trouve-t-il maintenant ? » demanda Harry, apparemment ennuyé.

« Dans un coin de mon bureau, Evans, vous l'auriez déjà vu si vous n'étiez pas aveugle. Maintenant, pourriez vous s'il vous plait vous en aller et me laisser continuer mon cours ? Tout le monde n'a pas le temps de vaquer à des occupations futiles au lieu de dispenser un enseignement de haut niveau. »

« En vous remerciant ! » lança Harry avant de faire demi-tour et de s'éloigner suivit de ses élèves. Ils semblaient aussi ennuyés que leur professeur.

« Et merci de fermer la porte, Evans ! » Cria Malfoy à sa suite. Il était plutôt content de lui, il avait réussit à remettre Evans à sa place. Le faire trépigner de fureur aurait été la satisfaction suprême, mais il saurait s'en contenter, se disait-il en s'approchant de la porte dans le but de la refermer. Il s'apprêtait à la pousser, quand…

Bang !

Malfoy émis un gargouillis mêlant douleur et rage. La porte s'était brutalement refermée, après l'avoir heurté de plein fouet. Son nez était très probablement cassé.

« Quelque chose ne va pas, Malfoy ? J'ai cru t'avoir entendu me demander de fermer la porte. »

Evans. Sa voix résonnant d'allégresse. Vraiment joyeuse.

« Tu l'as fait exprès, connard. » Murmura Malfoy.

« Et si c'était le cas, je serais stupide de l'avouer, n'est-ce pas ? » Répondit Harry de l'autre côté de la porte. « Maintenant, allons-y ! Nous ne voulons pas déranger le professeur Malfoy plus longtemps que nécessaire. Il est bien trop occupé à terroriser des première année, ce qui est un travail de longue haleine et nécessite une concentration de tous les instants. » Sur ce, Harry s'en fut.

Certains élèves semblaient presque choqués, d'autres souriaient sans même chercher à se cacher. Quand à Malfoy, il étouffait sa rage tant bien que mal, sous le regard anxieux de sa classe, serpentard compris pour une fois. Habituellement, il était supportable pour ces dernières, mais un Malfoy fou de rage était mauvais pour tout le monde.

Le professeur Draco Malfoy savait qu'il devrait se rendre sous peu chez cette Pompom, sinon son nez finirait comme celui d'Albus Dumbledore. Et ça, il ne le souhaitait pour rien au monde.

« Le cours est fini ! » Grogna Malfoy avant de quitter la salle et de claquer la porte, faisant sursauter ses élèves. Après son départ, l'assemblée entière émie un soupire de soulagement.

« Eh bien, pour sur, c'est ce qui s'appelle un fourbe de serpentard. » Murmura Harry.

« Comment, professeur ? » Demanda Leon. Est-ce qu'il avait bien dit ce qu'il croyait avoir comprit? Le reste de la classe semblait médusée elle aussi.

Harry haussa indistinctement les épaules. Il n'y avait pas réellement de raison de se cacher des enfants, de toute façon, ils s'en étaient sûrement rendus compte par eux-mêmes. En plus, il serait marrant que voir leur réaction.

Ils avaient atteint le bureau de Malfoy, qui ne se trouvait pas loi de sa salle de classe. Harry et sa classe stoppèrent devant l'entrée.

« Si vous ne vous en étiez pas encore rendu compte, Mr Crivey » Commença le professeur. Pas un mot ne venait troubler le silence établit dans le couloir, tout le monde la regardant dans l'attente de la suite.

« Le professeur Malfoy et moi ne sommes pas en très bon terme. Pour dire vrai, je ne le supporte pas, et je doute que ses sentiments à mon égard soient différents. » Poursuivit-il, un large sourire aux lèvres.

Certains émirent un hoquet surpris, d'autres sourirent, et le reste se permit un rire étouffé. Ils n'auraient jamais cru qu'Evans se permettrait de tenir ouvertement de tels propos… Surtout en présence d'étudiants.

« Maintenant, veuillez ne pas me blâmer pour ce que je vous ai dit, Malfoy ne se donne pas beaucoup de peine pour cacher son aversion, n'est-ce pas ? »

Ronny laissa échapper un rire peut discret. Parfois, Evans se comportait comme le pire des enfoirés, mais il fallait bien avouer qu'il savait aussi être cool. En ne supportant pas Malfoy, il remontait dans son estime. Mais après tout, comment pouvait-on supporter un homme comme Malfoy ? Personne de censé, et surtout pas un gryffondor. Ce qui ne voulait rien dire, puisqu'il ne savait toujours pas de quelle maison était issu Evans. Il leur avait bien promit de leur dire, mais ils avaient oublié de le lui demander la dernière fois. Se pourrait-il, aussi incroyable que ça paraisse, qu'il soit un gryffondor ? Il voulait entraîner leur équipe de quidditch après tout, et la raison ne pouvait en être uniquement la pitié. De plus, il détestait Malfoy…

Ronny interrompit ses pensées quand Evans ouvrit la porte du bureau de Malfoy. La classe se pressa vers l'entrée pour voir où pouvait se trouver l'épouvantard.

« Ah! Il est ici. » Les informa Harry. D'un mouvement de la main, Harry fit léviter l'armoire. Ensuite, il quitta le bureau, l'armoire le suivant bien gentiment. Il n'avait pas semblé exécuter le moindre sortilège et pas la moindre connexion n'était visible entre le meuble et lui.

« Bon, vous venez ? » Les interrogea Harry, sur le ton de quelqu'un qui commence à s'impatienter. La classe entière n'avait pas bougé d'un pouce, le regardant comme s'il venait de monter sur une chaise en hurlant comme un fou. Ils n'avaient vu personne pratiquer la magie de la sorte, sauf peut-être Dumbledore.

« Oui. » répondit Martin, pas très sur de lui, mais obtempérant tout de même. Harry lui accorda un sourire, avant de hocher la tête et de reprendre sa route. Après un instant d'hésitation, le reste de la classe suivit.

C'était la première fois que Martin remarquait que Evans n'avait même jamais utilisée la moindre baguette pour pratiquer la magie. Bien sur, il avait déjà lu des livres à propos de la possibilité de s'en passer, mais seuls quelques sorciers particulièrement puissants et initiés en étaient capables, et pour de simples sortilèges. D'autre part, c'était quasi impossible sans contact visuel avait l'objet du sortilège. Et le temps de pratique nécessaire pour en arriver à une telle maîtrise devait bien être d'une vie entière…

Evans n'était pas plus concentré que ça, et il n'avait pas jeté le moindre coup d'œil à l'objet depuis qu'il flottait derrière lui à une distance non négligeable.

Martin avait lui même essayé de pratiquer de pratiquer la magie sans baguette. L'année dernière, il n'y a pas si longtemps donc, il avait passé de nombreuses heures seul dans une classe vide à pratiquer le sortilège le plus simple qu'il connaisse, sans effets évidemment. Ce qui l'avait particulièrement frustré. Martin s'était toujours considéré comme un bon sorcier, puisqu'il avait lu de nombreux livres dont la plus part des sorciers n'avaient pas connaissance. Mais il avait réalisé que tout cela n'était que des connaissances, rien de plus. Il y avait une grande différence entre la théorie et la pratique. Il avait aussi appris qu'il fallait une grande puissance pour réussir les sortilèges sans baguette, trop pour qu'un simple enfant puisse y parvenir.

Martin sourit. Qu'il avait été naïf à ce moment là…

Les élèves s'arrêtèrent. Martin, Ronny et Leon reconnurent la porte devant laquelle ils se trouvaient : c'était celle du bureau d'Evans. Elle se trouvait non loin des appartements d'Evans, mais ils n'y étaient jamais entrés. A quoi pouvait ressembler la pièce, se demandaient les enfants.

Harry ouvrit la porte, et mena les élèves à l'intérieur. C'était, o surprise, très coloré. Pas d'aussi mauvais goût que ses appartements, mais toujours surprenant. Le sol était rouge, les murs verts. De nombreuses étagères recouvraient les murs, bien plus que dans son salon. Ce gars devait vraiment beaucoup lire. Le bureau aussi disparaissait sous les livres et les parchemins, recouverts de notes ou vierges.

« J'aurais du penser à ranger un peu… » D'un mouvement de la main, le bureau fut débarrassé. Il n'aurait pas du laisser des affaires aussi importantes traîner bien en vue, et il n'avait toujours pas jeté de sortilèges de sécurité sur son bureau.

« Avant que vous n'affrontiez cette créature, je vais m'assurer que vous maîtrisez le sortilège et que vous serez capables de vous défendre. La formule est « Riddiculus ». On ne peut plus simple, je suis sur qu'elle ne vous posera aucun problème. Maintenant, répétez s'il vous plait."

Il agita la main, et prononça à haute et intelligible de voix: "riddiculus."

La classe entière avait les yeux rivés sur lui, certains agitant stupidement la main dans un mouvement parfaitement inutile.

« Euh… utilisez votre baguette bien sur. » se rattrapa rapidement Harry. Il fallait qu'il se procure sa baguette aussi tôt que possible, sinon de plus en plus de personne se poseraient des questions. Mais à l'heure actuelle, pénétrer dans Gringotts à l'insu des gobelins était trop risqué et difficile.

Les élèves levèrent leur baguette, et l'abaissèrent en un même mouvement, prononçant « riddiculus » tous en chœur.

Pensant que c'était amplement suffisant, Harry décida de passer aux choses sérieuses.

« Humm.. » Dit-il. Sans le moindre mot, il avait galvanisé leur attention.

« Miss Wood… Accepteriez vous d'être la première à affronter l'épouvantard ? » Lui demanda Harry.

"M…moi?" Bégaya la jeune fille en question. Elle ferait face à cette créature si il le fallait, mais la première?

« Oui, vous. » Marchez jusqu'à l'armoire, et ouvrez là. C'est une simple poignée. L'épouvantard va sortir, et comme vous serez la première sur son chemin, il prendra la forme de votre peur. Ensuite, vous penserez à une forme plus comique, de façon à ce qu'il paraissait drôle, et prononcez la formule. »

Susan Wood fixait étrangement Evans. Comment était-elle censée pouvoir rendre sa plus grande peur comique ?

Le professeur sembla lire dans ses pensées. « Ce n'est pas aussi dingue qu'il y parait, vous pouvez me croire. Essaye juste de faire qu'on puisse en rire, le rire étant ton arme contre cette créature. Te souviens tu de la formule, miss Wood ? »

« O…oui. » Bégaya la jeune fille.

« Alors lançons nous ! Les autres, vous feriez mieux de vous tenir près vous aussi, vous y passerez tous. »

La classe entière recula face à cette déclaration. Ça allait être dur…

Avec prudence, Susan Wood ouvrit l'armoire, prête à affronter l'épouvantard, bien qu'elle n'ait pas la moindre idée de l'apparence qu'il pourrait prendre. Elle fut choquée en voyant la créature qui sortie de l'armoire. Elle avait le corps d'un serpent, mais les plumes et les ailes d'un oiseau. Elle mesurait pas loin de trois mètres de haut et n'avait pas besoin de faire le moindre effort pour imposer le respect et une distance convenable entre elle et les étudiants.

« Oh non… Maître, c'est un occamy ! » Siffla Sammy de l'épaule de Harry. Harry se contenta de hocher la tête pour unique réponse, il ne tenait pas à pratiquer la Fourchelangue devant ses élèves. « Ils sont dangereux, maître, je les connais bien, ils nous sont apparentés à nous les serpents… »

Harry secoua la tête pour que Sammy arrête ses sifflements. Avec chance, Sammy sembla comprendre, et ne dit plus rien.

Susan se rappela avoir vu ce monstre en image dans un livre une fois. C'était arrivé il y a trois ans, mais elle s'en souvenait parfaitement. Bien sur, l'image bougeait, comme toutes les images magiques. Cette chose l'avait regardé des ses yeux terribles, puis s'était redressé et avait ouvert la gueule, révélant des dents terrifiantes par leur nombre et leur apparente capacité à trancher, découper, broyer. Elle avait hurlé, alertant sa mère qui en voyant l'image avait brutalement refermé e livre. Mais c'était trop tard.

C'était un occamy. Ces créatures se nourrissaient habituellement de rats, d'oiseaux ou d'autres animaux de petite taille, mais pouvaient aussi s'attaquer à des victimes plus grandes, à condition qu'elles pénètrent sur son territoire. Plus tard, Susan avait prit soin de se renseigner sur leur lieu de vie favori. On n'était jamais trop prudent.

Susan était persuadé que ce monstre ne verrait aucun problème à s'attaquer à elle.

La voix du professeur la tira brutalement de l'état de stupeur où elle se trouvait. « Eh ! Qu'est-ce que tu attends ? Ces occamy sont connus pour être particulièrement dangereux, il vaudrait mieux agir au plus vite, miss Wood."

Susan reporta son regard sur le monstre, et déglutit difficilement. Il fallait qu'elle trouve le moyen de le transformer en quelque chose d'amusant, mais c'était bien trop dur d'y réfléchir alors que la créature s'approchait de plus en plus. Elle n'avait pas le choix. Hmmm… Elle avait une idée, peut-être que ça marcherait. Quelle était la formule déjà? Ah, oui…

"R…Ri…Riddiculus!" Parvint-elle finalement à prononcer, fixant la créature.

Les gryffondors éclatèrent en rires et applaudissements alors que… L'occamy, c'est ça ? était soudainement recouvert de rubans roses, sur tout le corps ! Autour de son cou, ses ailes, son corps, partout ! L'occamy-épouvantard parut confus, ou au moins aussi confus qu'un reptile puisse l'être, et se tourna vers l'étudiant suivant.

« Bien joué, Wood. Domy, c'est votre tour ! » Cria Harry au dessus des applaudissements/

Dominic Domy, un serpentard, fit face à ce que personne ne se serait attendu à rencontrer ce jour là : une veela ! La classe entière, même les Serpentards, éclata de rire. Ce gars avait peur d'une veela ! Voila une information qui lui collerait à la peau, pour sur… Un serpentard effrayé par une veela ! Dans moins de deux heures, tout le monde dans le château serait au courant.

« Je ne vois aucune raison de rire. Ces veela peuvent vous rendre fou ! Certains d'entre vous doivent commencer à comprendre de quoi je parle. » Cria Harry sur un ton qui imposa immédiatement le silence. Ce gars n'aimait pas qu'on se moque des autres… Où peut-être défendait-il les elle, encore ?

Après un certain temps, presque toute la classe était passée devant l'épouvantard. Beaucoup de créatures effroyables étaient passées devant la classe, et beaucoup, particulièrement des filles, n'avaient pu retenir des cris de terreur. Toutefois, ils avaient aussi beaucoup rit face aux épouvantards transformés.

« Londubat, tu es le dernier ! remet l'épouvantard dans l'armoire quand tu en auras fini ! » Annonça Harry.

Ronny Londubat acquiesça rapidement du chef avant de porter son attention vers l'épouvantard. Cette fois-ci, le professeur fut le premier à émettre un hoquet de surprise à la vue de la nouvelle apparence de l'épouvantard.

Note d'auteur: et un nouveau chapitre! Merci de me lire les amis. Et : pourrez vous deviner en quoi l'épouvantard s'est transformé face à Ronny ?

Note de traductrice : héhé, je suis tellement fière de moi.. deux jours seulement ! vous avez vu ça ? j'ai posté en deux jours ! mouahahahah ! je peux le faire ! par contre, j'ai l'impression d'y avoir passé ma vie dernièrement, alors l'exploit risque de ne pas se reproduire… c'est que ma vie sociale me manque !

En tout cas, merci pour vos review ! même si je ne fais que traduire, ça fait plaisir

Dernier petit commentaire, je m'en excuse, mais… pour ceux qui lisent aussi en anglais, vous remarquerez peut être que je m'éloigne de plus en plus du style de l'auteur pour adopter le mien (depuis 5 chapitres en fait…) il faut dire que c'est bien plus facile que de s'en tenir a une traduction au mot à mot !
voili, je tenais juste à le dire…