Chapitre 13: tentative de vol et couture.
C'était un après-midi ensoleillé, en somme, un temps parfait pour sortir. De plus, c'était un samedi, une journée libre. Un libre samedi à faire ce que l'on veut.
C'était un sentiment étrange, mais Leon était en quelque sorte dans de bonnes dispositions pour jouer au quidditch. Il n'aurait pas menti en disant que c'était la première fois, ou du moins qu'il ne se souvenait pas de la situation contraire. 'Probablement grâce aux petites courses de la veille avec Evans.' se dit-il. Passer une heure dans une boutique où tout tourne autour du quidditch pouvait aisément mettre dans de bonnes conditions.
« Je me demande ce qu'Evans nous a pris finalement. » Pensa Leon à haute voix.
« Le Nimbus, à tous les coups, c'est le moins cher. » Assura Ronny.
Et on ne pourra pas se plaindre, c'est un excellent balai. L'un des meilleurs à mon humble avis. Et tu te rends compte de la fortune que ça va coûter à Evans ? Je crois qu'on pourra lui en être redevable à vie… » commenta Martin.
Invisible pour ses étudiants, à leur table de travail, Harry Potter sourit. Finalement, il n'y avait pas que des insultes à son égard. Il était plutôt content de ne plus être seulement 'cet enfoiré', mais aussi le gars qui avait fourni des balais à l'équipe de quidditch. Seulement, il ne tenait pas à acheter sa réputation, mais plutôt à la mériter.
Juste à temps, les hiboux entrèrent. Harry sourit. Il avait hâte de voir la tête qu'ils feraient.
La mâchoire de Ronny tomba. Sept paquets volèrent, non sans mal, au travers de la grande salle, jusqu'à la table des Gryffondors. Ils étaient tous énormes, et de la même taille. « Les balais ? » s'interrogèrent-ils.
"Probablement" Parvint à répondre Leon. Leurs pensées furent confirmées lorsque les paquets atterrirent devant leurs sept nez respectifs.
Tout le monde dans la grande salle avait les yeux rivés vers eux. C'était l'équipe de quidditch de Gryffondor, n'est-ce pas ? Qu'est-ce que ça pouvait être ? Qui aurait voulu envoyer quoi que ce soit à ces inutiles incapables ?
Leon était sur le point d'ouvrir son paquet, quand bien malgré lui, sa tête se redressa, et se tourna vers le professeur Evans afin de croiser son regard. Il se sentait bizarre… Qu'est-ce qui lui arrivait ?
« Plus tard ! » Murmura Evans. Leon fut surpris de comprendre avec certitude ce que son professeur avait dit, alors qu'il était normalement impossible de l'avoir entendu… Toutefois, il fit passer le message à ses camarades de classe, et l'équipe de quidditch fut la première à quitter table ce jour là. Alors que c'était un samedi matin ! Ils auraient tout leur temps pour tester leurs nouveaux balais, que du bonheur.
Ils étaient presque arrivés à la tour de Gryffondor, quand ils entendirent des bruits de pas, signe qu'on les suivait. Ils firent face aux nouveaux arrivants, et découvrirent une douzaine de Serpentards à la mine peu amène et la moue méprisante.
« Oohh… Ces chers gryffounets ont reçu des cadeaux de papa et maman, comme c'est mignon. » se moqua l'un des garçons.
"C'est étrange, nous avons en face de nous l'équipe de quidditch au grand complet, n'est-ce pas?" Insinua Zabini. Merlin, ce qu'ils détestaient ce gars…
« Ce que j'en dis, c'est que le petit Londubat est allé se plaindre à son papounet qu'il était vraiment trop pitoyable au quidditch parce qu'ils étaient lui et son équipe, vraiment trop nuls. Et parce que son père est un grand et fameux héro, il a offert à son petit bébé de fils, ainsi qu'au reste de l'équipe, des balais pas trop mauvais pour qu'ils se sentent un peu moins nuls. Ai-je raison Ronnychou ? »
Ronny était rouge de colère et de rage. Ce gars avait osé l'insulter, ainsi que son père et l'équipe entière en une seule phrase… Il allait le payer.
« En fait, Simon mon ami : » commença Martin sur un ton on ne peut plus sarcastique pendant que Leon retenait Ronny, « ces paquets contiennent sept Nimbus 2050 flambant neufs, ni plus, ni moins. Et si tu veux bien nous excuser, nous étions sur le point de les ouvrir. »
Martin sut qu'il n'avait pas employé les bons mots, quand quelques secondes plus tard, l'équipe de Gryffondor se retrouva cernée par les Serpentards. Il aurait mieux fait de se taire, vraiment… Stupide !
« Nous aurions besoin de balais de secours, juste au cas où… ? » Demanda Zabini à ses camarades, un grand sourire narquois aux lèvres. Ces derniers acquiescèrent et Zabini arracha son paquet des mains de Thomas.
« Ça à l'air intéressant… »
« Rends moi ça, connard ! » Hurla Martin. Les Serpentards se contentèrent de rire.
« Et pourquoi le ferais-je ? »
« A cause de ça ! » répondit Martin, il sortit un bouton de sa poche et le mit sous le nez des Serpentards... Il sourit. Ils étaient loin d'être sans défense.
Les Serpentards éclatèrent de rire.
« Parce que tu as un bouton, Weasley ! Que c'est impressionnant… ! »
« Ce n'est pas un simple bouton, abruti, il est enchanté. » Répliqua Thomas. « Et je vais l'utiliser si vous ne nous rendez pas immédiatement nos paquet ! » les menaça-t-il.
Zabini sortit sa baguette. « Peux-tu me dire, Weasley, ce qui est le plus dangereux ? Ma baguette ou ce simple bout de plastique ? » Les éclats de rire reprirent de plus belle.
« C'est ce que nous verrons, abrutis de Serpentards. » Répondit Thomas, souriant de ce qu'il était seul à savoir. Quelle était la formule déjà ? AAh oui. "Conjuro!" Dit-il. Rien ne semblant se passer, les Serpentards continuèrent à faire les malins.
« Ouh… Ce que c'était effrayant ! » se moqua Zabini. Les autres Gryffondors regardaient Thomas comme s'il était devenu fou.
« Bien essayé… » Lui murmura Leon.
Harry saisit rapidement le bouton, alors qu'il effectuait un bond impressionnant sur sa chaise. L'équipe des professeurs, et quelques étudiants tournèrent un regard étonné vers lui.
« Qu'est-ce que c'est, Henry ? » l'interrogea Hermione.
"Oh, rien d'important. Tu m'excuseras, mais je dois y aller." Rapidement, Harry se leva et fonça vers le hall sous le regard amusé de l'assemblée. Après tout, il était maintenant connu pour son comportement parfois étrange, ça faisait une semaine maintenant qu'il se promenait avec un serpent autour du coup. Alors, mieux valait ne pas perdre les bonnes habitudes. Albus était fait pour le comprendre.
Harry Potter courut. Il avait toujours été rapide à la course, depuis tout petit. C'était une question d'entraînement et de survie. De plus, grâce aux maraudeurs, il connaissait de nombreux passages secrets et raccourcis. En moins de deux minutes, invisible grâce à un sortilège, il retrouva Thomas près de la tour de Gryffondor.
"Pauvres Gryffondors, les diaboliques Serpentards vont vous voler vos balais… Oohhh!" Se moquait Simon Zabini.
"Rends les nous, enfoiré! Tu crois vraiment que tu vas pouvoir t'en tirer comme ça?" cracha Martin. « Tu ne crois pas que les gens vont trouver ça étrange que vous aillez tout à coup sept nouveaux nimbus 2050 alors qu'au même moment nous nous serons fait voler les nôtres ? Vous serez renvoyés ! »
« Tu sais quoi, Whitby ? » répondit Zabini, avec un grand sourire douteux aux lèvres alors qu'il s'avançait vers le Gryffondor, son paquet toujours à la main. « Je pense que tu as raison. Après tout, tu as toujours raison, n'est-ce pas ? Monsieur je sais tout. »
« Je te remercie. » Répondit Martin en souriant doucement. Zabini parut confus.
Sentant son équipe qui le soutenait derrière lui, Martin ajouta :
« Tu sais, cher Simon, si tu ne trouves plus quoi dire après de simples remerciements, et que la cause n'en est pas une surdité totale, peut-être qu'il vaut mieux aller en chercher la raison d'un autre coté. Attardé mental, par exemple. Mais rien qu'un bon livre ne puisse réparer, j'en suis sûr. »
Au tour des Gryffondors d'éclater de rire, et des Serpentards de paraître furieux.
« Tu l'auras voulu, Whitby. » cracha Zabini. « On va voir qui rira le dernier. Tu sais quoi? Je pense qu'on va juste prendre vos ballais, et les casser en deux avant de jeter les restes dans le lac. Qu'est-ce que vous en pensez les gars ? »
« Eh bien, on dirait que c'est une bonne idée, et je n'en attendais pas moins de mon attrapeur favori. C'est ce que nous allons faire. Suivez-moi ! » ordonna Flint, le capitaine en souriant de toutes ses dents, qui étaient fort répugnantes. « On se voit plus tard, les Gryffondors ! »
Les Serpentards l'acclamèrent en signe d'agrément. Les balais allaient être détruits, les Gryffondors en reviendraient au même point, si ce n'est avec une dose d'humiliation en plus, et personne ne saurait jamais rien de l'injustice qu'ils avaient subite. Satisfaits, ils se détournèrent de ces perdants.
Martin retenait Ronny, qui tentait désespérément de renfoncer le rire des Serpentards dans leurs gorges à coup de poing.
« Mais arrête ! Tu es fou, ils sont bien trop nombreux de toute façon, nous passerions les semaines à venir dans l'infirmerie, et pour rien. » Haletait-il.
« Et alors quoi ! Tu veux les laisser s'en tirer avec nos balais ! Le dernier Nimbus qu'on n'avait même pas eu le temps de déballer! » Rugit Ronny, luttant contre l'emprisonnement imposé par son ami.
« Et crois tu vraiment qu'ils laisseraient bien gentiment nos balais une fois qu'ils nous auraient écrasés ? Tu rêves sur ce coup là, Ronny ! » S'exclama Leon en attrapant l'autre bras de son ami.
« Donc vous voulez bien qu'on les laisse faire pendant qu'ils détruisent nos balais ? Il y a bien quelque chose que l'on puisse faire ! » Hurla Ronny. Ils entendirent les Serpentards s'étouffer de rire au loin. Ils les entendaient toujours…
« Eh bien… » Fit une voix désincarnée venant de nulle part. De stupeur, l'équipe entière sursauta.
« Que pensez vous d'une technique on ne peut plus légale ? »
"Vous feriez mieux de vous arrêter tout de suite, les garçons."
Simon Zabini lâcha son paquet sous le choc, et se retourna immédiatement. Cet Evans se trouvait bien derrière lui, accompagné des Gryffondors. Merlin ait pitié de lui… Mais Evans n'avait de toute façon aucune preuve. Simon espérait seulement que ses camarades de classe comprendraient assez vite la situation pour suivre son idée.
« Quelque chose ne va pas, Professeur ? » l'interrogea innocemment Zabini.
« En effet, Mr Zabini. » Répondit Harry, sur un ton débonnaire. « Je voudrais que vous m'expliquiez comme vous avez obtenu ces paquets que vous arborez avec autant de fierté? Moi, et beaucoup d'autres personnes, avons pu voir l'équipe de Gryffondor les recevoir dans la grande salle. »
« Eh bien, il a du y avoir une erreur lorsqu'ils ont été délivrés, parce que c'est nous qui les avons commandés dans la boutique du chemin de traverse et donc qui avons payé pour. Vous voyez qu'ils sont à nous. »
« Vous avez commandé ces balais dans la boutique de quidditch du chemin de traverse ? » Harry scrutait minutieusement son interlocuteur.
« Ne croyez vous donc pas mes élèves quand ils vous parlent, Professeur Evans ? Affirmeriez-vous que ce sont des menteurs ? » Intervint une nouvelle voix.
« Bonjour Malfoy. Enchanté de te recroiser. A dire vrai, dans l'état actuel des choses, oui, j'affirme que tes étudiants sont des menteurs. » Harry se détourna des élèves pour faire face à son nouvel interlocuteur. « Et ce, pour la simple raison que je connais la vérité. »
« Et qui est ? »
« Tu verras bien. » Harry ne cherchait pas à cacher son ennui. Avoir Malfoy dans les pattes n'était pas plaisant. Est-ce que ce crétin malfaisant s'était mis en tête de le suivre pour lui pourrir la vie ?
« Maintenant, Mr Zabini. » reprit Harry. « Si vous clamez avec tend d'ardeur être l'heureux propriétaire de ces paquets, vous pourrez très certainement nous dire ce qu'ils contiennent? »
« En effet, je le peux, professeur. » répondit Zabini, très sur de sa supériorité. Il était heureux que Whitby lui ait fourni l'information qui lui servait maintenant.
« Il s'agit de sept Nimbus 2050. »
Harry sourit. C'était parfait.
« Maintenant, Mr Zabini, j'affirme que j'ai commandé ces paquets. De même, j'affirme qu'ils ne contiennent pas le moindre Nimbus 2050. Voyons voir qui de nous deux a raison, voulez-vous ? »
Simon perdit tout à coup toute contenance. Que se passerait-il si c'était vrai ? Si cet enfoiré avait bien commandé les balais ? Pour l'équipe de quidditch de Gryffondor ? Le professeur Malfoy leur avait dit qu'Evans avait été un Gryffondor quand il était à Poudlard, alors l'idée qu'il supporte l'équipe de son ancienne maison n'était pas saugrenue, loin de là.
« Oui, voyons ça. » Malfoy se dirigea vers les Serpentards. « Ça vous dérange si j'ouvre ce paquet, Mr Zabini, pour prouver à cet idiot qu'il a tord ? » dit-il en désignant Harry. Il n'attendit pas la réponse, et prit le paquet des mains de Simon, l'ouvrit magiquement, révélant le contenu, et émit un hoquet de surprise en chœur avec toutes les autres personnes présentes, excepté Harry.
« Bien, Mr Zabini, dans ce cas, vingt points en moins pour Serpentard, et … retenue avec notre cher concierge, Mr Rusard. Je suis sur qu'il trouvera la punition adaptée à ce genre de choses, il est un vieil homme très créatif. Pensez-vous que ça ira comme punition, Professeur Malfoy ? » Demanda Harry, avec un sourire innocent.
« La ferme, Evans. Foutu Gryffondor ! » Murmura Malfoy, juste assez fort pour que tout le monde entende. Ce qui causa encore une fois la surprise des Gryffondors.
« Je n'arrive pas à y croire! Des éclairs de feu ! Cet enfoiré vous a acheté les derniers éclairs de feu ! » hurlait un premier année alors que l'équipe de Gryffondor annonçait la nouvelle dans leur salle commune.
« Ouai, c'est cool. Aussi étrange que ça semble, nous avons une chance de gagner cette année, ou du moins de ne pas trop nous faire écraser… Avec ces balais et l'entraînement d'Evans, vous savez quoi ? Peu importe les résultats, ce qui compte, c'est qu'on ait une chance. » déclara Martin.
« Et vous savez ce que Malfoy a dit ? Malfoy a dit qu'Evans était un Gryffondor ! » Annonça Leon. Il y eut de nombreuses exclamations de surprise à cette nouvelle.
« Evans ? Un Gryffondor ! »
« Ce connard se fait un plaisir de terroriser les premiers années… Un Gryffondor est supposé être courageux! »
« Peut-être. » leur accorda Martin. « Peut-être aussi qu'on devrait arrêter de le traiter de tous les noms. Après tout, il n'est pas si mal. Il nous a aidé un certain nombre de fois. »
« Là, je ne te suis pas. » intervint Ronny on ne peut plus sérieusement. « Il peut nous avoir offert ces balais, c'est cool, je ne dis pas le contraire, de même, il semblerait qu'il déteste Malfoy et les Serpentards presque autant que nous, mais ça ne veut pas dire qu'on va oublier tout le reste. »
« Bien d'accord ! » s'exclamèrent quelques uns.
« Bon, je vous l'accorde, mais il n'est pas si mauvais ! Il est bien loin de Malfoy en tout cas, et Evans essaye de nous aider après tout. » Malgré toutes ses convictions passées, Martin était décidé à défendre son nouveau professeur favori.
« Tu es fou ou quoi ? » S'exclama Martin. « Il nous enseigne les sortilèges impardonnables, Martin! Et oublierais-tu à quel point nous avons du travailler dur pour toutes les leçons de première et seconde années qu'il nous a faites rattraper ? Soi-disant parce que Lokhart était incompétent… Nous avons passé des heures assis à travailler ! Et tu dis qu'il n'est pas si terrible que Malfoy ? C'est un sacré tortionnaire, voila ce que je dis ! »
« Ouais ! » acquiescèrent de nombreuses voix.
« Et oublierais-tu ce qu'il nous a fait ce jour là ? Deux jours après notre petite farce ? Les Serpentards en rient encore, tu sais. Sa vengeance nous a ridiculisé ! »
Martin se sentait bien seul, mais il devait bien avouer que Evans ne leur rendait pas la vie facile. Surtout quand on était habitué à Lockhart. Au dernier test de défense contre les forces du mal, Martin avait été l'un des rares à obtenir une mention acceptable, c'était dire ! Mais Martin ne pouvait s'empêcher de penser qu'Evans n'était pas si mauvais. Leur professeur leur avait dit pendant leur retenue qu'il n'aimait pas plus qu'eux la situation actuelle, mais qu'il était bien obligé de la provoquer pour accomplir la tache que le directeur lui avait confiée. Après tout, c'était nécessaire. S'il le pensait vraiment, pouvait-on l'en blâmer ?
Harry Potter était tranquillement assis dans son bureau, le nez penché sur un livre. Il n'avait pas véritablement besoin d'un sortilège pour réparer ces robes de quidditch, il en était sûr, mais il ne voulait pas pratiquer trop de magie sans baguette devant les élèves. Martin Whitby avait paru honnêtement étonné par ses capacités quand il avait promené l'épouvantard du bureau jusqu'à la salle de classe. En fait, Harry s'était demandé pourquoi Whitby l'avait regardé comme ça aussi longtemps, jusqu'à ce qu'il réalise ce qu'il était en train de faire.
Harry avait emprunté la baguette d'Albus, jusqu'à ce qu'il retrouve la sienne. Celle d'Albus contenait une plume de phénix, comme la sienne, pas de Fumseck, bien sur, mais grâce à cette caractéristique, Harry pouvait jeter quelques sortilèges mineurs sans trop de difficulté. Sa pratique aurait l'air de faire appelle à de simples sortilèges silencieux, comme de nombreux sorciers savaient les réaliser.
' Voila qui est bien ! ' Pensa Harry, puis 'pourquoi avoir emprunté celle d'Albus ? J'aurais pu me contenter d'une fausse baguette.'
Harry referma le livre. Il n'aurait pas besoin d'apprendre de nouveaux sortilèges, après tout, si il se contentait de simuler l'utilisation d'une baguette. C'était bien plus simple. Il suffisait de se figurer le résultat dans sa tête et de se concentrer sur sa magie. Ça marchait à tous les coups.
Quelqu'un frappa à sa porte. Harry jeta un coup d'œil à sa montre. Juste à l'heure.
« Maraudeurs pour toujours ! » Chuchota-t-il en fixant le loquet. Un "click" d'ouverture y répondit.
Harry avait finalement apposé quelques sortilèges de protection à son bureau, histoire que les curieux se sentent un peu moins invités à l'intérieur. Etudiants compris, évidemment, depuis qu'ils avaient montré qu'il ne pouvait leur faire confiance. Quand le mot de passe était prononcé, la porte restait déverrouillée trente secondes, ensuite, elle se verrouillait. Il avait fait du bon boulot, à son humble avis, il faut dire que ça lui avait demandé pas mal de temps. Toujours à son humble avis, évidemment.
L'équipe de quidditch de Gryffondor poussa la porte, Martin Whitby portant avec respect un gros sac rempli de robes rouges.
« Eh bien, commençons ! » S'exclama Harry, apparemment d'excellente humeur, alors que tous prenaient place autour de la table de travail agrandie pour l'occasion.
Une heure et demi plus tard, tous regardaient avec amour leurs nouvelles tenues améliorées. L'avantage était qu'Harry pouvait adapter chaque tenue à son propriétaire, en fonction de la volonté de ce dernier. Elles étaient toujours toutes rouges, évidemment. De même, elles arboraient un gryffon et le mot Gryffondor dans un vert qui rappelait les yeux de Harry. Dans le dos, on pouvait lire le nom du joueur, et en dessous, une décoration à la demande du joueur. Harry avait du développer des trésors d'imagination pour réaliser les vœux de ses élèves, mais au final, le résultat semblait convaincant. Les spectateurs auraient une surprise au prochain match.
« Pourriez vous essayer de rendre le serpent un peu plus… malheureux ? S'il vous plait ? » Demanda Ronny. A l'arrière de sa robe de quidditch, il avait demandé à ce qu'un griffon surmontant un serpent emprisonné dans ses griffes soit figuré.
« Comment voudriez vous imaginer un serpent qui ait l'air encore plus martyrisé que celui-ci, Londubat ? » s'exclama Harry, l'air aussi amusé qu'ennuyé.
« Eh bien, peut-être qu'un peu de sang tout autour ferait l'affaire…. » proposa Ronny. L'équipe éclata de rire à la grimace d'Harry.
« Est-ce que ça ne serait pas un peu trop insultant ? » l'insinuation ne sonnait pas aussi juste que prévue.
« Ils nous insultent tout le temps, on a bien le droit à une petite vengeance de temps en temps… » se justifia Leon. « Et des images ne font de mal à personne."
« Nan, désolé, je ne suis pas d'accord. Mais que pensez vous de ça ? » suggéra Harry avec un grand sourire. Il pointa la baguette d'Albus sur la robe et fit apparaître une traînée de vase verte derrière le serpent. Harry éclata de rire, rapidement suivit des Gryffondors, leurs reproches à propos d'un horrible professeur complètement oubliés.
« Parfait ! » s'exclama Ronny.
et pour une fois, vous avez meme eu le droit a une version corrigée. merci cram!
