Chapitre 16: Cours et problème de ministère.

Harry Potter était passablement de mauvaise humeur ce matin là. Ce jour ne présageait rien de bon. Pour le premier cours, il allait devoir enseigner les sortilèges impardonnables, et il était sur que la réception ne serait pas bonne, il suffisait de voir la réaction des gryffondors à son cours. Harry voulait s'assurer qu'ils l'apprennent tous à peu prêt dans la même période, comme ça, toutes les réclamations viendraient en même temps.

Après, il y avait ce… rendez vous après le dîner sur le terrain de quidditch. Harry ne craignait pas Malfoy, ou quoi que ce soit qu'il puisse faire ou tenter de faire. Toute fois, sous estimer son adversaire n'était jamais une bonne idée, et pouvait meme devenir une grave erreur. Qui ne serait pas sienne, décida Harry, il n'était pas aussi stupide. Harry ne laisserait pas malfoy ruiner cette journée, aussi se sortit-il tous ces problèmes de la tête aussi vite que possible.

« Je t'ai rarement vu l'humeur aussi sombre, Harry. » Siffla Sammy.

Harry lui jeta un regard en coin. « Moi ?! de mauvaise humeur ? C'est exagéré. Ce malfoy ne peut en rien affecter mon humeur, non plus ce cours sur les sortilèges impardonnables. Ce n'est pas de ma faute si ils doivent les apprendre après tout. Ils feraient mieux de blamer Voldemort pour celà. Non, mon humeur va très bien. Quelque chose ne doit pas aller avec ta perception, Sammy."

Sammy ne répliqua pas, et se contenta d'attendre patiemment que Harry poursuive.

« Oui, d'accord, je suis de mauvaise humeur, vraiment mauvaise en fait, la pire qui soit, mais parfaitement accordé à cette journée puisqu'elle aussi promet d'être de la pire espèce dans tous ses aspects possibles. J'attends avec impatience de pouvoir retourner me coucher ce soir. »

Sammy attendit sur le lit que son maître soit prêt pour aller prendre le petit déjeuner.

« Puis je venir en cours aujourd'hui ? » demanda Sammy alors que Harry revenait dans sa direction. Le serpent se faufila jusqu'au cou de Harry, comme il avait l'habitude de le faire en public.

« Je ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas, répliqua Harry, sauf si les mauvaises ondes de colères et de peur ne te plaisent pas. Car vois tu, je ne m'attend pas à grand-chose d'autre pour ce jour bénis entre tous. »

Ronny Londubat, Leon Crivey et Martin Whitby se rendaient à leur cours de défense contre les forces du mal, tout comme nombre d'autres élèves de quatrième année à Gryffondor, et malheureusement, à Serpentard.

« Je en comprends toujours pas pourquoi on nous à fourré avec ces gryffondors parmi tant d'autres. » Déclama Simon Zabini à sa cour de façon à être entendu même par ceux au fond du couloir qui sont sourds comme un pot. « Je veux dire, regarde ces petits bébés à leur maman que voila, ils seraient tout juste bons à faire équipe avec les Poufsouffles. Quant à nous, on saurait se contenter des Serdaigles. Pas spécialement mon premier choix non plus, mais ce n'est pas comme si on pouvait choisir autre chose. Mais on ne peut pas trop leur en demander, ils ont un cerveau, c'est déjà ça. »

Ronny était sur le point de sauter sur les serpentards, encore, qui bien sur n'attendaient que ça, mais Leon le ramena en arrière. Il commençait à être fatigue de toujours devoir intervenir pour tempérer son ami, bientôt, il faudrait qu'ils aient une petite conversation tous les deux. Leon savait que Martin en avait marre lui aussi.

« Au moins, » commença Martin de la voix calme et posée qu'il employait toujours en balançant les pires vacheries qui soient. « Nous avons un directeur de maison. »

Les serpentards restèrent en suspens, incertains quand à la façon de réagir face à cela.

« Et que crois tu que Malfoy soit, abruti ? » Répondit l'un d'eux après un certain temps de flottement.

« Ah, oui, Malfoy… mais dites moi, qui sera son successeur ? »

La confusion fit son nid. « Pourquoi un successeur ? Tu deviens fou ou quoi ? »

"Vous auriez du y penser avant. Pensez vous réellement que Malfoy sera encore capable d'assumer sa fonction après que Evans en ai finit avec lui ce soir ? » Martin souriait en coin, très fier de lui. « Je ne pense meme pas qu'il puisse rester professeur après une telle humiliation. Ne vous êtes vous donc pas rendu compte des pouvoirs d'Evans? La façon dont il réalise ses sortilèges avec facilité voir meme indifférence alors qu'il n'utilise meme pas de baguette. Malfoy n'a aucune chance. »

« Je ne suis pas d'accord. » Cracha Simon. "Ce n'est pas parce que vous n'avez jamais vu Malfoy en faire autant qu'il n'en est pas capable. Je suis sur que Malfoy est aussi puissant que Evans, si ce n'est plus. Cette façon qu'à Evans de montrer ses pouvoirs, ça ne peut prouver qu'une chose : qu'il n'en a pas tant que ça. »

« Nous verrons bien. » Conclue Leon.

Alors qu'il tournait au coin, une petite de seconde année à Poufsouffle lui rentra dedans.

« Hé ! Regarde où tu vas ! » Râla Leon sous le coup de la surprise.

Il fut encore plus surpris de voir qu'elle était affreusement pale et sur le point d'éclater en sanglot. « Eh, qu'et-ce qui ne va pas petite ? » s'enquit-il prudemment.

« P… Professeur Evans… et ce scarabée, il a… »

Mais elle ne leur dit jamais ce qu'il avait fait, au lieu de ça, elle parti en courant, sûrement pour chercher du réconfort auprès d'un de ses amis.

Martin Whitby avait une drôle d'impression quand il entra dans la salle de classe pour attendre le début du cours. Il avait comme le sentiment qu'il savait ce que le professeur Evans avait fait à ce scarabée. Mais il préféra garder cette sensation pour lui, juste au cas ou il aurait tord. Et il espérait sincèrement que c'était le cas.

Les étudiants virent le professeur Henry Evans, l'un de leurs professeurs favoris, assis à son bureau et fixant le mur. Il paraissait tellement… bizarre. Bien plus vieux, fatigué et les yeux vides. Non pas qu'habituellement il fasse preuve d'un débordement d'émotion, et même au contraire à dire vrai, mais il y avait toujours eu quelque chose dans son regard, comme de la colère, de l'amusement, ou meme, de la joie. Pour l'heure, il n'y avait juste… rien.

Soudainement, sa tête se redressa. C'était en fait el premier signe montrant qu'il les avait vu entrer. Pendant un instant les étudiants et le professeur se contentèrent de se regarder. Sans dire un mot. Ensuite, il sourit faiblement et une vague lueur passa dans ses yeux. Difficile de savoir quoi exactement étant donné qu'il les ferma un instant. Quand Evans rouvrit ses yeux, ils étaient durs comme la glace, comme toujours en cours.

Il se balança sur son siège.

« Bonjour tout le monde. »

Cette phrase venait comme un cheveux sur la soupe, et peu y répondirent.

Martin observait avec attention son professeur. L'homme ne semblait vraiment pas à son aise, ce qui ne l'étonnait pas, personne ne le serait après avoir du réaliser ce qu'il avait probablement eu à faire… Quoi que, venant d'Evans, un signe de trouble était tout de même surprenant.

Quoi qu'il en soit, Martin était maintenant sur qu'Evans avait montré aux secondes années les sortilèges impardonnables, probablement par démonstration sur des cloportes. Après tout, Evans les avait prévenu qu'il le ferait. Ce que Dumbledore soutenait, et d'ailleurs, ce dernier leur avait dit que le prochain cours de DCFM serait déplaisant, mais très intéressant.

Martin se demanda si ses camarades de classe avaient deviné tout ça aussi. Il espérait pour eux que oui, parce qu'il ne leur souhaitait pas d'être… non préparés à tout ce qui les attendait. En meme temps, comment pouvait-on se préparer à ça? Même si on sait ce qui nous attend!? Décidant que ce n'était de toute façon pas possible, Martin recentra son attention sur son professeur.

Harry Potter soupira. Depuis sa scolarité, il avait toujours fait son possible pour ne rien avoir à faire avec les sortilèges impardonnables, autant que possible, évidemment. Puisque contre son gré, il avait de bien trop nombreuses expériences en rapport avec ces sortilèges, il savait tout d'eux, et sa première expérience remontait à un age bien trop faible. Il savait ce qu'on ressentait au contact de chacun d'entre eux, et ça, peu de personne pouvait le prétendre.

Un flash vert le hantait toujours. Et peut être aussi, c'est horrible et cruel rire.

Harry était sur de ne jamais pouvoir haïr autant un autre sortilège. Il aurait voulu ne jamais avoir à la jeter, meme si ses intentions étaient bonnes.

Harry Potter savait qu'il lui fallait commencer maintenant, qu'il était plus que temps. Et la façon dont il abordait le sujet n'avait pas réellement d'importance en soi. Il le détesterait de toute façon, il en était sur, alors mieux valait en finir.

« Alors, que savez vous des sortilèges impardonnables ?

Remus Lupin marchait le long de l'un des nombreux couloirs aseptisé du ministère de la magie., se rendant au bureau de son meilleur ami, qui se trouvait être le second du ministre. 'Oui', se dit-il 'Sirius a fait une belle carrière malgré son passage a Azcaban.' Et Sirius était maintenant l'homme de la situation, celui qui serait capable de résoudre son problème, encore.

Oui, Sirius l'avait déjà aidé auparavant, quand il en avait alors réellement besoin. Remus s'était fait virer, et s'était retrouvé sans le sous, mais il était sur qu'il ne s'était jamais trouvé aussi mal auparavant. Bien sur, personne n'avait voulu engager un loup-garou, peu importait toutes ses qualités et habilités. Remus s'était retrouvé sans toit où vivre, aussi vivait il dans la rue, et il avait commencé à voler puisque c'était le seul moyen pour lui d'avoir la nourriture qui lui permettait de survivre. Pendant ce temps, Sirius avait été libéré, et avait acquis peu à peu une position respectable au sein du ministère de la magie, devenant même le second de Fudge.

Dans cette position, il était devenu capable d'aider Remus et de lui donner un poste au ministère en souvenir de leur amitié.

Comparé à ce que son ami avait alors fait pour lui, son problème du jour paraissait ridicule, mais Remus savait que ce n'était pas rien.

Ainsi, Sirius lui avait pratiquement sauvé la vie, et Remus se sentait redevable pour ça. Le jour où il avait reçu cette lettre lui proposant une situation au ministère de la magie, Remus avait fait la promesse qu'il serait le meilleur des employés, el plus efficace, et qu'il ne laisserait jamais personne tomber, spécialement son patron et son ami, Sirius Black. Il aiderait le ministère et la communauté. Il aiderait ceux qui en avait besoin, particulièrement de la part du ministère, meme si ça signifiait passer sa vie dans son bureau à travailler. Oui, c'était son travail, et c'était un bon travail. Ces personnes verraient qu'il était bien plus que le monstre qu'ils continuaient de voir en lui. Ils verraient qu'il n'était pas inutile. Parce qu'il ne les laisserait jamais tomber, jamais.

Remus atteignit finalement le bureau, salua la secrétaire et frappa à la porte.

Sirius Black disparaissait Presque entièrement sous la masse de papier relative à l'évasion de ce cher sorcier qu'il appelait son filleul, quand quelqu'un toqua à sa porte et rompit sa concentration. Dire qu'il était irrité était bien loin du compte.

« Entrez ! » Rugit-il en n'essayant meme pas de paraître aimable.

Remus Lupin ouvrit la porte. Sirius se dit qu'il aurait du s'en douter. Au fils des ans, Remus avait développé l'incroyable capacité de le déranger toujours au mauvais moment, et la plus part du temps pour des broutilles. Remus ne pouvait pas tout résoudre, et il avait du mal à s'y résoudre. Son problème, c'était qu'il était trop sentimental. Par exemple, il voulait toujours discuter avec son vieil ami en prétextant avoir des questions à poser… Et quand on travaillait au ministère de la magie, travail et sentiment n'étaient pas compatibles. Remus était incapable de comprendre cela. Ce n'était vraiment pas de chance pour le loup-garou.

« Hey ! Camarade ! J'ai un petit problème, alors je me suis dit qu'on pourrait le résoudre ensemble grâce à tes bons conseils et en profiter pour discuter et peut être prendre une tasse de thé entre amis."

Sirius répondit avec un sourire forcé. « Salut Remus. Je suis vraiment désolé de devoir refuser, mais j'ai vraiment trop de choses à faire. Alors, est-ce que tu pourrais faire court ? »

« Oh, bien sur Patmol. » Répondit Remus en essayant de ne pas montrer sa déception. Il savait que Sirius avait beaucoup de pression sur les épaules, spécialement en ce moment. Ce Potter perdu. Merlin, comme il détestait cet homme, la façon dont ils les avait trahis, ses amis, son parrains, et pratiquement le monde des sorciers en entier, sans oublier ses parents qui avaient donné leur vie pour lui. Et ils ne s'étaient sûrement pas sacrifiés pour que leur fils tourne du coté sombre. Remus n'avait jamais vu Sirius montrer la moindre émotion depuis que Harry avait retourné sa veste officiellement, mais il le connaissait, et il savait que ça n'avait pas du passer aussi bien qu'il n'y paraissait.

« Donc, mon problème. Nous avons capturé trois mages noirs que nous recherchions depuis longtemps, tu dois le savoir. Ils ont été condamnés à trois ans de prison à Azcaban. Le problème, c'est que nous sommes trop court de deux cellules, et je ne sais vraiment pas quoi faire. »

« Humm… V'est un vrai problème que nous avons là. » Avoua Sirius. "Je en peux pas le laisser entre tes mains, ça dépasse ton pouvoir de décision et de loin."

Sirius considéra la pile de papier sur son bureau et soupira. « Je dois dire que je n'ai pas le temps pour plus de travail aujourd'hui, mais je suis sur que je saurais me débrouiller. Laisse le moi et ça ira. »

Remus haussa un sourcils. « Tu veux régler ça toi-même aussi ? Ne penses tu pas que tu as déjà bien assez à penser ? Tu ne trouves que difficilement de temps libre dernièrement, Sirius. Je ne

Sirius soupira. « Oui, tu as raison Remus, c'est tendu pour moi en ce moment, mais ne t'inquiète pas. Quelqu'un doit bien se charger du boulot au final. Laisse le moi, Remus, je m'en occupe. »

Remus fronça les sourcils. Sirius avait beaucoup de responsabilité, il le savait, mais dernièrement, il assumait tout à sa charge quelque soit la difficulté.

« Comme tu veux, mon ami. » Finit-il par lâcher à contre cœur.

Sirius, dont l'attention était déjà retourné au dossier 'Harry James Potter' se contenta d'un hochement de tête.

« Bien, Patemol, je vois que tu as besoin de travailler, bye. »

« Bye. »

La porte se ferma.

Sirius attendit quelques minutes, faisant semblant de consulter le dossier, avant de se pencher sur le problème de Remus. Ce n'était pas la première fois que Remus venait avec un problème à résoudre, et Sirius le supportait de moins en moins. Surtout que ce dernier tenait à toujours l'appeler Patmol, ce surnom ridicule datant de leur enfance. Ça lui rappelait chaque fois le passé, sa jeunesse, ses faiblesses. Le passé était la seule chose de laquelle Sirius se sentait honteux. Heureusement, ce passé n'était jamais mentionné au travail, là où il passait la plus part de son temps. Mise à part venant de Remus. Pour cette raison, Sirius s'était mis à éviter Remus autant que possible.

'Maintenant' pensa Sirius. 'Ne te laisse pas distraire par le passé, c'est passé, fort heureusement. Il y a du travail à faire.'

Et c'était plus que vrai.

Sirius se saisit d'une pile de fichier à propos des employés actuels à Azcaban sur les étagères. Il les parcourut, à la recherche du nom de quelqu'un pouvant résoudre ce problème, un jeune homme peut être, dont le rang n'était pas élevé. Il en trouva un.

« Linda, envoyez moi Seamus Finnigan je vous prie, j'ai des ordres pour lui. Et ne laissez pas cette information filtrer. »

« Bien sur. » Répondit la secrétaire de son habituelle voix mielleuse.

Seamus Finnigan était très nerveux alors qu'il se rendait au bureau de Sirius Black. Oui, il avait été appelé par le bras droit du ministre de la magie lui-même, celui-ci étant quelqu'un de très important et influant.

Seamuis se demandait ce qu'il pouvait bien lui vouloir, il n'avait rien fait de mal qui mérite un quelconque blâme, surtout venant d'une personne aussi haut placée.

Tout le monde savait que Fudge faisait entièrement confiance à Black et le laissait prendre toutes les décisions qui lui semblaient bonnes, quelque soit leur importance.

D'autre part, Seamus savait aussi que Fudge prenait les décisions en théorie, mais qu'en fait, il n'était qu'une façade souriante alors que Black prenait les vraies décisions. Et plus les choses allaient, moins Black faisait d'erreur, et moins Fudge prenait la peine de regarder après son passage.

En fait, ça faisait des année que Fudge n'avait pas prit de réelle décision.

« Etes vous Mr Finnigan ? » Lui demanda la secrétaire en rompant le fils de ses pensées.

« Moi ? Eh bien, oui, c'est moi. »

Il s'en voulut immediatement d'avoir paru si faible et babillant.

« Parfait. Vous êtes attendu. » Annonça-t-elle de sa voix douce. La grosse porte en bois lui faisait face s'ouvrit alors magiquement.

Seamus déglutit et s'avança pour entrer. Il sursauta quand la porte se referma derrière lui avant de faire encore quelques pas hésitant vers le bureau où était assis Sirius Black. Ce dernier le regardait entrer en le scrutant de haut en bas, ce qui eu l'effet de rendre Seamus encore plus nerveux. Finalement, Sirius Black parla.

« Avez-vous passé une bonne journée, Mr Finnigan ? »

« Je.. Oui, bien, habituel, enfin, ce que j'en dis, rien sortant de l'ordinaire. »

Seamus se morigéna intérieurement pour recommencer à bafouiller de la sorte. Merlin, cet homme pensait sûrement qu'il était un parfait idiot maintenant. Et il n'aurait surement pas tord. Ensuite, il repensa à ce qu'il vaait dit. Ordinaire. Quoi que ce soit qui se passé, ce n'était surement pas ordinaire, sinon on ne l'aurait pas fait venire ici. Il faisait trop d'erreur.

"Ne soyez donc pas si nerveux, Mr Finnigan, mettez vous à l'aise, je ne vais pas vous mordre."

En souriant, Black lui désigna un siège. « Pourquoi ne pas vous asseoir ? »

Seamus abaissa les yeux sur le coté et vit le siège en question juste dans le coin. Il était sur qu'il ne se trouvait pas là quelques secondes auparavant. Mais il obéit et se contenta d'obéir et de s'asseoir.

« Vous vouliez me voir, Monsieur ? »

Seamsu avait décidé d'éviter de s'enfoncer et d'aller à l'essentiel. Ce qui présentait moins de risque.

« Oui, Finnigan, en effet. Et j'irais moi aussi droit au but afin que vous puissiez profiter de votre soirée en famille. Est-ce que ça vous convient ? »

Black sourit. Pour une obscure raison, Seamus n'aima pas ce sourire. Il n'avait rien de franc. Toute fois, Seamus acquiesça. Bien sur qu'il était d'accord.

« Bien. Voyez vous, j'ai quelques problèmes, et je pense que vous êtes celui qui pourra m'aider à les résoudre. Acceptez vous cette tache ? »

Seamus fronça les sourcils. Il devait résoudre un problème ? Résoudre un problème pour le ministère de la magie? Quel pouvait bien être ce problème ? Après tout, il n'avait pas de réel qualification, alors pourquoi lui ?

« Quel est le problème, Mr Black, monsieur ? » Demanda-t-il nerveusement.

Black sourit. Encore ce sourire. "Eh bien, Mr Finnigan, apparemment les aurors ont attrapé trios mages des arts noirs. Ils ont été condamnés à passer un certain temps à Azcaban, quelques années je crois bien. Le problème, que vous voyez sûrement venir, puisque vous travaillez sur place, c'est qu'à l'heure actuelle, il n'y a qu'une unique place vacante. Dans la mesure où il nous en faut deux de plus, j'ai besoin que vous interveniez. Peut-être trouverez vous un moyen de résoudre ce problème, si vous voyez ce que je veux dire. »

Seamus réalisa qu'il transpirait abondamment. Avait-il bien entendu ?

« Je crois que je ne vous suis pas, monsieur. Qu'est-ce que vous attendez exactement de moi ? »

Il espérait sincèrement avoir mal entendu.

« Oh, mais je pense que vous m'avez parfaitement comprit, Finnigan. »

Seamus était sur de n'avoir jamais entendu cet homme parler avec une voix aussi froide. « Je peux prendre la responsabilité de les garder pendant un temps dans les cellules pour les prisonniers de passage, mais pas plus de deux semaines. Après cette échéance, il leur faudra une autre cellule qui sera, je peux vous l'assurer Finnigan, avec une superbe vue sur les cailloux d'Azcaban. Après tout, tragédie et morts sont le lot des prisonniers a Azcaban, rien de surprenant dans tout cela comme vous le savez sûrement. Après, si deux prisonniers mourraient dans les deux semaines a venir des conditions de vie à Azcaban, ce serait vraiment une chance pour nous tous, ne pensez vous pas ? »

Seamus jaillit de son siège et s'éloigna du bureau, un rictus d'horreur sur le visage. Adossé à la porte, il pointa un doigt sur Black.

« Vous.. Vous me demandez de… tuer deux personnes ? » Hurla-t-il.

Sirius Black se leva à son tour. « Calmez vous donc, et revenez vous asseoir. »

Heureusement qu'il avait apposé ce sortilège de silence sur son bureau, il n'aurait pas aimé que le ministère tout entier soit au courant.

Seamus revint doucement à sa place. Il n'aimait définitivement pas ce qu'il était supposé faire, et il était bien décidé à refuser. Seamus Finnigan ne serait pas un meurtrier. Pas moyen.

« il faut que vous voyez ça d'une autre façon, Finnigan. »

Seamus eut une grimace de dégoût. « Je n'assassinerais personne, pas même pour le ministère. »

Etrangement, Black se mit à rire. « Oui, cette réaction est tout à fait normal étant donné ce que je vous demande, mais ne soyez pas stupide et écoutez bien ce que j'ai à vous dire. Ces deux personnes finiront bien par mourir un jour de toute façon, peut importe que je vous demande de la faire ou que quelqu'un d'autre s'en charge, et croyez moi, peu de personne seront assez stupide pour refuser de faire quoi que ce soit pour moi, surtout étant donné l'offre que je m'apprête à vous faire. »

Seamus le fixa, incrédule.

« Pensez y, Finnigan. Quel interet auriez vous à refuser ? Vous ne sauverez aucune vie de cette façon, parce que de toute façon, ils seront tués. Pour ces deux prisonniers, peut importe qui s'en charge, mais pour vous, ça fait toute la différence. Si vous refusez, Finnigan, vous me verrez obligé de vous virer pour manque de loyauté à l'encontre du ministère. D'un autre coté, si vous acceptez, laissez moi vous dire que vous aurez un bonus de 1000 gallions par mois pour service rendu au ministère. »

Seamus eut un hoquet de surprise.

1000 gallions ! voila une somme énorme, il lui faudrait quelques mois avant d'être riche, pas plus. Et Black avait raison, après tout, ils finiraient par mourir dans d'atroces souffrances à Azcaban.

Bien sur, Seamus était toujours conscient que ce n'était pas la bonne chose à faire, moralement parlant, mais il ne pouvait de toute façon pas empêcher leur mort. Quelqu'un devait les tuer, alors pourquoi pas lui ? D'autant plus qu'il perdrait son travail si il ne le faisait pas. Et c'était sûrement la pire chose qui puisse lui arriver. Et puis ce n'était pas si terrible que ça… A Azcaban, il n'y avait que de terribles mages noirs, il faisait une bonne action en les tuant.

Seamus déglutit et leva les yeux pour rencontrer le regard de Black/

« J'accepte, monsieur. »

Harry Potter sourit faiblement. Ronny Londubat, Leon Crivey et Martin Whitby venaient de lui donner trois définitions parfaites pour les sortilèges impardonnables. Il ne s'attendait pas à moins de la part de ses élèves, d'autant plus que Ronny avait une bonne source d'information en la qualité de son père, et qu'il avait sûrement parlé de tout ça avec ses amis. Whitby quant à lui avait sûrement déjà lu tout ce qui était nécessaire depuis l'age de 12 ans.

La classe semblait figée dans une sorte de terreur généralisée. Bien sur, il savait maintenant tous ce qui les attendait. Les gryffondors le tenant de leurs camarades depuis leur fameuse retenu, et les serpentard ayant lu l'inéluctable sur les visages de ces derniers.

Certains étudiants semblaient effrayé au plus haut point, et d'autre en colère, mais des serpentard semblaient... Impatients. Harry n'aimait pas cette impression.

« Merci pour votre explication du sortilège imperium, Mr Whitby. Deux points pour gryffondor. »

Ensuite, il se tourna et fixa les scarabées posés sur son bureau. Soudainement, l'un d'eux se mit a grossir jusqu'à atteindre une taille dix fois supérieure à celle d'origine. Plusieurs filles poussèrent un petit cris à la vue de ce monstre de taille.

« Vous pouvez les faire gonfler juste d'un regard ? » s'exclama Simon. Il pâlit soudainement en se rendant compte qu'il avait crié en face d'Evans.

Harry Potter se détourna de la bestiole et jeta un regard au serpentard.

« En effet. Mais maintenant, regardez. »

Harry se décala de façon à ce que chacun puisse voir le scarabée. Il pointa sa baguette dessus, il prononça clairement « impero. »

Harry n'avait pas expressément besoin de prononcer le sortilège pour qu'il marche, mais pour els besoins de la démonstration, il avait fait attention à ce détail.

Il vérifia que tout le monde regardait l'insecte.

« Comme vous l'aurez tous devinez, j'ai jeté un imperium sur cette pauvre bête. Il est en ce moment même totalement sous mon contrôle, et fera tout ce que je lui ordonnerait de faire. Comprit ? »

Certains hochèrent la tête, plus par réflexe qu'autre chose.

« Bien. »

Harry égaya sa démonstration de quelques cabrioles remarquables. Certains serpentards souriaient bien trop au goût de Harry, mais les gryffondors suivaient le scène avec une attention quasi religieuse, et chargée d'horreur.

Harry finit par lever le sortilège, puis il prit une grande inspiration. « Crucio ! »

Ils étaient tous de mauvaise humeur en entrant dans leur sale de cours de rune, à cause de leur cours précèdent. Ils ne répondirent même pas au professeur Granger quand elle les salua et il leur fallut pas moins de cinq minutes avant d'en finir avec les plaintes et les menaces du genre « On verra ce qui restera de lui quand mon père s'en sera occupé ! ».

« Silence !! » Finit par hurler Hermione Granger. Et inutile de préciser qu'elle n'élevait que rarement la voix Durant ses cours. Les têtes se dressèrent soudainement, et l'attention se fit palpable.

« Est-ce que quelqu'un pourrait me dire ce qui se passe aujourd'hui ?! » Dit-il d'une voix plus modérée, mais pas encore tout à fait calme.

Bien sur, Hermione savait parfaitement ce qui se passait.

« Cet Evans, il a réalisé les trois sortilèges impardonnables sous nos yeux, sur des scarabées ! il l'a fait devant des seconde année aussi, vous pouvez imaginer ça ?! » S'exclama Susan Dubois.

«Hermione hocha doucement la tête. « Je suis au courant. »

« Vous saviez ?! » S'exclama ronny. Hermione s'était toujours demandé d'où lui venait ce tempérament. Sûrement pas de Ginny ou de Neville en tout cas.

« Vous saviez ce qu'il s'apprêtait à faire, et vous n'avez rien fait pour l'arrêter ? Pourquoi ne pas nous avoir aidé ? Vous auriez au moins pu nous prévenir, on aurait trouvé une excuse pour aller à l'infirmerie. N'importe quoi pour éviter ce cours ! Il nous a même dit qu'il nous entraînerait à résister à l'imperium dans peu de temps, l'imperium ! Honnêtement, ce gars est cinglé, c'est un des impardonnable, et il prévoit de le jeter sur nous, ses élèves ! Je jure que si Dumbledore ne fait pas quelque chose, ne vire pas ce mage noir de l'école et ne l'envoie pas à Azcaban, je m'arrangerais pour que mon père répare cette erreur. »

Tous les autres élèves hochèrent la tête en signe de soutien. Le professeur Granger quand à lui, se contenta d'hausser un sourcil.

« Je ne pense pas que vous ayez comprit le professeur Evans, monsieur Londubat, ou alors vous ne seriez pas entrain de parler de lui de la sorte. Il ne fait certainement pas ça pour el plaisir. Ensuite, je peux vous assurer que votre professeur de DCFM n'est pas un mage noir. D'ailleurs, il chassait les mange… mage noirs dans le passé. Et, monsieur Londubat, vous ne devez pas avoir une connaissance poussée d'Azcaban pour souhaiter à votre professeur d'y faire un séjour. Maintenant, avant qu'il ne vous prenne l'envie de dire à nouveau du mal sur qui que ce soit, assurez vous que vous sachiez à qui vous parlez. Ainsi, je tiens à vous rappeler que vous venez d'insulter un professeur, et qui se trouve être mon meilleur ami de plus. » Le ton d'Hermione s'était fait froid sur la fin, et elle ne cherchait même plus à cacher sa colère.

Ses élèves la regardaient avec étonnement, comme médusés. Le professeur Granger était habituellement la plus sympathique de leurs professeurs, et n'avait jamais parlé d'une voix aussi froide. Et là, elle leur disait être amie avec Evans, et elle le soutenait même.

'Quel idée d'avoir dit tout ça en face d'elle' pensa Ronny. Et il avait raison.

« Alors, Mr Londubat, voyons voir… Je vous retire dix points pour avoir dit du mal d'une personne dans ma salle de classe. Dix pour insulte à un membre du personnel de Poudlard. Et dix points pour avoir fait preuve d'une stupidité inacceptable. Vous me décevez vraiment beaucoup, Londubat. »

Elle marqua une pause. « ça fait donc trente points en moins pour gryffondor. Maintenant, retournons à.. »

« Mais ! » Protesta Gauchement Leon Crivey. Hermione darda son regard sur lui.

« Quelque chose ne va pas, mr Crivey ? »

« Je… »

Leon savait que dans l'état où se trouvait son professeur, il allait devoir jouer serré et choisir avec précaution ses mots.

« Professeur, je pense que… la punition de Ronny n'est pas totalement… Justifié. Il était après tout, encore un peu choqué par le cours de DCFM, vous savez. »

Leon espérait que son intervention n'avait pas été une erreur. Il devait se rendre compte que malheureusement, s'en était une.

Il y eu un long silence.

« Je pense que vous avez raison, Mr Crivey. La punition n'est pas tout à fait adaptée à ce petit débordement. Je pense qu'il me faut réfléchir à quelque chose de plus adapté. »

Leon et Ronny soupirèrent en cœur.

« Alors voila ! 30 points en moins pour gryffondor pour les raisons que vous connaissez déjà, et une retenue avec ce cher professeur Evans auquel j'expliquerais personnellement ce qui vous amène. Je lui dirais que vous le retrouverez ce soir dans son bureau, après ce stupide duel. »

Hermione Granger se détourna sur ces mots, et s'occupa à écrire d'ennuyeuse runes sur le tableau, comme elle avait l'habitude de le faire et comme si de rien n'était. Pourtant, elle venait de presque condamner un de ses étudiants à mort, selon les pensées de ce dernier.

Ronny ne montra pas la moindre animosité envers son professeur ou même son ami. Il semblait juste très déprimé.

Cet après-midi là, il n'y eut que très peu de hiboux dans l'enceinte de Poudlard, ce qui aurait surprise quiconque n'étant pas au courant de la raison et qui aurait note ce phénomène.

Albus Dumbledore le remarqua. Et malheureusement, il en connaissait parfaitement la raison.

la flemme de traduire la note d'auteur… desolée.

Pour le prochain, l'auteur s'est un peu craqué XD (je sais, je devrais pas dire ça... je suis tel le journaliste, impartial. mais n'emepche. vous verrez bien.) le chapitre est deja traduit, donc il viendra. enfin, j'attend un peu, histoire d'avoir traduit plus.