Bonsoir tout le monde :)

Je comptais poster hier, étant donné que j'avais déjà commencé le chapitre 6 et que j'ai réussi à le finir rapidement. Mais depuis deux jours, ma connexion cafouille… Donc, en attendant que ça s'arrange, je vais m'armer de ma clef USB, de ma patience, et de mon argent pour aller poster d'un cyber. Ça va être joyeux !! J'essayerais d'en profiter pour répondre à vos reviews. Si je le fais moins vite qu'avant, croyez-moi, c'est bien involontaire.

Je vous remercie tous pour vos remarques et vos encouragements. C'est quelque chose de très agréable et de très gratifiant.

La fic est toujours pour Artoung (si si, si si). Et, si tu passes par là, je voulais te remercier encore mille fois, te rassurer sur l'état de mon cœur (vive les pacemaker) et t'assurer que, même morte, je finirai cette fic. C'est pas que, mais je suis presque tout aussi bornée que Harry. Tu comprendras en lisant ce chapitre :p


Chapitre 6 :

« J'ai traité Dumbledore de con et il s'est mis à éclater de rire… je n'en reviens pas… Je ne vais plus jamais avaler une seule goutte d'alcool… »

Draco leva les yeux au ciel. Depuis qu'ils étaient sortis de leur coma éthylique, et que les souvenirs avaient afflué, Harry ne cessait de se répéter cette phrase en boucle.

Draco soupira.

« C'est ce qu'ils disent tous. D'accord, c'est flippant, mais je te rappelle que trois jours sont passés, et que là, on est à un bal, organisé pour la pré-fête de mariage du Weasley-pas-trop-mal et de Miss Vélane de l'année. Tu devrais arrêter de te comporter de façon aussi… stupide. »

Les yeux de Harry se glacèrent, de même que le sang dans les veines de Draco. Ce n'est pas que, mais le caractère volcanique du Gryffondor l'effrayait un peu. Un touuuuuuuuut petit peu.

Mais il reprit contenance. Les vacances de Noël commençaient officiellement demain matin. Donc il ne risquait pas grand-chose en étant chez leur futur allié, Maxence Dorien. De un, le brun se pendrait plutôt que de gâcher toute leur mission en faisant un esclandre. De deux, il avait lui-même décidé de le taquiner un peu méchamment dès que Maxence Dorien serait dans les parages. Il avait beau s'être alloué l'aide de cet homme, il voulait préparer le terrain. Il faudrait bien lui avouer qu'ils étaient deux ennemis et non deux fiancés mièvres et creux. Enfin bon, ennemis… c'était révolu.

Draco avait donc décidé d'abandonner le rôle du fiancé cucul, ce qui, il en était sûr, aurait fini par ennuyer Dorien bien avant qu'il ne puisse lui expliquer la totalité de leur plan. Et puis, si ça permettait de révéler la… profondeur de la personnalité de Harry, ça ne ferait rien de mal. Il avait semblé très agréablement surpris devant l'altercation entre Jaysonius et la 'fiancée'.

Mais il avait beau se répéter : -Mon plan est tout bénef', il ne pouvait s'empêcher, derrière son allure hiératique, de jeter de petits regards complètement paniqués à Harry. Mine de rien, le stoïcisme du Gryffondor qui, malgré les piques plus méchantes les unes que les autres, avait pris sur lui et l'avait ignoré, l'effrayait énormément.

Finalement, il valait peut-être mieux que sa colère explose et que ça passe vite… parce que là, il allait le sentir passer, il le pressentait. Même ses tripes le lui hurlaient.

Si seulement tu savais à quel point tes tripes ont raison, Draco…

………………………………………………………..

Excédé, Harry se contint du mieux qu'il put. Mais il se décida à partir quand Draco passa la totalité des amis du Gryffondor au crible en les traitant de tous les noms d'oiseau pendant son dialogue apparemment PAS-SION-NANT avec Maxence Dorien.

« Draco chéri… sans vouloir te vexer, mais le jour où tu comprendras que les bornes des limites, c'est pas fait pour les chiens, tu me préviendras, parce que là, tes manières de gamin peroxydé, j'en ai ras le cul. A bon entendeur, salut. »

Outrageusement offensée, la fiancée fit donc une sortie distinguée. Mais ne manqua pas d'entendre une des douairières chuchoter :

« Je parie que c'est une ruse. Ma vieille mère disait toujours : Tu le suis, il te fuit, tu le fuis, il te suit. Je me demande où elle va bien le mener… et ce qu'ils y feront… »

…………………………………………………….

Bouillonnant de rage, Harry s'éloigna du Serpentard, de crainte de faire un esclandre. Pas que ça ne corresponde pas à son caractère fougueux, loin de là. Mais la vengeance pouvait être bien plus douce…

Son amie Guadeloupéenne ne lui avait pas appris qu'à cuisiner des chapons. Elle lui avait aussi appris quelque chose de bien plus important et qui sert en bien des circonstances. Comment manipuler les hommes.

Et la règle principale de ce noble art : Les attaquer dans leur virilité. Ils ne s'en remettent jamais.

Il se dirigea donc vaillamment vers un groupe à dominante rousse qui faisait pas mal de bruit dans un coin. Il avait totalement oublié que les Weasley, Neville, Luna et Remus étaient là aussi. Il s'approcha pour déterminer la source du tumulte.

Et il s'éloigna aussitôt. Apparemment, les cris de Mme Weasley devenaient de plus en plus stridents ; la pratique, sûrement. Il avait tout de même eu le temps de comprendre que Molly reprochait à son cher Arthur de refuser de la voir et de prétexter des missions pour l'Ordre pour déserter le domicile conjugal. Tout ça pour trafiquer elle ne savait quoi dans un lointain garage moldu, que l'Ordre surveillait depuis quelques temps à cause de sa proximité avec les locaux du Ministère. Sachant que le garagiste était en fait une blonde, pulpeuse à souhait, et ayant sans doute dû puiser dans son cerveau pour finir de bien rembourrer sa poitrine généreuse. Amusé, Harry brava les risques encourus et s'approcha.

« Mais Dumbledore a eu beau me dire qu'il y avait bien mission sous roche, je reste convaincue que Arthur mijote quelque chose. »

« Voyons Molly - C'était Pénélope Dauclaire qui parlait, la future ex-femme de Percy. Vous ne pensez tout de même pas qu'il vous trompe avec cette… »

« Non non, si ce n'était que ça !! Je parie qu'il y a plus grave. De toute façon, que pourrait-il lui trouver, hein ? Niveau poitrine, désolée, je suis bien pourvue par Mère Nature, et moi, au moins, c'est du bio, oui Madame !! Pas de sort de Gonflement, ni de Durcis, ni rien ! Et les miens, au moins, ne ressemblent pas un petit coussin pour y déposer la tête… ou un caca ! »

Ils eurent besoin de toute leur force de persuasion pour l'empêcher de se dénuder, et ainsi confirmer ses dires. Non non, pas la peine, vraiment. Ils étaient prêts à jurer sur leurs grands dieux qu'ils la croyaient sur parole.

« Bref. Non, je crois que c'est plus grave. Il doit préparer un mauvais coup. S'il me trompait avec la blonde, je serais compréhensive, je l'aiderai à dépasser cet égarement, et je le soutiendrais, voilà. »

A ce moment-là, le majordome annonça d'une voix retentissante :

« Arthur De LeTerrier. Descendant et chef de famille du clan McWeasley. Quartiers de Noblesse : Rues de Loutry-Ste-Chaspoule. Au nombre de 37, lesdites rues, donc 37 quartiers de noblesse. »

Sous les rires de sa famille, le regard impassible du majordome et ses propres marmonnements « Bah quoi, on me demande où j'habite, mon statut dans la famille, combien on est à la maison, si on est tous roux, et le quartier où j'habite, désolée, je réponds, moi ! « Arthur s'approcha de sa femme, arborant un regard penaud.

Harry, qui allait préciser au majordome que, non, avoir plus d'un enfant à la maison ne rime pas automatiquement avec chef de clan protecteur et généreux, et qu'on peut être roux sans être écossais, décida de rester sur place. Qui sait, il allait peut-être avoir l'occasion de se venger de Draco, comme ça !

Arthur, tout emmouscaillé, sortit un bouquet de fleurs et balbutia, sans oser regarder sa femme:

« Oh Merlin, Molly pardonne-moi. Je suis un misérable de t'avoir fait tant de cachotteries… »

Tout le monde sentit venir l'annonce d'adultère – bah quoi, il lui apportait un bouquet - UN BOUQUET !!- et se traitait de misérable… Si ce n'était pas des aveux, ça !

Mais, à cause de sa profession de foi de tout à l'heure, Molly dut se retenir pour ne pas tuer son bougre de mari, et s'essaya pour une fois aux phrases calmes et douces. Ce qui était bien plus flippant que les cris tonitruants.

« Tu sais, Arthur, mon chéri, si tu as dû coucher avec une autre femme pour une mission de l'Ordre, je te pardonne. Ça devait bien arriver un jour, que tu aies des envies de changement, au moins tu as pu les concrétiser dans le cadre d'une mission. J'ai déjà été préparée psychologiquement à l'accepter, je suis toujours les émissions de radio, et ils disent qu'il faut savoir relativiser, et qu'une incartade ne vaut pas la peine qu'on détruise le bonheur familial. Ne t'inquiète pas Arthur, je ne te casserai pas les dents. »

« Non ce n'est pas ça, je suis horrible, je suis un misérable… »

« Pourquoi dis-tu ça ? Tu as couché avec une femme … mais en dehors du cadre de ta mission ? Tu es allée voir une de ces gourgandines ? «

« Mais non, je n'ai pas couché avec une femme Molly ! »

« ARTHUR WEASLEY !! COMMENT AS-TU PU COUCHER AVEC UN HOMME ! J'AURAIS PREFERE QUE CE SOIT UNE FEMME QUE… »

Bah quoi… elle avait dit qu'elle serait compréhensive, d'accord, mais elle n'avait rien promis concernant les hommes, alors qu'on la laisse exploser, merde !

« Molly ! Non, je ne t'ai pas trompée ! J'essaie juste de m'excuser parce que… enfin, voilà… tu sais, ce dont on parlait l'autre jour… eh bien, c'est devenu légal, tu sais ! Je ne risque plus la prison si je m'y remets ! Allez, viens dehors, je vais te montrer… »

« Arthur Weasley… tu as OSE faire passer une loi - UNE LOI ! - pour un truc aussi stupide, aussi inutile, aussi… »

« Mais non, mais non… allons viens Molly, je vais te montrer… tu vas voir. (Il prit un ton enflammé) Equipée de missiles à capteurs infra-basses et de roquettes à puissance multi-nucléaire, cette voiture n'en est pas une ! Enfin, si, mais pas seulement. C'est également un bateau, un avion, et une fusée. Sa vitesse permet de semer n'importe quel véhicule. Elle peut aussi le détruire. Elle est capable de raser Big Ben, comme de faire sauter un point noir sur le nez d'un ennemi. Cerise sur le gâteau : elle parle douze langues et sait cuisiner les spaghettis, Molly ! »

Sa femme, le regardant suspicieusement, céda à la curiosité et le suivit au-dehors. Leurs enfants, eux, éclatèrent de rire.

« Ah la la…. Maman ne changera jamais. Je crois que c'est la femme la plus redoutable que je connaisse. »

Pénélope, amère, confirma en ajoutant :

« Même Percy pense pareil… Aujourd'hui, j'ai eu la confirmation que mon mari est obsédée par une autre femme. Il n'a qu'une seule peur et ce n'est pas que je le quitte, que je ruine sa carrière ou que je dévoile ses secrets. Non, il a simplement peur que je raconte tout à sa mère et qu'elle le gronde. »

Hilare, Harry eut la surprise de voir que les autres membres de la fratrie riaient aussi. Et ce n'est qu'après que Ron et Hermione lui aient expliqué qu'il comprit. Et rit encore plus fort.

« Elle le surprenait régulièrement à regarder les photos d'une bande de filles dans un drôle de cadre. Toujours les mêmes filles, avec de temps à autre des garçons, toujours les mêmes aussi, qui font semblant de jouer des instruments de musique. Assez mal, au demeurant. Mais aujourd'hui, elle a entendu ces filles parler, et, regardant son mari, lui dire que les hommes, il faut savoir s'y prendre. Et que elles, ce sont des professionnelles dans ce domaine. »

Hermione leva les yeux au ciel et précisa :

« Il regardait la télé… Hélène et les Garçons… Il enlevait le son pour que sa femme croie que c'était juste une photo sorcière (étant donné que c'est tellement répétitif…) d'autant plus qu'il ne parle pas français. Il était le premier à dire que c'était nul. Mais je crois qu'il était fasciné comme son père par la technologie moldue. Mais maintenant, va sortir de la tête de Pénélope que ce n'est pas un nouveau moyen pour draguer les filles… D'autant plus que Molly serait de son côté, ça fait longtemps qu'elle se méfie des objets non magiques. »

Ron, un sourire amusé aux lèvres, remarqua :

« Les membres de la famille ont toujours adoré les femmes de caractère…. »

Il se tourna vers Hermione, charmeur :

« Les hommes en font beaucoup pour gagner un cœur, mais peu pour le garder. Mais je suis sûr qu'avec toi je resterai sur le bon chemin. Qu'est-ce qu'on ferait sans vous… »

Le ton romantique et ému donné à la dernière phrase n'incita pourtant pas la Gryffondor au badinage. Ce fut donc une Hermione réaliste qui lui répondit :

« Bah, vous vous branleriez. »

On remarque la concordance des temps, s'il vous plaît.

La jeune femme se tourna vers Harry, un peu rosissante, en tentant de faire dévier la conversation :

« Tu sais, Harry, tu avais raison pour tes lunettes. Les lunettes de sorcier sont un peu spéciales. Sinon, tout le monde s'en passerait et utiliserait ce sort de Correction Oculaire. Et si elles servaient uniquement à mieux voir, elles n'apparaîtraient pas sur la forme Animagus du professeur McGonnagal ou celle de cette odieuse Rita Skeeter. On peut les utiliser pour lier un sort à la personne, sans qu'il soit irrémédiable. Il suffit d'avoir le bon toucher et on peut ôter les lunettes, et par corollaire, le sort. »

Totalement dans son élément, Hermione fut forcée par Ron à s'arrêter et reprendre son souffle, puis reprit de plus belle :

« J'ai fait des recherches. Pour toi, c'étaient des lunettes moldues, mais elles canalisaient ta magie tout de même. C'était une mesure instinctive que ton corps a prise dès que tu as commencé à user de lunettes. Ton énergie magique était insupportablement puissante pour la stature d'un enfant aussi jeune. Tes lunettes en étaient donc le prolongement. Mais ça faisait un blocage qui t'empêchait d'assimiler certains sorts et de fermer ton esprit. Avec la Correction Oculaire, tu as tout réassimilé. Pour Dumbledore, il s'en sert pour tour voir à Poudlard. Grâce à ces étranges lunettes en demi-lune, il est un peu en communion avec le château. La Magie de l'école lui a fait assez confiance pour se mettre à sa disposition. C'est un peu comme ça aussi, qu'il sait tout, même si parfois, son omniscience devient flippante. Pour Skeeter, c'est en connexion directe avec sa Plume à Papote. Elle sonde les émotions les plus cachées, celles-mêmes de notre subconscient, et les exprime. On ne s'en rend pas compte, on le nie, mais elle vise toujours juste. Enfin, sauf lorsqu'elle lâche la bride à son imagination et qu'elle oublie d'utiliser ce petit 'pouvoir', là, c'est un ramassis d'âneries – reniflement méprisant- qui ne vaut pas tripette.

Pour le professeur McGonnagal, j'avoue que j'ai été surprise de découvrir qu'en fait, ses lunettes étaient un héritage. De Minerve elle-même. Ce qui explique ses affinités limite surnaturelles avec la Métamorphose. On dit même que cela lui accorde aussi un peu de la sagesse de cette déité guerrière. Bon, c'était une sorcière, mais ça n'empêche, un peu de Mythologie, ça fait toujours plaisir. Et pour Mr Weasley et Percy, je les soupçonne fortement d'avoir pris des lunettes pour avoir l'air un peu plus sérieux, et pour avoir un peu plus de mémoire, une sorte de disque dur externe. Même si –petit coup d'œil prudent du côté de Pénélope- je crois que Percy en profite pour y caser une partie de son ego surdimensionné. »

Ravie de son petit effet, Hermione adressa un sourire à la cantonade, interrompu par une Mrs Weasley en rage qui rentrait dans la salle, drapée dans sa dignité outragée. Elle fulmina :

« Il s'est engueulé avec sa voiture, puis pour se faire pardonner, il lui dit "Je t'aime ma Titine". Ensuite, il me regarde et dit distraitement : "T'inquiète pas hein, toi aussi je t'aime." »

Toutes les femmes grimacèrent, compatissante, tandis que les représentants du sexe forts se sentirent dans leurs petits souliers.

« Un jour, je me suis badigeonnée la poitrine de coulis de chocolat, et je lui ai proposé un jeu … bref. Lui il me sort, désolé je suis au régime, je file, j'ai quelque chose à faire. Vie de merde. »

Les autres femmes acquiescèrent vigoureusement, tandis qu'un 'vengeance contre les migraineuses !!' retentit du côté des hommes. Qui se tapirent dans leur coin en voyant Molly folle de rage.

« Quand j'ai voulu le présenter à mes parents, on a prévu de se retrouver chez lui. Quand on est arrivé, on a vu Arthur en train de couper les arbres avec un 'masque' et un 'tuba' pour pas se prendre les débris des cyprès. Je n'ai pas besoin de vous dire la honte… Vie de merde. »

Nouvel acquiescement de la part de la gent féminine. Ginny se mit elle aussi de la partie.

« Aujourd'hui, je devais aller chez le coiffeur mais, par manque de temps, reporte cela à plus tard. En rentrant à Poudlard mon chéri me dit que je suis très jolie et que ma nouvelle coupe me va vraiment bien. Vie de merde. »

(Les hommes se firent encore plus petits. Ça sentait les antécédents… Les frères Weasley, eux, grognèrent.)

En Harry aussi, un rebelle vent de règlements de comptes souffla.

« Tout à l'heure, tout le monde parlait de ses projets de vacances pour l'été, quand tout à coup Draco me regarde et dit : "Tiens mais on n'a rien prévu nous cet été !?" J'ai dû lui répondre "Si, un voyage de noces..." Vie de merde. »

Tout le monde vitupéra contre l'indélicat Malefoy, sauf les garçons au courant de la condition de Harry, qui grommelèrent un 'espèce de traître' bien senti envers le Gryffondor.

Molly, étouffant presque tellement son ire était grande, reprit :

« C'est moi qui ait dû faire le premier pas, avec Arthur. Je savais que je lui plaisais et j'ai donc décidé de foncer. Je me suis dirigée vers lui et lui ai dit : "Tu dirais quoi si je te disais que tu me plais beaucoup ?" Il me répond : "Je te dirai que j'ai besoin d'aller pisser là !" Vie de merde. »

La colère de Harry retomba un peu. D'accord, Draco était un crétin ingrat, mais Mr Weasley battait tous les records…

« Il a même fait pire –tout le monde hurla 'PIRE ? Comment c'est-ce possib' !!'- ehh oui, pire ! Quand mes parents nous dirent gentiment de ne pas faire trop de bruit quand ils nous ont laissé leur chambre pour dormir, il a osé leur dire de ne pas s'inquiéter, que j'étais silencieuse au début mais qu'après il veillait toujours à mettre un sort de silence. Vie de merde. »

Les auditeurs en furent abasourdis, tandis que les rejetons Weasley se cognaient la tête contre le mur d'exaspération contre leur maladroit de père. Seule Ron et Ginny se contentaient de lever les yeux au ciel, comme blasés.

« Oui mais, maman, toi aussi, t'y vas fort, avec lui. Je te rappelle que lors de votre nuit de noces, rien que pour te venger de ses vacheries, tu t'es mise à éclater de rire pendant une heure après avoir vu son entrejambe… »

D'un 'il l'a bien cherché, non ?' Molly leur cloua le bec, à ces pinailleurs !

C'est donc ainsi que les trouva Draco quand il parvint enfin à se débarrasser de tous les lèche-bottes qui lui répétaient à quel point sa fiancée était merveilleuse. Ce qui lui avait rappelé que c'était pour son bien aussi, de réussir cette mission. Et qu'il jouait un peu trop avec le feu. D'ailleurs, il lui avait semblé que Maxence l'avait pressé de retrouver Iliana, lui aussi. Ne jamais laisser une femme ruminer sa rancœur. Ça tient de l'élémentaire prudence.

« Euh… vous n'auriez pas vu ma fiancée ? »

Harry lui répondit hargneusement.

« La pauvre malchanceuse n'est pas là, Malefoy. »

Avant que le blond n'ait tenté de calmer le jeu, un Arthur Weasley alarmé, tenant un bras ensanglanté, revint en criant :

« Attaque, attaque !! Tout le monde transplane ou prend la poudre de Cheminette, c'est une attaque de Mangemorts. »

Rejoignant sa famille, il leur expliqua que Voldemort était venu en compagnie de quelques sbires.

« Il y a une vingtaine de Mangemorts avec lui, mais ne vous inquiétez pas, Titine s'en charge. En attendant, tout le monde doit s'enfuir avant qu'ils n'aient tout bloqué magiquement, pour limiter les dégâts. »

Harry, lui, savait parfaitement à quoi s'en tenir. Il s'y attendait, même, étant donné que c'était justement Draco qui avait persuadé Dorien de contacter le Mage Noir, et de le prévenir qu'il avait de la concurrence, et que c'était du lourd.

« Alleeeeeeez, et maintenant, je vais me retourner, et comme par miracle, Draco aura disparu. »

« Ne dis pas de bêtises Harry, Draco était là il n'y a même pas une… Ah oui, t'as raison vieux frère. Blondy hair n'est plus là. Mince. »

« Tu peux avoir l'air un peu plus désolé, tu sais. Pour les circonstances actuelles, tout ça… »

« Les garçons, arrêtez vos gamineries, c'est sérieux, Voldemachin a encore frappé, on a vu Draco comme aspiré à travers un petit trou dans le mur. »

Même en les grondant, Luna ne pouvait s'empêcher d'avoir l'air d'une illuminé dans sa robe pelucheuse, avec son chapeau formé d'une citrouille évidée avec une bougie à l'intérieur, et son collier de ce qu'il sembla à Harry être des Dragibus enfilés sur un fil de réglisse.

Effarant.

Neville, qui courait derrière elle, lui dit, tandis que Blaise la regardait d'un air blasé.

« Luna, quand pourras-tu arrêter de lui donner des surnoms ridicules, à Tu-Sais-Qui ? »

« Mais Neville, je ne lui donne pas des surnoms ridicules, c'est juste que je ne me souviens plus de son nom. Ça m'arrive souvent comme tu le sais, il a un nom si nul, de toute façon. »

Harry, halluciné, ne put s'empêcher de marmonner un 'absolument d'accord' renfrogné en se frottant les tempes. Après avoir bu une coupe de Magicbulles, sa colère envers Draco avait ressurgi. Il n'avait même pas eu le temps de lui remettre les pendules à l'heure que l'autre siphonné du bulbe venait pourrir l'ambiance.

Génial.

Ainsi, tout le monde put témoigner, en toute bonne foi, que Iliana Harriston-Pelley était particulièrement agacée et exaspérée, ce qui explique pourquoi elle répondit si bizarrement quand Voldemort entra dans la pièce en enjambant le majordome qui s'oubliait :

« C'est qui lui »

« Voldemort, répondit Ron avec diligence. Pas désappointé pour deux sous mais cachant Hermione derrière son dos. »

« Ah. Okok, c'est ça, leur grand méchant. C'est vrai que ses photos ne couvrent pas les pages des journaux. Et je viens de comprendre pourquoi. Non mais franchement, quelle tronche… »

Ulcéré, Lord Voldemort, en un geste altier, leva la baguette pour jeter le sort mortel à cette outrecuidante péronnelle. Quand il s'aperçut qu'elle correspondait à la description de sa 'rivale'. Il grimaça quand il se rappela de son nom.

« Peuh… Harriston-Pelley ? Même pas un nom de sang-pur! »

Affable, du moins en apparence, Harry répliqua d'un ton doucereux :

« Pas plus que Jedusor. Mais avouez que mon nom, au moins, il en jette. »

« Endoloris. »

Stoïque, Harry serra les dents, et au moment où il allait crier, leva les yeux vers son adversaire et lui adressa un sourire goguenard. Déstabilisé, le Lord Noir interrompit le sort sans même s'en rendre compte.

« Rhô ça ne fait pas plus mal que mes règles, vous savez. Je parie même qu'à côté des affres de la grossesse, le sortilège Doloris est une aimable stimulation nerveuse du genre acuponcture pour débutant. Vous devriez vous remettre en question, le blafard. La mine de cachet d'aspirine, c'est passé de mode depuis bon nombre de décennies, mettez-vous au goût du jour, au moins ! »

« Attends, attends. Harry, tu as bien dit que… cet homme n'est pas un Sang-Pur ? »

« Nan, c'est un Sang-Mêlé. Un peu comme Seamus, tu sais. Sa mère n'avait pas dit à son père qu'il était … rhô vous, arrêtez de lancer des sorts comme ça, je suis en train de parler merde ! Non mais oh, le sang gène ! Bref. Son père avait bu un filtre d'amour. Ou était sous Impérium, j'sais plus… c'est pour ça qu'il a épousé la dame, là. Enceinte, la pauv' chouquette a arrêté de le retenir magiquement… et il s'est barré. Laissant femme et enfant. Elle, elle est morte en le mettant au monde. Il a vécu son enfance dans un orphelinat… eh oh j'ai dit t'arrêtes les sorts, toi ! Brèfle. Un orphelinat moldu lui a servi de maison et il y a été très très vilain, comme on s'en doute. Il a même tué un lapin, c'est dire. Il l'a pendu magiquement et sans baguette, le bougre ! (Oui, bonne idée Professeur Dumbledore, vous l'occupez, il devient carrément impoli à balancer de la baguette partout, même votre bouclier n'empêchait pas le dérangement.) Où en étais-je, moi ? Ah oui. En bref, Voldemort est un Sang-Mêlé. »

« Mais… mais tu sais aussi bien que nous à quel point il revendique la suprématie des Sang-Pur… »

« Hitler n'était même pas allemand, et sa grand-mère était juive. 'Fin un truc dans le genre. En plus, il était riquiqui, et sa moustache était ri-di-cu-le. Mais bon. »

A la surprise générale, Voldemort ajouta :

« Mais il avait de magnifiques yeux bleus. »

« En effet. Mais comment le saviez-vous ? »

« Dans le monde sorcier, il était plus connu sous le nom … de Gellert Grindelwald. »

Profitant de la discussion, Dumbledore réussit à enfermer Voldemort dans une prison de glace. Mais le Mage Noir prit sa baguette et, la tenant entre le pouce et l'index, fit mine de crever l'air devant lui, comme si c'était une aiguille. Il fut absorbé par ce trou de vide en riant diaboliquement, quittant la scène en homme certain d'avoir accompli son but. Sans même les regarder, Harry, allait continuer son soliloque sur Voldemort, les Sang-Mêlé, Hitler et Eva Braun, lorsque Hermione murmura un : Pardon, Harry… et lui donna une gifle magistrale.

S'ébrouant, et se tenant la joue, il poussa un rugissement de rage et s'apprêta à hurler quand tout se remit en place.

« Qu'est-ce qui m'est arrivé ? Que s'est-il passé Hermione ? »

« Je…J'avais remarqué que tu avais les pupilles étrangement dilatées, et les capillaires sanguins de tes yeux étaient sur le point d'éclater. En plus, tu n'étais pas dans ton état normal, sinon, tu n'aurais pas réagi comme ça devant V-V-Voldemort et tu n'aurais pas dit tout ça. Tu semblais carrément dans ton monde. On aurait dit… Luna, en plus véhément. »

« Je me disais bien qu'il y avait quelque chose de bizarre. J'avais plein de voix dans ma tête, et je ne savais plus quoi faire…Donc… tu es en train de dire… que j'ai été drogué ou soumis à une potion ou un sort ? »

« Oui. Et d'après tes yeux, je pense que c'était une potion de Nervure. De quoi te faire perdre la boule, et pas qu'un peu. Ton cerveau donne plusieurs ordres contradictoires en même temps, et toi, tu te sens obligé d'obéir à tous ces injonctions. En même temps. Voldemort ne s'est pas inquiété de savoir comment tu sais tout cela à propos de son enfance, il a dû penser que ton cerveau t'avait ordonné de pénétrer les pensées de Dumbledore et de tout dire. Techniquement, tu es censé être devenu fou et hurler en te tenant la tête ou la tapant contre le mur. Il a été surpris mais il croit juste que l'effet de la potion est progressif à cause de la boisson où elle a été mise. »

« Mais pourquoi je m'en suis sorti si facilement et que je suis guéri avec une gifle ?

« Ta résistance à l'Imperium a sûrement joué un rôle important… Je crois que tu as une partie de ton esprit, totalement hors de contrôle. A l'abri des manipulations et des influences. En gros, si tu n'en fais qu'à ta tête, quelle que soit la situation et quelles que soient les circonstances, c'est grâce à cette partie de ton cerveau. Je saurais qui blâmer à ta prochaine bêtise ! Tu t'es comporté un peu comme un gamin capricieux avec Voldemort, mais au moins, ça l'a déstabilisé. La gifle a juste servi à te remettre les idées en place. »

Harry, ravi, se sentit rassuré. Tout ce qu'il avait compris, c'est qu'il ne ferait jamais rien contre son gré. Beaucoup trop têtu pour ça. Même sa colère contre Malefoy était toujours là, c'est dire s'il était obstiné…

Bon, maintenant, il faut le chercher, le blondinet. Durant un bref instant, l'idée que Voldemort ait choisi un autre endroit que celui indiqué par Dorien lui traversa l'esprit.

Mais nan.


Voualaaaaa, le chapitre est fini, la suite sera pour bientôt. du moins quand je l'aurais écrite et quand j'aurais récupéré ma connexion. Et peut-être y aura-t-il la réponse à ces questions :

Mais où sont Draco et Voldemort ?

Pourquoi Harry a l'air d'avoir tout prévu ?

Pourquoi Voldemort a-t-il l'air d'avoir obéi à Maxence Dorien ? (vous aurez un début de réponse, la réponse complète viendra bien plus tard.)

Et surtout, surtout, la question que tout le monde se pose (surtout Mr Weasley) :

Qu'est-il arrivé à Titine, la voiture qui n'en est pas vraiment une ?

Tout cela, bien entendu, au prochain épisode des aventures de nos héros… dans la Wizard Dimension !

Bisous :p

Mery Dry

PS : oui, je me suis bien inspirée du site viedemerde point fr… et si quelqu'un devine d'où vient la description de la voiture de monsieur Weasley, je mange mon chapeau. -- CECI EST UN INDICE, CECI EST UN INDICE :p