Salut tout le monde!

A cause de mes problèmes de net, pas moyen d'updater plus vite, ce qui m'oblige à aller au cyber (au grand dam de mon père, qui commence à fulminer, il a horreur que j'y aille).

J'ai été ravie en lisant vos reviews (normal, me direz-vous) et j'espère avoir répondu à tout le monde. Concernant les anonymes, je n'ai logiquement pas pu leur répondre; j'en profite donc pour vous remercier maintenant:

MERCI!!

Voilà une bonne chose de faite :p

Sans oublier, le protocole d'usage: tout à JKR, le défi est d'Isatis.

Et la fic est pour Artoung (s'il te plaît, gaffe à la rétine! tu as plein de fics à écrire encore /suppliante/)

Et pour l'instant... place à la fic

Chapitre 7:

« Bon, puisque je vous dis que je vous expliquerai plus tard. Pour l'instant, laissez-moi passer. Je vais chercher Draco. Je sais où il est, et je ne cours aucun risque. Ron, occupe-toi d'Hermione, s'il te plaît, sinon, je crois qu'elle va m'arracher le bras. »

Il savait que Draco allait être enlevé, que le manoir utilisé pour les mariages de famille Malefoy, prêté gracieusement pour l'occasion à Bill et Fleur pour leur Pré-Fête de mariage, allait être attaqué par des Mangemorts, et par le Lord Noir lui-même. Mais il devait faire vite, parce qu'il avait l'impression qu'ils avaient oublié quelque chose, dans leur plan.

Le roux, tout sourire, s'approcha d'Hermione, et, avec une délicatesse insoupçonnée de la part du Gryffondor naguère fruste et brutal, ôta les doigts agrippés au bras d'Harry, et les baisa l'un après l'autre, en disant de sa voix la plus charmeuse :

« J'ai capturé un rayon de soleil, et c'est pour moi un grand plaisir de m'occuper de… »

Ron avait espéré qu'un jour Hermione l'interrompe dans l'une des envolées lyriques qu'il affectionnait depuis quelque temps. Mais il aurait préféré une interruption d'un genre plus doux et plus agréable qu'une paire de gifles retentissantes.

Il se frotta chaque joue en regardant la brune d'un air interrogateur. Puis haussa les épaules et sourit, optimiste. Ce n'était pas un baiser, certes, mais le premier pas venait d'être franchi, non ? La prochaine fois, elle allait l'interrompre autrement. Il espérait juste que ce ne serait pas d'un sort bien vicieux du genre Coupecoupe ou Burneo. C'est pas que, mais il y tenait, à ses parties.

Hermione, elle, tenait sa main endolorie par la violence de ses coups, et autrement cuisante à cause des baisers. Elle poussa un soupir et regarda Ron de tous ses yeux, espérant remarquer un changement. Mais l'horrible et effrayant sourire doux était de retour. Elle avait cru que ça marcherait, cette fois…

Elle avait essayé toutes les potions, tous les contresorts. Ron devait avoir reçu une sorte de sort qui troublait l'esprit, et il était vraiment très tenace, parce qu'il durait depuis des mois, et que, malgré tous ses essais, Ron ne changeait pas d'un poil. Elle avait même essayé la gifle, croyant que lui aussi avait été victime d'un sort de Nervure qui avait mal tourné. Ayant même occulté le fait que la partie d'encéphale, celle extrêmement têtue qui fait dire des conneries au lieu de vous exploser la tête et vous tue dans d'atroces souffrances était une particularité de L'Harrius Potterus. Une espèce virulentissime, rarissime, et en voie de disparition. Le dernier représentant de la race allait même bientôt aller bouffer les pissenlits par la racine. Parce qu'Hermione allait le charcuter s'il continuait à la jeter dans les bras du roux.

Il y avait bien une explication simple et logique au comportement un peu étrange de Ron. Tellement logique et simple qu'elle en devenait… illogique aux yeux d'Hermione. Et impossible. Alors elle faisait de son mieux pour que Ron Weasley redevienne normal. Parce qu'elle commençait à avoir peur. Vraiment peur.

Hermione est un être qui ignore la peur. La peur n'est que la manifestation de l'ignorance. On n'a peur que de ce que l'on ne connaît pas. Et il y avait une seule chose qu'Hermione Granger ne connaissait pas. Une chose qui l'effrayait plus que tout.

Alors, comme la personne rationnelle, intelligente et prosaïque qu'elle était, pour pallier à sa peur, elle la reniait. Simplissime.

« Hermione… »

Elle se tourna vers Luna qui, toujours aussi souriante, lui avait mis une main sur l'épaule et se penchait doucement vers son oreille, pour lui dire d'une voix douce et légère :

« Bon, j'en ai un peu marre que tu continues à te voiler la face comme ça. Tu es amoureuse de Ronald, ok. Il est amoureux de toi. Ok. Maintenant, tu arrêtes les prises de tête, du style : C'est flippant, ouhlala j'ai peur, et tout le tralala. Tu vas reconnaître que vous êtes amoureux l'un de l'autre. Là maintenant et tout de suite. »

« Et si je refuse ? »

« Je te fous un coup de pied au cul, et j'irai tout lui dire. Il se casse la tête pour te séduire, ça devrait lui remonter le moral de savoir que ses sentiments sont réciproques. »

Le tout était dit dans un murmure, de la même voix calme et agréable, à peine moins vague et absente que d'habitude. Avec un sourire de psychopathe. Accentué par le morceau de persil coincé entre les dents éclatantes de blancheur.

Hermione en frissonna.

« Okok. Je… j'aime Ron, et je crois… il y a une chance infinitésimale pour… »

« Grouille, on n'a pas la journée, on a une Voldemerde à écraser, et si on ne fait pas vite, Harry va vraiment croire qu'il pourra nous semer et y aller seul. »

« Oui oui d'accord, je l'aime et… bref… voilà quoi. »

« Bon, va pour cette fois, je te laisse tranquille car c'est pressé. Allez viens. Avant que les Joncheruines reviennent et refassent le même truc à Harry. Ta potion Nervure, j'y crois pas une seconde. C'étaient des Joncheruines. »

Sur ces paroles bien senties, Luna retourna sur ses talons et se dirigea vers Harry. La brune rattrapa par le bras et couina, complètement paniquée :

« Et… et je fais quoi maintenant ? »

La blonde haussa les épaules.

« Vous vous démerdez, je suis pas Cupidon non plus. »

Elle retourna auprès de Blaise en lui disant :

« Tu sais quoi, Zabini, je crois que tu déteins sur moi. Je ne savais pas que le Vert et l'Argent étaient des couleurs qui dégorgeaient. »

Puis, voyant le sourire d'illuminé qui lui fendait la bouche, pourtant habituellement pincée en un rictus supérieur, son collier de bouchons de Bieraubeurre toujours autour du cou - il ne l'avait plus ôté depuis qu'elle le lui avait passé elle-même- elle rectifia :

« Au temps pour moi (si si, ça s'écrit comme ça, boudiou !!) je crois que c'est moi qui t'ait contaminé. Et à vu de nez, ça m'a l'air sérieux. »

Hermione, loin de ces contingences-là, était restée à la même place, catatonique. Elle répétait encore et encore :

« Je suis dans la merde, mais alors, d'une force… »

A l'entendre, personne ne croirait qu'elle connaissait un amour réciproque.

C'est à se demander ce qu'elle aurait fait s'il était à sens unique.


Pendant qu'Harry expliquait à ses amis ce qui c'était passé, les autres réagirent différemment, chacun selon son caractère.

Mais il faut dire qu'en général, la réaction était complètement réprobatrice, et de l'avis de tous, cette mission était suicidaire. Seule l'arrivée de Maxence Dorien coupa court aux grondements de mécontentement des amis de Harry. D'autorité, il avait désigné les personnes qui les accompagneraient pour chercher Draco.

'Tiens, je me demande comment il réagira, Draco, en apprenant que j'ai contacté son très cher Dorien pour lui dire qui je suis en vérité…'

Haussant les épaules, le Gryffondor décida qu'il s'en contrefichait complètement.

Ainsi, Harry, Neville, Remus, Luna, Ron, Hermione, et Blaise le suivirent dans un dédale de couloirs, tandis qu'il leur expliquait :

« J'ai pris contact avec Voldemort en lui disant de venir ici s'il voulait avoir des chances supplémentaires pour épouser le jeune Draco. Lui déconseillant d'enclencher une bataille sanglante, juste une diversion pour transporter Draco dans une autre pièce de ce manoir. Il est plein de réseaux qui permettent d'absorber quelqu'un et de le téléporter dans une autre pièce. J'ai conseillé au jeune homme d'accorder une interview durant laquelle il soulignera ses liens du sang pas si éloignés que cela avec la famille Weasley, pour justifier l'utilisation de ce manoir par les futurs mariés. Ainsi, Voldemort ne s'est pas méfié outre mesure. Mais au contraire, ça l'a alerté que Draco se rapproche de personnes clairement contre lui.»

« Ah, je comprends mieux maintenant, pourquoi il s'empêchait de s'arracher les cheveux en essayant de chanter les louanges d'Arthur Weasley… »

« N'empêche, je trouve qu'il s'en est sorti avec brio. Ses réponses n'étaient absolument pas fabriquées, et n'étaient pas excessives. »

« Oui. Je crois que son coup de maître a été sa réponse quand on lui a fait remarquer que Ron et lui s'appelaient respectivement la fouine et la belette. Il avait dit, si je me souviens bien : 'Où est le problème ? Les belettes et les fouines, ça appartient bien à la même famille, celle des mustélidés, non ?'. Mais maintenant, il faut le trouver, le petit blond. »

Harry, prêtant une oreille distraite aux mots échangés, ne cessait de se demander ce qui le tracassait dans leur plan. Jusqu'à ce qu'il comprenne. Alors, il déglutit bruyamment et, extrêmement pâle, demanda à Maxence de s'arrêter en lui disant :

« On a oublié quelque chose… Qu'est-ce qu'on va faire, pour arriver jusqu'à eux ? »

« Pardon ? »

« On a oublié de jeter un sort de Pistage à Draco…Voldemort est avec Bellatrix, ça, on le sait. On était presque sûrs de la pièce où ils allaient se réfugier. Mais je crois qu'on les a sous-estimés… Je le sens. Ce qui fait que tous les deux sont sûrement auprès de Draco, mais autre part dans ce grand bâtiment. Et pour prendre Bellatrix, il faudra aussi se débarrasser de son grand copain… et ça, c'est pas prévu pour tout de suite… En plus, on ne peut pas savoir ce qu'il est en train de faire à Draco…»

Ils échangèrent alors un regard, paniqué pour Harry, un peu désappointé pour Dorien, qui, bien que plus blême que d'habitude, reprit rapidement contenance en disant :

« Il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Et pourquoi une telle peur de faire face à Voldemort ? Ce n'est guère dans vos habitudes, jeune homme. »

« Je n'ai pas peur de Face de Serpent. Mais de ce qu'il pourrait faire à Draco si on s'en prend à Lestrange. Je doute qu'elle ait pu entrer dans la pièce protégée, à cause de la Marque. Elle a alors prévenu Voldemort et je suis sûr qu'ils sont ailleurs… j'espère juste qu'ils sont toujours au Manoir, grâce au sort anti-transplanage. Et qu'on les trouvera avant qu'il ne soit trop tard. »

Le petit groupe s'arrêta et se mit à réfléchir à ce casse-tête. Luna, à la surprise générale, rompit le silence :

« Vous vous cassez la tête pour rien. Si j'ai bien compris, soit Voldemerde est avec Bellatrix Lestrange et Draco Malefoy, soit ils ont flairé le piège et blondinette est toute seule, puisque le sort de Téléportation ne marche que pour visiter les pièces de cette bâtisse, et non dehors. C'est donc très simple de les retrouver. »

« En quoi est-ce si simple, s'il vous plaît, mademoiselle ? »

« Quel est le facteur commun aux deux possibilités ? La présence de Draco Malefoy. C'était stupide d'oublier le sort de Pistage, mais un sort de Localisation devrait résoudre le problème, non ? »

« Mademoiselle… »

Coupant court aux louanges avec son éternel sourire vague, la jeune fille leur fit simplement remarquer qu'ils oubliaient souvent qu'elle était quand même à Serdaigle, et qu'il y avait bien une raison pour qu'elle y ait été envoyée.

Elle sortit alors sa baguette, qu'elle pointa vers le plafond, en disant :

« Laci Draco Lucius Malefoy. »

Les pierres semblèrent se liquéfier, puis le plafond laissa place à un miroir qui leur montra une porte avec, écrit dessus :

'Monstropolis, antichambre.'

Blaise et Maxence Dorien grimacèrent de concert :

« Aïe. »

« Quand faut y aller, faut y aller. »

Et ils rebroussèrent chemin, sous l'œil abasourdis des autres, qui les suivirent quand même en silence. Etrangement, ils avaient tous deux l'air de savoir où ils se dirigeaient.

« Cette pièce est carrément 'historique'. Dans les annales de la Magie Noire, s'entend. C'est l'un des rares passages vers Monstropolis, la ville des Horreurs. Pour passer, il faut prouver qu'on est un vrai méchant, on va dire. Réfléchissez donc à vos pires mauvais tours, ou aux choses qui pourraient vous rendre horrifiants face aux deux gardiens de la porte. Et croyez-moi, ils ne s'effraient pas facilement du tout. »

« Euh… Draco est donc à Monstropolis ? »

« Non, le passage n'est pas ouvert, il faut attendre les nuits de pleine lune et les nuits noires. Les loups-garous et les vampires sont des habitués du coin depuis des siècles. »

Donnant ses explications d'un air docte, et ayant repris son allure aristocratique, Blaise faisait fi du ridicule en continuant à porter le collier de Luna, bombant le torse comme si c'eût été un ordre de Merlin. Première classe.

Neville, pour rompre le silence qui pesait sur la procession, demanda à la cantonade :

« Vous croyez que Draco est mort de peur ? »

« Moi je pense qu'il est ravi au-delà des mots. »

« Pourquoi dis-tu ça, Luna ? »

« Et bien, d'abord, pour l'instant le plan marche bien, il doit encore avoir bon espoir de capturer Bellatrix Lestrange. Il est sûr que Voldemerde ne lui fera pas de mal parce qu'il veut l'épouser. Et qui plus est, à sa place, je me dirai : 'Voldemerde et Potter se battent pour moi, ô joie'. »

Personne n'eut une réponse cohérente, ils se turent donc, ce que Luna prit pour ce que c'était, c'est-à-dire : une marque de surprise totale.

Elle leva donc un sourcil interrogateur, l'air de dire : bah quoi ?

Harry, lui, leva les yeux au ciel, l'air de demander : Mais pourquoiiiiiiiiiiiiiiiii tout le monde lève le sourcil comme ça, pourquoiiiiii ?

Maxence Dorien, jetant un regard circonspect à Luna, demanda en chuchotant à Blaise :

« Vous ne croyez pas que ce serait plus prudent de rappeler à cette jeune fille que ce n'est pas Voldemerde, mais Voldemort ? »

« Vous vous sentez prêt à essayer de la convaincre, vous ? »

Son interlocuteur hocha frénétiquement la tête de droite à gauche quand il vit la blonde se mettre à quatre pattes pour chercher des Bavelus Pisseurs par terre, sous le regard mi-attendri, mi-exaspéré, de Blaise, qui haussa les épaules pour reprendre la route.

Après trois escaliers, deux portes, quelques passages à travers des tapisseries luxueuses et un tunnel dépourvu de la moindre toile d'araignée, ce qui attestait de la fréquence des passages, Blaise s'écria :

« Nous y voilà ! »

Une porte massive leur faisait face, la même que sur le miroir, avec exactement la même inscription. Devant la porte, il y avait une sorte de petit bureau, devant lequel deux petits êtres étaient assis.

Harry et Hermione sourirent. Avec leurs grandes oreilles, leurs yeux ronds, leur étrange nez, et les couleurs criardes de leur peau (l'un était bleu électrique, l'autre vert citron) ils leur faisaient penser à des Gremlins. Des Gremlins avec des lunettes, des tampons encreurs à la main et une pile de parchemins devant chacun d'eux. Ce qui n'empêcha pas les autres personnes autour d'eux de se figer en voyant les deux mini-monstres.

Maxence Dorien, pour encourager les jeunes gens, les devança et se plaça devant les deux gardiens, en disant, avec un petit sourire amusé :

« Je suis Maxence Dorien. »

Les nains (Dora et Pucca, selon les badges placés devant eux) ouvrirent de grands yeux (il sembla même à Harry que l'un d'eux s'était signé en marmonnant une rapide prière) et posèrent leurs mains sur le torse de l'homme, qui prit une consistance immatérielle et se plaça près de la porte, précisant qu'il redeviendrait consistant une fois qu'il serait passé de l'autre côté de la porte.

A ce moment-là, Remus les rejoignit en courant, essoufflé. Sans donner d'explication à quiconque, sinon un sourire d'excuse envers Harry, il se plaça devant Dora et Pucca et poussa un GROOOOOOOOOOARRRR à glacer le sang. Les oreilles rabattues à cause du souffle qui avait failli les soulever, ils tamponnèrent un nouveau formulaire et procédèrent de même qu'avec Dorien.

De nouveau complètement impassibles.

Ce fut autour de Ron qui leur parla de sa mère, Molly, et de son affection pour la couleur violette. D'Hermione et de ses refus systématiques. Des jumeaux Weasley et du coup du nounours transformé en araignée, et des Suçacides qui lui avaient troué la langue.

Dora, les larmes aux yeux, interrompit le récit de ses souffrances en lui faisant une accolade, perché sur le bureau pour pouvoir l'atteindre, puis apposa sa main contre son torse, tandis que Pucca cachait son émotion en tamponnant le formulaire, essuyant discrètement ses joues mouillées.

Le roux dit à Remus, d'un ton mi-accusateur, mi-amusé :

« Comme quoi, il ne suffit pas de montrer qu'on est une bête impitoyable pour pouvoir passer. »

Souriant avec malice, le loup-garou répliqua :

« Et encore, ce n'était pas un rugissement puissant. »

Blaise, un sourire glacial aux lèvres, prit place lui aussi, en disant :

« Je m'appelle Blaise Zabini. Fils unique de Moïra L'Insatiable. Vous la connaissez, je suppose ? »

Les hochements frénétiques des deux bébêtes, qui s'empressèrent de boucler son dossier et de le rendre immatériel, lui tinrent lieu de réponse. Il se mit près de la porte, lui aussi, avec un sourire satisfait.

« Euh… Blaise… Tu peux expliquer… »

« Ma mère a fauté tant de fois que j'étais persuadé qu'elle avait aussi mis son grain de sel chez les monstres. Je crois que seuls les géants ne la connaissent pas. Quoique... »

Les autres frissonnèrent, tandis que Neville s'avançait lui aussi :

« J'ai maudit le Professeur Rogue jusqu'à la septième génération. »

Les autres lui jetèrent un regard admiratif, respectueux ou curieux.

Curieux pour Luna qui lui demanda :

« Parce que tu crois qu'il aura des enfants, toi ? Bah, après tout, pourquoi pas. C'est un être humain, il est donc sexué. Enfin, je crois. Remarque, tant mieux, il a de très jolies fesses. »

Harry chuchota à Hermione :

« Si j'étais ces Gremlins, rien que pour avoir dit ça je la lui aurais ouverte à Luna, cette porte. »

Mais les dits Gremlins ne furent guère impressionnés par la déclaration de Neville :

« La malédiction aura un effet positif à long terme. Vous avez inclus une clause dans votre incantation ; Il va lui arriver la pire chose à laquelle il puisse jamais penser. Mais il peut accepter son sort et donc vivre très heureux. Ça ne compte pas. »

« Mais euhhh !! Si vous connaissiez Rogue, vous comprendriez à quel point c'était dif… Bon, d'accord, je vais trouver autre chose… Quelque chose d'horrible, vous avez dit ? Euh… Bah… Quand j'étais petit, je déroulais la pelote de laine de ma tata pendant qu'elle tricotait… ça lui faisait les pieds… »

« Neville !! »

Le cri horrifié avait jailli de la bouche de Ron, Blaise, Remus et même Luna, tandis que Maxence Dorien le regardait d'un air limite admiratif.

Les gardiens, eux, étaient choqués.

Tremblant, Pucca aida Dora –qui était tombé par terre sous le choc- à se relever, puis, le regard fuyant, les lunettes de travers et le geste mal assuré, il tamponna le fichier, posa très rapidement sa main sur le torse de Neville, comme s'il avait peur d'être puni à cause de ce geste, et s'écarta largement pour qu'il passe loin de lui.

Sous le regard halluciné de Harry et Hermione, qui n'avaient rien compris.

Vint le tour de Luna qui, d'une voix paisible, leur demanda :

« Vous voulez avoir vraiment peur ? Regardez-moi dans les yeux. »

Obéissants, Dora et Pucca obtempérèrent… pour tout de suite après pousser un cri strident, fixer intensément le sol, et ne se décidant que quelques minutes plus tard à accomplir la procédure, les dents claquant encore.

« Mes yeux ont toujours un effet bizarre sur les gens. »

Hermione, complètement larguée, se mit elle aussi devant les deux êtres et marmonna :

« Je voulais leur parler de la malédiction sur Rita Skeeter, mais bon, ils vont encore dire qu'il y avait une clause. Et pourtant, enclencher la malédiction quand elle s'en prendra encore à un de mes amis n'est as vraiment gentil-gentil, surtout vu la malédiction… »

« On ne peut pas valider, mademoiselle, la clause rend votre action 'noble'. Mais, juste par curiosité, c'était quoi ? »

« Eh bien… La malédiction s'étalera sur un nombre d'années proportionnel au nombre d'articles mesquins qu'elle a écrite. Et l'intensité de la malédiction sera, elle, inversement proportionnelle au nombre de fois où elle s'est montrée clémente avec quelqu'un en gardant un secret ou autre. Et la connaissant, ça va plus augmenter l'intensité du sort que la diminuer, cruelle comme elle est, cette vipère. Ainsi, à la prochaine incartade, elle perdra autant d'argent que Hagrid et moi avons reçu de lettres malveillantes ou de colis piégés. Et chaque jour, elle sera condamnée à revivre cette même journée, où elle aura tout perdu, où tout le monde lui tournera le dos. Et plus elle a été intransigeante, plus cette journée gagnera en humiliation et en souffrance. J'en viens presque à espérer qu'elle cède et se remette à dire des méchancetés. Et qu'elle vive longtemps. »

Son ton et son regard féroces faillirent convaincre Dora, qui était sur le moins de tamponner le formulaire. Mais Pucca l'en empêcha en hochant lentement la tête, comme disant : les règles sont les règles, la clause est tout de même trop gentille.

Les autres, eux, regardaient Hermione avec une franche surprise. Blaise, lui était terrifié, et Maxence Dorien… extatique.

« Je ne savais pas qu'on pouvait créer quelque chose d'aussi complexe… Je crois que c'est la malédiction la plus élaborée, la plus cruelle, la plus terrible, la plus sophistiquée, la plus … »

« … la plus Serpentarde que j'aie jamais entendu… »

Et on ne savait trop si c'était un compliment ou pas, étant donné le choc transparaissant à travers les traits de Blaise.

Hermione, elle, se tordait les doigts, estimant qu'elle n'avait rien fait de plus maléfique, et craignant donc de ne pouvoir passer. Jusqu'à ce que Ron s'approche des deux Gremlins et leur chuchote quelque chose à l'oreille.

Cette fois, ce fus Pucca qui fut le plus démonstratif. Fixant Hermione d'un air paniqué, il ne put faire un geste, comme hypnotisé par un serpent venimeux. Reculant de plus en plus, il cria en heurtant la porte et retourna vers son camarade pour se cacher sous le bureau.

Dora, lui, fit maintes courbettes et ronds de jambe en permettant à Hermione de rejoindre le rang de ses camarades acceptés.

« Qu'est-ce que tu leur as dit pour qu'ils réagissent comme ça, Ron ? »

« Que tu avais fondé la SALE, et que tu mettais plein de vêtements dans la salle commune pour que les elfes de maison tombent dessus en remettant de l'ordre dans la pièce. Et aussi que tu avais réussi à faire payer des gens pour ton projet. Mais je crois que c'est le fait de savoir que tu as réussi à faire payer sa cotisation à un Mangemort (si si, rappelle-toi, le Croupton déguisé en Maugrey) qui les a le plus effrayés. »

Blaise s'éloigna franchement de la jeune femme, de plus en plus horrifié, arborant à peu de choses près le même air que Dorien, qui ne pouvait malgré tout s'empêcher d'admirer tant de sadisme.

Ce fut le tour de Harry, qui tenait à passer en dernier. Il était presque sûr que Dora et Pucca réagiraient mal, il tenait donc à ce que tout le monde passe d'abord.

Repoussant ses cheveux de son dos, il présenta son épaule tatouée aux gardiens et, posant la main dessus, se retourna légèrement pour voir leur réaction.

Qui valait le détour.

Dès que le tatouage 'HP' avait laissé place à 'EPIPHANIE & HARRY POTTER Corp.' Dora se mit à trembler des pieds à la tête en se rongeant les ongles, tandis que Pucca enleva ses lunettes, cligna des yeux, essuya les lunettes, les remit, recligna des yeux, puis se mit à trembler lui aussi.

Maxence jeta un regard appréciateur au tatouage en faisant un clin d'œil à Harry :

« Monsieur a des relations haut placées. »

Le Gryffondor se contenta de sourire, guettant toujours la suite des réactions des deux choses. (L'auteur est à court de synonymes.)

Ils se jetèrent l'un dans les bras de l'autre puis le bleu hurla « HARRY POTTER !! LE Harry Potter !! » et le vert : « EPIPHANIE !! LA Epiphanie !!».

« Ha, je me disais bien, ils ont assez bien réagi par rapport à ce que je craignais. Mais en fait, ils avaient juste chacun lu une partie du tatouage. Et mon déguisement a dû en induire un en erreur. »

Confus, ils s'entre-regardèrent, puis regardèrent à nouveau le tatouage. Quand ils le lurent en entier, ils sursautèrent violemment, laissant tomber leurs lunettes, qu'ils piétinèrent quand ils essayèrent de s'enfuir. En oubliant qu'ils se cramponnaient chacun à son camarade. Ils se retrouvèrent donc enchevêtrés l'un dans l'autre. Et quand ils virent de nouveau le tatouage, ils s'évanouirent.

Leurs bras et leurs jambes toujours coincés.

Rassuré par son petit effet, Harry poussa un soupir agacé, se chargea des papiers, prit une main dans le tas, la mit sur son torse, et se dirigea vers la porte, disant juste à ses amis :

« Epiphanie, c'est mon amie guadeloupéenne. Venez, on y va, je vous explique après. »

Quelques minutes plus tard, les deux petits monstres revinrent à eux, et réussir à se dépêtrer de l'autre. Ils regardèrent tout deux longuement leur bureau, puis se tournèrent chacun vers son collègue :

« En des dizaines de siècles de carrière, je n'ai jamais été aussi secoué. »

« Je dirai même plus, Pucca, j'ai été extrêmement secoué. »

« Dora, l'heure de la retraite est venue. »

« Pucca, après trois milles ans de bons et loyaux services, je crois qu'on peut se retirer du métier. »

« Dora, ces années avec toi ont été merveilleuses. »

« Non Pucca, c'est moi qui ait été très heureux avec toi. »

« Mais non, mais non. C'est toi qui a été extraordinaire. »

« Ok, si tu insistes. »

Bras dessus bras dessus, le bleu et le vert se levèrent, firent disparaître leur bureau, s'approchèrent de la porte et la déchirèrent comme on arrache du papier peint. Ensuite, l'un deux se détourna et pissa artistiquement contre un mur, traçant ainsi un mini-portail, menant vers Nulle Part. Il se donna la peine de s'essuyer la main (contre sa jambe, mais bon, c'est l'intention qui compte) avant de reprendre le bras de son collègue, et de se diriger vers la petite porte.

« Dis, Pucca, ces Ephémères, comment ils vont faire pour sortir, puisqu'on a fait disparaître le passage ? »

« Ah. Oui. Merde. »

Ils se regardèrent dans les yeux, haussèrent les épaules, puis, vindicativement car pas encore remis de leurs émotions fortes de tout à l'heure, dirent en chœur :

« Ils se débrouilleront. »

Ils traversèrent donc la porte, qui disparut en un 'pop' derrière eux, en une volute de fumée odorante.

Ehhh non, Titine n'a pas fait son apparition :p Dora et Pucca, en revanche... :p

J'ai utilisé ce chapitre pour poser des bases pour la suite de l'histoire. Il y a donc de petites choses assez mystérieuses qui seront expliquée au fur et à mesure. Mais si vous trouvez des incohérences, rien de vous empêche de me les communiquer: Soit je corrigerai et je le mentionnerai au prochain chapitre, soit je vous expliquerai en quoi une tournure ou une allusion a pu vous induire en erreur (ce qui serait fortement compréhensible, le français n'étant pas ma langue maternelle). Ce qui, je l'espère, vous permettra d'être indulgents quand vous trouverez des erreurs d'orthographe, de grammaire, d'accord ou de vocabulaire.

Je voulais aussi préciser quelque chose: Non, le Draco tout gentil tout mignon, ça ne durera pas tout le temps (vous avez eu un aperçu au chapitre précédent) et le Harry au sale caractère, désolée, mais il reste, lol. Je me suis vraiment investie dans ce personnage. Je lui ai prêté mon caractère, bon nombre de mes répliques et de mes propres mauvaises expériences. Ce serait dommage de le rendre tout mièvre, non? Idem pour Draco, qui, lui, pourrait sembler limite schizophrène, mais bon, le ton est donné dès le début: c'est de ses personnalités multiples, à ce blond Serpentard, que Harry a lui-même appris à jouer ses rôles.

Autre chose encore.

Rassurez-vous, même si j'ai un léger retard, que ce soit de réponses aux reviews ou d'update, je ferai de mon mieux pour le réduire au minimum.

Sans vouloir abuser... une petite review, siouplaît? :p

Bisouilles,

Mery Dry