Désolée du retard... Mais voici le chapitre 8, updaté le 11/02/2009 (oui j'ai vraiment tardé et je m'en excuse encore...)

Les précisions subsidiaires telles le disclaimer etc... vous seront fournies dans les chapitres précédents.

Je vous laisse lire.

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Le groupe traversait un couloir obscur en devisant tranquillement, ne remarquant pas que la porte disparaissait derrière eux.

_ « Non, non, vous m'avez mal compris. Je suis juste ami avec elle. »

_ « Attendez… Vous voulez dire que Epiphanie n'a pas tenté de vous séduire ? »

_ « Non… enfin pas que je sache. Elle a préféré me prendre sous son aile. Et pour me mettre sous sa protection officielle aux yeux de toutes les communautés qui la connaissent, elle a accolé nos deux noms pour les tatouages qu'elle appose à ses alliés. »

_ « Une sorte de Marque des Ténèbres ? »

_ « Non, non Hermione ! Juste un signe de reconnaissance, qui apparaît quand on le touche. Mais quand on porte ce signe, on a aussi d'autres avantages. »

Devant l'air interrogateur de ses amis, 'Iliana' prit un air malicieux pour dire :

_ « Je peux aller dans tous ses sex-shops 'Et rote hic' et m'y fournir à l'œil. Bibliothèque grivoise, identificateur de fantasmes… »

_ « Eh bien, drôlement dévergondé, le Griffondor ! Quoique… Tu vas dans les sex-shops 'Et Rote Hic' et tu ne testes pas les poupées gonflables 'ethniques', la balle du désir multi-fonctions… et les lubrifiants qui humidifient, protègent, excitent et…»

Sous cette énumération, Iliana rougit.

_ « Blaise, je suis une 'fiancée respectable' quand même. Même la perversion a ses limites ! Mais je ne…»

Ils étaient arrivés au bout du couloir. Et devant eux se déroulait une scène qui les laissa sans voix.

En effet, Draco et Bellatrix, dans un simulacre de bras de fer, avaient uni leurs mains gauches. Leurs manches retroussées révélaient deux hideux tatouages, représentant une tête de mort, avec un serpent en guise de langue. Sauf que celui de Draco semblait verdâtre.

'Non… Il n'est tout de même pas allé de son côté, si ? '

Abaissant sa baguette sur les doigts entrelacés, Voldemort demanda à Bellatrix :

_ « La plus fidèle de mes serviteurs est-elle prête à assurer la survie de mon futur-mari ? »

Elle détourna avec difficulté ses yeux plein d'adoration de son Maître et, fixant le regard gris de Draco, dit, avec un rictus rageur :

_ « Oui… »

Une langue de feu sortit de la baguette magique et s'enroula autour des deux mains, déjà ceintes de deux liens rouges avant que les 'sauveurs' ne soient arrivés.

Harry avait appris à connaître les expressions de Draco. Si, avec lui, il lui arrivait d'être à la limite affectueux, il restait aussi caustique et sarcastique qu'avant, et tout aussi froid et impénétrable. Mais malgré cela, Harry perçut l'air de franc ravissement que le blond dissimulait avec plus ou moins d'efficacité. Ce qui lui donna la furieuse envie de vomir.

Voldemort posa sa main contre le sol et siffla quelque chose, puis se laissa tomber dans le trou qui s'était ainsi ouvert, après avoir jeté un regard éloquent à une Bellatrix à la fois encore choquée et euphorique.

_ « Il me fait telllllllllllllement confiance… »

Elle se tourna, folle furieuse vers Draco, en lui disant d'une voix chuintante :

_ « Il ne te fait pas confiance, à toi. C'est en moi et en moi seule qu'il est sûr de trouver la fidélité inconditionnelle d'une mère, d'une maîtresse, d'une épouse et d'une sœur. C'est moi et moi seule qui mérite ses regards, ses attentions, son intérêt. Et pas un adolescent à peine post-pubère comme toi, tout Malefoy que tu puisses être. »

Un sourire vainqueur franchement plaqué sur ses lèvres, le blond ne prêta aucune attention au fiel de la brune et se releva en s'époussetant négligemment. C'est à ce moment qu'il s'aperçut de l'arrivée de ses amis.

Il vit de suite l'air un peu idiot que prenait son ami Blaise quand il regardait la blonde folledingue. La blonde Serdaigle, pardon. Sans parler de Ron Weasley qui, il en était sûr, allait droit vers un ulcère à cause de ses ennuis avec Granger. Tssk, très peu pour lui, tout ça.

Bellatrix aussi les avait vus. Elle les regarda avec un air profondément réjoui, qui donna à Harry l'impression d'être tombé dans la quatrième Dimension.

Elle leva sa baguette et, riant hystériquement, commença à tracer des cercles noirs dans les airs. Lesdits cercles, comme animés d'une vie propre, tournèrent sur eux-mêmes tels des scies mécaniques et se dirigèrent tous vers Iliana qui, encore sous le choc, ne put en esquiver qu'une méchante moitié. En effet, trois des cercles avaient eu le temps d'entailler ses bras et ses jambes, avant d'être détruit par un nébuleux sort jeté par Draco.

_ « Vous êtes folle ! Rappelez-vous le serment que vous avait fait à votre Maître ! »

_ « Mais je n'ai rien promis à propos de ta chère fiancée… Désolée Draco, mais le Maître n'est pas partageur… c'est bien là son moindre défaut… »

Son sourire ravi n'eut pour réponse que le rictus carnassier de Draco, qui prit son temps avant de répliquer :

_ « Erreur, chère Tantine, erreur… tu as tout bêtement promis de me servir, aveuglément… »

_ « Oh non… je ne sers que mon Maître, le Seigneur Eternel et Immortel des Ténèbres ! »

Se relevant avec un peu de peine, Iliana épousseta sa robe et essaya de rafistoler ses blessures, tout en intervenant négligemment :

_ « Tiens, il s'est promu à la postérité celui-là. Je commence à en avoir un peu marre des majuscules à chaque fois qu'on parle de ce crétin Albinos. »

Là, Draco fit une chose stupide. Encore plus stupide que ce qu'il avait fait à la cérémonie peu de temps avant. Il jeta un regard indifférent à sa fiancée, et la rabroua :

_ « Toi, n'interviens plus. Tu dois m'obéir, femme ! »

De peur de flancher en croisant un certain regard vert émeraude, il reprit son dialogue avec Bellatrix, ignorant superbement les autres :

_ « Que disais-je, déjà, Tantine ? Ah, oui. Tu as tout bonnement fait un Serment Inviolable, avec lequel tu t'es engagé à m'obéir, au doigt et à l'œil, jusqu'à mon mariage avec ton Maître, ou ma rupture officielle avec lui. Et tu ne connais pas la meilleure ? En effet, ton Maître a grande confiance en toi… la preuve, ce serment, tu l'as fait sur sa vie à lui. Tu ne veux tout de même pas que petit Voldichou meure par ta faute, n'est-ce pas ? »

Avec un claquement de langue satisfait, il confirma :

_ « Je vais te résumer ça. Tu as promis de m'obéir. »

_ « Non… »

_ « Si. »

_ « J'étais trop occupée à regarder le Maître… comment ai-je pu accepter de t'obéir, espèce de petit morveux anémié… »

_ « Dommage pour toi. Elfe, nettoie mes semelles. (Comme Hermione le regarda avec une extrême sévérité, il s'empressa de rectifier) Non non, c'était une plaisanterie, tu n'es pas obligée de lécher mes chaussures… mais tu es bel et bien mon elfe de maison, en quelque sorte. »

Cependant, le regard d'Hermione continuait à se durcir, de même que celui des autres amis de Harry et de lui-même.

Les amis de Harry…

Ouille…

Il détourna son regard, cherchant sa fiancée. Il finit par la voir assise dignement, malgré ses blessures qui refusaient de se refermer en dépit des efforts conjugués de ses camarades, regardant Bellatrix et lui d'un air… sardonique ?

Draco se surprit alors à prier pour que cette expression ne soit causée que par son appréciation du génie de négociations de son fiancé, c'est-à-dire lui-même, l'illustre, l'inégalable Draco Malefoy. Parce que sinon, cela voudrait dire qu'il allait en prendre pour son grade.

Eh bien, ce que Draco faisait semblant d'ignorer, mais qui allait inéluctablement arriver, c'est qu'il en prendrait effectivement, pour son grade, et cher.

…………………………………

_ « Hum, Iliana, euh, tu en penses quoi ? »

Ladite Iliana haussa un sourcil interrogateur un brin méprisant.

_ « Plaît-il ? »

Ouille ouille ouille… Merdeuh merdeuh merde… il est en rogne par les rouflaquettes de Merlin !

_ « Bah… Voldemort, Bellatrix, tout ça… elle qui va devoir m'obéir, ce qui arrange nos plans, lui qui me prend pour un chien-chien bien obéissant et qui va nous laisser tranquille… »

_ « Ah, ça… ouais ouais. »

Draco sentit un filet de sueur froide dégringoler le long de son dos. Iliana était calme. Trop calme…

_ « Tu te doutes bien que Voldemort - il se retourna et jeta un sort de silence autour d'eux - tu de doutes bien qu'il n'aurait jamais laissé la folle prêter serment sur sa propre vie à lui… j'ai simplement menti, et elle a tout gobé, tellement elle est convaincu que le vieux dégoûtant a une confiance totale en elle ! »

Iliana, toujours soumise à des sortilèges tentant de fermer ses plaies, ne broncha pas quand l'une d'elle se rétracta dans un affreux bruit de succion, grâce à un sort de Maxence Dorien, qui venait se joindre aux 'soigneurs'. Les autres aussi se résorbèrent, toutes en même temps, ce qui fit se courber Iliana en tordant ses traits de douleur.

Mais en se baissant, elle eut devant elle la Marque des Ténèbres sur le bras de Draco, qui brillait par transparence, à travers la manche. Elle se releva alors brutalement, arborant un rictus de dégoût profond.

L'air un peu gêné de devoir rendre des comptes, Draco prit la peine d'expliquer qu'il était obligé de porter cet horrible tatouage. En effet, pour lui permettre de sortir de ce lieu, ou plutôt de ce Non-Lieu, il lui fallait porter cette Marque non permanente pour bénéficier du passage vers l'extérieur créé par Voldemort pour Bellatrix et lui.

_ « Je t'assure, Har… Iliana, c'est juste temporaire. Je peux la faire partir quand je le voudrais. Mais de préférence une fois hors de ce cloaque. »

Bien qu'amusé, Maxence Dorien jugea opportun de faire remarquer :

_ « Mademoiselle, vos plaies se sont peut-être refermées, cependant, la douleur persistera quelques minutes encore. C'est le tribut à payer pour ne pas arborer de cicatrice disgracieuse. J'ai cru comprendre que c'était votre hantise, ce genre de marque ? »

Souriant à la boutade, Iliana haussa les épaules et repoussa Draco d'un geste sec. Le blond, qui vérifiait que sa fiancée n'avait pas d'autres plaies, prit un air outré, auquel Iliana répliqua :

_ « Tu me les brises. Laisse-moi souffrir en silence, et toi, occupe-toi à perfectionner ton numéro de connard insensible, mais sur quelqu'un d'autre, ok ? »

_ « Tu es à moi, j'ai le droit de m'assurer si tu vas bien. Un peu comme si tu étais une soucoupe ébréchée qu'on veut réparer ou autre. »

Devant le regard incendiaire, le blond insinua un doigt dans son col pour pouvoir déglutir à son aise.

Je crois qu'il me faut vérifier s'il n'y a pas des précédents de folie ou de masochisme dans la famille, parce que là, je frise le suicide assisté…

_ « Je crois que tu n'as pas tout saisi, Malefoy… »

Iliana le regarda intensément, comme pour vérifier qu'il n'avait rien, lui aussi

.

Elle s'approcha alors de lui avec une lenteur délicieuse, et l'embrassa langoureusement, puis de plus en plus sauvagement, ne le touchant qu'avec les lèvres, son corps frôlant à peine le sien. Avec une telle sensualité, une telle fougue, que la Marque des Ténèbres, sur le bras de Draco, en avalât sa langue de travers, avant de disparaître dans un 'pop' ridicule.

Puis elle se détacha de lui.

Et lui éclata la gueule d'un bon coup de poing.

_ « Malefoy, je ne suis PAS ta pute. Tu me dois le respect. Mets-moi encore en rogne, et tu verras pourquoi Voldemort a peur de moi. »

Il contempla un moment sa main avant de dire :

_ « Ouaw, ça défoule. »

………………………………..

Malgré les affirmations de Voldemort, tout le monde put sortir sain et sauf. Pas par la porte (qui avait disparu, rappelons-le) ni grâce à une quelconque marque (celle de Draco encore moins, puisqu'elle avait disparu, elle aussi), mais tout simplement grâce à Remus. Etant une créature des Ténèbres, il avait été envoyé par un certain directeur pour leur permettre de sortir, grâce à ses pouvoirs intrinsèques.

Ils étaient à présent dans le salon de réception de Maxence, dans son Manoir. Etaient présents Iliana, Draco, Ron, Hermione, Bellatrix, Blaise, Luna, et, bien entendu, le maître de maison, qui regardait tout ce beau monde avec un léger sourire sur les lèvres.

_ « Bien, mettons les choses au point, et ce, au plus vite, étant donné, me semble-t-il, que certains d'entre vous aimeraient aller… s'isoler. »

En disant cela, Maxence Dorien regardait Draco et Iliana qui ne semblaient pas très pressé de se retrouver face à face.

Tentant de se rattraper un peu, et jouant au fiancé transi, Draco tenta un aguicheur :

_ « Oui… vous savez, si personne n'était là, je serais déjà en train de… »

Le regard lubrique jeté à sa fiancée était suffisamment éloquent pour comprendre à demi-mot.

Cependant, et ce à la grande surprise de Bellatrix, la réplique d'Iliana fusa, sèche et claquante :

_ « Pas si j'ai mon mot à dire. »

Le blond la regarda, le sourcil agité de tics.

Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai eu le coup de poing que je méritais, pourquoi alors ne pas continuer de jouer le jeu et faire semblant d'avoir envie de moi ? Mais même, pourquoi seulement faire semblant ? Qui n'aurait pas envie de moi, voyons !!!

A la surprise générale, ce fut Luna qui rompit le silence empli de tension qui régna un court instant :

_ « Pourquoi ça, Iliana ? Il en a une trop petite, alors tu as envie d'éviter les parties fines ? »

_ « Oui, tu as tout compris, Luna ! Il suffit de regarder son petit nez aristocratique ! »

Hermione osa une timide intervention :

_ « Cependant, vu ses pieds, je n'aurais jamais cru… c'est vrai qu'ils sont 'aristocratiques' aussi, mais ils ne sont pas petits petits ! »

Ce fut une Luna calme qui répondit, l'air rêveur :

_ « Ce n'est ni le nez, ni les pieds qu'il faut regarder, mais les doigts. »

_ « Ah ? »

_ « Bah oui… si le chargé officiel de La Chose est trop petit, ils peuvent prendre la relève… »

L'absence de sourire suggestif rendit l'interprétation de la phrase légèrement ardue, mais l'essentiel demeurait.

Même elle, c'est une dépravée !

Sans arrêter de regarder Luna par en-dessous d'un air totalement ébloui, Blaise lança malicieusement :

_ « Qu'est-ce que j'entends, Draco ? C'est contraire aux rumeurs, ça ! »

Ulcéré, Draco répliqua vertement :

_ « Que t'importe la taille de mon membre ? Moi, à ta place, je m'inquiéterais pour ton cerveau, qui me semble bien petit depuis que tu tournes autour d'une certaine Louf… »

Draco jugea bon de s'interrompre, devant le regard meurtrier de son ami. Mine de rien, il estimait qu'il avait trop joué avec le feu, aujourd'hui.

Et puis de toute façon, je m'en fiche ! Je suis Draco Malefoy après tout.

Cependant, le fait qu'il soit Draco Malefoy himself n'empêcha pas Blaise de rétorquer :

_ « D'accord, admettons, j'ai peut-être un petit cerveau… Mais on ne peut pas avoir tout de gros… tu as choisi, moi aussi. »

Il n'insinue tout de même pas qu'il en a une plus grosse que moi ! Cependant, son sens de la répartie, lui, ne m'a pas l'air de s'être envolé. Apparemment, on peut être amoureux et penser par soi-même une fois sur dix. Mer-veil-leux.

Au moment de formuler cette pensée très intelligente et d'une importance capitale, Luna le surprit en demandant :

_ « Montre. »

Blaise, interloqué, balbutia :

_ « Pa…pardon ? »

Impitoyable, la jeune fille répéta :

_ « Montre-la-moi. »

_ « Pou…pourquoi faire ? »

_ « Zabini, sérieusement, à ton âge, tu es sûr d'avoir besoin que je t'explique comment deux personnes copulent ? »

_ « Euh… ça ne te dirait pas plutôt de poursuivre cette conversation dans un endroit un peu moins… un peu plus… »

_ « Mais pourquoi ? Pas besoin ! C'est bien simple. .Tu affirmes en avoir une grosse. Est-ce que tu crois que tu peux venir, devant MOI, et me dire, comme ça, que tu en as une grosse? Joins l'acte à la parole, et prouve-le. »

Le regard sans fausse honte ou pudeur de la jeune fille parut hypnotiser le Serpentard, qui finit par se ressaisir et lui tendit le bras :

_ « Puis-je ? »

Alors, bras dessus bras dessous, les deux jeunes gens prirent congé et sautèrent dans la plus proche cheminée, préalablement activée par la maître de céans, au grand choc de l'assistance. Cependant, au moment d'annoncer la destination, Blaise parut changer d'avis.

_ « Tu sais quoi, Luna ? Je crois qu'il vaut mieux qu'on ailler chercher des Joncheruines, tu ne penses pas ? »

L'air serein, elle lui répondit :

_ « Zabini, si tu n'as pas envie de faire l'amour avec moi, il suffit de le dire. »

_ « Non, oh non ce n'est pas du tout ça… c'est juste que je veux… enfin, tu sais… j'aimerais savourer l'instant présent. Chercher des Ronflaks Cornus avec toi au clair de lune, ou chasser les vers luisants Balbiblu-machin chose tard le soir… »

_ « Ah ? Tu trouves que c'est mieux que le sexe ? Enfin, tous les goûts sont dans la nature, donc je ne discute pas. Si c'est comme ça… Je préférerais qu'on ailler plutôt découvrir de plus près les Nargoles. Tu viens, Zabini ?»

Le Serpentard haussa les épaules, prêt à la suivre jusqu'au bout du monde, mais désireux de passer du temps au près d'elle, pas obligatoirement de façon trivial et...horizontale.

_ « Les Trois Balais, Pré-au-Lard. »

Au moment où les flammes vertes cachaient les deux jeunes gens, Iliana eut son premier vrai sourire depuis plusieurs heures.

_ « En voilà une qui sait ce qu'elle veut… »

_ « C'est-à-dire ? »

Iliana gloussa en précisant :

_ « Pour chercher des Nargoles, ils devront passer sous toutes les branches de gui de l'école et des environs, c'est là qu'ils pullulent. »

Devant le regard perplexe des autres, Iliana haussa les épaules :

_ « Bah quoi ? »

Ça me démange trop. A cause de cet individu, je ne peux que louper de belles occasions de me taire. Tant pis…

_ « Des Nargoles, rien que ça ? Espérons au moins que les baisers de Loufoca vaudront quelque chose. Pauvre Blaise… »

Oups… Ouh la quel sale regard… Décidément, je suis un candidat au suicide, c'est pas possible sinon. Allez, essayons de rattraper le coup.

_ « N'empêche, j'espère qu'ils passeront une agréable soirée, aussi agréable que celle de notre première sortie à deux, ma chérie. »

Malgré son sourire engageant et sa piètre tentative de compliment, les tripes de Draco sentirent le danger venir. Elles le savaient depuis un bon moment, même !

Harry la tenait enfin, et ne tenait pas à la lâcher. Cette si belle occasion de se venger, et ce devant Maxence Dorien, avec qui Draco semblait un peu trop bien s'entendre… et surtout, devant Bellatrix Lestrange qui, il le sentait, ne raterait pas une seule occasion de tarauder Draco si sa fiancée l'humiliait.

Ce qu'il était prêt à faire.

Il savait se montrer impitoyable. Il savait que pour réussir dans sa mission, dans ses missions, plus précisément, ce n'est pas en arrivant premier à un concours de circonstances qu'il y parviendrait.

Mais en fait, c'était quoi, déjà, son plan ?

Ah oui.

L'attaquer dans sa virilité.

_ « Que racontes-tu, mon pauvre Malefoy ! Notre merrrrrrrrrrrrrrrrrveilleux premier rencard n'était pas si merveilleux que tu ne sembles le croire… ah ça, oui. »

Allez, je vais faire mon gentleman irrésistible.

_ « Je conçois que tu te sois un peu ennuyée, ma chérie…je devais être tellement occupé à contempler ta beauté transcendante que je ne t'ai peut-être pas abreuvée de compliments comme j'aurais dû le faire et comme tu le mérites ! »

Ça, ça c'est la classe. Malefoy, t'es une vraie bête.

_ « Et puis, si tu n'as pas aimé cette soirée… comment voudrais-tu qu'il en aille autant pour moi ? Rien que le souvenir de nous deux ensemble, durant des heures d'affilées, des heures qui m'ont paru des secondes, à côté de toi, ô ma douce… »

Ouhla je devrais arrêter les frais de pommade, j'abuse, là.

Iliana se contenta de répondre, avec un sourire froid :

_ « Crois-moi, cela n'avait rien d'inoubliable… »

_ « Comment cela ? »

_ « 3 heures de promenade à pré-au-lard, une heure trente au cinéma, 2 heures de dîner, trente minutes de flâneries au clair de lune, quarante minutes pour un dernier verre dans ta chambre, vingt minutes de préliminaires… et vingt secondes de pénétration. »

C'est quoi cinéma ?

Draco eut un sourire crispé, tentant de faire bonne figure devant les autres, qui riaient aux larmes.

Tu veux la guerre ? Eh bien tu l'auras ! On ne provoque pas Draco Malefoy impunément…

_ « Que voulez-vous, même habitué au sexe depuis que j'ai treize ans, elle est tellement irritante quand elle braille à tout va que j'ai craqué, et je n'ai pas été assez motivé pour tenir. Mais il m'a semblé avoir eu le temps de la faire venir plus de trois fois. »

_ « Oui, enfin, bon, me faire venir… crois-moi, j'ai juste simulé pour ne pas te couper tes effets. C'est en partie dû à tes piètres performances, mais aussi à ta taille qui laisse un peu à… bref… »

Pan, dans les dents… il y va fort, le bougre…Ne nous laissons pas abattre, faisons front et rétorquons !!

_ « Ok, mais tu crois que c'était facile ? J'ai dû m'auto-stimuler, moi. Mon imaginaire a beaucoup travaillé, cette nuit-là. La déception, vois-tu ? Parce qu'en visitant ton 'logement', je croyais qu'il n'avait jamais été occupé, qu'il était chauffé et qu'il était assez petit pour m'y sentir chez-moi. Malheureusement j'ai découvert qu'il avait déjà été occupé, qu'il n'avait pas de chauffage et qu'il était trop grand. »

Ouh là j'le sens mal, ce regard… il n'avait qu'à ne pas me chercher, ce Gryffondor caractériel !! D'accord, j'ai été assez méchant, mais bon, un peu de mansuétude, oh !

_ « Très cher, comment as-tu pu penser qu'un si bel appartement puisse rester vacant jusqu'à ton arrivée ? En ce qui concerne le chauffage, il n'en manque pas, il te suffisait de l'allumer. Enfin, pour ce qui est de l'espace, je t'assure qu'il n'est pas plus grand qu'ailleurs: ne blâme donc pas la propriétaire si tu n'as pas assez de mobilier pour le meubler. »

Ron se pencha vers Hermione, lui demandant dans un murmure, d'un air mi-perplexe, mi-amusé, après avoir jeté un discret sort d'intimité autour d'eux :

_ « Si je n'étais pas au courant de tout, j'aurais parié ma chemise que ces deux là couchaient ensemble et s'aimaient. »

_ « Comme chien et chat, tu veux dire ! »

_ « Comme chien et chat, certes, mais s'aimaient quand même ! Ne dirait-on pas un vieux couple ? »

_ « Si… Mais au fait, cette comédie, ils la font juste pour nous ou pour régler des comptes ? »

_ « Hermione chérie, je crois surtout que c'est pour régler des comptes. Mais aussi pour en faire bénéficier Lestrange. Je crois que convaincre Voldemort de leurs relations tumultueuses faisait partie de leurs objectifs. Et comme tu le sais, pour ces deux là, la fin justifie les moyens… »

_ « En effet… Mais ils auraient pu le faire en pleine réception, non ? Pourquoi cette mise en scène avec Bellatrix Lestrange ? Il y avait là-bas aussi des espions du Lord Noir. Pas besoin de s'en attacher un aux basques nous-mêmes !»

_ « Oui mais en société… »

_ « …ils sont censés être deux amoureux transis. Je vois. Même si j'ai du mal à l'accepter, je crois qu'ils suivent le plan, en modifiant un peu certaines choses, d'accord, mais bon. »

En profitant pour lui embrasser les cheveux au passage, Ron se pencha encore plus et chuchota :

_ « Oui mais, je pense surtout que Malefoy a fait ça en prévision de l'avenir. N'oublie pas que le but de la mascarade de la réception de tout à l'heure c'était de trouver un moyen d'avoir Bellatrix Lestrange à disposition… »

_ « Mais oui !! Pour ressusciter Sirius ! Je suis vraiment stupide… »

_ « Tu es tout sauf stupide, Hermignonne Granger… »

La susnommée rougit et reporta son attention sur les deux protagonistes ; sur Draco Malefoy surtout, qui semblait étrangement troublé.

En effet, l'horripilante idée de Harry James Potter, nu et en pleins ébats sexuels s'était imprimée dans sa rétine et l'avait fait suffoquer. Puis il s'imagina avec lui, dans le lit. Et, son orgueil ayant été bien malmené jusqu'ici, il ne put empêcher une pensée très incongrue de s'imposer à lui.

Et si, pendant qu'on couche ensemble… Je ne suis pas à la hauteur, comme il le prétend là ? Et si j'ai une panne pile avec lui ? Et si mes dimensions, qui en ont ravis beaucoup - toute modestie mise à part, comme de bien entendu - ne le satisfont pas lui ?

Mais oh ! Qui parle de coucher avec Potter, d'abord !!

Draco grinça des dents, ayant totalement oublié sa précédente culpabilité. D'un ton nonchalant, il pointa la baguette vers Iliana en disant :

_ « Si je devais inventer un sort… ce serait… -il fit mine de réfléchir intensément- 'Plus féminine' ! »

Les filles de l'assistance prirent l'air outré. Peu de choses peuvent être aussi vexantes. Ce qui fit sourire narquoisement le blond, même s'il n'y avait pas vraiment de quoi. Sa réplique manquait quand même un peu de piquant.

Mais Draco avait oublié que Iliana était en fait Harry Potter, un homme, donc. Et un homme en rogne. L'insulte glissa donc sur lui, et il répliqua, pointant lui aussi la baguette sur son interlocuteur :

_ « Haha, tu l'as préparée pendant que tu prenais ton bain, celle-là ? Moi, si je devais inventer un sort, ce serait –il visa l'entrejambe- : 'Plus gros' ! »

Et le pire, c'est qu'à la surprise générale, un rayon de lumière surgit réellement de l'item magique, se dirigeant vers l'entrecuisse du Serpentard, trop énervé pour l'avoir remarqué.

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Alors alors? Draco est-il bon pour la castration? Vous le saurez dans le prochain chapitre ^^

Reviews, siouplaît :p

(Oui, je mendie, et comment donc!)

Mery Dry