Un retour inattendu
Hermione dormait tranquillement, profitant de ce samedi matin pour faire une grasse matinée bien méritée. Habituellement, elle se réveillait très tôt à mesure que la rentrée approchait, pour réviser, mais ces derniers temps, elle ne révisait pas. Hier soir, elle avait encore passé la soirée à parler de la recherche des Horcruxes avec Ginny et Harry et elle ne s'était pas endormie de suite. Elle élaborait des plans, cherchait des solutions, lisait maintes et maintes fois les quelques livres parlant des Horcruxes qu'elle avait trouvé. Hermione n'avait trouvé le sommeil que vers 6h moins le quart ce matin, et il n'était que 9h lorsqu'un cri perçant la réveilla : elle reconnu instantanément la voix de Ginny.
Paniquée par ce qui pouvait arriver à Ginny, Hermione ne prit même pas le temps de réfléchir ou de s'habiller un peu, elle descendit en trombe dans les escaliers et appela Ginny, lui demandant si elle n'avait rien. Ce ne fut, à son grand désespoir, que lorsqu'elle fut en bas des marches qu'elle réalisa que, non seulement Ginny allait bien, mais en plus, elle se retrouvait en chemise de nuit devant toute la famille Weasley, ainsi qu'un parfait inconnu que Ginny serrait très fort dans ses bras. Hermione était encore trop choquée pour parler, Ginny parla la première :
- Hermione, demanda-t-elle d'un air suspicieux, es-ce que tout va bien ?
- Je … euh … Oui … euh je … Je vais … prendre une douche ! murmura Hermione avant de s'enfuir dans les escaliers, mortifiée par la honte.
Ginny se retourna vers l'inconnu et relâcha son étreinte.
- C'est si bon de te revoir parmi nous, ça faisait si longtemps ! S'exclama-t-elle.
- … Si longtemps … le temps passe à une vitesse folle … presque neuf ans maintenant …, répondit l'inconnu, songeur, j'espère que vous ne m'en voulez pas, C'est … enfin vraiment, je suis heureux de vous retrouver, tous, ici ! s'écria-t-il
- Ho, voyons, Ronald ! Comment es-ce que tu voudrais qu'on t'en veuille ! Et ce fut au tour de Molly de prendre son fils chéri dans ses bras !
Mais à peine Molly avait-elle lâché son fils que les jumeaux répondirent avec empressement à la question de leur frangin.
- Comme ça ! Hurlèrent-ils, lâchant sur leur frère leur toute dernière invention : c'était un petit hibou qui s'éclatait lorsqu'il était lancé et se décomposait en feux d'artifices qui tachaient la personne au dessus de laquelle ils explosaient. Ainsi, leur frangin se retrouva bleu, vert, orange, violet, rouge et jaune, le tout évidement, de la tête aux pieds.
Molly entra dans une colère noire et les jumeaux furent envoyés dans leur chambre. Ronald, lui, riait allégrement, de la colère de sa mère mais aussi de la farce des jumeaux.
- Dis, Ginny, tu ne m'avais pas dis que tu avais quelqu'un à me présenter ? demanda ce dernier à sa sœur.
- He bien, en fait …, fit-elle d'une mine déconfite, Harry à du rentrer chez lui aujourd'hui, je pense qu'il reviendra ce soir pour diner, il m'a dit que c'était urgent, mais …
-Harry … Potter ? demanda Ronald.
Ginny acquiesça de la tête. Harry et elle, auraient dû passer une autre super journée en compagnie d'Hermione et elle les aurait présentés à son frère. Elle n'aimait pas quand Harry ne lui disait pas franchement ou il allait ou ce qu'il devait faire, et surtout, quand il l'écartait. Elle savait que c'était pour la protéger du danger et elle n'aimait pas ça, quand il était en danger, loin d'elle …
- Tu aurais pu me le dire quand même, que tu étais amie avec l'Elu !
- Ron, fit-elle, d'une moue agacée, je t'ai envoyé des centaines de hibou ces dernières années. Combien en as-tu lu ? A combien as-tu répondu … ?
- Je … ho, oui, je sais, Ginny, excuse moi, dit-il, comme énervé, mais j'avais tellement de choses à faire, et puis, enfin …
Mais Ginny repris la parole et ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase.
- Ho, Ron, s'il-te-plait ! Tu es parti il y à 9 ans pour faire tes études ! Des études qui ont duré 4 ans ! Tu aurais pu revenir, nous écrire, tu pouvais le faire, mais tu ne l'as pas fait, tu nous a laissés … pendant ces 5 dernières années, ne me dit pas que tu n'avais pas le temps de venir nous voir ou de nous écrire. Si tu avais vraiment voulu savoir, tu saurais, ne t'en prends qu'à toi maintenant …, Ginny partit les larmes aux yeux.
Pourquoi était-ce toujours elle qui payait le prix fort ? Quand son frère était partit, il lui avait manqué si fort, elle avait tellement pleuré qu'il lui avait promis de revenir dès qu'il aurait terminé ses études, de lui écrire chaque semaine, et de passer Noël avec eux. Evidement, elle l'avait attendu. Evidement, il n'était pas venu. Aujourd'hui il rentrait, et il espérait mettre son ignorance sur son dos à elle ? Elle aurait pu lui pardonner le reste, s'il n'avait pas été si hypocrite.
Elle partit à la recherche d'Hermione qu'elle ne trouva pas sur le moment. Elle entendit l'eau couler dans l'une des salles de bains et supposa qu'Hermione était réellement partie prendre sa douche. C'est à cet instant qu'elle eut une idée de génie : Aujourd'hui, elle passerait la journée avec Hermione et elles iraient faire les boutiques de vêtements moldus et sorciers. Ginny avait toujours un peu d'argent de coté, et elle savait qu'Hermione était également du genre économe. Elle se dépêcha de filer dans la salle de bains qui était adjointe à sa chambre et se doucha. Elle s'habilla puis se prépara de manière à être suffisamment belle pour sortir, et pour ce soir, si Harry revenait comme prévu. Ginny utilisant les sorts de beauté, elle était beaucoup plus rapide. Il n'empêche que lorsque Ginny fut prête, elle chercha à nouveau Hermione, mais elle entendait toujours le clapotis de l'eau dans l'autre salle de bains. Ginny pris peur d'un coup, se demandant ce qu'il avait bien pu arriver à Hermione. C'est vrai, Hermione était entrée dans cette salle de bains au moins une demi heure avant Ginny. Cette dernière avait du mettre trois quarts d'heure à se préparer et cela faisait maintenant plus de 20 minutes qu'elle attendait. La peur qu'Hermione se soit évanouie ou blessée étant trop forte, elle lança un Alohomora sur la porte de la salle d'eau qui s'ouvrit dans un grand fracas …
