Une nouvelle brutale

Quelques minutes après être enfin sortit du Poudlard Express, Harry, Hermione et Ginny partirent avec les autres élèves chercher leurs bagages dans le compartiment spécialisé. Evidement, ils ne les trouvèrent pas. Ils essayèrent de rester calmes et réfléchirent quelques longues minutes. Et c'est en regardant Harry trainer son Eclair de Feu à la main qu'Hermione se rappela leur périple à King's Cross et qu'ils étaient arrivés par balai, autrement dit, pas de place dans les bagages. Elle mit la main dans la poche avant de son pantalon et sortit leurs bagages minuscules. Tous les trois décidèrent de les laisser encore un peu dans cet état, au moins, ils n'auraient pas à se les trimballer à la main sur le chemin qui séparait la gare de l'école.

Harry, Hermione et Ginny montèrent accompagnés de Neuville et Seamus dans l'une des carrioles trainées par les Sombrals. Ils discutèrent sur les nouvelles lois débiles du Ministère de la Magie à propos des restrictions sur l'usage de la magie pour les sorciers de 1er et 2nd cycles. Ils parlèrent également de leurs souvenirs ; il faut l'admettre, pas forcément très joyeux ; de la bataille qui avait eut lieu à Poudlard l'année dernière, ainsi que de l'escapade de Rogue. Ginny avait été extrêmement chanceuse : Elle n'avait perdu aucun membre de sa famille. Par contre oui, Angelina Johnson, la grand-mère de Neuville, Dumbledore … et beaucoup d'autres avaient péri. Hermione n'en avait parlé à personne, mais son père était décédé, lorsqu'il avait voulu venir la chercher à Poudlard pour qu'il ne lui arrive pas malheur, elle avait refusé et il était sortit par le corridor occupé par les Mangemorts. Inutile de dire que depuis, elle ne l'avait pas revu. Après cela, sa mère lui en avait terriblement voulu : elle lui rabâchait à longueur de temps que c'était sa faute s'il était mort, qu'elle aurait du mourir à sa place, elle la rabaissait et était, Hermione pouvait le dire, maintenant, completement alcoolique. C'est pour cette raison qu'elle avait été si heureuse de retrouver un équilibre familial au Terrier, quand Ginny lui avait envoyé le hibou. A ce souvenir, de grosses larmes roulèrent sur ses joues. Hermione s'en voulu horriblement : elle devait être forte, pour Harry, pour ses amis, parce qu'elle savait que si elle craquait maintenant, alors elle ne leur serrait d'aucune utilité, juste un boulet qu'ils traineraient. Elle voulait les aider, pas les embarrasser. Mais, étant suffisamment discrète, elle réussit à ne pas faire de bruit, à étouffer parfaitement ses sanglots, et à essuyer ses larmes. Personne ne s'était rendu compte qu'elle avait pleuré.

Ce ne fut qu'en arrivant au château qu'Harry, Ginny et Hermione sortirent les bagages et leur rendirent leur taille habituelle et les déposèrent près de celles des autres Griffondor, dans l'escalier qui menait à la grande salle. C'était le travail de Rusard de transporter les bagages au 6ème étage, après tous les ennuis que ce vieux rabougris leur avait attiré, ils n'allaient quand même pas faire son travail à sa place !

Ensuite, les trois amis suivirent le reste des élèves et s'installèrent à la table des Griffondor, à leurs places habituelles. Ils ne prirent même pas la peine d'écouter sérieusement le discours de bienvenue de MacGonagall, - tous, à l'exception d'Hermione -, et discutèrent de tout et de rien, poursuivirent la discussion qu'ils avaient entrepris sur le chemin de Poudlard, et il y eu la répartition des 1ère année.

- Franchement, dit Ginny, cette année, ils ont l'air franchement marrant, les minus !

- Ho, arrête, ne me dit pas que tu as déjà prévu lesquels tu embêterais cette année ! répondit Hermione. On dirait les jumeaux !



- En même temps, tu dois savoir qu'on fait partie de la même famille …, lança Ginny.

- Je crois que je l'ai lu quelque part, termina Hermione, rigolant à moitié.

Evidement, à ce dernier commentaire, tous ceux qui l'entendirent ricanèrent. Il semblait qu'Hermione et Ginny étaient redevenues les meilleures amies du monde. « Plus pour longtemps », pensait Ginny, l'angoisse lui montant à la tête.

- Tu sais, « Mooà », je suis préfète en chef, continuait Hermione, alors Griffondor que vous êtes, vous devez me respecter, je suis le préfet !

- Et « Mooà » aussi, je suis préfet, poursuivit Harry, et mon devoir absolu est de faire respecter l'autorité !

A cette brillante imitation d'un Weasley dont, par égard, nous ne citerons pas le nom, la maison Griffondor ne s'arrêta plus de rire, ce qui, à l'évidence, faisait enrager les Serpentards qui, en plus de ne rien comprendre à ce qu'il se passait, devaient sans doute faire preuve d'une pointe de jalousie, de ne pas avoir rit comme cela depuis si longtemps. Une fois la cérémonie de répartition terminée, il y eut les traditionnels chants de la chorale de Poudlard pendant quelques instants, puis … logiquement, on passait à table. Mais aucun banquet ne se dressa sur les tables. Rien. Alors ils se retournèrent tous vers la table des professeurs, et plus précisément, leur directrice, Minerva MacGonagall. Quand chaque élève comprit qu'elle attendait d'eux leur attention complète, ils s'arrêtèrent tous de jacasser. C'est la qu'un flash leur apparut : C'est vrai que l'on devait maintenant leur présenter le nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal, directeur de la maison Griffondor. Une fois que la salle fut silencieuse, MacGonagall commença enfin son discours :

- Vous devez savoir, commença-t-elle, que lors de la bataille qui à eut lieu l'année dernière à Poudlard, le professeur Rogue, qui avait quitté le poste de professeur de potions pour celui de Défense Contre les Forces du Mal s'est enfui, laissant donc le poste vacant.

MacGonagall reprit son souffle et s'éclaircit la voix : les prochains mots qu'elle porterait serraient plus difficiles :

- Pour éviter toute fermeture de l'école, j'ai suivit l'ordre que le grand Albus Dumbledore m'avait donné avant de mourir : s'il lui arrivait malheur, c'était à moi de reprendre son rôle. Du fait que j'assume désormais la fonction de Directrice de l'école, je ne peux plus me consacrer aux cours de métamorphose et à la direction de la maison Griffondor. J'ai alors demandé au professeur Lupin, ancien professeur de Défense Contre les Forces du Mal, de reprendre mon rôle en tant que professeur de Métamorphose, et j'ai le privilège de vous annoncer qu'il à accepté cette proposition.

A l'entente de cette nouvelle, les rares qui n'étaient pas au courant sautèrent de joie : Rémus Lupin avait été un excellent professeur de DCFM, chacun attendait maintenant le premier cours de Métamorphose, à l'évidente exception des Serpentards. Mais il y avait encore un professeur qui n'avait pas été présenté, le nouveau professeur de DCFM. Mais, à la table des professeurs, personne d'inconnu aux élèves n'était présent. Mais Harry ne pu s'empêcher de remarquer qu'une place était vide : sans doute le professeur attendait pour faire une entrée fracassante ou bien s'était-il perdu en cours de route …



- Maintenant, poursuivit Minerva, je voudrais vous présenter votre nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal.

Silence. Minerva se retourna : personne n'était encore arrivé à la table des professeurs. Elle baragouina quelque chose aux élèves qui s'impatientaient : cela faisait plus d'une heure que tout le monde était réunit dans la grande salle et plusieurs estomac gondaient de faim. A l'évidence, MacGonagall devait présenter ce nouveau professeur en son absence.

- Je suis désolée, dit-elle, mais il semble que ledit professeur ne soit pas encore arrivé. Mais, le nouveau directeur de la maison Griffondor et professeur de Défense Contre les Forces du Mal est un ancien élève de Poudlard, comme beaucoup de professeurs ! s'exclama Minerva. Il a 25 ans et se nomme …

Ginny jeta un dernier regard à Hermione et lui fit un petit sourire en coin. Elle ferma les yeux, se boucha les oreilles et pria très fort Merlin de lui sauver la vie. Elle savait que, face à Hermione, elle n'avait aucune chance.

- … et se nomme Ronald Weasley ! Termina enfin MacGonagall. Que le banquet commence !

Weasley. Weasley. Leur nouveau professeur de DCFM était un Weasley. Quelle bonne nouvelle, un Weasley professeur ! Les Serpentards regardèrent Ginny et s'esclaffèrent ! Un Weasley professeur à Poudlard, on aura tout vu ! Déjà peu ravie à l'idée qu'elle n'apprendrait plus rien en cours de DCFM cette année, Hermione ne percuta que quelques longues secondes après de quel Weasley il s'agissait : Romuald, vous vous rappelez, celui qui l'avait vu, pour la première fois en slip et chemise de nuit, lorsqu'elle cherchait Ginny partout ? Et bien c'était leur nouveau professeur ainsi que, pour ne rien gâcher, le nouveau directeur de leur maison. Il semblait à Hermione qu'elle avait du faire quelque chose de très mal et offenser gravement les dieux : à ce niveau la, cela ne relevait plus d'un Karma pourri, du mauvais œil ou de la poisse, c'était une malédiction. A ce moment la, Hermione savait déjà qu'elle n'arriverait sans doute pas à se concentrer pleinement en cours de DCFM, mais pas pour la raison qu'elle pensait. Et puis elle regarda Ginny.

Ho Ginny ! Elle ne lui avait rien dit, avait défendu cet … abruti congénital et maintenant, voila dans quelle situation Hermione se trouvait : Elle, habituellement meilleure élève de son année, ne pourrait plus jamais suivre les cours de Défense Contre les Forces du Mal car, le weekend dernier, leur nouveau professeur l'avait vu en tenue légère, completement hystérique. Rien de mieux pour commencer une nouvelle année ! Elle en voulait terriblement à Ginny de lui avoir fait autant de cachoteries, c'était dément, à ne plus savoir si, oui ou non, elles étaient amies ! Et en plus, avec ce qui s'était passé, elle aurait pu … non vraiment s'en était trop ! Hermione avait perdu l'appétit, se sentait terriblement mal. Elle toisa Ginny d'un regard noir et froid puis quitta la table et se dirigea vers les dortoirs.

Harry resta perplexe. Il se doutait de la raison qui poussait cette fois Hermione à partir si brusquement et à détester Ginny à nouveau, et en même temps, il ne pouvait s'empêcher de trouver cela bidon. Mais il le savait, la psychologie féminine, ce n'était pas son truc. Pourquoi est-ce que les filles étaient si compliquées ? La seule fois ou il avait posé cette question, la réponse qu'on lu avait donné était … plus ou moins inattendue : « Parce que ce sont des filles ». Autrement dit, Harry n'y avait rien comprit du tout.



Ginny se sentait mal. Mais elle décida de faire comme si de rien était, de manger tranquillement avec les amis qui lui restait et d'aller, ensuite, retrouver Hermione et s'expliquer : de toutes façons, elle n'en avait pas le choix ! Ginny discutait calmement avec Harry, tout en savourant la délicieuse part de Pudding qu'elle s'était, voracement servit, connaissant trop bien les garçons Griffondor pour savoir que, si elle en voulait, il fallait se servir tout de suite ; lorsque le nouveau professeur de DCFM ; - son frère -, fit son apparition. Ginny se dit à ce moment que, finalement, c'était une bonne chose qu'Hermione soit partie avant. En fait, ça ne l'était pas du tout, mais ça elle ne le savait pas encore. Ronald s'installa à la table des professeurs et n'arrêtait pas de gigoter. Il semblait chercher quelque chose des yeux … ou quelqu'un. Et quand il l'eut trouvé, personne ne mit très longtemps avant de comprendre ce dont il s'agissait. Tous les élèves pouvait voir, assit à la table des professeurs, un Weasley, agitant les bras dans tous les sens : si, si, vous avez bien comprit, Ronald faisait coucou à Ginny. Les garçons ne purent réprimer un fou rire ; décidément, l'année commençait sur les chapeaux de roues ! ; Et les filles se pâmaient. Dans la soirée, Ginny reçut plusieurs demandes de rencards, qu'elle devait faire suivre à son frangin. Elle se fit, plus tard dans la soirée, un plaisir de les lire et de découvrir les noms de Lavande, Parvati, ou « ça par exemple » Millicent Bulstrode !

Hermione, de son côté, ne pouvait sécher ses larmes. Elle se sentait complètement trahie par Ginny et abandonnée. Elle repensait à sa mère, à son père, et aux autres qui avaient péri. La vie était injuste. Elle courait dans les couloirs pour se rendre au sixième étage, près du portait de la grosse dame et entrer enfin dans le dortoir lorsque, pour son plus grand malheur, elle croisa quelqu'un dans les couloirs. Elle pria que ce ne fut pas un Poufsouffle, car ils veulent toujours aider et se mêlent de tout : elle voulait juste être tranquille. Ce ne fut pas un Poufsouffle. Elle pria que ce ne soit pas un Serdaigle, qui trop studieux, dirait qu'elle néglige ses études en se baladant dans les couloirs plutôt que d'aller à la bibliothèque. Ce ne fut pas un Serdaigle. Elle pria que ce ne soit pas un Serpentard, car il se serrait moqué d'elle. Ce ne fut pas un Serpentard. C'était un Griffondor. Mais pas n'importe lequel.

Quand Hermione releva la tête, elle s'aperçut enfin de l'identité de celui qu'elle venait de percuter. Avec un Karma comme le sien, elle avait décroché le gros lot, c'était Romuald. Elle écarquilla les yeux, puis prise de panique, bafouilla quelque chose d'incompréhensible et monta encore plus vite les quelques marches qui la séparaient du portrait de la grosse dame.

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coucou! désolée de ne pas avoir poster hier, mais j'ai beaucoup de travail, je suis très fatiguée et comme je n'avais pas eu bcp de reviews sur ce chapitre (très décevant) ça m'étais completement sortit de l'esprit! Alors voila le nouveau chapitre aujourd'hui! J'espère qu'il vous plaira, ce n'est assurément pas le meilleur, ni mon préféré ou celui dont j'ai le plus adoré l'écriture, mais il est nécéssaire à la suite de l'histoire ... les prochains (peut etre pas le 11 mais sur le 12) seront très savoureux! Personellement, j'ai adoré les écrire! Plus ça va et plus je m'amuse!

J'attends vos reviews, sinon, ce n'est une semaine que vous attendrez, mais bien plus! ;)

Bonne lecture, bisous!