Quelques préparatifs
N'ayant plus de cours après celui des 7ème année, il transpalana jusque chez « Wizard's Jewell », la boutique de bijoux sorciers tenue par Myra Vanders, la sœur d'Olly Vanders. Il avait besoin d'aide, incontestablement. Il s'apprêtait à offrir un bijou à une jeune sorcière de dix-sept ans qu'il ne connaissait pas plus que ça. Mais bien sur, il ne conterait rien de la vérité à Myra. Pour qu'elle s'empresse de tout raconter à sa mère ? Hors de question !
- Humm, hum, Myra ? demanda-t-il avec appréhension.
- Ho, mon chou ! S'écria cette dernière. Quelle surprise ! Ça fait combien de temps, maintenant !?
- Hum, neuf ans bientôt, dit Ronald.
- Ho, que le temps passe vite, commenta Myra. Alors, raconte-moi, qu'est-ce qui t'amène ? Je suppose que tu n'es pas revenu de Poudlard pour mes beaux yeux !
- Hum, en fait …, Je cherche …, puis il se ravisa, Je viens pour un ami à moi. Il m'a demandé de venir acheter un pendentif pour sa …, pour sa petite amie, acheva-t-il.
- Ho, très bien. Et il sait précisément ce qu'il veut, ton ami ? lui demanda Myra lui lançant un clin d'œil, avec un sourire en coin. Il était grillé.
- Huum, pas vraiment, en fait. Dit-il. C'est assez récent et …, il préfèrerait quelque chose de … discret, oui, c'est certain, mais qui prouve tout de même, qui prouve l'attachement qu'il lui porte. Il était maintenant tout rouge. Pas besoin d'être extra-lucide pour savoir qu'il n'était venu pour personne d'autre que lui-même.
- Ho ! Alors je crois que celui-ci, peut-être …
Myra s'avança puis retira de la devanture un écrin. Ron s'approcha d'elle et Myra ouvrit avec une grande délicatesse la petite boite. C'était un magnifique pendentif en or blanc en forme de lettre, avec des longs et fin fragments de pierres précieuse ornant le pourtour de la lettre. Il était vendu comme ceci avec la chainette assortie.
- Ho, Myra, je crois que c'est parfait ! S'exclama-t-il. Mais, humm, aurais-tu différentes lettres ? Le pendentif était en forme de K. Evidement, il n'avait pas besoin d'un K, c'était un H qu'il lui fallait …
- Non, répondit Myra, je n'en ai pas d'autres.
A la mine déconfite de Ronald, elle ajouta, un large sourire aux lèvres :
- Mais, c'est un bijou sorcier, Ronald.
Il savait exactement ce que cela voulait dire. Il sourit de nouveau et Myra lui expliqua :
- Une fois que ce bijou est en ta possession, tu n'as qu'à lancer le sort du Nomus en disant le prénom de la personne choisie et le bijou prendra automatiquement la forme de la 1ère lettre de son prénom.
- Wow, très bien, alors, je crois que je vais le prendre. Merci beaucoup Myra ! dit-il en partant.
- Ronald ! L'apostropha-t-elle. Comment s'appelle-t-elle ?
- Ça, Myra, tu ne le sauras pas ! dit-il avec un sourire goguenard.
Ronald quitta la boutique, puis parti prendre une Bierreaubeure au Chaudron Baveur. Il dégustait la douceur de sa boisson lentement et sorti le bijou de son écrin. Il profita d'un instant ou le pub était désert pour murmurer la formule : « Nomen Hermione ». Et instantanément, le bijou prit la forme d'un H. Elle l'adorerait, c'était certain.
Ho, mais non, voyons, il était fou ! Un bijou ! A une sorcière de dix-sept ans, qu'il, finalement, ne connaissait pas ! Pourquoi faisait-il cela ? Il ne la connaissait pas vraiment après tout. Et puis, il était son professeur. Il le faisait pour la passion, celle qui le ravageait de jour en jour, il le faisait pour croiser son regard encore, il faisait ça pour se sentir plus proche d'elle, pour les lier. Même si c'était fou, il fallait qu'il le fasse. Car malgré son embarras certain, il n'avait cessé d'y penser, d'en rêver, elle était la maintenant, elle pouvait disparaitre avec un autre à tout moment, elle était la et c'était dur de ne rien faire, la souffrance et la passion le dévoraient entièrement. Il lui offrirait ce bijou, mais ni elle ni personne ne saurait qu'il venait de lui.
Il remit le bijou dans son écrin et le rangea précieusement. Il termina sa Bierreaubeure et retourna à Poudlard. Dans cinq minutes, il avait cours avec les 4ème année.
De leur côté, Harry et Ginny s'étaient, plus ou moins équitablement répartit les taches. Ginny devait demander son autorisation à Hermione pour la fête, Harry devait prévoir la liste de ce dont ils auraient besoin, se charger de réunir et prévenir l'ensemble des Griffondors car évidement, cela aurait lieu dans la Salle Commune et Ginny devait également chercher un cadeau pour Hermione. Autant dire que la journée de chacun était assez chargée.
Hermione, Harry et Ginny sortaient tout juste du cours d'Histoire de la Magie lorsqu'Hermione les informa qu'après un passage dans la Salle Commune pour récupérer quelques affaires, elle désirait sérieusement aller à la bibliothèque. « Comme d'habitude », s'écrièrent alors Ginny et Harry en chœur. Ils se dirent qu'au moins, pendant ce temps la, Harry pourrait commencer sa longue très longue liste, et Ginny, elle, pourrait aller acheter le cadeau d'Hermione car justement, une sortie était prévue à Près-au-Lard cet après-midi. Une fois dans la Salle Commune, Harry prit un parchemin et commença sa tache en douce d'Hermione. Ginny monta avec Hermione au dortoir afin de récupérer un sac et d'y fourrer sa baguette et quelques Galions. Hermione, elle, prit soin de cacher le livre qu'elle sortait de sa table de nuit : Un autre livre sur les Horcruxes. Lorsqu'elle aurait terminé d'étudier celui-ci, elle n'en aurait plus qu'un et leur en parlerait. Elle voulait d'abord s'assurer de l'authenticité des écrits. Ils le sauraient plus tard. Mais pour le moment, ils ne devaient pas le savoir, alors elle redoubla de vigilance.
Lorsque les deux filles eurent achevé leurs petites affaires, elles redescendirent, puis se séparèrent, Ginny prenant le chemin de la sortie pour Près-au-Lard, Hermione celui de la bibliothèque. Hermione prit soin de cacher le livre de manière à ce que l'on croit à l'un de ses éternels grimoires. Elle marcha le plus vite possible, espérant ne croiser personne. Pour une fois, elle ne voulait vraiment croiser « personne ». Elle ne voulait pas croiser Ronald, effectivement, c'était devenu une habitude ces derniers temps, mais aujourd'hui, elle ne voulait croiser ni Ronald, ni Cho, ni Lavande, ni Seamus, ni même Harry ou Ginny. Avec un bagage pareil, mieux fallait-il être rapide, et discrète. Très discrète. Hermione marchait de plus en plus vite lorsqu'elle arriva devant la porte grande ouverte de la bibliothèque. Elle s'apprêtait justement à entrer lorsque Ronald Weasley, son professeur de Défense Contre les Forces du Mal décida de passer l'encadrement de la porte. Ils ne se touchèrent pas, il n'y eut aucun choc. « Heureusement », se dit Hermione. Mais au fond, elle savait qu'elle n'était pas sincère, qu'elle aurait voulu se retrouver plaquée contre son corps, son souffle sur sa nuque, mais rien. Elle laissa juste tomber l'épais et poussiéreux grimoire sur le coup de l'émotion. Ils restèrent un moment à se regarder comme ça.
Ron se dit alors qu'au lieu de regarder ses fesses le samedi ou il l'avait pour la première fois aperçue, il aurait vraiment du se concentrer sur son visage. Elle était étonnement belle. Ses longs cheveux châtains mordorés ondulaient délicatement et tombaient en cascade sur ses fines épaules. Elle avait de jolis yeux en amande couleur noisette, délicieusement craquants. Ses lèvres étaient fines et sa bouche parfaitement dessinée. Elle avait un petit nez retroussé qui lui donnait un petit air ingénu et mutin. Ses pommettes étaient plutôt hautes ce qui contrastait légèrement avec la rondeur de son visage. Les traits étaient fins et doux. Doux. Oui, c'est cela, s'il avait du définir le visage d'Hermione Granger en cet instant, il aurait dit qu'elle était douce. Avant de sortir définitivement de la pièce, il jeta un bref coup d'œil à ce qu'elle avait fait tomber : un livre. Il lu quelques mots sur la couverture mais n'y attacha pas beaucoup d'importance et partit, la laissant seule à ramasser ses affaires.
Il l'aurait volontiers fait, seulement, il aurait par la suite été beaucoup trop gêné, bien qu'il le soit déjà terriblement, et il la savait également très stressée. Il préféra alors partir en vitesse plutôt que de mettre leur équilibre psychologique en danger. Pour des raisons différentes évidement. Enfin, pas si différentes, dans le fond.
Hermione reprit son souffle et ramassa rapidement l'épais grimoire avant que quelqu'un (d'autre ?) ne s'aperçoive de ses lectures, légèrement douteuses, pour un sorcier, bien évidement. Elle s'installa à une table puis commença à travailler. Elle nota encore tout ce qui lui semblait important, « au cas où ». Mais elle avait beaucoup de mal à se concentrer. Elle ne s'y attendait pas. Pas le moins du monde. Et puis, cette proximité, cette chaleur, … ses yeux … elle les avait encore vus, et maintenant, elle savait son esprit completement dérangé : il fallait qu'elle les revoit, encore et encore. Mais l'heure était au travail, alors elle rassembla ce qui lui restait de concentration puis termina en vitesse l'étude du vieux livre. Hermione ramassa ses affaires et sortit de la bibliothèque espérant rallier la Salle Commune sans croiser personne à nouveau. Vraiment personne. Elle regarda sa montre et constata qu'elle avait passé un peu plus de trois heures sur l'étude de ce livre et se dit que vu l'heure qu'il était, Harry aurait surement finit son devoir de Potions (c'est en tous cas ce qu'il lui avait dit) et Ginny rentrerait bientôt de Près-au-Lard. Et puis ils iraient manger dans la Grande Salle d'ici trois quarts d'heure et se raconteraient leur journée.
Pendant ce temps, Ginny se baladait dans les allées de Prés-au-Lard sans vraiment savoir ou chercher. Elle devait trouver un cadeau à Hermione mais ne savait vraiment pas quoi lui offrir. Elle avait bien pensé à quelque chose qui, indéniablement, ferrai plaisir à Hermione, mais elle voulait quelque chose d'autre, quelque chose de plus spécial. Hermione allait avoir dix-sept ans, sa majorité dans le monde sorcier. Le moins que l'on pouvait faire, c'était de le fêter dignement et de lui offrir un cadeau digne de ce nom. Quelque chose qui la ferrait passer de son statut d'adolescente à celui de femme. Et un éclair frappa Ginny. Elle offrirait à Hermione un parfum. Un parfum qui lui ressemblerait, qui ne ferrai qu'un avec elle. Ginny se décida alors à entrer dans le seul et unique magasin de parfum sorcier, « La Parfumerie 5 sens », dont la propriétaire n'était autre qu'une parente de Rosemerta, l'aubergiste des Trois Balais. Ginny entra dans la boutique vraisemblablement vide et une vieille femme ridée au regard malicieux arriva de l'arrière boutique :
- Vous désirez ? demanda d'une petite voix la vieille femme.
- Je, hum, je voudrais offrir un parfum pour une amie, c'est bientôt son anniversaire, et je …, mais la petite vieille l'interrompit.
- N'en dites pas plus, suivez moi, lui dit-elle.
Elle commença à préparer un chaudron et à réunir plusieurs grimoires à potions. Elle fit signe à Ginny de venir s'assoir près d'elle :
- Avant toute chose, mademoiselle, vous devez savoir que chaque parfum que je produis est unique. Comme chaque personne est unique, chaque personne aura un parfum différent. Si vous répondez sincèrement à mes questions, le parfum qui serra extrait de la potion conviendra à merveille à votre amie. Mais si vous vous trompez, le résultat en serra falsifié d'autant, dit-elle d'une voix calme et posée.
- Et, le jour ou le flacon est vide, comment pourrez vous retrouver la recette ? demanda Ginny.
- Ho, mais mademoiselle, commença la vieille dame, l'élixir qui remplira la bouteille finale est inépuisable. C'est un parfum magique. Vous n'obtiendrez qu'une goutte de fragrance mais une fois qu'elle touche la peau, c'est irrémédiable. Une seule goutte de parfum sur la peau, et vous sentirez cette odeur toute votre vie sans jamais vous parfumer. Elle s'incruste dans les chairs, sous la peau et ne la quitte pas. Elle peut se déposer sur les objets les plus utilisés par la personne qui le porte mais jamais, jamais le parfum ne s'ôte de la peau de celui pour qui il à été créé. C'est à vie. Un peu comme une cicatrice. Sauf que le parfum ne s'atténue pas avec le temps. C'est pour cela que la moindre erreur est fatale. Acheva-t-elle.
A ce moment même, Ginny le su, ce cadeau la était pour Hermione. Et elle se décidait donc à répondre le plus sincèrement possible à toutes les questions que lui poserait la vieille dame.
- S'il vous plait, pourriez-vous me décrire votre amie, que j'en sache déjà un peu, demanda la petite vieille.
- Elle s'appelle Hermione, elle est née en Septembre 1980. Elle est férue de livres, elle les dévore littéralement et c'est la sorcière la plus brillante de sa génération, dit Ginny admirative. Elle est très ingénieuse et très intelligente. C'est une née moldue. Elle à de superbes yeux noisettes, captivants. Elle est subtile dans ces faits et gestes aussi bien que dans ses paroles. Elle est secrète voir mystérieuse par moment. Elle à un fort caractère et ne se laisse sous aucun prétexte marcher sur les pieds. Mais elle est aussi sensible et douce. Elle est discrète. Féminine mais jamais vulgaire. Elle est loyale et courageuse. Elle ne nous à jamais abandonnés, ni moi, ni Harry. Elle est déterminée et passionnée. Habituellement, elle à un sang-froid à toute épreuve, mais ces derniers temps elle semble comme embarrassée vis-à-vis de quelqu'un. Un de mes frères en réalité. Quand elle blague, elle est très drôle. Mais elle manque terriblement d'assurance parfois, alors que pour d'autres choses, elle semble très à l'aise.
A cette révélation, Ginny sourit. En voulant tellement que le parfum d'Hermione soit une réussite, elle venait de toucher du doigt quelque chose. Jamais Hermione Granger, sorcière la plus brillante de sa génération n'avait encore été si mal à l'aise vis-à-vis de qui que ce soit, et jamais elle n'avait été si peu confiante, si gênée. Ginny comprit alors que si Hermione se comportait de la sorte, c'était certainement car elle cachait quelque chose, parce qu'elle était troublée. Elle se fit la promesse mentale de lui en parler lorsqu'elles serraient seules. C'est à ce moment que la vieille femme la sortit de ses pensés :
- Bon, et bien, je crois que je vais pouvoir démarrer la création de l'Elixir, dit-elle. Avec tous les renseignements que vous m'avez fournit, s'ils sont sincères, je peux vous assurez que ce parfum collera parfaitement à la peau de votre amie.
Ginny la regarda concocter la mixture. Elle mélangea des essences de fleurs, des fioles aux couleurs étranges, prononça plusieurs incantations différentes. Les fioles et autres élixirs ou potions rares lui arrivaient directement dans la main, elle n'avait qu'à prononcer leur nom. Ginny trouva cela merveilleux et se dit qu'elle devait absolument travailler les sorts informulés. Au bout de quelques minutes, la fragrance était achevée. Ginny sentait l'odeur qui embaumait maintenant toute la pièce ou elle se trouvait. Ginny reconnu des notes de vanille, de thé, de rose et … et de vieux livres poussiéreux ! C'était fou tout ce que cette vieille alchimiste avait réussit à faire : aucun doute, c'était Hermione tout craché, ce parfum lui convenait à la perfection.
Ginny payât la vieille dame puis sortit de la boutique le sourire aux lèvres. Elle avait incontestablement trouvé le cadeau spécial pour les dix-sept ans d'Hermione. Ce serrait un moment magique et privilégié pour elle, et Ginny se dit qu'elle pouvait fêter cela en s'offrant une petite Bierreaubeure avant de retourner à Poudlard.
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Voila la suite, avec une journée de retard, vu que j'avais prévu de poster vendredi mais ... j'étais a une fête alors, pardonnez-moi!
Sinon, je sais que beaucoup, beaucoup de gens lisent cette fiction alors, franchement, je crois que c'est pas beaucoup demandé que d'avoir une review par lecteur par chapitre, ne serrait-ce que pour moi de mieux comprendre ce que vous attendez et si cette fiction vous plait! :) mais bon, je vais pas lutter, c'est juste une question de respect ... aller, j'espère que ce chapitre plaira et en fonction de vous, je verrais quand je posterai :) Bonne lecture! ;)
