Une journée de folie
S'étant couchée de très bonne heure, Hermione se leva donc, également, de très bonne heure. Il devait être cinq heures moins le quart lorsqu'elle se réveilla. Les cours commençant à 8h, elle avait beaucoup de temps devant elle. Elle sortit de son lit et tira les couvertures, puis rassembla quelques affaires et partit prendre sa douche. Elle ressortit une demi-heure plus tard, fraiche comme une rose, coiffée et maquillée.
La Grande Salle n'ouvrant pas avant 7h pour le petit déjeuner, Hermione avait presque deux heures devant elle avant de rejoindre ses comparses. Elle remontait au dortoir pensant lire jusqu'à ce que Ginny et Harry soient réveillés, lorsque son regard glissa sur le dernier livre des Horcruxes. Hermione le savait, elle avait bien assez de temps pour faire la synthèse de l'ouvrage et de remonter le ranger, à l'abri des regards indiscrets. Elle attrapa alors l'épais grimoire puis descendit dans la Salle Commune.
Lorsqu'elle arriva, les tableaux les plus matinaux la saluèrent et de son côté, Hermione prit garde de na pas réveiller les autres. La cheminée était restée allumée toute la nuit et il faisait assez chaud dans la pièce, si bien qu'Hermione se mit a son aise ; car après tout, elle était seule ; et retira sa robe de chambre pour la poser délicatement sur un gros fauteuil non loin du feu, de manière à ce que cette dernière soit douce et chaude lorsqu'elle la revêtirait. Hermione ouvrit le livre et commença à prendre en note les informations les plus importantes.
De son côté, Ronald venait juste de se réveiller. Persuadé qu'il avait encore raté la sonnerie de son réveil, il sortit de son lit à la hâte, Entra dans sa salle de bain et ne prit même pas garde à fermer la porte tant il se pressa. Il s'habilla tout aussi vite qu'il s'était déshabillé, puis sortit de sa chambre de professeur, longea le corridor qui menait aux dortoirs des garçons et atterrit dans la Salle Commune des Griffondors. C'est uniquement à cet instant qu'il se rendit compte que quelque chose clochait. Lorsqu'il avait traversé le couloir près des dortoirs, il n'avait entendu aucuns bruits. Il n'en émanait aucun non plus des chambres de professeur mitoyennes à la sienne. Et maintenant, il se retrouvait seul dans la Salle Commune, très peu éclairée, et très certainement pas par les rayons de soleil. A cet instant, Ronald regarda la pendule en forme de Griffon qui ornait le mur face à lui, et constata qu'à 5h34, il n'était pas vraiment en retard …
Hermione était en plein travail lorsqu'elle entendit un bruit sourd. Comme des pas qui se rapprochaient … venant des dortoirs des garçons. Elle se sentit alors rassurée, puis se remit à l'ouvrage, prenant soin de cacher chaque partie du grimoire qui puisse être compromettante. Elle releva juste la tête pour voir lequel des Griffondors était debout d'aussi bonne heure. Et quelle surprise elle eut ! Ronald Weasley, réveillé à cinq heures et demie ? Vous parlez d'un scoop ! Elle se figea et, à son plus grand contentement, il ne sembla pas la remarquer. Ou bien, il ne faisait simplement pas cas de sa présence, peut-être bien qu'après tout, il s'en fichait pas mal … à cette pensé Hermione se sentit comme vexée, humiliée ; sans bien sûr en connaitre la raison ; et fit machinalement quelque chose qu'il lui sembla avoir regretté un court instant :
- Bonjour, fit-elle à l'intention de son professeur.
Celui-ci se retourna pour faire face à la personne qui venait de lui adresser la parole. La voix lui avait semblée douce ; c'était certainement une fille ; ferme et posée. Il baissa les yeux pour voir qui siégeait au bureau d'à côté lorsqu'il comprit que c'était elle. Il se sentait bien malin, maintenant, d'être descendu en trombe, comme ça, pour se retrouver face à elle. Il ressentait une gêne si intense qu'à cet instant, il prit le problème dans le sens inverse. Après tout, pourquoi une sorcière de dix-sept ans lui faisait-elle bien peur ? D'accord, s'il analysait un peu, il se rendrait compte que c'était plus de son propre comportement dont il avait peur, mais à cet instant il se dit qu'après tout, les barrières, ils se les étaient dressées tous seuls, alors qu'après tout, s'ils en avaient envie, si c'était important pour lui ; pour eux ; ils ne devaient pas prêter attention au reste. Et puis, pourquoi se sentir gêner parce qu'elle lui avait parlé ? Après tout, il n'y avait aucun mal à répondre, et c'était elle qui avait lancé les offensives, il n'avait plus qu'à ce battre … Et c'est avec un courage digne de Godric Griffondor qu'il prit enfin les choses en main :
- Oh ! Bonjour Hermione, s'exclama-t-il d'une voix assurée, vous vous sentez mieux ? Hier soir vous avez quitté la table précipitamment, je me suis demandé …
Hermione devint rouge, rouge cramoisi. Elle aurait vraiment pu être une Weasley, en cet instant, sans nul doute. Non seulement Ron lui parlait, mais il s'intéressait à elle et ne semblait pas gêné le moins du monde. Pour lui, tout était d'une facilité … alors que pour elle … à ce moment, Hermione réalisa qu'a la guerre comme à la guerre, combattre le mal par le mal :
- Oui, ça va … beaucoup mieux, dit-elle hésitante, Je crois juste que les citrouilles farcies n'étaient pas d'une première fraicheur !
- Effectivement ! Je n'ai pas terminé mon assiette non plus …, dit Ronald, cherchant les yeux de son interlocutrice, dont l'attention était centrée sur un livre.
- Oh, et bien, il faut espérer que cela ne se reproduira plus ! dit-elle, ponctuant sa phrase de son plus beau sourire.
- Vous lisez ? demanda Ron.
- Hum, en fait non, je … révisais juste quelques petites choses mais, c'est sans importance, expliqua-t-elle, en prenant soin de cacher l'ouvrage.
- C'est donc ça, votre secret ?
- Mon secret ? S'interrogea Hermione.
- C'est à force de réviser de si bonne heure que vous êtes si brillante ?
Hermione rougit légèrement. C'était une chose de faire la conversation sur la pluie, le beau temps et les citrouilles farcies, une autre de parler d'elle. Et même si elle était flattée, le compliment la mit quelque peu mal à l'aise.
- Hum, merci, … mais non, je ne …, je n'ai pas pour habitude de réviser de si bonne heure ! En fait je finis généralement par m'endormir sur mes livres, mais, enfin c'est pas important, et puis je ne suis pas si brillante que ça, il y a d'autres bien plus doués …, acheva-t-elle.
- Oh, alors très bien n'en parlons plus, dit-il comprenant son embarras, il n'empêche que vous êtes la sorcière la plus douée de votre génération. Bon, ça vous dirait d'aller déjeuner ? demanda-t-il espérant un contact visuel qu'il n'avait toujours pas, Je meurs de faim !
- Mais la Grande Salle n'est jamais ouverte avant 7h ! Et si l'on part maintenant, on y sera à 6h. C'est un peu tôt, non ?
- Hermione, je suis professeur. J'ai, hum disons, le mot de passe, je peux très bien ouvrir la salle si j'en ai envie.
Hermione était terriblement tenté de le suivre, bien qu'elle le savait, si elle le faisait, la suite des évènements lui était completement inconnue. Elle pouvait également rester dans la Salle Commune et terminer son travail en attendant Harry et Ginny, puis ils iraient déjeuner et Hermione pesterait parce qu'ils seraient encore en retard. Mais aller déjeuner avec Ronald était une offre bien plus alléchante. Après tout, ce jour la, il avait eu un éclair de gentillesse, mais peut-être que si elle refusait … Et puis sa gêne et tout autre sentiment d'embarras étant, pour lors, inhibé, elle décida d'en profiter un peu.
- Très bien, alors je vais ranger ça, dit-elle en montrant le fouillis sur le bureau, et on va déjeuner ! Acheva-t-elle d'un sourire ravageur.
Hermione referma le grimoire poussiéreux, l'enveloppa dans la couverture prévue à cet effet, et rangea le reste à l'aide d'un sort. Ce n'est qu'en redescendant les marches de l'escalier du dortoir qu'elle s'aperçut qu'elle ne portait que son très, très court pyjama, ayant oublié sa robe de chambre près du feu. Elle avait comme l'impression de revivre une scène, comme lorsqu'elle était descendue au Terrier, peu vêtue, et qu'il était au bas des marches. Mais cette fois, Hermione prit son courage à deux mains, et n'eut plus honte de ce qui s'était passé, sauf peut-être de l'hystérique pour qui elle avait pu passer, mais après tout, il ne semblait pas lui en tenir rigueur.
Elle descendit les marches qui la séparaient de la Salle Commune lorsqu'elle croisa son regard. Elle revit dans ses yeux toutes ces choses, toutes ces promesses, tous ces sentiments, ses yeux assombris par le désir, par la passion. Hermione était bouleversée, comme perdue dans ses propres sentiments. Il lui semblait qu'elle aussi en avait envie, et la seconde d'après, elle se sentait toute apeurée. Elle était fragile, sublime et fragile, et il dégustait le spectacle de l'effet qu'il lui faisait. Il s'avança doucement vers elle, les yeux tendres et un sourire délicieux, et Hermione reprit confiance. C'était elle qui lui avait fait cet effet, c'était en la voyant qu'il avait ressentit cette chaleur, ces pulsions, alors si elle était si désirable, elle n'avait pas à en être gênée. Elle avança alors timidement vers lui, et il sembla comme étonné, surpris, presque apeuré, et Hermione pu de son coté, se réjouir également de la scène. Alors ils avancèrent, parfaitement en osmose, brulant tout deux, jusqu'à ce qu'ils se trouvent face à face. Elle était un peu petite pour lui, il était un peu trop grand pour elle. Alors, Ron l'attira tout contre lui, une main sur sa hanche et l'autre dans son dos, et Hermione s'agrippa à son cou, caressant machinalement ses cheveux roux fauve. Il la regarda une dernière fois, comme pour être sur que c'était bien ce qu'elle voulait, et il l'embrassa avec toute la fougue, la tendresse, la douceur et la passion qu'il est possible de concentrer en un baiser. Ils s'arrêtèrent pour reprendre leur respiration et se regardèrent, comme voulant toujours plus, n'en ayant jamais assez. Hermione enroula ses jambes autour de la taille de Ronald, et saisissant parfaitement le message, ce dernier ne se le fit pas dire deux fois. Tout en s'embrassant, tantôt dans le cou, la nuque, le torse, tantôt sur les lèves, Ron avançait à pas de loup en direction de sa chambre. Ils prirent soin de ne pas faire de bruit en passant par le corridor menant aux dortoirs et arrivèrent sains et saufs à destination. Ron poussa délicatement la porte et une fois qu'elle fut parfaitement verrouillée, ils commencèrent à se déshabiller langoureusement. Hermione détacha ses cheveux et bientôt, il ne lui resta plus aucun vêtement. Ron était pour sa part, déjà en tenue d'Adam quand Hermione s'avança vers lui. Ils se regardèrent un court instant, sachant très bien comment les choses seraient désormais et il la prit dans ses bras, brulant de sentir sa peau nue contre la sienne. Ils s'embrassèrent fougueusement profitant de chaque instant de passion qu'ils pouvaient vivre ensemble. Il aimait la rondeur de son corps, la douceur de ses courbes diablement sensuelles, comme si son corps avait été fait pour ses mains, glissant parfaitement sur sa peau. Elle aimait ses cheveux sauvages, ses lèvres brulantes et l'odeur de sa peau. Ils aimaient ce contact, physique, chair contre chair, peau contre peau, ces baisers, comme pour laisser une trace de leur passion, une trace de leur existence sur leur corps, comme pour ne jamais oublier que ce jour la ils s'étaient aimés. Ronald Weasley et Hermione Granger firent l'amour en ce petit matin du 19 septembre, ils s'aimèrent avec passion, avec tendresse, dans la douceur. Ils finirent par s'endormir dans les bras l'un de l'autre, et ne furent réveillés par nul autre que …
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Désolée de ne pas avoir posté plus tot, mais le weekend dernier j'ai eu quelques petits soucis de santé et hier j'étais (merci le CE Renault Guyancourt!) à Disneyland ! Je sais, trop chanmé de couper la, je sais, mais déjà, le récit à pas mal avancé non ? Maintenant, je vais essayer de me concentrer un peu plus sur la quête des Horcruxes (après la fête d'anniversaire) et d'accélérer un peu les choses ! J'espère que ce chapitre vous aura plu, qu'il n'était pas « gnangnan » ! J'attends vos reviews !
