Une journée chargée …

Amusant, non, que deux personnes qui ne peuvent même pas se regarder soient retard le même jour, au même moment. D'autant plus que Ginny le savait très bien, Ronald trouvait Hermione très à son gout … Oh ! Et si … ? Non ! Ce n'était pas possible, non, non ; Non ! Ginny devait en parler à Hermione pour en avoir le cœur net, et elle le ferait, ce soir avant la fête.

Et elle s'y attela dès qu'elle en eut l'occasion. Hermione n'ayant toujours pas capté que la petite sauterie organisée le soir même était en fait, un fête d'anniversaire en son honneur, cette dernière se demanda ou la fête pouvait bien avoir lieu, et par exemple, qui était invité … et se fit la promesse d'en demander plus à Ginny. Hermione était dans la Salle Commune des Griffondors en train de rédiger son devoir de métamorphose lorsque Ginny déboula pour lui demander plus d'explications :

- Hermione ? demanda la rouquine d'une voix incertaine, On peut parler, je voudrais te demander deux ou trois trucs … ?

Hermione ne releva pas immédiatement la tête mais sentit le regard appuyé de Ginny et accepta.

- Euh …, oui, bien sur Ginny, alors, vas-y, pose moi tes question, enfin, je veux dire, je t'écoute.

- Humm, Hermione, si cela ne te dérange pas ; commença-t-elle, sachant qu'il était dans l'intérêt d'Hermione d'accepter, j'aimerai mieux qu'on monte aux dortoirs, ici les murs ont des oreilles et je n'aime pas bien cela …

Hermione acquiesça et suivit le regard de Ginny, qui s'était tourné vers Lavande et Parvati, qui finirent par les regarder d'un air outré, légèrement méprisant. Ginny se leva et partit en direction du dortoir des filles et Hermione l'imita rassemblant d'abord ses affaires avec soin. Hermione venait à peine d'entrer dans la pièce quand elle sentit la porte se fermer derrière elle. Elle se retourna et vit la poignée faire un demi-tour, et entendit comme le « clac ! » d'un verrou. Ginny venait de les enfermer dans le dortoir à l'aide d'un sortilège informulé ! Hermione fut d'abord terriblement fière de son amie ; qui, il faut le précisé, c'était durement entrainée pour en arriver à ce résultat, depuis le jour ou elle avait vu la vieille préparer la surprise d'Hermione ; puis réalisa qu'elle était … enfermée, seule avec Ginny. Et c'est alors qu'elle commença :

- Ginny, mais pourquoi est-ce que tu … ?

- Granger, les questions, c'est moi qui les pose ! répondit Ginny.

- C'est vraiment nécessaire de fermer la porte comme ça ? S'inquiéta Hermione.

- Bah, … c'est juste au cas où t'essaierai de t'enfuir … mais bon, je t'ai dis, les questions, c'est moi qui les pose !

Hermione ne comprenait vraiment pas son amie, parfois. Et en cet instant par exemple. Elle n'avait pas la moindre idée du pourquoi elle pourrait vouloir s'enfuir, Ginny était son amie, elle lui faisait confiance, elle savait qu'avec elle, elle ne risquait rien, qu'elle ne lui ferrait aucun mal. Elle voulait juste lui poser quelques questions, qui semblaient, a vrai dire très confidentielles, mais soit, Hermione tenterait tant bien que mal de répondre. Elle ne comprenait pas vraiment en quoi la nature des questions de Ginny pouvait s'avérer si dérangeante. Elle le comprit la seconde qui suivit avec la première question de la longue série prévue par Ginny … :

- Hermione, dis moi, qu'est-ce que t'as fichu ce matin ?

- Ginny, t'as entendu, je l'ai raconté à Harry en cours dès que je suis arrivée, t'étais juste à côté … !

- Ben, tu vois, ton excuse bidon, j'y crois pas trop …

- Ah …, fit Hermione d'une voix étranglée, ben c'est dommage parce que c'est la vérité …

- Oh, s'il-te-plait, Hermione, pas à moi ! Tu veux que je te dise ce que je trouve vraiment bizarre dans ton histoire ?

- Vas-y, on est plus à ça, maintenant !

- Ce qui est vraiment louche, c'est ce que mon frère vient faire la …

Hermione se sentit alors légèrement confuse et commença à rougir, ce qui n'échappa à la rouquine.

- Parce que tu vois, je trouve quand même ça vachement étrange qu'il te sauve la mise, comme ça, gratuitement alors que tu lui répondais même pas quand il te parlait et quand il a comprit pourquoi, il en était presque plus malade que toi !

- Mais il m'a pas sauvé la mise, il a juste expliqué vite fait que je serais en retard, c'est le directeur de la maison, Ginny, c'est normal ! Et puis, tu sais très bien pourquoi j'osais pas lui parler …

- Ah, oui, moi je savais, mais lui, il ne le savait pas ! Acheva la rouquine avec un sourire vainqueur sur les lèvres.

- Comment ça, il ne savait pas ? demanda Hermione, d'un air hébété.

- Et bien, il savait qu'il avait vu une jeune femme pas très habillé le weekend précédent la rentrée, mais il ne savait pas qui elle était …

- Comment ça, il ne savait pas que c'était moi ! Ginny, me fais pas marcher, j'ai une tête qu'on reconnait facilement, quand même …

- Oui, si on la regarde, ta tête … mais si on la regarde pas, c'est difficile de s'en souvenir …

- Mais il a eut tout le temps de regarder ma tête ! Vu comment ça c'est passé, et puis tout le monde qui me regardait, il y avait que ça a regardé, moi, ma tête !

- Effectivement, il t'a regardée, s'amusa Ginny, mais il n'a pas regardé ta tête … !

- Quoi, comment ça il a pas regardé ma tête ? Mais qu'est-ce qu'il a regardé, alors ?

- Hermione, t'es grande quand même, t'as vraiment besoin que je te fasse un dessin ? Bon, d'accord alors je fais le dessin. Tu te rappelle comment t'étais habillée quand t'es arrivée en bas des marches et qu'on t'a tous regardée … ?

- Oui, oui ça va, je me souviens très bien, répondit notre encyclopédie vivante préférée.

- Et ben alors ne me demande pas ce qu'il a pu regarder, tu as trouvé la réponse toute seule !

- Tu veux dire qu'il a regardé …, elle retenait son souffle, devenait de plus en plus rouge et respirait difficilement, qu'il a regardé … mon corps ? demanda-t-elle dans un murmure presque inaudible.

- Bravo, Hermione! On applaudit Hermione! S'exclama Ginny.

- Mais qu'est-ce qu'il a pu regarder, il y avait rien à voir …

- Ben, moi c'est pas ce qu'il m'a dit …, dit Ginny s'amusant du malaise de son amie.

- Parce qu'il t'en a parlé ? Ginny, je suis foutue …

- Hermione, Hermione, tu auras beau essayer, tu ne sais vraiment pas mentir, ou en tous cas, pas à tes amis. Alors oui il m'en a parlé … et si tu veux, il m'a dit que ce qu'il avait vu ce jour la, « c'était très beau » … et que c'était pour ça qu'il n'avait pas eut le temps de se concentrer sur ton visage parce qu'il était concentré sur le reste. Ça explique pourquoi il est devenu cramoisi quand je lui ai dit que c'était toi ce jour la ! disait-elle, riant aux éclats.

- Oh, Arrête, Gin', il a pas pu dire un truc comme ça !

- Ah, je ne fais que citer ses propos, mademoiselle !

- Et puis, il avait pas de raisons de rougir, lui, il était pas en petite tenue devant tout le monde !

- Nan, mais ce jour la il m'a juste avoué qu'il avait carrément fantasmé sur toi sans savoir que c'était … TOI ! C'est vrai, c'est sans importance tout ça !

- Gin' …

- Alors c'est pour ça que je trouvais ça drôlement étrange qu'il t'ait sauvé la mise ce matin, surtout que, voila l'excuse ! Et vous étiez en retard au même moment … et comme par hasard, maintenant, tu peux au moins le regarder et lui répondre, tiens, tiens … Merlin ne serait vraiment pas passé par la ? J'en doute ! Aller, crache le morceau, qu'est-ce qu'il s'est passé entre mon frangin et toi ?

- Mais rien, Ginny, rien ! désolée de te décevoir, mais ce matin si je lui ai parlé c'était vraiment contrainte et forcée, parce que j'avais été prise en flagrant délit de livre et que je ne savait pas si, en prime, il n'avait pas vu quel était le livre que j'étudiais … s'il l'avait vu et que je n'avais rien dit, il aurait pu se poser des questions … mais maintenant, enfin, c'est toujours aussi difficile, tu sais que j'ai honte … alors, non, ce matin j'étais bien en retard pour avoir étudié les livres sur les Horcruxes un peu trop longtemps …

Ginny se dit que, franchement, étant sa meilleure amie, Hermione aurait pu se montrer plus coopérative. Elle savait bien qu'il y avait anguille sous roche et comptait bien leur tirer les vers du nez … elle finirait par savoir, et elle irait interroger son frère, s'il le fallait. Peut-être que lui serrait moins de mauvaise fois qu'Hermione ou bien qu'il aurait une parole de trop, malheureuse, qui trahirai leurs véritables occupations de la matinée. Ginny souffla, fit mine de s'excuser à Hermione, lui ouvrit la porte du dortoir et elles redescendirent à la Salle Commune retrouver Harry.

Lorsqu'elles arrivèrent, ce dernier était en train de mettre l'ensemble des Griffondors au courant de la petit fête qui se tiendrait la le soir même. Evidement, tous les élèves étaient tout à fait ravis de la nouvelle, et promirent d'aider à l'organisation. Harry se sentit alors beaucoup mieux, car il n'avait vraiment, mais alors vraiment pas envie de se cogner tout le travail seul. Il était 16h et les cours pour les 7ème année étaient terminés. Il restait 4h pour tout organiser. Ginny partit dans son coin, à la recherche de son frère. Son dernier cours avait eut lieu à 15h, il devait maintenant avoir terminé, et elle devait absolument le trouver pour peut-être avoir enfin la réponse à sa question. Hermione prit Harry à part quelques instants pour lui parler de la conduite étrange de Ginny. Celui-ci éclata de rire à l'énumération des faits. Ça alors, ce que la rouquine pouvait être loquace ! Il dit tout de même à Hermione qu'il ne savait rien de tout cela, et qu'il pensait juste que Ginny voulait « tester » les véritables raisons pour lesquelles Hermione était si mal à l'aise vis-à-vis de Ronald, celles qu'elle avait avancées n'ayant jamais satisfaite Ginny. Hermione partit à la bibliothèque le cœur plus léger, afin de pouvoir terminer son devoir de métamorphose dans la calme.

Ginny, de son côté, se dirigeait vers la salle de DCFM lorsqu'au détour d'un couloir, elle entendit Malfoy et ses amis parler. Elle se cacha, plaquée derrière un mur, et les écouta. Malfoy avait, semble-t-il marqué un temps d'arrêt comme pour être sur que personne ne les épiait. Ne s'étant absolument pas rendu compte de la présence de Ginny qui se voulait discrète, il poursuivit :

- Non, mais vous ne comprenez pas ! Êtes-vous vraiment si stupides que ça ?

- Euh, grrrumphr, grommelèrent Crabe et Goyle.

- Ce sera terrible ! Personne n'a encore jamais vu ça, et c'est pour ce soir ! Ils vont le faire, aujourd'hui ! Dans la tour des Griffondors !

Ginny, pensant alors à ce qui devait justement se dérouler dans la tour des Griffondors, s'apprêtait à partir, pensant que Malfoy était juste au courant de la sauterie organisée pour l'anniversaire et d'Hermione et qu'il ne lui apprendrait rien qu'elle ne sache déjà. Seulement, elle s'arrêta de bouger et continua d'écouter la conversation des 3 compères car Malfoy venait de parler d'une chose dont Ginny n'avait pas la moindre connaissance :

- Mais IL sera la ! Il sait que Potter y sera, son but, tout le monde sait ce qu'il veut. On est pas préparés, je veux dire, NON !

- Mais, Draco, c'est bien ce que tu veux, tuer Harry Potter ? Aboya Goyle.

- Je … euh oui, bien sûr, bien sûr que je veux le voir anéanti ! Mais pas ce soir, on est pas assez nombreux, pas près, il nous faut être dignes du Maitre …

- Mais tu sais ce que le Maitre veut ! Et s'il le veut ce soir alors nous n'avons pas d'autre choix que de lui obéir ! répondit Crabe.

Les trois comparses repartirent en sens inverse et Ginny pu alors poursuivre son chemin. Elle était bouleversée, et avait très peur quand à ce qui devait arriver le soir même. C'est en pensant a retrouver Draco et le faire parler qu'elle trouva son frère, assoupi sur son bureau dans sa salle de cours. Elle n'osa pas le réveiller, se disant qu'elle aurait tout le temps pour lui poser la question et que le plus important était de sauver la peau de ses amis ce soir.

Elle se mit donc en route vers la salle commune des Serpentards. Arrivée devant l'entrée, dans les cachots, Ginny croisa Millicent Bulstrode et lui demanda d'aller chercher Draco, lui disant qu'enfin, la fille de la veille se sentait prête à lui offrir son corps. Elle croisa fort les doigts et sa bonne étoile agit pour elle ; car elle vit Draco débouler à la hâte avec un sourire de tombeur, qui s'effaça d'un bloc lorsqu'il croisa Ginny. Elle s'approcha de lui, sortit d'un coup sa baguette et lui planta au niveau de l'abdomen en lui murmurant :

- Ne me demande pas pourquoi, je sais ce que tu manigance avec tes amis Malfoy, maintenant tu va me suivre et nous dire tout ce que tu sais … sinon moi aussi, je serais capable du pire …

Haha ! Désolée pour ce petit retard, mais avec les fêtes, la reprise, et tout ça … je ferrai de mon mieux pour poster rapidement, n'empêche, je ne peux rien vous promettre … J'espère que vous aimerez ce chapitre, j'attends TOUJOURS vos reviews ! ;) bisous !