TRAUMA

DISCLAIMER : Devinez un peu !! Rien ne m'appartient et je ne gagne aucun centime en écrivant cette fic. Tout est à JK Rowling que j'adore. Seule cette histoire est à moi je l'ai écrite non pas pour faire souffrir Harry et Draco que j'adore, mais pour, en quelque sorte, leur rendre justice. Dans beaucoup de fics anglaises que j'ai pu lire au début (avant de moi-même me mettre à écrire) Draco subissait des viols et il racontait tout à Harry au bout de deux jours (alors qu'ils étaient encore censés se détester), Harry disait « oulala, mon pauvre », et ils couchaient vite fait bien fait ensemble en se promettant l'amour éternel. Là je dis « pardon ??!! Plait il ?? Kessékça ?? » Je ne dis pas que j'ai une connaissance extraordinaire des personnages de Harry Potter, mais quand même, quand on voit le genre de Draco et celui de Harry, pudique au possible (voyez comme il respecte l'histoire de Neville, sans mettre les pieds dans le plat), on ne peut pas écrire des trucs pareils et nier toute une partie de la souffrance. En gros, on se sert du viol pour faire pitié, faciliter le rapprochement entre les personnages ! HELLO ? Le viol ne rapproche pas à proprement parler la victime et son entourage ! Oula, me voici lancée dans un plaidoyer (je m'énerve toute seule non ?) Bref, c'est un sujet qui m'a toujours beaucoup touchée et je voulais écrire quelque chose à ce sujet, mais je n'étais pas très sure de mon talent pour retranscrire ce genre de sentiments. Et puis j'ai lu la fic de trop et je me suis décidée.

RATING : R pour les situations, le vocabulaire, les scènes explicites entre adultes et l'évocation non descriptive d'un viol. Si vous n'aimez pas ce genre de sujets, s'il vous plait ne lisez pas cette fic ! Merci.

Wow, je n'imaginais pas que cette histoire allait intéresser autant de monde et j'en suis la première étonnée. Tous ces avis sur un premier chapitre, j'en suis très touchée, vraiment. Continuez surtout à me dire ce que vous en pensez, n'hésitez pas à demander des précisions si des choses vous paraissent obscures.

Je dédie cette fic à D. et à tous les Draco, les Harry et les Sirius du monde. (pourquoi Sirius ? Parce que parfois, le porteur du secret est lui aussi rongé de l'intérieur).

Note :

Je voudrais préciser une petite chose car on m'a fait remarquer qu'il était étrange que Draco veuille séduire après un viol. Il est vrai que cela peut paraître anormal, mais c'est une réaction défensive assez courante. Alors déjà, le viol date de 4 ans (donc il a eu un peu le temps de se reconstruire quand même) et il essaye d'enterrer cet évènement en niant son existence.

Il faut comprendre que tout le monde ne réagit pas de la même façon face au viol. Se rouler en boule et craindre tout le monde est une réaction imaginable. Mais certains, et c'est le cas de Draco, dissocient leur corps de leur esprit et, pour eux, leur corps n'est plus qu'une enveloppe qu'ils ne respectent plus. Alors comme ils ne se respectent pas, ils peuvent coucher avec n'importe qui sans s'en vouloir. Ça les amène à se haïr tous les jours un peu plus mais ça leur donne l'impression de contrôler la situation, alors qu'au moment du viol, ils ont perdu tout contrôle. Le sexe est une façon d'empêcher les gens de pénétrer son esprit en essayant d'en savoir plus. En faisant ça, Draco a l'impression qu'il est comme tout le monde, il nie qu'il lui est arrivé quelque chose d'horrible. J'espère avoir pu vous faire comprendre mon idée de la chose et que vous verrez le personnage de Draco comme quelqu'un qui a mal, pas comme un dragueur insensible.

Autre chose pour ceux que ça surprend que Draco aie pu tuer Voldemort : Ne vous arrêtez pas sur ce détail, il trouvera son explication dans ce chapitre du pov de Draco et dans le suivant, ou celui d'après, je verrai. Promis.

RAR :

Syl2sy : Non mais tu vas aller réviser !!! lol. Je te remercie beaucoup pour ta review, vraiment ça me fait super plaisir que tu trouves ça WOW ! La suite c'est maintenant et j'espère qu'elle te plaira (tu veux pas me trouver des nouveaux trucs à dire parce que je me répète inlassablement, « j'espère qu'elle te plaira » « que tu aimeras »...ça devient tarte au bout d'un moment !). Bref, merci merci merci et à bientôt.

Onarluca : Merci beaucoup à toi. Je suis contente que ce début te plaise. J'espère que la suite te plaira aussi, ce chapitre est un peu...bref, je te laisse voir par toi-même. A bientôt !

Genevieve Black : Merci mille fois, je suis vraiment très touchée par ce que tu m'as écrit. C'est vrai que j'ai l'impression d'écrire des choses ennuyeuses, alors merci à toi de me mettre un tit coup de pied au derrière lol. Surtout que les compliments viennent d'une auteuse qui écrit très bien ! Yes ! Sur ce j'espère que ce deuxième chapitre saura te toucher, à bientôt. Bizz

Anhelo : Je suis très touchée que ce premier chapitre t'aie plu car c'est une histoire qui me tient à cœur. Je comprends qu'en écoutant la chanson de Lene Marlin, tu aies pleuré (elle est magnifique). Voici la suite, j'espère qu'elle saura te plaire même si la réponse à ta question et à celle de Harry n'est pas encore bien définie. A bientôt et merci.

Zanzan : Merci beaucoup et, oh my god ! Où est la faute ? Je n'arrête pas de la chercher ! Je vais devenir folle si je ne le la trouve pas ! aaaaah ! Help ! lol. A bientôt !

Vif d'Or : Coucou ! Je suis vraiment très contente que tu aies lu ce début d'histoire. Tu as été une des premières à reviewer, jusqu'à toi, tout le monde a été rassurant...c'est rassurant (ouahhh ! plus de vocabulaire la fille ! ;-) ) ça va paraître étrange, mais je suis soulagée que tu aies éprouvé de la peine pour Harry autant que pour Draco. J'explique : souvent dans ce genre de situation traumatisante, la souffrance de l'entourage passe au second plan alors qu'elle est réelle. Heu...c'est une fic ou un mémoire de psycho ? mdr. J'ai eu envie d'écrire cette fic parce que j'en avais marre de lire des choses horribles dans les fics anglaises, dans lesquelles les personnages subissent des sévices monstrueux et sont très bien dans leurs sneakers après ça. Je m'emballe encore. Encore merci énormément à toi. J'espère que ce chapitre te plaira.
Gros gros bizouz

Céline S : Ah mais je t'interdis de traiter ma Céline S à moi d'emmerdeuse !!! Je te remercie vraiment beaucoup pour ta review, je suis contente que ça te plaise. Non, tu n'as quand même pas pleuré ? Si c'est le cas, pardon mille fois. Alors, je comptais faire un chapitre où Draco va remettre les pendules à l'heure avec la presse mais je vais te dire à toi ce qu'il en est : Draco a achevé Voldemort mais il était déjà mourrant car les sorts que lui avaient jeté Harry allaient le tuer de toutes façon. En prenant la baguette de Harry, c'est comme si Harry avait lui-même lancé l'avada kedavra ; Voilà, j'espère que ça se tient, sinon j'ai l'air bête avec mon histoire.

Je comprends que tu aies la haine envers Sirius mais en fait, il a agit comme ça parce qu'il avait une dette envers Draco et les dettes de sorciers sont très importantes (il expliquera ça tout mieux dans le chapitre 3, dès que je l'aurai écrit lol).

Pour Olivier, Ginny etc, je ne peux rien dire mais on sait tous que c'est un pairing Harry/Draco dont il y a des chances pour que ça casse lol.
J'espère en tous cas que tu apprécieras ce nouveau chapitre. Bonne lecture et mici mici !
Gros bizouz !!! (ps : j'essaierai de faire une fic drôle un jour !!!)

Lee-NC-Kass : Coucou les filles. (instant de silence, BN baisse la tête) Pardon. Je suis désolée d'avoir écrit que Draco s'était fait... mais je vais vous expliquer pourquoi j'ai écrit ça. J'ai pas mal travaillé et côtoyé des victimes de viol et j'ai pas mal lu de fics au début. J'ai été extraordinairement choquée de constater que souvent, c'était Draco qui subissait des sévices montrueux, innommables, et deux jours après, il tombait sur Harry. Il racontait son histoire comme on raconte un épisode de charmed, et Harry disait, « oula, je suis désolé, c'est horrible » et Draco disait « pas grave » et hop, ils copulaient joyeusement en se disant « je t'aime » ; et là, je dis « pardon ??!! Comment c'est possible ??!! » Donc là, ça commençait déjà à me travailler. J'ai eu envie de faire quelque chose qui serait un tout petit peu plus nuancé que ses histoires là. Parce que la victime et l'entourage souffrent et je voulais montrer leur souffrance. Vous avez raison, Harry n'aime pas Ginny comme elle l'aime, mais il ne s'en est pas encore rendu compte.

Par contre oui, Draco qui drague le premier venu, mais pas après un viol...quatre ans après. Il faut comprendre que tout le monde ne réagit pas de la même façon face au viol. Certains, et c'est le cas de Draco, dissocient leur corps de leur cerveau et, pour eux, leur corps n'est plus qu'une enveloppe qu'ils ne respectent plus. Alors comme ils ne se respectent pas, ils peuvent coucher avec n'importe qui sans s'en vouloir. Ça les amène à se haïr tous les jours un peu plus mais ça leur donne l'impression de contrôler la situation, alors qu'au moment du viol, ils ont perdu tout contrôle. Et puis, c'est horrible mais c'est vrai que « dire oui, ça évite de dire non et de ne pas être écouté. » (dixit moi) En faisant ça, Draco a l'impression qu'il est comme tout le monde, il nie qu'il lui est arrivé quelque chose d'horrible. J'espère avoir pu vous faire comprendre mon idée de la chose et je vais d'ailleurs le préciser pour tout le monde parce que ça peut paraître bizarre en effet.
Tu veux baffer Draco, Chana ? Pourquoi donc ? Et Sirius, oui, il avait une bonne raison (Sirius, je t'aime !!).

J'espère avoir pu vous éclairer et que la suite vous plaira.
Grosses bises à vous.

Shunrya : Re-hello ! Ouah, deux fois des nouvelles de toi en une soirée, je suis aux anges lol. Déjà, merci de me donner un retour sur ce début de fic qui me tient à cœur. Pour ton hypothèse, c'est pas mal trouvé, mais non, en fait Draco ne cherche pas Harry dans toutes les personnes qu'il rencontre. Et Sirius, (t'en fais pas chéri, je te défends...mais après on fait un bébé !) avait des raisons de cacher la vérité à Harry, dont une particulièrement horrible à mon avis, mais c'est le genre de chose à laquelle pas mal de monde pense dans ces cas là. Bon, ok, là ça ne veut rien dire mais pense qu'il aime Harry plus que tout. Oui, bon, ça ne veut toujours rien dire. J'expliquerai cela dans le troisième chapitre je pense. Dans celui-ci, je ne prévois pas d'explication entre Harry et son parrain.

Quoi qu'il en soit, merci beaucoup et j'espère que ce deuxième chapitre ne te décevra pas. Bonne soirée et à bientôt.

Vallou : Coucou ! Merci beaucoup d'avoir lu ce premier chapitre. Mais pourquoi Draco a-t-il du caca dans les yeux ? Il est très mignon Olivier Dubois ! lol J'espère que ce chapitre te plaira et à bientôt. Bizzzz

Tête de Nœud : Hello et merci d'avoir lu ce début de fic. Alors crois moi, je ne vais pas me gêner pour séparer Harry et Ginny (je suis une garce, oui oui). Non mais je vais voir comment je vais pouvoir faire évoluer la situation. Pour Draco qui tue Voldemort, je pars du principe qu'il n'a pas vraiment tué le lord puisque c'est Harry qui a fait tout le boulot. Il l'a complètement affaibli et Draco, en prenant la baguette de Harry a fait un lien. En fait, c'est comme si c'était Harry qui avait tenu la baguette. C'est un peu confus mais j'expliquerai ça un peu mieux plus tard. Encore merci et j'espère que ce chapitre te plaira. Bye bye !

Lisha 0401 : Hello ! Wow, merci beaucoup, je suis très heureuse que tu aies aimé ce premier chapitre. Vraiment, ça me fait plaisir que tu soies réceptive au thème et aux persos. Aucun problème pour le petit mot, d'ailleurs si tu lis ça, c'est que tu as reçu mon petit mot ! lol
A bientôt, j'espère que ce chapitre ne te décevra pas. Bizoux.

Andadrielle : Hey Ya ! Merci mille fois pour cet enthousiasme communicatif. Et d'abord, tu ne peux pas me trucider si tu veux la suite. Lol Si Sirius (je le défendrai comme une lionne !) a caché la vérité à Harry, c'est parce qu'il avait une dette envers Draco qui lui a sauvé la vie et pour d'autres raisons que tu découvriras bientôt, dès que je les aurai écrites lol. Pour toutes les questions que tu te poses, je vais dire que, à un moment, Harry et Ginny vont forcément devoir se séparer, à moi de voir comment ça va se passer (surtout pas trop mal car j'aime bien Ginny). En tous cas merci encore et j'espère que ce chapitre ne te décevra pas. A bientôt, mille bizous.

Sal : Bonsoir à toi, et merci de me dire ce que tu penses de ce nouveau truc que je fais. Alors pourquoi je fais subir tout ça à ces adorables personnages ? Parce que le sujet du viol me tient beaucoup à cœur, depuis toujours et j'ai lu pas mal de fics quand j'ai découvert , et un bon nombre de fics anglaises m'ont révoltées par l'insensibilité dont elles faisaient preuve. En gros, Draco subissait des sévices monstrueux et au bout de 10 minutes, il voyait Harry, lui racontait tout (dire qu'on a subi un viol n'est pas aussi facile que de dire « tiens, t'as vu Spike a embrassé Buffy hier ») et Harry disait « oh, pas bien ! » et Draco disait (je schématise mais pas beaucoup, vraiment) « oh c'est pas grave. Tu sais, je t'aime depuis des années. » et hop, au lit les deux ! Non mais quoi ?? C'est pour cela qu'au bout d'un moment, j'ai cette fic qui s'est imposée dans ma tête et qui a refusé de me lâcher. Et je devais torturer Harry pour faire comprendre que l'entourage des victimes souffre le martyr et s'en veut de souffrir autant. C'est confus amené de cette manière mais ça deviendra plus clair d'ici peu. Je veux montrer les rapports humains difficiles après un tel drame, et aussi qu'on peut se reconstruire, avec un peu d'aide. En tous cas je te remercie vraiment pour ton soutien sur mes fics. A très bientôt. Kisu.

Blackfires : Hey ! Merci beaucoup d'avoir lu ce premier chapitre. Sirius n'a pas vraiment été méchant avec Harry, enfin oui, il lui a caché une information qui aurait pu changer sa vie, ok, c'est pas très très gentil. Mais il a une bonne explication. Draco, lui, il va faire tout ce qu'il peut pour éviter de souffrir mais bon, il s'y prend un peu mal. Quant à Ginny, je vais essayer de la faire souffrir un minimum quand même. J'espère que ce chapitre te plaira. A bientôt. Kiss.

Bubblegum 712 : Hello ! Merci beaucoup d'avoir lu ce premier chapitre et d'avoir assez aimé pour vouloir la suite. Alors non, Draco n'a pas du tout oublié ce qui s'est passé, au contraire. C'est pour ça qu'il agit comme si de rien n'était. Il n'a plus que sa fierté. Enfin, ce sera mieux expliqué plus avant dans le chapitre. J'espère que tu ne seras pas déçue, bonne lecture. A bientôt.

Angel-blue : Merci mille fois d'avoir apprécié cette fic et pardon de t'avoir fait pleurer. Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira. A bientôt.

Lulu-Cyfair : Wow, je suis très touchée que toi, tu me dises que tu apprécies ce début ! Enfin, tu sais ce que je pense de tes fics Enfer et Retour et Chat noir, chat blanc. Je suis très touchée et j'espère que la suite ne sera pas décevante. Bizz bizzz bizzzz.

Enyo85 : Je suis vraiment très heureuse que ce début de fic te plaise et j'espère que la suite sera à la hauteur. Ça m'ennuierait de donner dans le médiocre pour un tel sujet. En tous cas merci beaucoup pour ton soutien, ça m'a beaucoup touchée que tu trouves ce début « sublime ». Je te laisse découvrir la suite et à bientôt. Bizous.

Lyna : Coucou ! Merci beaucoup d'avoir lu ce premier chapitre et de vouloir la suite. Je comprends que le lien entre Draco et Sirius puisse paraître étrange mais en fait, Sirius a une dette envers Draco puisqu'il lui doit la vie. Et comme « remboursement » de dette, Draco a voulu que Sirius ne dise rien, donc en fait, Sirius connaît Draco comme personne et il veut le protéger à tout prix. A part ça, il considère effectivement Harry comme son fils. Tout cela sera expliqué plus clairement, un peu plus tard. Enfin, j'espère que ce chapitre te plaira. A bientôt ! ;-)

Mifibou : Merci beaucoup pour ton soutien. Je crois que tu as raison, c'est bien parti pour 8 ou 10 chapitres, mais je ne voudrais pas faire une fic super longue, genre saga de 30 chapitres. Je me penche très vite sur la suite et j'espère qu'elle te plaira. A bientôt et bizz bizzzz

Miako : Merci à toi d'avoir lu ce premier chapitre et de l'avoir apprécié. Oui, Harry va devoir laisser Ginny et, pour l'instant, je réfléchis à faire ça en douceur parce que je l'aime bien la gentille Ginny. Il va en vouloir à Sirius mais comme ils sont comme père et fils, ça ne durera pas. Je te laisse lire la suite et j'espère qu'elle ne te décevra pas. A bientôt.

Crackos : Merci, ça me fait vraiment plaisir que cette histoire te plaise. Je suis désolée de t'avoir mis le blues avec ces personnages un peu perdus mais ça va s'arranger (pas immédiatement mais ça arrivera.) J'espère que ce nouveau chapitre sera à la hauteur. A bientôt et bonne lecture !

Emilie : Salut toi ! J'espère tu vas bien. Je te remercie beaucoup, ça me rend très heureuse que tu lises aussi cette fic...je me sens soutenue ! lol J'espère que la suite te plaira. A bientôt. Bizous

Chardon : Je sais, c'est horrible ce que je leur fais subir mais je tenais à faire une fic à ce sujet, si tu as lu l'explication dans le disclaimer, je pense que tu as compris le pourquoi du comment. C'est en lisant certaines fics très dures et insensibles que j'ai décidé de finalement écrire ce premier chapitre que je n'osais pas écrire avant (je suis trop peu sure de ma manière d'écrire). Je ne dis pas que je suis la championne de la sensibilité, loin de là, très loin de là (lol) mais j'essaie de faire quelque chose de moins dur. Dans ce nouveau chapitre, Draco va donner son explication de la mort de Voldemort. C'est un début mais il ne connaît pas l'autre versant de l'explication. En gros, il dit ce qu'il croit être la vérité mais il ne connaît pas toute la vérité. Voici voilà. J'espère que ce chapitre ne te décevra pas. N'hésite pas à me faire part de tes doutes, ou de tes commentaires (positifs ou négatifs, ça fera avancer l'histoire) ou s'il y a des choses qui te paraissent mal expliquées afin que je clarifie les choses. Merci beaucoup pour tes compliments qui me touchent énormément ; Bonne lecture ! A

Darky : Merci beaucoup. J'espère que la suite te plaira. A bientôt !

Yami Aku : Yip ! Te revoici ! Merci mille fois d'avoir lu ce premier chapitre. Je me sens honteuse, je n'ai pas lu toutes tes fics moi (pas encore, et au lieu de bouquiner tranquillement, voilà que je me lance dans une seconde fic ! En fait j'avoue, c'est parce que la traduction de SilverDragon161 est bientôt finie. Il ne reste plus qu'un ou deux chapitres après le 11, alors j'aurai du temps...enfin.) Tu n'aimes pas Olivier ? Moi je l'adore ce malade de Quidditch. Je me disais que ce serait sympa qu'il pense à autre chose qu'au sport (et ok, j'avoue, je n'ai pas aimé qu'il traite Draco de détritus dans le troisième livre, alors je venge un peu le beau blond au passage lol). J'espère que cette deuxième partie ne te décevra pas. Je vais me bloquer une journée la semaine prochaine pour lire tes œuvres (si c'est dans la lignée des « Yeux du Cœur », je vais adoooorer !). bizz bizz.

Céline 402 : Yes ! ça me fait très plaisir que tu aies lu ce premier chapitre ! Merci beaucoup et voici tout de suite la suite. ;-) Je croise les doigts pour qu'elle te plaise. Gros bizzoux

Margarita6 : Hello la top fille ! oulala, je suis touchée que tu aies aimé. Juste un truc par contre : il est hors de question que Sirius ait une quelconque place dans un ranking de cons. Lol. J'expliquerai plus tard pourquoi il n'a rien dit à Harry. En fait, c'est de la faute de Draco qui lui a fait jurer de ne rien dire, et comme Sirius avait une dette de sorcier envers Draco...il était pieds et poings liés. Non, pas de Draco non plus dans le ranking de cons ! mdr.
J'espère que ce deuxième chapitre te plaira autant que le premier ou plus si c'est possible ;-)
gros bisoux à toi et merci.

Lozé : toute tremblante Merci, merci beaucoup d'avoir reviewé et d'avoir compris exactement ce qu'il en était de l'intérieur. Je pense que si tu lis ce que j'ai expliqué en début de chapitre, tu suivras facilement mon propos. Pourquoi les gens pensent-ils que lorsqu'on a subi le viol, les attouchements, ça doit forcément se voir sur le comportement ? Doit on forcément baisser la tête et pleurer ? Non, il faut paraître plus fort, incassable, agir comme s'il n'y avait aucun problème avec la sexualité. Nier la réalité et espérer que quelqu'un, quelque part, comprendra...et quand cette personne se présente, avoir envie de la voir disparaître car le fait qu'elle sache est insupportable. C'est toute une problématique terrible et j'espère ne pas commettre de maladresses. Je te remercie beaucoup pour tes encouragements et n'hésite pas à me dire ce que tu veux.
Pourquoi Ginny ? C'est méchant mais bon, c'est un peu la brave gourde amoureuse. Hermione a trop de caractère, Pansy aussi. J'espère que ce deuxième chapitre ne sera pas décevant. A bientôt ; Bizz

Leodie : Merci beaucoup pour ta review et merci de m'avoir fait rire aux éclats avec « Sirius a été une espèce de ...kkdplkoieakmdkq...tu m'as compris. » C'était excellent ça. Je crains que Harry n'en veuille pas si longtemps que ça à Sirius car il va bien falloir que Sirius explique pourquoi il n'a rien dit. Et puis, c'est la seule famille de Harry. Quoi qu'il en soit, j'espère que ce chapitre sera à la hauteur. Bonne lecture et à bientôt ! Bizoux.

Melhuiwen : Recoucou ! Je suis très heureuse que tu aies eu un peu de temps à accorder à ce premier chapitre et je te remercie pour tes encouragements. J'espère que tu n'as pas trop de devoirs et que tu auras le temps de continuer « je t'aime moi non plus » que j'adoooore. Je suis aussi bien contente que tu n'aies pas envie de massacrer Sirius car j'ai eu pas mal de demandes de mise à mort pour mon chéri. J'espère que ce chapitre ne te décevra pas, merci encore pour tes encouragements. Bizz bizz.

Mel-Imoen : Hello. J'espère que ta rentrée s'est bien passée. Sinon, ouah ! Sors de ma tête veux tu ? ;-) Comment fais tu pour comprendre aussi bien ce que je veux faire passer et pour ressentir les personnages avec cette justesse ? Je suis vraiment très heureuse que tu aies vu dès le départ que l'attitude de Draco alors qu'il drague n'est qu'une façade, qu'une façon de se reconstruire et que Harry est dans le déni total. Tous tes compliments me vont droit au cœur et j'espère pouvoir garder le cap sur cette fic sans m'égarer dans des digressions inintéressantes (pour Sortir des Ténèbres, ça passe parce qu'il y a un peu d'action mais là, une erreur et elle est visible). Je te remercie beaucoup du soutien que tu m'apportes sur cette fic, c'est toujours surprenant pour moi de te compter dans mes reviews parce que si j'ai eu envie d'écrire, c'est après avoir lu « Le début après la fin ». Je croise les doigts pour que la suite ne soit pas décevante. A bientôt et encore merci. (s'incline bien bas.)

Alexiel.V : Alors merci merci merci beaucoup. Je suis réellement touchée que cette histoire (enfin ce début d'histoire) t'intéresse et que mon style d'écriture te plaise. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira et qu'il n'aura pas perdu en qualité. Merci de m'avoir mis dans tes alertes, ça me fait très plaisir. Bonne lecture et à bientôt.

Oxaline : Merci beaucoup pour ce bel enthousiasme qui me fait très plaisir. Je suis aussi très contente que Sortir des Ténèbres te plaise. Je vais tout d'abord répondre à ta dernière question. Je me suis axé sur les sentiments de Harry pour ce premier chapitre parce que Draco était très peu présent physiquement. Ce deuxième chapitre sera plus axé sur les sentiments de Draco. J'ai bien réfléchi à ta question et je crois que j'ai tellement lu les livres écrits par JK Rowling, qui racontent l'histoire suivant le point de vue unique de Harry que je suis un peu le modèle. Je crois que ça se ressent beaucoup dans Sortir des Ténèbres. Mais cette fic part sur des rails complètement différents. Enfin, tu verras que le ressenti de Draco tient une place prépondérante dans cette fic. En tout cas merci de lire mes écrits et merci pour tes encouragements. J'espère que ce chapitre te plaira. A bientôt. ;-)

Ayu4ever : Harry va-t-il laisser Ginny ? Il y a des chances pour que ça arrive à un moment donné. Merci beaucoup pour tes encouragements. J'espère que la suite sera à la hauteur. A bientôt et bonne lecture !

Alfa : Comment ça tuer Sirius ? (N'aie pas peur chéri, reste derrière moi et ils ne pourront rien te faire ! lol) Bon ok, je comprends que tout le monde soit énervé qu'il ait gardé le secret mais il avait ses raisons, et elles étaient bonnes si tu veux mon avis, tu verras ça bientôt. Je te remercie d'avoir lu ce début et j'espère que la suite ne te décevra pas (et que Sirius aura une longueur d'avance si tu veux lui faire une chasse !! lol) A bientôt. Bizoux

BoB Chiri : Oula, merci beaucoup, je suis très contente que ce début d'histoire t'ait plue. Par contre, ce n'est pas une traduction mais bel et bien mon histoire qui sort de ma pauvre tête à moi (seul « Inconnu » est une traduction.) Il est vrai que j'ai tendance à faire de longs chapitres alors si tu aimes, c'est tant mieux parce que ce n'est pas fini lol. J'espère que ce chapitre ne te décevra pas et qu'il ne te fera pas pleurer. Merci pour tes encouragements ;-) A bientôt ;

New-sha : Merci à toi. J'espère que la suite te plaira. A bientôt. ;-)

Akashana : Je suis très contente que le premier chapitre t'ai plu et qu'il n'ait pas été ennuyeux (tu commences à connaître mon coté peu sûre de moi maintenant lol). J'espère que la suite ne te décevra pas. Merci et à bientôt.

Shunrei : Merci beaucoup. C'est vrai que cette fic est un peu sombre, mais je veux que plus tard, elle soit porteuse de clarté. J'essaye d'écrire des choses drôles, mais ça ne colle pas. Sinon oui, on va savoir ce qu'a fait Draco pendant ces quatre ans car ça va jouer un rôle dans le présent. Il faudra attendre le chapitre trois pour avoir plus de précisions, sinon ce chapitre deux serait trop long. J'espère qu'il sera à la hauteur. Bonne lecture et merci encore. Bizz bizzz

Chris52 : Merci, je suis très contente que tu lises cette fic également. (je suis encore en train de rire suite à ta review précédente de « Inconnu » lol). Alors pour Draco et Harry, ça va être un peu compliqué (tu as l'habitude avec moi non ? lol) mais ça arrivera bien un jour. Quant à Ginny, elle fera avec la pauvre. Encore merci et j'espère que ce chapitre te plaira. A Bientôt !

Grafield : Bonsoir. Je suis très contente que tu lises mes fics et je t'en remercie. Je suis très touchée que cette fic t'ait parue assez intéressante pour que tu me gratifies d'un petit mot d'encouragement. Ce n'est pas une obligation, mais c'est vrai que pour un premier chapitre, c'est rassurant. Je te remercie beaucoup pour cette adorable review et j'espère que ce nouveau chapitre sera à la hauteur du premier. Bonne lecture et à bientôt. ;-)

CHAPITRE DEUX : DYSFONCTIONNEMENTS AFFECTIFS.

Ginny fixa longuement Harry. Il était impressionnant, comme l'océan avant la tempête. Il semblait calme mais ses beaux yeux verts révélaient un tumulte intérieur qui menaçait d'éclater.

Il ôta sa robe et sa cravate, puis il sortit de son pantalon les pans de sa chemise qu'il ouvrit complètement. Son torse était parfaitement dessiné, lisse et doux. Ginny sentit le désir monter en elle, comme à chaque fois qu'elle le voyait énervé, il était si sauvage.

Elle se retint de lui faire comprendre son envie. Elle s'installa sur une chaise en face de lui, elle caressa ses cuisses fermes et elle attendit.

Il porta une cigarette à sa bouche sans l'allumer, puis il la prit entre ses doigts et il la cassa en deux. Il donna le paquet à Ginny en lui demandant de le jeter à la poubelle.

Elle revint pour l'embrasser et il répondit langoureusement à son baiser. Ils se séparèrent et Harry éructa enfin.

« Quel connard ! Il m'a menti pendant quatre ans. Je lui faisais confiance et lui, il savait où était Malfoy ! Je suis persuadé qu'il a demandé à Kingsley de prétendre qu'il était mort. Et au guérisseur qui a annoncé son décès aussi. Draco avait forcément besoin d'aide pour faire croire à sa mort et c'est Sirius qui la lui a apporté.

- Harry, tu n'as pas de preuve de ça. Sirius ne t'as pas dit que tu avais vu juste. Tu es toujours amoureux de Draco ? »

Harry sursauta. La question lui semblait idiote mais il comprit qu'elle avait besoin de se sentir rassurée. Il la serra dans ses bras en soupirant.

« Je suis amoureux de toi, merdeuse. »

Il la porta dans la chambre et il l'allongea sur le lit, le désir grandissant de seconde en seconde.

Il lui fit l'amour avec passion, rythmant ses mouvements au son des ses cris de plaisir.

Le lendemain, un hibou leur apporta la Gazette du Sorcier au lit. Sur la première page siégeait une photo de Draco et Olivier, discutant en se tenant les mains. Le titre disait :

« LE RETOUR DU FILS PRODIGUE. IL EST GAY, HEUREUX ET PRET A CONQUERIR LE MONDE. En page 5, lisez l'interview de notre star du Quidditch qui déclare 'Vous êtes obligés de tomber sous le charme du Sauveur.'»

Harry avait envie de vomir.

« Ces rats ont été rapides à répandre leurs rumeurs à la con, » remarqua Ginny.

Il se leva en marmonnant à l'attention de Ginny :

« chuis content pour eux. »

Il se servit un café et il attendit que sa dulcinée ait fini sa lecture. Soudain, Ginny poussa une exclamation.

« Regarde Harry, Draco parle de toi dans le journal !!! »

Harry saisit la revue et il parcouru l'interview avec frénésie.

« Oh le con » lança-t-il.

- Je pense qu'un trop grand battage médiatique a été fait autour de mon prétendu héroïsme, disait Draco. Il faut remettre les choses en ordre, rendre leur rôle aux gentils. Nous savons tous pertinemment que je suis loin d'être le héro que tout le monde veut voir en moi. Le gentil héro, c'est Harry Potter. Je comprends qu'il ait voulu me rendre hommage en disant que j'avais tué Voldemort, mais je n'ai fait que l'achever. Il était déjà à moitié mort par tous les sorts que Harry Potter lui avait lancé et je me suis contenté de dire deux mots en tenant sa baguette. Si le mage noir n'avait pas été aussi diminué par la virtuosité magique de Harry Potter, mon sort n'aurait fait que le chatouiller. S'il y a un héro, un Sauveur, c'est Harry Potter, pas moi. Mais je comprends qu'il ait préféré jeter quelqu'un d'autre dans la gueule du loup.

- Pourquoi vous êtes vous caché pendant quatre ans ? Demandait le journaliste.

- Pour vous permettre d'occuper vos longues soirées d'hiver.

O

O

Draco referma la Gazette du Sorcier.

Torchon de merde, pensa-t-il. Surveille ton vocabulaire Draco.

Olivier vint passer ses bras autour du cou de son amant qui buvait un jus d'orange dans la cuisine. Il ne pouvait s'empêcher de détailler ce corps parfait. Il était fin et chaque muscle, dessiné par un artiste talentueux, roulait sensuellement sous la peau d'une douceur surnaturelle.

Il embrassa langoureusement le cou de son amant blond qui soupira. Tous deux étaient uniquement vêtus d'un boxer, noir pour Draco, bordeaux pour Olivier.

« Dis moi qu'on va se revoir, supplia Olivier dans le cou de Draco.

- Oui, mais toujours selon mes conditions, murmura Draco. Si tu ne veux pas, je comprendrai.

- Non, c'est bien comme ça. Je le veux, » souffla Olivier en se disant qu'il était déjà en train de tomber amoureux de Draco et que peut être, avec le temps, Draco ressentirait la même chose.

Draco ferma les yeux et il se laissa emporter dans une vague de plaisir. Il aimait être désiré mais il détestait qu'on le prenne pour un homme facile, comme Potter l'avait insinué la veille.

Il avait changé. Il était plus agressif et pas du tout compréhensif.

Pas qu'il ait été un jour dans sa vie compréhensif avec moi. Au contraire. Au moins, certaines choses ne changent pas.

Olivier l'avait couché sur le lit sans qu'il s'en rende compte et il descendait avec la langue le long de son torse. Le joueur de Quidditch contempla avec convoitise ce torse lisse, imberbe, mise à part la délicieuse ligne de duvet blond qui descendait de son nombril jusqu'à l'intérieur de son boxer. Il mordilla les traits qui marquaient magnifiquement la taille de l'objet de son désir. Draco passa distraitement ses mains dans les cheveux d'Olivier.

Il faut que je parle à Sirius, je crois que Potter l'a blessé hier soir. Potter. Il a physiquement bien évolué. On peut même dire que c'est un des mecs les plus torrides que j'ai pu rencontrer. J'ai rarement vu de tels yeux. Des yeux de panthère.

Mais c'est un vrai con, là il n'a pas changé.

Olivier embrassa doucement la lèvre inférieure, délicatement ourlée de Draco et ce dernier se décida enfin à penser à ce qu'il faisait. Il fit chavirer Olivier sur le lit et il commença à parcourir son corps de ses lèvres. Olivier frissonna de bonheur et de plaisir.

O

O

Le soir, Harry se rendit avec Ginny chez les Weasley pour fêter le retour de Charlie.

« Sirius sera là, » le prévint Ginny en passant la porte. « Je t'en prie, ne fais pas de scandale. Pense à Charlie sinon je t'éclate.

- Je ne suis pas un homme des cavernes, » déclara Harry avec un grand sourire.

Il détailla rapidement Ginny. Elle était très jolie dans sa robe blanche à petites fleurs vertes, qui moulait agréablement son corps plantureux. Il se dit une fois encore qu'il avait de la chance de l'avoir. Il ignorait qu'elle pensait la même chose à son sujet, au même moment. Pour elle, Harry Potter était l'homme de sa vie, celui qu'elle voulait épouser, celui à qui elle voulait donner des enfants.

Ce soir, il était particulièrement beau avec son jean noir et son tee shirt près du corps crème, qui soulignait chaque muscle à la perfection. Ses cheveux, qu'il avait tenté de discipliner pour l'occasion, étaient plus en bataille que jamais, et Ginny sourit en pensant au nombre de Moldus qui se ruinaient en produits capillaires pour obtenir cet effet décoiffé.

Arthur Weasley, veuf depuis la bataille finale, les accueillit en se trémoussant sur la musique. Le Ministre des Relations avec les Moldus n'avait pas changé. Et depuis qu'il était Ministre, il avait non seulement plus d'argent, mais aussi plus d'appareils Moldus, dont la chaîne hi fi qui distillait à présent une musique cubaine très entraînante. Il courut rejoindre Sirius, Luna et Remus Lupin, qui n'avaient pas cessé de danser. Harry voulut aller droit vers son parrain pour lui demander des explications mais il préféra attendre que la soirée soit terminée. Ginny avait beau être petite, elle cognait dur.

L'odeur de la paella embaumait toute la maison et, lorsque Harry dit à Ginny qu'il en salivait d'avance, elle éclata de rire.

« Harry, tu saliverais même sur le carton d'emballage d'un barbecue tellement tu es gourmand.

- Mais non soeurette, il n'est pas gourmand, intervint Fred Weasley, il a juste un appétit d'ogre. Je me demande où tu mets tout ça, Harry. Allez go, je file préparer les feux d'artifices avec Lee ! »

Fred avait été bien esseulé après la mort de George, tué par Lucius Malfoy. Heureusement que Lee, son meilleur ami, avait été présent pour lui. Ils tenaient la boutique de farce et attrape ensemble et Hermione pestait systématiquement lorsque Lee ramenait « du travail » à la maison.

Charlie, Hermione et Ron vinrent à la rencontre de Harry et Ginny. Il sembla à Harry que Charlie était plus épanoui qu'avant et plus beau aussi. Hermione aussi avait changé. Elle était devenue une femme très séduisante et Lee lui avait appris à se détendre. Elle était hilare alors qu'elle déclarait entre deux halètements :

« Salut ! Si vous aviez vu la tête de Charlie quand il a compris que ce n'était que vous !

- C'est sympa, répondit Ginny avec une mine boudeuse.

- Je ne suis pas déçu de te voir ma puce, mais je croyais que mon papillon était enfin arrivé, déclara Charlie en la prenant dans ses bras. Tu es très belle.

- Et moi alors ? Demanda Harry en prenant une mine faussement contrariée.

- Toi aussi Harry, tu es très belle.

- Merci Charlie.

- Merde, kessifou là ? » Interrogea Ron en pointant son menton en direction de Draco Malfoy qui venait d'être accueilli par Arthur Weasley.

Harry découvrit alors une nouvelle expression dans le stock de Draco : celle de l'homme qui voudrait être partout, sauf ici. Il avait l'air particulièrement gêné et il scrutait la salle des yeux. Il sembla soulagé en voyant Charlie.

« Mon papillon vient d'arriver, » lança Charlie en décrochant à Draco un regard amoureux.

Il alla le chercher et Harry ne pu empêcher son cœur de remonter au niveau de sa gorge. Draco était à tomber à la renverse avec son pantalon et sa veste de costume noirs de grand couturier. Une chemise blanche près du corps, sortie du pantalon et dont les deux boutons défaits laissaient entrevoir la naissance de sa gorge, lui donnait une allure aussi décontractée qu'élégante. Avec les mains dans les poches, il avait l'air d'un top model. Charlie le prit tendrement par la nuque et il l'embrassa avec une tendresse infinie, comme si Draco risquait de casser au moindre geste brusque.

Le blond lui sourit puis il dit bonjour à Harry et aux autres. Son expression se ferma lorsque les doigts de Ron lui broyèrent la main.

« Malfoy, Charlie, il faut qu'on parle maintenant, ordonna Ron. Harry, tu viens avec nous, j'ai besoin d'un soutien. »

Harry suivit sans trop comprendre le pourquoi du comment. Ron fulminait et Harry cherchait quel était le problème. Ils se rendirent dans le jardin. Une délicieuse odeur de lavande emplissait l'air et Harry se concentra sur ses narines agréablement chatouillées plutôt que sur le corps de Draco.

« On peut connaître la raison de ton impolitesse, Ron ? Demanda Charlie.

- Demande à ce minable où il était et avec qui il était hier soir ! » S'écria Ron.

Harry parvint alors à ajouter les pièces manquantes du puzzle : Ron pensait, certainement à raison, que Draco avait trompé Charlie avec Olivier. Il se demandait quand même pourquoi Ron avait eu besoin de lui pour faire le procès de Draco.

Draco croisa les bras sur son torse et il s'appuya négligemment contre le mur. Son visage ne dévoilait aucun sentiment, aucune émotion.

« C'est moi que tu traites de minable ? Questionna-t-il en se fichant clairement de la réponse.

- Oui.

- Comment ose tu ? Siffla Charlie.

- Ecoute moi Charlie, déclara Ron. Ce salaud te trompe ! Il a baisé avec Olivier Dubois hier soir !

- Et ce matin aussi, précisa Draco avec un sourire en coin. Et surveille ton vocabulaire Weasley.

- Et si tu ôtais un peu le balais que tu as dans le cul, Malfoy, ça t'aiderait peut être à te détendre, » suggéra Ron.

Les yeux du blond se mirent à lancer des éclairs de haine et Harry voulait être partout, sauf dans ce jardin au moment où il exploserait. Mais à aucun moment Draco Malfoy ne laissa sa haine exploser.

« Ron, déclara calmement Charlie pour faire retomber la pression, je suis au courant de ce que fait Draco et je ne te demande pas ta bénédiction pour être avec lui.

- Enfin Charlie ! Comment tu peux laisser ce mec te pourrir la vie ! Tu mérites mieux que cet enragé du cul ! »

Draco pâlit violemment et sa mâchoire bien dessinée se crispa. Harry n'en croyait pas ses oreilles.

« Ron, déclara-t-il, fais attention à ce que tu dis. Tu risques de le regretter.

- Je t'ai demandé de participer à cette conversation parce que tu peux prouver que Malfoy a dragué Dubois hier soir, pas pour me dire de me calmer ! Il s'agit de mon frère ! Je refuse qu'une vulgaire salope le prenne pour un con !

- Dis moi, Weasley, tu es qui exactement pour tenir de tels discours ? Interrogea Draco, haletant, en s'approchant dangereusement de Ron. Comment peux tu croire que je te laisserai me traiter de la sorte ?

- Qu'est ce que tu vas faire Malfoy ? M'affronter ? Ou alors vas-tu fuir pendant quatre ans et revenir en héro ?

- Ron ! S'exclama Charlie. Tu fermes ta gueule avant d'aller trop loin !

- Tu veux que je te dise Malfoy ? Je crois que ton prétendu viol était en fait une super partouze et que tu as refusé de l'assumer ! Putain Harry, quand je pense que tu as failli te laisser mourir à cause d'une pute ! Je refuse que tu entraînes aussi mon frère vers le fond, Malfoy. »

Draco recula comme s'il venait de se faire gifler, incapable de masquer plus avant ses émotions. Silencieusement, il fit demi tour et il sortit en trombe de la maison.

Charlie attrapa Ron par le col de sa chemise et il le plaqua contre le mur en parlant à voix très basse et en pesant chaque mot.

« Comment as-tu osé lui parler de ça ? Comment as-tu pu lui faire mal à ce point ? Je suis avec lui parce que je l'aime et peu importe avec qui il couche, je sais qu'il tient à moi. Tu n'as rien à dire, surtout pas à lui. Comment as-tu eu l'indélicatesse de ramener le passé à la surface ? Tu connais quoi de lui exactement ? Alors dis toi une chose Ron, dis toi que tu as de la chance de ne pas avoir été dans la cabane de Hagrid ce jour là et réveille toi tous les matins en remerciant Merlin de ne pas avoir été obligé de te faire tatouer le dos pour masquer la cicatrice de la trace des dents de Marcus Flint ! Tu n'avais pas le droit de le traiter comme ça.

- Mais lui, il n'a pas le droit de te traiter comme ça non plus ! » Répondit Ron qui avait pâli.

Charlie se jeta sur son frère et ils commencèrent à se battre. Harry n'avait pas envie de les séparer dans la mesure où c'était Charlie qui avait le dessus.

Sirius mit fin à la dispute puis il demanda durement :

« Où est Draco ? Pourquoi est il sorti comme s'il avait le diable aux trousses ? Ron, qu'as-tu...

- Où vit il ? Coupa Harry.

- Pardon ?

- Sirius, je veux que tu me dises où vit Draco. Je dois absolument lui parler. Et peut être que si tu me le dis, je te pardonnerai de m'avoir menti pendant quatre ans. Quant à toi, Ron, on en reparlera demain au boulot !

- Je n'avais pas le choix, Harry. On en discutera plus tard d'accord ? Passe chez moi ce soir et je t'expliquerai tout, » répliqua Sirius, puis en soupirant, il lui donna l'adresse de Draco.

Charlie voulait aller consoler son amour mais Sirius lui conseilla d'attendre le lendemain s'il ne voulait pas que Draco prenne une décision irréfléchie, comme celle de le quitter.

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Harry transplana jusqu'à l'immeuble luxueux dans lequel Draco avait un duplex immense, dans le Londres Moldu. Cela fit sourire le Survivant de penser que celui qui avait tant détesté les Moldus vivait à présent parmi eux. Harry sonna plusieurs fois à la porte et, comme il n'obtenait pas de réponse, il jeta discrètement un sort pour qu'elle s'ouvre.

Il pénétra alors dans l'appartement le plus beau qu'il avait jamais vu. Spacieux, bien agencé, décoré avec classe, c'était un modèle de propreté. Presque trop propre.

Un escalier conduisait à l'étage d'où provenaient des halètements. Harry monta lentement en se demandant s'il ne ferait pas mieux de laisser Draco seul.

Il se rendit au fond de la pièce et son cœur s'arrêta de battre à la vue du blond qui frappait un sac de sable de toutes ses forces, simplement vêtu d'un pantacourt de sport et de gants de boxe.

La sueur qui perlait sur son corps lui donnait l'air de briller comme un diamant. Ses cheveux collaient à son front alors qu'il frappait de plus en plus durement. Les muscles de son dos se contractaient sous l'effort et Harry constata avec effroi que Charlie avait dit la vérité : Draco avait un dragon assez grand tatoué sur l'omoplate gauche.

Harry aurait trouvé cela sexy s'il avait ignoré ce que le tatouage dissimulait.

Perdu dans sa contemplation, Harry pensa soudain qu'il comprenait un peu Ron. Ce dernier l'avait vu souffrir pendant des années, se demandant s'il referait un jour surface et, maintenant que tout allait bien, Draco revenait l'air de rien, avec le frère de Ron complètement amoureux de lui, et sa soeur complètement amoureuse de Harry. En somme, Ron devait craindre que Harry ne retombe sous le charme du Dragon et que trois personnes de son entourage soient détruites par leur proximité avec Draco Malfoy. Il avait maladroitement essayé de les protéger, mais cela n'excusait pas les propos insultants qu'il avait tenus.

Draco redoublait d'effort et, épuisé, il tomba à genoux en étreignant le sac de sable. Sa respiration était difficile, saccadée.

« Draco ? »

Il poussa un cri et il tomba en arrière, prêt à saisir une barre de fer pour se défendre. En voyant Harry, il se releva sans plus le regarder, se concentrant uniquement sur le retrait de ses gants.

« Qu'est ce que tu veux, Potter ? »

Il avait l'air tellement dur, tellement blessé que Harry avait envie de le serrer contre lui en lui promettant que jamais plus personne ne lui ferait de mal. Mais comment pouvait il promettre une chose pareille lorsqu'il avait été incapable d'aider Draco le jour de la bataille finale ?

« Tu ne m'offres pas un verre ? »

Draco baissa les yeux et il sembla réaliser qu'il ne portait rien d'autre qu'un pantacourt.

« Je n'ai pas l'habitude d'inviter les gens qui s'introduisent par effraction chez moi mais on va dire que je vais faire une exception, parce que c'est toi, Potter. Donne moi juste le temps de prendre une douche et de me changer parce que là, je ne ressemble plus à rien. »

La tentation était trop forte. Harry s'approcha et il prit le menton de Draco dans sa main.

« Regarde moi, Draco. » Draco ferma les yeux et il les rouvrit pour fixer Harry d'un regard froid. « Tu es parfait et ne laisse pas quelqu'un comme Ron te faire croire le contraire. Tu es ce que la beauté a de plus pure comme représentation. »

Harry vit les yeux gris se mouiller alors que Draco détournait le regard, fondant littéralement devant l'être le plus attirant du monde.

« Je ne sais pas où tu vois de la pureté. Je...veux prendre une douche. »

Il se sauva dans la pièce d'à coté et Harry attendit au premier étage, dans la grande cuisine étonnamment propre. Il eut un mal fou à évacuer de son esprit le torse parfaitement dessiné de Draco, et il fut même tenté de se passer la tête sous le robinet d'eau froide. Il abandonna l'idée dans la mesure où son hôte allait certainement trouver inquiétant que Harry débarque chez lui pour se doucher dans l'évier de la cuisine !

Draco redescendit simplement vêtu d'un jean délavé et d'un tee shirt gris foncé. Ses cheveux encore mouillés étaient plaqués en arrière, comme à l'époque ou il mettait du gel pour les maintenir. Cela lui donnait un air dangereusement sexy. Il passa devant Harry sans le regarder et il se pencha dans l'immense frigidaire américain. Harry ne pu que remarquer le délicieux galbe de ses fesses fermes et il ferma les yeux.

Cul absolument parfait, pensa-il en se giflant mentalement.

C'était mal.

Il était avec Ginny et il avait toujours dit que le fait de convoiter quelqu'un d'autre, était déjà tromper.

Il ne convoitait pas Draco.

Ou alors si peu.

Depuis la veille, tout se bousculait dans la tête du Survivant. La voix grave et douce de Draco le sortit de ses rêveries.

« Je viens d'arriver, alors je n'ai pas grand-chose. Un café, de l'eau minérale, un jus d'orange ou du gin ? »

Harry passait déjà pour un fumeur invétéré, il n'allait pas en plus se montrer porté sur l'alcool. Il choisit un jus d'orange alors que Draco se jetait sur l'eau minérale.

« Alors, maintenant qu'on a passé les formalités, qu'est ce que tu veux Potter ?

- Déjà, je veux que tu me regardes, Draco. Et puis je suis venu te dire que j'étais désolé de ce qui est arrivé chez les Weasley, je crois que Ron veut un peu trop protéger sa famille. Je ne voudrais pas que tu croies que je suis d'accord avec lui, parce que ce n'est vraiment pas le cas.

- Je plains Luna d'avoir épousé ce mec. Elle est trop bien pour lui. Et je n'ai pas envie de parler de ça. Mais ne me dis pas que tu ne me prends pas pour une prostituée car la remarque que tu m'as faite hier prouve le contraire. Alors tu vois, à ta place je ne serais pas aussi prompt à me mettre de grandes claques dans le dos en me félicitant d'être quelqu'un de bien.

- Putain, Draco, ma remarque d'hier n'avait rien à voir avec ça ! Je n'ai pas voulu t'insulter en disant cela. Merde !

- Surveille ton vocabulaire, Potter.

- Je me fous de mon vocabulaire, Malfoy, rétorqua Harry qui se sentait de plus en plus attiré par les traits fins et réguliers de son interlocuteur. Loin de moi le désir de t'insulter, je voulais juste te dire que tu pouvais faire ce que tu voulais parce que ça ne me regarde pas. S'il te plait, comprends que je te respecte trop pour t'insulter Draco. Dis moi, où étais tu pendant ces années ? Ça fait quand même un moment que tu te défiles quand je te pose la question.

- Ok, je te répondrai à une condition.

- Laquelle ?

- Tu réponds d'abord à ma question, affirma Draco avec un sourire énigmatique.

- ça marche.

- Pourquoi Weaslaid a-t-il dit que tu avais failli te laisser mourir à cause de moi ?

- Oh putain ! J'avais espéré que tu n'avais pas entendu ce passage de la conversation.

- Surveille...

- Oui, oui. Surveille ton vocabulaire, Potter. Je sais, » coupa Harry en riant nerveusement.

Draco lui trouvait un charme dévastateur lorsqu'il était nerveux. Ses prunelles vertes brillaient comme des pierres précieuses et sa façon de se dandiner d'une jambe sur l'autre était positivement adorable. Il s'assit sur le plan de travail, but une gorgée d'eau et attendit la suite.

Harry s'éclaircit la gorge puis il soupira. Il voulait savoir où était Draco et, pour cela, il devait parler.

« Voilà, dire ? Commença-t-il. J'ai heu...enfin tu vois...et alors...

- Question ! Suis-je censé remplir moi-même les blancs ? Demanda Draco avec un rictus amusé qui fit frissonner Harry.

- Ok, mais si tu crois que c'est facile quand tu me regardes avec ces yeux là. Voilà, quand on était à Poudlard, j'avais...j'avais un gros coup de cœur pour toi. Ouais bon, pour être franc, j'étais absolument fou de toi.

- Toi ?! S'exclama Draco complètement stupéfait. Toi, tu m'aimais bien, moi ?

- Je ne t'aimais pas bien, je t'aimais. Alors quand je t'ai cru mort, j'ai un peu touché le fond et Ron m'a aidé à remonter la pente.

- Je suis désolé, murmura Draco en regardant dehors. Mais je ne pouvais pas rester. Tu as Ginny maintenant, ça va alors ?

- Je comprends, Draco, répondit Harry en se tenant debout devant lui et en lui prenant une main, luttant contre la chaleur intense qui lui parcourait tout le corps. Oui, j'ai Ginny et tout va bien à présent. A toi. Où étais tu ?

- En Suisse.

- Et ?

- Et c'est tout. Tu m'as demandé où j'étais et je t'ai répondu. J'étais en Suisse. »

En voyant le visage décomposé de Harry, Draco éclata de rire. C'était le plus joli son que Harry n'avait jamais entendu. Il s'empara de la bouteille d'eau de Draco et entreprit de la lui verser dessus pour se venger.

Draco l'attrapa par les poignets et il tenta de le retenir. Mais l'Auror était trop fort. Il saisit le col de son tee shirt avec sa main gauche et, avec la droite, il versa le liquide. Draco dû se résigner à sentir l'eau glacée lui couler sur la nuque. Il releva les épaules pour atténuer la sensation de froid et, ce faisant, il se pencha en avant.

Ils se dévisagèrent un instant, conscients de la position dans laquelle ils se trouvaient : Harry était debout entre les jambes de Draco et il avait ses deux mains autour de son cou alors que le visage de Draco se tenait à quelques centimètres de celui de l'Auror.

Draco avança légèrement, puis il se ravisa et il recula en chuchotant : « Tu ferais mieux de partir. Ne mets pas ta relation en péril à cause d'une réminiscence. »

Harry savait qu'il avait raison mais ses jambes refusaient de s'écarter de Draco, ses mains ne voulaient qu'encercler sa nuque chaude. Il lâcha la bouteille d'eau et il tira lentement le Médicomage à lui pour déposer un tendre baiser sur sa joue. La douceur de la peau sous ses lèvres lui donna envie de plus. Il posa délicatement sa bouche sur celle de Draco et ce dernier entrouvrit les lèvres pour sentir le goût de sa langue. Harry entra lentement dans la bouche de Draco et il fut immédiatement entraîné dans une danse de sensations explosives. Le goût de Draco resterait à jamais en lui, il le savait mais il en voulait encore. Tant pis s'il jouait avec le feu, tout ce qui comptait pour lui à cet instant était les bras qui étreignaient ses épaules larges.

Draco ferma les yeux et il se laissa sombrer dans les délices du baiser de l'homme le plus sexy et le plus délicieux du monde. Il mordilla avec précaution la lèvre inférieure, ourlée à la perfection, de Harry. Le brun poussa un gémissement sensuel et il passa sa langue sur la bouche du blond.

Il descendit lentement dans son cou et Draco releva la tête pour s'offrir totalement à la caresse divine.

Harry lui mordilla le lobe de l'oreille et il murmura : « Draco, tu es la beauté incarnée. Je ne peux pas te résister. Tu sens tellement bon.»

Draco avait déjà entendu ça quelque part.

Il repoussa doucement Harry, ses yeux gris brillant étrangement.

« Tu dois partir, dit il à voix basse, tu ne peux pas faire ça sans que Ginny soit au courant. Elle ne mérite pas ça. »

Il se dégagea de l'étreinte de Harry et il sortit de la cuisine. Harry avait envie de le rattraper et de poursuivre la merveilleuse découverte du corps du blond mais il savait qu'il avait raison. Il respira profondément pour calmer ses sens en éveil et pour retrouver Ginny sans renflement douteux sous la ceinture.

Quand enfin il transplana jusqu'à la demeure des Weasley, la fête était terminée. Ginny l'attendait, en larmes. Harry vint immédiatement la serrer contre lui en espérant qu'elle ne sentirait pas le parfum envoûtant de Draco.

« Comment va-t-il ? » Demanda-t-elle en reniflant.

Harry se figea. Elle avait deviné.

« Il...écoute...

- Je ne comprends pas ce qui est arrivé à Ron. Quand Charlie m'a raconté ce qu'il avait osé dire à Draco, j'ai cru que j'allais le tuer. Pauvre Draco. Alors, comment va-t-il ?

- ça va à peu près. En fait il refuse de parler. »

Il l'étreignit plus fort et ils transplanèrent chez eux. Il l'entraîna directement dans la chambre.

Il l'aimait tant. Elle était si belle, nue devant lui, les joues roses de plaisir anticipé. Il caressa son corps avec passion, trouvant tous les endroits qui la faisaient gémir. Puis il entra en elle et il commença son mouvement de va et vient. Il ferma les yeux et une fragrance qui n'avait rien à faire là vint se rappeler à sa mémoire.

La délicieuse odeur de Draco envahit bientôt tous les sens de Harry et ce dernier tenta de se concentrer sur Ginny. Il ouvrit les yeux mais, au lieu de voir sa petite rousse chérie, il vit un blond au corps sensuel et chaud. Les traits fins de son visage rendirent Harry fou et il accéléra le rythme de leurs ébats. Il embrassa ses mâchoires bien dessinées, il passa sa langue sur son cou satiné et il le releva un peu afin de s'imprégner de l'odeur de ses cheveux soyeux. Il se sentait plongé en lui, leurs corps bougeant en harmonie. Sa respiration devint saccadée, le plaisir montait en lui et Draco se mordait la lèvre inférieure. Enfin, Harry vint en lui.

Il l'embrassa et le goût de Ginny le rappela à la réalité. Il la regarda fixement, et il se retira vite. Il se précipita dans la salle de bain et il se jeta sous la douche, horrifié.

Cette nuit, il avait fait l'amour avec Draco. Le blond avait raison, Ginny ne méritait pas ça.

« Tout va bien ? Demanda Ginny en entrant dans la douche.

- Non, mais ça ira mieux demain, répondit Harry en contrôlant tant bien que mal le tremblement de ses mains. Sirius voulait me voir, je crois que je vais y aller.

- Harry, il est une heure du matin.

- Je suis toujours le bienvenu chez lui, dit il avec un clin d'œil.

- Dis surtout que ça t'amuse de le déranger ! » S'exclama-t-elle en souriant.

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Dès qu'il eut entendu le 'pop' signifiant que Harry avait transplané, Draco se rua dans la salle de bains. Avec une frénésie qui lui ressemblait peut, il se débarrassa de ses vêtements. Quelque chose n'allait pas, quelque chose le minait. Il n'avait pas ressenti cela depuis longtemps.

Il fit couler l'eau brûlante et il resta un moment sous le jet, la tête contre le carrelage froid.

Il ferma les yeux.

Je ne veux pas que ça recommence, pensa-t-il avec angoisse. Je veux être moi-même à nouveau. Comme avant...

Il se sentait seul, sale et monstrueux ; en seulement deux jours à Londres. Il avait pourtant eu l'impression d'être prêt à revenir. Il vivait presque normalement. Les flashs qui l'avaient tant brisé au début étaient devenus presque supportables au cours de ses deux dernières années à Genève. Il avait retrouvé un certain équilibre et il acceptait qu'on le regarde sans être en proie à un malaise étouffant. Il avait retrouvé son air suffisant, et son sourire goguenard mettait toujours mal à l'aise ses interlocuteurs...ou il les énervait, au choix.

Pourquoi était-il revenu ? En seulement deux jours, tout lui explosait à la figure. Il lui semblait que le temps s'était arrêté entre le moment où il avait fui, et le moment où il était réapparu.

Il pensait qu'en quatre ans, les gens auraient oublié cette sordide histoire, mais il n'en était rien ; c'était comme si son absence avait nourri la rumeur. Il avait été dévisagé et sondé comme jamais avant, lors de la soirée à St Mungo. Il avait voulu hurler qu'il allait bien et qu'il fallait tirer un trait sur tout cela, mais personne ne lui avait demandé s'il allait bien, comme si les gens avaient craint qu'il se mette à pleurer comme une pauvre petite chose, en plein milieu de la soirée. Même Potter y avait pensé.

Il ne voulait pas voir de compassion dans le regard des gens, il ne voulait pas être jugé non plus. Il n'en pouvait plus de cette gentillesse désolée qu'il lisait sur les visages. Chaque fois que quelqu'un le fixait en pensant à cela, il avait la sensation d'être à nouveau violé. Tout le monde savait ce qui lui était arrivé et avec qui c'était arrivé. Tout le monde savait que son père avait cautionné cela. Son intimité était constamment envahie, intrusée, salie.

Pourquoi ne pouvait-on pas le laisser tranquille ? Il voulait juste vivre en niant la réalité, juste vivre comme si jamais rien n'était arrivé. Cependant, certaines paroles lui renvoyaient son histoire comme une gifle en pleine figure.

Comme Weasley, comme Londubat, comme Potter, surtout Potter et ce qu'il voulait être un compliment.

Non, supplia-t-il intérieurement, pas ça. Je ne veux pas me souvenir.

Il était maintenu fermement par Goyle qui prenait bien soin de le frapper régulièrement. La douleur était insoutenable et il espérait qu'un des coups du molosse lui fracasserait le crâne une bonne fois pour toutes. Crabbe venait de le violer et Zabini forçait en lui, provocant une nouvelle vague de souffrance atroce. Sourd à ses cris, il se pencha vers Draco pour lui souffler dans l'oreille : « Tu sens si bon. C'est de ta faute, tu es trop beau, c'est impossible de te résister. Même si tu es un traître, je t'aime. »

Il se cogna le front sur le carrelage pour se concentrer sur la douleur plutôt que sur son impression de souillure. Il laissa l'eau l'ébouillanter puis il se recouvrit de gel douche, et il frotta son corps d'une manière démente, avec ses ongles, laissant des marques rouges, presque sanglantes sur sa peau. Il ne parvenait pas à se sentir propre. Sans le savoir, Potter l'avait plongé dans un torrent de peine.

Comment l'Auror avait il pu, un jour, être amoureux de lui ? Et comment avait il fait pour ne rien voir ? Lui qui pouvait sentir le désir chez les autres à des kilomètres.

Potter qui était à cette époque, l'être le plus pur et le plus beau sur lequel Draco avait posé les yeux, ne pouvait pas avoir aimé l'être sarcastique et verbalement agressif qu'il était.

Il soupira en frottant de plus belle.

Draco ne se sentait pas à sa place. Tout le monde était gentil avec lui, mis à part le Weaslaid, et il savait que ses recherches médicomagiques pouvaient être bénéfiques à la communauté, mais pourrait-il supporter cette résurgence de souvenirs ?

Ses yeux se mouillèrent.

Il était terrifié, souillé, et il se souillait toujours plus en volant de bras en bras. L'intimité et l'amour lui faisaient peur, alors il se contentait de relations éphémères, dans lesquelles il n'investissait que son corps. De toutes façons, il y avait bien longtemps que son corps violé et sale ne lui appartenait plus. Depuis que Crabbe avait forcé en lui le premier, la douleur se répandait dans son âme comme un poison mortel, et, pour se préserver, il avait abandonné son corps au moment où Zabini était en lui. Il avait quitté son corps et son esprit n'était plus là, dans cette infâme cabane où résonnaient ses cris de rage et leurs rires...leurs rires immondes. Depuis, son corps et son esprit étaient toujours dissociés et il avait beaucoup de difficultés à se réapproprier ce corps souillé, à l'accepter comme étant sien.

Il avait suffi d'une heure. Soixante minutes interminables au cours desquelles sa vie avait basculé dans l'horreur. Il était brisé et trop fier pour laisser voir son mal être. Il haïssait son existence, il haïssait le regard des autres mais surtout, il se haïssait lui-même. Néanmoins, il renvoyait au monde l'image d'un homme fort, sûr de lui. Il faut croire qu'il était bon acteur.

Il n'arrivait même pas à prononcer le mot 'viol'. Il y faisait référence pour lui-même en l'appelant 'le jour de la bataille finale'.

Et, depuis le jour de la bataille finale au cours de laquelle il avait subi les coups, les railleries et la douleur des intrusions, son sentiment d'humiliation ne l'avait jamais quitté. Cette humiliation était renforcée par le fait que tout le monde savait ce qui lui était arrivé. Tout le monde pouvait le voir, le juger et, pour les esprits les plus exécrables, imaginer la scène. Le pire pour lui était de soutenir le regard de personnes qu'il connaissait d'avant, comme Londubat, Granger ou Potter. Il avait envie de se cacher plutôt que de les regarder, il craignait de voir leurs yeux lui faire comprendre qu'il s'était comporté comme une ordure et qu'il méritait sa punition.

Il avait honte. Une honte pérenne, vicieuse, qui surgissait dans les moments les plus inattendus. Un fou rire pouvait soudain faire surgir dans son esprit le rictus de Marcus Flint et là, la honte prenait le dessus et il se trouvait obligé de faire semblant de continuer à rire, pour masquer son envie de s'enfuir se cacher sous ses couvertures.

Mais il était Draco Malfoy, Sauveur désigné sans son consentement, et il ne devait pas sombrer, même s'il avait déjà cru toucher le fond quatre ans auparavant. Il croyait s'être reconstruit en Suisse mais, vu sa réaction face aux personnes qu'il connaissait à Londres, il s'était construit sur des sables mouvants et sa belle assurance affichée s'enfonçait inexorablement. Il avait trahi les siens et il avait payé le prix fort. La mort eut été une punition plus clémente.

Il arrêta l'eau et il se laissa tomber le long du mur. Il serra les mâchoires pour ne pas pleurer. Sa respiration s'accéléra et il fit sortir sa rage, sa frustration et ses frayeurs dans un cri déchirant. Il releva les genoux et il y enfouit son visage en posant ses mains dans ses cheveux. Il poussa un autre cri étouffé et il laissa les larmes couler sur ses joues.

Il avait l'impression d'être faible. Il s'en voulait.

« Draco ! »

Il releva la tête. Charlie le regardait, ébahi, le bouquet de fleurs qu'il avait apporté pour le blond gisait à terre. Il se précipita pour le prendre dans ses bras mais Draco recula au fond de la cabine de douche.

« Va-t'en ! Siffla-t-il la tête toujours cachée entre ses genoux. Sors de chez moi ! Laisse moi !

- Draco, mon cœur, je ne peux pas te laisser comme ça. Que t'arrive-t-il ?

- Je ne veux plus qu'on s'introduise chez moi sans me demander mon avis, c'est clair ! Tire toi ! Va rejoindre ton frère !

- Je vais chercher Sirius, d'accord ? »

Le blond se recroquevilla un peu plus en hochant la tête. Charlie transplana et, deux minutes après, il était de retour avec Sirius, qui s'était vêtu à la hâte d'un jean et d'un tee shirt noirs. Il fit un signe de tête à Charlie qui repartit, son visage trahissant son inquiétude.

Lentement, Sirius s'approcha de Draco qui le regardait avec de grands yeux désespérés. Il enroula le blond dans une grande serviette de bain et il le porta jusqu'à la chambre en se retenant de tout commentaire sur son poids, trop léger pour sa taille. Il l'assit sur le lit et il le serra contre lui. Draco enfouit sa tête dans le cou de Sirius en sanglotant à nouveau contre la longue chevelure noire du Ministre.

L'émotion était si forte que Sirius crut qu'il allait lui aussi pleurer. La peine de Draco lui avait toujours déchiré les entrailles.

« Je n'en peux plus, Sirius. Je ne supporte plus ma vie. J'ai tellement mal. »

Sirius prit doucement son menton entre son pouce et son index pour plonger son regard noir dans les prunelles grises du jeune homme. De son autre main, il essuya les diamants qui tombaient des yeux de Draco. Il lui lança un sort de dissimulation et les blessures qu'il s'était faites disparurent aussitôt.

« Tu es plus fort que tu le croies mon petit ange. Quant à ta vie...regarde où tu es aujourd'hui. Tu es le plus jeune consultant au Ministère de la Santé Magique...

- ...ça c'est parce que TU es Ministre, coupa Draco avec un faible sourire. »

Le cœur de Sirius fondit. Il adorait ce gamin.

« Mon choix ne s'est pas porté sur toi parce que tu es mon meilleur ami, je t'ai choisi parce que tu excelles dans ton domaine. Tu es intelligent et plein de ressources. Et tu présentes bien, plaisanta Sirius. J'ai enfin la reconnaissance du monde magique, je ne vais certainement pas tout gâcher pour mettre un imbécile à un poste à hautes responsabilités. Tu es au Ministère car tu le mérites. Ecoute Draco, tu es trop noble et trop pur pour souffrir de la sorte. N'oublie pas que eux sont sales, pas toi.

- Je m'en veux de réagir comme ça, ce n'est pas moi.

- Je suis là, peut importe la raison. Il est hors de question que tu te sentes seul. Je sais que ton retour n'a pas été facile, mais laisse aux gens le temps de se remettre de leur choc. Pendant quatre ans, tu as été le héros qui s'est sacrifié pour combattre Voldemort, mais dans une semaine, tu ne seras plus que le guérisseur le plus doué de sa génération, sans vouloir insulter Hermione Jordan, qui est excellente. Et, Draco, je voudrais que ce que j'ai vu ce soir, cette punition que tu as infligé à ton corps soit la dernière. Tu n'es pas sale et tu ne pourras pas laver tes souvenirs, même si tu frottes de toutes tes forces.

- Je suis si fatigué, Sirius. Je déteste vraiment ma vie. Je voudrais juste qu'on me laisse tranquille.

- ça ira mieux, je te le promets. Tu ne t'es pas senti aussi mal depuis longtemps, c'est juste le fait de revenir ici qui te déprime mais je te garantie que ça va passer. Ne t'isole pas de tout et de tout le monde, comme tu l'as fait par le passé. »

Sirius caressa tendrement sa joue et il s'allongea sur le dos. Il tendit les bras à Draco qui hésita quelques secondes avant de se coucher contre le torse de Sirius.

« Draco, mon petit ange ?

- Oui ?

- Peux tu mettre un short ? Je veux bien que tu me considères comme un père mais je ne suis pas ton père et je ne suis pas de marbre. »

Draco rougit violemment et il éclata d'un rire un peu faible en passant un boxer et un short de basket ball. Il revint se coucher aux cotés de Sirius qui passa un bras protecteur autour de sa taille.

« Tout d'abord je ne te considère pas comme un père, tu es bien trop sexy pour ça. Et depuis quand tu aimes les hommes ? Demanda Draco en lui adressant un sourire ravageur.

- J'aime tout, moi. Et tu sais très bien que je te trouve magnifique.

- Alors pourquoi tu n'as jamais essayé avec moi ?

- Parce que tu aurais pu être mon fils. Et aussi parce que quelqu'un que j'aime était amoureux de toi.

- C'est Potter, n'est ce pas ? »

Sirius lui lança un regard abasourdi.

« Je le sais parce qu'il me l'a dit tout à l'heure, répondit Draco à la question muette alors que ses yeux se fermaient.

- Dors un peu mon petit ange, soupira Sirius en caressant ses cheveux soyeux.

- Alors laisse moi dormir au lieu de parler, » ironisa Draco en sentant le sommeil gagner le combat.

A suivre...

Un chapitre difficile à écrire, vous comprenez certainement pourquoi. Surtout n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, si vous en avez envie bien entendu. Et n'oubliez pas que dans le monde magique, les maladies sexuellement transmissibles n'existent pas mais que dans notre réalité, elles sont un fléau qu'il faut éradiquer. Sortez couverts surtout ! Bisous à vous.