Chapitre quatre

Pourquoi il était partit ?

Il doit le dire ? Là ? Maintenant ? Tout de suite ?

Alors que lui même n'arrive même pas à le comprendre et à l'accepter ?

- Hoo, Todd… Chaton nous le dira demain, là je suis fatiguer.

Oui demain.

C'est toujours mieux que se soir.

Et il ferme les yeux, calmé pour un temps.

Mais dans le lit sous le sien, Pietro garde les yeux grands ouvert. Quand Todd a posé la question, Li Mao s'est mis à bouger, à tourner, à remuer. Comme s'il était nerveux.

Et Vif Argent ce demande pourquoi.

ooOoo

Comme pour le bureau, Li Mao hésita à pénétrer dans la chambre, mais Monsieur était là, Monsieur lui souriait et Monsieur finit par lui ordonner un peu durement.

- Fidèle et obéissant… Bien, nous allons voir ça. Déshabille-toi.

Il n'y avait qu'eux deux dans la pièce. Li Mao ne le savais pas parce qu'il n'y faisait pas attention, mais Madame ne dormait plus avec Monsieur depuis bien longtemps déjà, pour le déplaisir de ce dernier.

Le félidé obéis et retira ses vêtements.

Il ne connaissait pas vraiment la pudeur, même si ça le gênait d'être nu devant l'un de ses maîtres.

- Debout.

Il se leva, même s'il hésitait.

Sur ses jambes, il était presque aussi grand que Monsieur.

- Regarde-moi.

Alors les yeux vert-jaune quittèrent le parquet et ce fixèrent quelques secondes dans le regard d'acier du Colonel.

L'homme rigola de la timidité de son 'animal' puis lui tourna autour.

- Tu es beau… Vraiment très beau…

Le Colonel utilisait le mot 'beau' pour ne pas dire 'sensuel'. Son mutant était le mélange parfait entre les félins et l'humain.

- Catwoman n'aurai pas fait mieux.

Li ne sais pas qui est Catwoman, mais les paroles commes les acte de Monsieur faisait naitre en lui un malaise. Cependant, il ne pouvait se permettre de le signaler à son maître.

La queue du félin commençait à s'agiter, preuve de son ennui. L'homme avait remarqué que, si son mutant était bien dresser à ne rien dire, cet appendice caudal montrait ses humeurs et envi mieux que toutes paroles.

- Bien… viens, viens t'asseoir.

Il lui montra le lit, et lui fit signe de s'installer devant, alors que lui-même prenait place.

Il s'accroupi devant Monsieur, attendant qu'il parle.

- Bien, bien…

L'homme s'était assit, chacune de ces jambes de part et d'autre du chat sauvage, et il caressait du bout du doigt une mèche de cheveu plus longue que les autres.

- Maintenant tu va…

Et il murmura un ordre dans l'une des oreilles à l'ouïe surdéveloppée.

Li Mao ne le comprenait pas cet ordre, mais déjà, l'homme ouvrait son pantalon.

Son regard se posa sur l'entrejambe dévoilé de Monsieur et il fut pris de panique.

Il ne pouvait pas faire ce qu'il lui demandait. Non, non, il ne pouvait pas.

Mais il ne pouvait pas non plus le dire, prendre la parole sans qu'on la lui donne, désobéir à une consigne claire…

Li Mao se sentait piégé, et déjà son maître appuyait sur sa nuque pour le forcer à courbé l'échine.

- Aller, obéis.

Non…

ooOoo

- Non !

Li Mao cris en tombant du lit.

Il ne reconnaît rien de l'endroit où il est, ne sais rien des personnes qui l'entourent et qui râlent, alors il panique et part en courant.

- Qu'est-ce qu'il a, Chaton, bougonne Lance.

- Je le suis.

Pietro s'élance, et le rattrape rapidement.

Il ne se fait pas voir, il l'observe dans sa course.

C'est vrai que pour un mutant, il cour vite, sans doute les cent kilomètres par heure sont-ils dépassé, mais pour Pietro, il est plus que lent, sans compté qu'il ralenti à mesure que le temps passe.

- Un sprinter, constate alors à voix basse Vif Argent, alors que le chat sauvage tombe à genoux, à bout de souffle dans une clairière.

Le ciel se tâche de rouge sang : le soleil commence sa longue et lente ascension.

Pietro quitte le couvert des arbres et s'approche de Li Mao, qui, à genoux dans l'herbe, ne bouge plus.

- Cauchemar ?

Le félidé sursaute, le garçon s'excuse.

- Alors ?

- Je… Veux pas en parler.

Pour la première fois de sa vie, il dit clairement une de ces envies, et il n'a pas peur de ce faire punir. Au contraire, il préfère ça que de raconté…

Vif Argent le regarde, surpris. Ce garçon l'étonne. Ce pourrait-il que son ces aires timide de chaton mouillé, ce cache un lion ? Mais il y a plus important.

- Comme tu veux mais tu sais, viendra un jour ou tu devras parler, alors il vaut mieux que sa vienne de toi.

- Je veux pas en parler.

Il renforce sa position, même si il sait que Pietro à raison. Li se demande alors, si il aura le courage d'en parler. Quel mot il utilisera. Existe-t-il seulement un mot pour définir… sa nuit blanche ?

- Ok, ok… mais les autres, ils vont bien te faire chier, ils aiment pas être réveiller à l'aube alors trouve une excuse parce que sinon…

- Que… je leur mente ?

- Bah puisque tu veux pas dire la vérité…

- Mais… Pas le dire, c'est une chose, mentir, c'en est une autre..

- Hey ! T'as pas le choix Coco ! Bon aller, viens, on va réfléchir en marchant.

Pietro se lève, puis tourne sur lui-même.

- Heu… C'est où le camp ?

Ils se sont enfoncés dans la forêt sans faire attention au chemin qu'ils prenaient, et à l'allure ou ils allaient, ils ont parcouru plusieurs kilomètres.

Li Mao rigole. Un rire, minuscule, presque inaudible. Pour la première fois depuis longtemps, depuis toujours il croit. C'est quelque chose de bizarre, mais au regard brillant que lui lance Pietro, c'est une bonne chose. Puis se redresse, hument l'aire, avant de tomber à quatre pattes et de parcourir la clairière en tout sens.

- Heu… qu'est-ce que tu fais ?

- Je cherche notre chemin… Viens.

Quand enfin ils sortent du couvert des bois, Pietro s'écrit :

- Ha je suis le meilleur ! Je savais qu'on était pas perdu !

Bien sur, c'est grâce à Li Mao qu'ils sont de retour au camp, mais il ne le lui fait pas remarquer, il le laisse s'extasier devant sa fausse gloire, ça le fais même sourire.

ooOoo

La réunion hebdomadaire des chefs de la colonie a lieu dans l'un des bureaux de l'Institut.

- Voilà plus de trois semaines qu'il est ici et il ne parle jamais de ces anciens maîtres. Par contre, il s'intègre bien. Il apprend vite.

C'est en ces mots que Logan conclu son rapport sur Li Mao.

- Peut-être faudrait-il le brusquer un peu, émet Scott.

- Je sais pas… Quoi qui l'ai fait fuir, ça l'a choqué. Selon ces camarades de chambre, il fait des cauchemars toutes les nuits.

Bien qu'il ait été de l'avis de ne pas le ménager au départ, Logan hésite. Li est devenu l'un de ses protégés.

- Au lieu de chercher à savoir ce qui la fait fuir, si nous lui demandions ce que nous voulons, tout simplement ? propose Ororo. S'il est choqué, je ne pense pas qu'il parle avant un moment.

Toute la table se tourne vers les anciens, désireuse de savoir leurs avis.

- Pourquoi pas… Mademoiselle Grey, qu'en pensez-vous ?

- Il faudrait essayer.

Tous les six d'accord sur la marche à suivre, ils passent à un autre sujet de conversation, Li Mao n'étant pas à la colonie pour le moment.

ooOoo

Le félidé est dans la forêt, en compagnie de Kurt, Bobby, Jonh, Todd et Pietro.

Les sept mutants s'amusent dans une sort de jeu de 'chat et de la sourie' ou personne n'est le chat et personne la sourie. Ils se courent après, faisant jouer leurs pouvoirs, se fichant d'être repérable ou de faire peur aux proies.

Soudain, Li Mao se fige.

- Qu'est-ce qui y'a ? demande Pietro venu près de lui dés l'instant ou il l'a vus immobile.

Mais le félidé ne répond rien et s'avance dans la forêt, humant l'air.

Vif Argent appel tout les autres pour qu'ils le suivent, inquiet de son comportement.

Ils finissent par arriver aux ruines d'une maison qui, au vu du toit défoncer et des murs noircis, avait brûlée.

- J'aime pas cet endroit, murmure Kurt.

- Moi non plus, répond Pyro en jouant avec son briquet.

- Li… Pourquoi tu nous as amené ici ?

Oui, pourquoi ?

Des sentiments étranges lui sert le cœur. Des sentiments qu'il identifierait aux regrets et à la peur, s'il en avait les moyens. Mais Li n'a pas le vocabulaire adéquate et reste silencieux devant les questions dont le presse ses amis.

Il regarde la maison. Qui avait bien put vivre ici, au fond des bois ?

Il hume l'air une dernière fois. Juste à temps. Il hurle :

- Couchez-vous !

Les fléchettes tranquillisantes perfore les arbres derrière eux.

L'humain. La voilà l'odeur qu'il a sentit. Une présence qui explique sa peur.

L'instinct de survit se réveille en lui, il ne veut pas avoir des maîtres, à nouveau, pour qu'à nouveau… non, il ne veut pas.

Il regarde autour de lui, Kurt et Pietro sont déjà loin, partit quérir de l'aide.

Iceberg et Pyro joue de leur pouvoir pour tenir loin d'eux les Chasseurs, alors que Todd reste accroupis, comme Li Mao, il ne peut rien faire.

- Rien faire ? Vraiment ? Se murmure-t-il.

Il l'a déjà fait, il se souvient, avec les chiens. Il peut le refaire. Ils ne sont pas nombreux, quatre, si son odorat ne le trompe pas.

Mais se sont des humains…

Pyro vient de se prendre une fléchette, mais continu de jeter des flammes autour d'eux, jusqu'à s'effondrer, inconscient.

C'est ce qui décide Li Mao, qui, alors qu'un mur de glace temporaire le couvre, grimpe à un arbre.

- Li ! appel Bobby en vain.

Il marche silencieusement de branche en branche… Là, juste sous lui, il y a deux humains. Tenues de camouflage, fusils et jumelles.

- … avait dis que s'était un bon coin !

- Vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tuer !

- Rabat joie ! On en a déjà un ! Question de temps avant que les autres tombent.

C'est à ce moment là que Li Mao se laisse tomber sur eux, il égorge rapidement le premier, et le second, trop stupéfait, ne pense pas à dégainé, il lui saute à la gorge et le mord.

Le sang dans sa bouche à un drôle de goût, différent de celui des chiens. Mais sans s'attarder sur cette comparaison, il remonte, et marche vers le second départ des tires. Mais avant qu'il ne l'atteigne, Bobby tombe, lui aussi toucher par une fléchette.

Les trois chasseurs embusqués quittent alors leur cachette et tiennent en joug Todd, mais avant qu'ils n'aient peut tirer, Li saute et tue le premier.

Todd réagit et saut sur les deux autres, les désarmant, puis les assommant d'un cou de pied en pleine tête.

- Quittons cet endroit. S'exclame Todd, sans faire attention au sang qui coule sur le menton de Li, dans son cou et sur son torse.

- Ok.

Ils soulèvent chacun le corps d'un de leurs amis (même si c'est un peu dur pour Todd qui est petit) et s'enfoncent dans la forêt en direction du camp.

D'où venait le regret?

A suivre…