Bonjour à tous. Voici le troisième chapitre qui est centré sur Hermione et Rémus. Leur relation évolue tout doucement. J'espère que ce chapitre vous plaira. La fiction va être assez longue puisque j'ai écrit le plan et j'ai fait 20 chapitres. Mais suivant la longueur des chapitres, je serai peut être obligée de les couper un peu comme j'ai fait pour le 2 et 3.

Justiine : Merci d'avoir lu ma fiction. Tu n'es pas fan des Rémus/Hermione mais j'espère que l'histoire te plaira et que ça te permettra d'apprécier ce couple.

Hamataroo : Et oui, tu as bien deviné ! En tout cas, merci pour ta review et j'espère que la suite te plaira autant.

Pour tous les autres lecteurs, merci de lire mon histoire ! Et n'hésitez pas à continuer de lire.

Chapitre 3 : Scène de cuisine

Le lendemain matin, Harry, Ron et Hermione se préparèrent pour partir à la recherche de l'horcruxe. Les deux jeunes sorciers parlaient à voix basse pendant qu'Hermione prenait son petit déjeuner. Ce manège ne lui avait pas échappé et elle commençait à trouver ça agaçant. Cinq minutes plus tard, la situation restait inchangée. A bout de nerfs, elle posa son bol avec violence sur la table.

- Non mais vous allez me dire ce qu'il se passe aujourd'hui, hurla-t-elle. Ça fait presque dix minutes que vous complotez et j'aimerai en connaitre la raison.

Harry et Ron blêmirent. C'était le moment de parler à leur meilleure amie mais ils redoutaient sa réaction. Hermione était une sorcière adorable mais elle pouvait devenir assez effrayante quand elle le voulait. Harry se rappelait du coup de poing qu'elle avait lancé à Malefoy en troisième année et Ron se souvenait comme si c'était hier des oiseaux qu'elle lui avait lancés en sixième année, lorsqu'il était sortit avec Lavande le soir de son premier match de Quidditch.

- Ecoute Hermione, commença Ron. Tu sais qu'on tient beaucoup à toi et que tu es notre meilleure amie.

- Oui, ça je sais, répliqua Hermione. Mais n'essaye pas de m'attendrir avec ces belles paroles Ronald Bilius Weasley, continua la jeune femme.

Ron déglutit difficilement et se tourna vers Harry, le regard plein d'espoir. Harry comprit que le rouquin ne se sentait plus assez sûr de lui pour continuer sa tirade. Il prit alors son courage à deux mains et expliqua la situation à Hermione.

- Hermione, ce qu'on essaye de te dire c'est que la recherche des horcruxes, c'est ta spécialité, dit timidement Harry.

- Oui, je suis toujours très à l'aise lorsqu'il s'agit de travailler sur des livres mais ça ne m'explique toujours pas vos manigances. Alors soyez franc et osez me dire la vérité.

- Bon, d'accord Hermione, on t'explique, répondit Harry avec plus d'assurance. Après tout, autant ne pas faire trainer les choses. On préfère que tu restes ici pendant que nous allons détruire l'horcruxe.

- Ha ha ha, rigola Hermione. Tu es très drôle Harry. Non, franchement, je sais que vous n'êtes pas assez idiots pour penser que je pourrai accepter de rester ici pendant que vous prendrez des risques.

La jeune sorcière regarda Harry puis Ron avec une expression meurtrière sur le visage. Elle venait de comprendre que ses amis étaient sérieux. Ils avaient décidé de partir détruire l'horcruxe tous les deux. Apparemment ils ne la trouvaient pas assez forte pour affronter les pièges de Voldemort.

Harry et Ron se regardèrent et avant que leur amie ne dise quoi que ce soit, ils transplanèrent, laissant Hermione seule au milieu de la cuisine. Mais elle n'avait pas dit son dernier mot. Après tout, c'était elle qui avait trouvé où était cachée la coupe de Pouffsoufle. Elle vérifia qu'elle avait tout son matériel et transplana elle aussi. Elle atterrît lourdement sur le sol de la cuisine du Square Grimmault, maudissant ses amis. Apparemment ils avaient tout prévu, de leur fuite précipitée à la barrière anti-transplanage qu'ils avaient installée dès leur arrivée. Elle comprit que même avec la plus grande volonté du monde, elle ne pourrait rien faire. Elle était condamnée à attendre le retour de ces messieurs, une fois leur tâche effectuée, telle une vraie petite femme au foyer.

Toujours aussi furieuse, elle prit la direction de la bibliothèque, espérant trouver un peu de réconfort auprès de ses livres. Eux au moins ne l'avaient jamais trahie. Elle prit un ouvrage au hasard et se posa lourdement sur le canapé. Elle poussa un long soupir et essaya de se concentrer sur sa lecture. Mais rien n'y faisait. Elle n'arrivait qu'à soupirer un peu plus fort à chaque fois. C'est ainsi que Rémus la trouva quelques minutes plus tard. Il jeta un coup d'œil à la jeune fille et vit qu'elle était en colère. Il hésita quelques secondes, soit il continuait à éviter la jeune felle, soit il lui demandait la raison de sa colère. Il voulait éviter de trop interagir avec elle, de peur de faire une bêtise mais il ne se sentait pas capable de la laisser dans un tel état.

- Bonjour Hermione, comment vas-tu aujourd'hui ? demanda le lycanthrope.

Elle ne prit pas la peine de répondre. Elle était furieuse et en voulait à la Terre entière, surtout à la gente masculine. Tout le monde la trouvait trop faible pour affronter les dangers et ça l'exaspérait au plus haut point. Apparemment elle ne serait jamais que le rat de bibliothèque aux yeux de chacun.

- Hermione, il y a un problème, s'inquiéta Rémus.

- De quoi vous mêlez-vous Professeur ? Je vais bien, je ne suis pas la pauvre petit chose fragile que tout le monde voit. Je sais me battre et je n'ai besoin de personne pour me défendre, hurla Hermione.

- Mais, essaya de dire Rémus.

Mais Hermione ne l'écoutait pas. Elle déversait toute sa colère sur le pauvre sorcier qui n'avait pourtant rien fait de mal. Malheureusement pour lui, elle n'avait pas fini son monologue.

- Vous êtes tous pareil, vous les hommes. Vous pensez qu'on ne peut pas affronter les dangers. Alors on est bonne pour quoi, hein ? Pour faire la cuisine, le ménage et vous attendre le soir quand vous rentrez du boulot ? Mais moi je ne veux pas d'une vie pareille.

- Hermione, je n'ai rien dit de tout ça, dit Rémus en tentant d'apaiser la jeune femme.

Mais bien entendu, elle ne l'écoutait pas. Il comprit qu'il devrait attendre la fin de sa colère pour pouvoir parler. Apparemment elle était vraiment furieuse, mais contre qui, ça il ne le savait pas. El il faudrait attendre encore un peu avant de comprendre.

- Mais bien sûr Hermione, tu es douée pour faire des recherches. Les livres au moins ne sont pas dangereux. Non mais ils se prennent pour qui ? Et dire qu'ils sont censés être mes meilleurs amis et qu'ils ont comploté depuis des jours contre moi.

Rémus commençait à comprendre la situation. Harry et Ron avaient du partir en mission sans Hermione, prétextant que c'était trop dangereux pour elle.

- Quand ils vont revenir, ils vont m'entendre, parole d'Hermione. S'ils croient qu'ils peuvent partir comme ça et revenir quelques jours après sans affronter ma colère, ils se mettent le doigt dans l'œil. Terminé la gentille et douce Hermione ! Ils vont m'entendre, oh ça oui, ils vont m'entendre, continua Hermione, plus pour elle-même que pour Rémus.

Dix minutes plus tard, Hermione n'avait plus rien à dire. Elle se sentait soulagée d'avoir pu exprimer son mécontentement. Puis elle réalisa qu'elle venait de hurler sur son ancien professeur qui n'avait rien fait. Elle rougit en levant les yeux vers Rémus.

- Oh je suis désolée Professeur Lupin, ce n'était pas contre vous. Vous êtes juste arrivé au mauvais moment, je m'excuse, je...

Avant qu'Hermione n'épuise tout son vocabulaire d'excuses, Rémus l'arrêta.

- Hermione, ce n'est pas grave. J'ai bien compris que tu n'étais pas en colère contre moi, l'interrompit Rémus.

Elle lui fit un petit sourire gêné auquel le lycanthrope eut du mal à résister. Décidemment, cette toute jeune femme représentait un énorme danger pour lui. Il lui demanda ce qu'il n'allait pas et Hermione lui raconta toute l'histoire en omettant de parler des horcruxes. Il comprenait les raisons qui avaient poussé les 2 sorciers à l'exclure de la mission. A leur place, il aurait certainement fait la même chose. Mais la jeune femme n'aurait pas apprécié que Rémus donne raison à Harry et Ron. Et puis il se mettait également à la place d'Hermione. Elle était une sorcière très brillante mais tout le monde la considérait comme une acharnée du travail passant sa vie à la bibliothèque. Personne ne voulait voir aux delà des apparences.

- Tu sais, ce que je vais dire ne va surement pas te plaire. Mais je pense que j'aurai réagi comme Harry et Ron. C'est certainement une erreur de leur part de vouloir te protéger en t'excluant mais ça montre aussi à quel point ils tiennent à toi. Si ça n'avait pas été le cas, ils n'auraient pas risqué de subir ton courroux et ils t'auraient emmenée sans scrupule.

Comme toujours, le professeur Lupin avait les mots qu'il fallait. Il était tout le temps d'un calme olympien et rien n'avait l'air de l'énerver. Elle ne l'avait jamais vu perdre son sang froid et ça la rendait admirative. Quiconque le voyait pour la première fois ne pouvait imaginer qu'à chaque pleine lune il se transformait en un sauvage loup garou.

- Un savant mélange, pensa-t-elle.

Doux et rassurant un instant et sauvage et dangereux l'instant d'après. En l'observant discrètement, elle se dit qu'il dégageait un certain charme. Il n'avait pas un physique ravageur, loin de là, mais il donnait envie de se blottir dans ses bras. C'était ça, il était rassurant, doux et toujours à l'écoute et tout cela lui donnait un certain charme qui ne la laissait pas indifférente. Elle n'avait jamais étais le style de fille qui cherchait le prince charmant sur son cheval blanc. Le genre Drago Malefoy ne l'attirait absolument pas. Elle cherchait à voir derrière la seule apparence physique et Rémus était un sujet captivant. Puis la réalité lui revint à la figure. Elle était en train de fantasmer sur son ancien professeur de DCFM qui avait surement dans les vingt ans de plus qu'elle. Elle ne représentait certainement qu'une petite gamine, amie d'Harry Potter et éternelle rat de bibliothèque. Cette constatation lui fit un petit pincement au cœur.

Rémus ne comprenait pas l'attitude d'Hermione. Elle ne l'avait pas quitté des yeux depuis cinq minutes et il commençait à se sentir mal à l'aise. S'il voulait continuer à garder son sang froid, elle allait devoir arrêter de le regarder ainsi. Elle s'aperçu qu'elle ne l'avait pas quitté des yeux et se mit aussitôt à rougir. Rémus n'avait loupé aucune expression de son visage. Elle était toujours aussi mignonne lorsque ses joues prenaient une teinte rosée.

Il fallut encore cinq minutes de plus à Hermione pour qu'elle reprenne une attitude normale. Tous deux commencèrent alors à discuter de choses et d'autres, omettant sciamant de parler de Harry ou de Ron, ou de l'intérêt qu'ils portaient l'un à l'autre. La conversation continua ainsi pendant des heures. Hermione découvrit une autre facette de son ancien professeur. Sa compagnie était des plus agréables et elle avait enfin trouvé une personne qui ne se moquait pas d'elle quand elle parlait de livres. Elle adorait Harry et Ron mais elle n'avait jamais eu l'occasion de leur faire partager sa passion. Pour eux, ce n'était pas une passion mais plutôt une torture. Rémus, quant à lui, trouvait cette jeune femme de plus en plus extraordinaire. Elle n'avait pas la mentalité d'une sorcière de dix-sept ans. Il pouvait discuter avec elle sans avoir l'impression de parler à une adolescente en pleine puberté. Décidemment elle avait tout pour lui plaire. Puis il se reprit très vite. Tout pour lui plaire ? Mais qu'est ce qu'il lui passait par la tête ? Il était beaucoup trop vieux pour elle. Et puis qu'avait-il à apporter à une jeune femme qui avait toute la vie devant elle. La réponse était simple, absolument rien. Il en revenait toujours à la même conclusion. Il était dangereux, vieux et pauvre. Et rien ni personne ne pourrait changer cela. Ces sentiments naissants devaient disparaitre le plus rapidement possible. Il passa le reste de la journée à se persuader qu'elle n'était qu'une sorcière comme les autres et que seule son intelligence l'attirait. La soirée se termina par un bon repas et Hermione constata que Rémus avait également un sacré sens de l'humour. Son caractère était vraiment complexe. Si au premier abord il pouvait paraitre triste et réservé, en creusant un peu on pouvait trouver un homme chaleureux et amusant. Sa lycanthropie et la perte des seuls amis qui l'avaient accepté avaient fait ressortir le côté taciturne du sorcier. Hermione éprouvait de la peine pour cet homme qui n'avait pas eu une vie facile et ça, depuis son enfance. Tous ses problèmes avaient eu pour point de convergence son statut de loup garou et sa colère se reporta sur Greyback, celui qui avait mordu Rémus durant sa jeunesse.

Le lendemain matin, Hermione se réveilla de bonne humeur. Malgré le mauvais coup de ses deux amis, elle avait passé une journée très agréable avec Rémus. Elle se dirigea vers la cuisine où Dobby commençait à s'activer pour préparer le petit déjeuner. Elle lui demanda de lui laisser faire à manger et s'installa devant les fourneaux. Le petit elfe de maison lui pria plusieurs fois de le laisser cuisiner mais devant l'entêtement d'Hermione, il dut abandonner et partit faire le ménage dans le reste de la maison. Un quart d'heure plus tard, Rémus entra à son tour dans la cuisine. La vue de son ancienne élève en train de s'affairer autour de la cuisinière lui réchauffa le cœur. Elle ressemblait à une épouse préparant le repas de son mari. Et Rémus aurait donné n'importe quoi pour vivre cette situation jusqu'à la fin de sa vie. Mais il savait qu'il n'en avait pas le droit. La jeune femme méritait de rencontrer quelqu'un de son âge avec qui elle pourrait faire sa vie et fonder une famille. Lui, il était beaucoup trop vieux et pour ce qui était des enfants, jamais il ne prendrait le risque de transmettre son fardeau à un bébé.

Le sourire d'Hermione s'agrandit quand elle aperçu Rémus. Sa présence lui plaisait plus qu'elle n'osait se l'avouer. Elle continua sa préparation du petit déjeuner sans se rendre compte que son ancien professeur s'était approché d'elle afin de lui offrir son aide. Elle fit un bond en arrière lorsqu'elle sentit les doigts de Rémus frôler sa main. Elle perdit l'équilibre et tomba directement dans les bras du loup garou que ne se précipita pas pour la lâcher. Hermione n'avait qu'une envie, celle de rester tout contre Rémus aussi longtemps que possible. Son étreinte protectrice était vraiment agréable. Il se décida finalement à la libérer avant que le petit déjeune ne brule. Ils se regardèrent dans les yeux et eurent un sourire gêné. Tous deux sentaient que la situation pouvait leur échapper à tout instant mais personne n'osait bouger. Leurs lèvres se rapprochèrent tout doucement, chacun savourant cet instant magique. Ils n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et Hermione pouvait sentir la chaleur des lèvres de Rémus.

Alors, que va-t-il se passer ? Suspense ?

Un petit indice, rien ne se passe jamais tout à fait comme prévu...

Je me dépêche de finir le 4ème chapitre alors à bientôt.