TRAUMA

DISCLAIMER : Toujours pareil. Rien ne m'appartient à part cette histoire.

RATING : M

Note de l'auteur : ça va vraiment devenir une rengaine, mais j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop d'avoir tardé à écrire ce chapitre. Bonne lecture !

A Clôtho, merci pour tout.

RAR (en espérant que je n'oublie personne.)

Lemoncurd : Merci à toi, je suis contente que tu ne te soies pas endormie en lisant le chapitre précédent (aie, tire pas les cheveux !) La remarque de Harry est, en effet, assez blessante, mais comme tu le dis, elle a eu l'effet escompté puisque Draco passe son temps à revenir dessus. Il est vrai qu'il pille l'esprit de Draco en lisant le journal, mais c'est quand même un mal pour un bien dans la mesure où cela l'aide vraiment à comprendre Draco et à l'aborder plus sereinement. Il n'a pas su s'arrêter à temps par contre.
Les raisons qui ont poussé Draco à prendre la GHB sont multiples, mais en effet, il ne voulait pas s'expliquer et il ne voulait pas non plus décevoir Karim. Quant au respect pour lui-même, il n'en a aucun vu son comportement. Il passe son temps à dire qu'il ne mérite pas…Cela montre bien qu'il est persuadé d'être quelqu'un de mauvais. Quant à la fin, elle laisse effectivement un goût amer, je l'avais même en l'écrivant. Je te remercie encore pour tout et je te laisse lire la suite. Bisous.

SebVertigo : Sérieusement, il faut que tu arrêtes avec U2 ! Je te remercie Docteur Love (non, je n'arrêterai pas !) pour cette review très intelligente, dans laquelle l'analyse est assez juste (depuis quand tu penses ?) en particulier celle du tatouage et de la haine déplacée sur Draco de Crabbe senior. Tu es un génie et ce n'est pas nouveau alors merci et je te laisse lire la suite. Bisous !

Crazysnape : Merci pour ta review, je suis contente que le chapitre t'ait plu. Harry a été trop gourmand en lisant la moitié du journal. Il aurait dû s'arrêter avant. Ça partait d'un bon sentiment mais, en effet, il va devoir regagner la confiance de Draco. Quant à Crabbe, en fait Draco n'a parlé à personne de ce qui est arrivé, seul Eric a deviné mais c'est tout. Je te laisse lire la suite, en espérant qu'elle te plaira. Bon courage pour tes études de textes et tes écrits.

Alfa : Hello. Je te remercie de me donner ton avis. Je suis désolée si je t'ai fait pleurer, ce n'était vraiment pas le but. Etrangement, j'ai moi aussi eu très envie de pleurer quand j'écrivais la fin du chapitre 8. Je n'ai pas trop compris ce qui s'est passé et peut être que cela s'est ressenti dans mon écriture. Je comprends que lire quelque chose en sachant qu'on va pleurer n'est pas tentant, surtout si certaines choses reflètent trop certains évènements ou ressentis personnels. Encore merci à toi et à plus.

Anagrammes : Pardon de te faire bosser mon caneton ! Et merci pour ton ptit mot. Et oui, j'ai horreur qu'on m'appelle Virg'. Bisous !

Kaorulabelle : Merci beaucoup. Je suis vraiment contente que tu aimes cette fic et j'espère que la suite te plaira aussi. Bisous et bonne lecture !

Onarluca : Merci pour tes encouragements. J'espère que la suite restera à la hauteur. A bientôt.

Arwen94 : Merci pour ta review, je suis heureuse que ce chapitre t'ait plu. Il est vrai que c'est difficile de supporter que quelqu'un entre dans sa vie privée ainsi. D'un autre coté, c'est un mal pour un bien car Harry a vraiment compris l'insécurité affective de Draco. Il lui reste à accepter les reproches de Draco. Quant à l'explication du viol en public, c'est la pire chose qui puisse arriver, je suis d'accord. J'espère que la suite te plaira. Bonne lecture !

Lovely A : Merci beaucoup à toi, je suis contente que le chapitre t'ait plu et que tu « surveilles ton vocabulaire Ariane » lol. Je suis soulagée qu'on n'en veuille pas à ma vie (se repasse le film Misery en tremblant lol), ni à celle des autres auteurs, sinon tu as raison, nous serions tous mortes dans d'étranges conditions. J'espère que la suite te plaira, encore merci et gros bisous !

Love Draco Malfoy : Je te remercie beaucoup. Je suis heureuse que cette fic puisse te toucher et j'espère que la suite restera à la hauteur. Il était clair que Harry ne pouvait pas continuer à lire le journal en toute impunité, et j'ai longuement hésité entre un moment où il avouerait ce qu'il a fait, et un autre où il se ferait prendre sur le fait. En tout cas j'ai essayé d'écrire la suite rapidement, j'espère que tu n'auras pas trop attendu. Bonne lecture.

Vif D'Or : Coucou toi ! Je te remercie de me donner ton opinion sur le chapitre 8, je dois dire que tu fais toujours preuve de bon sens. Je me souviens en effet avoir eu envie de lire ta prose depuis un moment
Je suis désolée de t'avoir fait pleurer (heureusement que je n'ai pas posté pour ton anniversaire finalement !) mais j'avoue avoir aussi eu les larmes aux yeux en terminant le chapitre. Il est vrai que Harry aurait dû savoir s'arrêter dans la lecture mais, comme il l'expliquera, c'est un mal pour un bien, car cela lui a, comme tu l'as remarqué, permis de comprendre mieux Draco et d'identifier ses insécurités. Et, en effet, cela va quelque peu forcer Harry à se dévoiler aussi. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Bisous ma belle !

Lulu : Je te remercie pour ta review. Je suis désolé si ce chapitre t'a démoralisé, ce n'était pas le but, tu t'en doutes. J'avoue m'être aussi sentie submergée en écrivant la fin. Je pense qu'il n'est pas toujours nécessaire de se perdre pour se trouver. Parfois, en prenant le temps d'analyser une situation, un comportement, un ressenti, on peut chercher et trouver, sans avoir besoin de se perdre. En tout cas, c'est ce que je pense, même si parfois, se perdre a du bon…après coup, parce que sur le coup, on n'y trouve que du négatif. A bientôt. Bisoux.

Del84 : Merci beaucoup pour ta review qui m'a encore fait délirer. Je crains également de ne pas tout saisir dans HP6. Si je trouve une histoire d'amour naissante entre Draco et Harry, je saurai que je n'ai rien compris. Lol. Question folie, je me maintiens : j'ai en fond d'écran Draco et Lucius ; en écran de veille le prisonnier d'Azkaban ; sur le mur devant mon lit, l'affiche ciné du HP3 (autant dire que mon chéri apprécie beaucoup). Par contre, je n'ai pas la photo de la voie 9 ¾, dommage. Je trouve ça plutôt marrant que tu puisses surprendre les gens avec ton humour, qui jure un peu avec ton air timide. Pour ma part, j'ai l'air très froide donc quand je blague, les gens ont peur ! lol Je me souviens d'une de mes supérieures hiérarchique (je bossais dans un lycée comme surveillante) qui m'a sorti, au mois de mai : « ah mais, tu as de l'humour ! » (et là tu as envie de lui montrer que finalement, tu n'as pas d'humour et que tu es carrément violente !) Pour ce qui est des écrits, nous sommes pareilles. Je n'aime pas du tout ce que j'écris, je trouve ça fade, sans originalité (si, c'est vrai). Pour Emma Grant, je suis déjà une fan de Left My Heart (et des illustrations qui en ont été tirées) et je suis Surrender The Grey, même si j'aime moins. Je trouve que Harry a fait des efforts colossaux dans Left my Heart, pour être avec Draco et que dans la séquelle, il est totalement différent et Draco se laisse complètement marcher dessus. Pour l'instant, ce n'est que le début et je pense qu'Emma Grant, avec le talent qui la caractérise, va nous laisser sur le cul. Je suis surtout curieuse pour Lucius. (deux semaines plus tard : les chapitres 6 et 7 sont excellents, on retrouve bien l'esprit de Left my Heart, enfin je suis à fond dedans !)
Pour mes fics, il arrive que je m'inspire de choses réelles, comme la clope (l'idée de la clope cassée au lieu de la fumer, c'est un copain de fac qui l'avait eue.) Comme les parents de Karim, ils existent vraiment, sauf qu'ils n'ont pas de fils qui s'appelle Karim (par contre, leurs prénoms sont restés intacts) mais une fille adorable. J'ai pris leur personnalité et j'y ai ajouté le genre de réaction que les parents marocains d'une marocaine née là bas ont eue, lorsqu'elle leur a dit qu'elle était lesbienne. Autour de moi, j'ai beaucoup d'exemples de parents très croyants, qui pratiquent l'Islam de la tolérance et de l'amour et qui ne jugent pas. J'ai aussi les exemples inverses, et comme ces temps ci, on parle surtout d'extrémisme, je voulais rappeler que ce sont les humains qui sont extrémistes, et que tous les humains ne sont pas les mêmes. J'ai des amies qui se traumatisent à l'idée que leurs parents puissent mal prendre leurs vies sexuelles, mais elles sont adultes et en général, les réactions de leurs parents sont surprenantes. Comme Karim est quelqu'un de profondément bon, je voulais montrer qu'il avait été élevé comme ça et qu'il ne craignait pas de communiquer avec sa famille. J'ai un ami français que son père a carrément envoyé à l'hôpital quand il lui a annoncé son homosexualité. L'intolérance n'a pas de frontières.
J'ai beaucoup aimé, dans ta review, le passage ou tu me dis que tu ne fais pas psycho et qu'il faut que les gens puissent développer leur faculté d'écoute (tout à fait d'accord d'ailleurs). Juste après, tu dis, ce que tu penses être une bêtise, alors que c'est ce qu'on dirait en psycho : à savoir que Draco est très présent à travers son absence. En plus, c'est ce que je voulais faire passer, cette omniprésence de Draco dans cette histoire qu'il dévoile au fil des pages, en interaction avec un Harry qui lit et qui réagit comme s'il parlait à Draco.
Je suis contente d'avoir pu te faire apprécier Karim, je l'aime bien personnellement. Pour le moment où Draco admet son homosexualité, je dois dire que je visualisais vraiment la scène et je suis contente que tu l'aies appréciée.
Toutes mes excuses à Flipper le dauphin Je dois dire que je ne suis pas fan des dauphins. J'aime ces mammifères mais je n'ai pas de fascination pour eux (merci mais j'ai une copine qui m'en a écoeuré : son appartement est un musée du dauphin, il y en a partout !). Nous aurons l'occasion de reparler de dauphin dans ce chapitre, alors n'appelle pas la spa !
Comment as-tu deviné que la phrase sur la personne âgée n'était pas innocente ? C'est vrai que je l'ai écrite pour faire un décalage avec la réalité, à savoir qu'on laisse bien trop souvent nos personnes âgées seules. Et si, le justicier des temps modernes et sa monture, c'est bien Michael Knight dans K2000 ! lol
Je n'ai jamais écrit de journal mais j'imagine l'impression horrible que ça doit faire de voir quelqu'un lire des choses qui te sont personnelles. C'est une telle intrusion dans l'intimité que je vois vraiment ça comme une trahison, comme un coup de couteau dans le dos. Dans le cas de Harry, ça partait d'un réel désir de comprendre mais il aurait dû s'arrêter avant (et là, tu me dis « c'est toi qui as écrit qu'il ne s'était pas arrêté, alors ne critique pas » et c'est vrai). En tout cas je te remercie encore pour cette review et j'espère que la suite te plaira. Bon courage avec l'ancien français. Buona notte ! ps : merci pour ta seconde review, je suis d'accord avec toi, ma fin n'était pas sadique et à partir d'aujourd'hui, j'attaque en diffamation tous ceux qui me traitent de sadique. Aaaah, le stress des exams (comme dit la pub où les « étudiantes » ont l'air d'avoir au bas mot 45 ans !) je connais et je déteste, comme tout le monde. Je te souhaite bien du courage pour tes partiels. Je croise tous mes petits doigts (que celui qui n'a jamais croisé les doigts en sachant que ça ne servait à rien me jette la première pierre !). Et la chanson dont tu m'as envoyé les paroles sublimes, elle est de qui ? Pour ta troisième review, bon, ok, Emma Grant a le temps de mettre 20 chapitres en lignes quand j'en mets un (j'ai honte) et je dois dire que l'histoire de Surrender the Grey a pris une tournure passionnante depuis quelques chapitres. Je ne sais pas toi, mais j'aime beaucoup le personnage de Manny, très entier.

Camdark : Merci pour ta review et toutes mes excuses pour t'avoir empêchée de dormir. Comme je suis bricoleuse (mon œil) je vais rafistoler tout ça, fais moi confiance. J'espère que ce chapitre te plaira, il est moins triste, à mon avis. Gros bisous, bonne lecture et dors sur tes deux oreilles cette fois (superbe expression). A bientôt !

Louvegrise : Bonjour ! Je te remercie beaucoup pour ta review. Je suis contente que mes écrits te plaisent, ça m'encourage à continuer. Il est vrai que je coupe à des endroits assez énervants mais si je ne coupais pas, mes chapitres feraient 50 pages et je les mettrais en ligne encore moins rapidement. C'est pour éviter l'attente interminable que j'abrège (et là tu te dis « à d'autres, ne la joue pas à la grandeur d'âme » et je me dis que tu n'as pas tort.) J'espère que la suite te plaira également. Bisous et à bientôt.

Tatunette : Merci pour ta review. Je me suis jetée aussi sur mes doudous quand tu m'as dit que j'étais un monstre. J'avoue que je coupe assez abruptement, mais il faut bien couper quelque part, tu en sais quelque chose. Lol Je ne voulais pas te donner envie de pleurer, même si j'avoue avoir eu un peu envie moi aussi en écrivant la fin du chapitre précédent. Et je suis d'accord, il ne supportera pas le procès sans Harry donc c'est à lui d'ouvrir un peu ses oreilles et à Harry de rattraper le coup ! J'espère que la suite te plaira. Bisous !

Vert Emeraude : Merci beaucoup, je suis heureuse que ce chapitre t'ait plu. Je suis d'accord avec toi, il faut que ça s'arrange et que Harry trouve les couilles de parler. Et on sait que Harry est quelqu'un de couillu, sauf quand il faut s'exprimer. J'espère que la suite sera à la hauteur. Bonne lecture.

Anitamalfoy : Je te remercie beaucoup pour ta review, je suis vraiment contente d'avoir pu t'intéresser à l'univers HP/DM. Lol pour « écrivaine », c'est aussi ce que je dis et, visiblement, mon correcteur d'orthographe ne tilte pas donc ça doit se dire finalement. J'aimerais être écrivaine, mais je ne pense pas être assez talentueuse pour ça. Pour quelqu'un qui parle le français depuis peu, je te trouve très douée. Je dois te présenter mes excuses pour le temps que je mets à écrire mes chapitres. Il est vrai qu'ils sont très longs et que cela me prend du temps. J'ai conscience que l'attente doit être énervante, surtout après le chapitre précédent. En tout cas tu n'as pas rêvé, Draco était bel et bien jaloux de Lucy. Ce qui veut dire qu'il y a des l'espoir. J'espère que la suite te plaira. Bonne lecture et à bientôt.

Tama : Merci beaucoup pour ta review. Je suis très contente que ce chapitre t'ait plu et c'est vrai que Harry est allé trop loin. Il voulait bien faire, mieux comprendre Draco mais il fallait se douter que ça allait lui revenir en pleine figure. A présent il va devoir justifier son geste, et le faire bien. J'ignore encore combien de chapitres cette fic comportera, probablement une quinzaine. J'espère que la suite ne sera pas décevante. Bonne lecture et à bientôt !

Clôtho : Je te remercie beaucoup. Ta review m'a beaucoup touchée, surtout que j'étais encore dans l'état d'esprit de cette fin de chapitre lorsque je l'ai lue. Tout d'abord, ton intuition est bonne, c'est bien un sorcier qui a lu le journal. Reste à savoir à quel moment il va ressurgir. Il est vrai que la fin était assez dure, mais elle était dure à écrire aussi et j'ai failli pleurer (je ne sais toujours pas pourquoi, ce n'est pas mon genre de m'émouvoir sur ce que j'écris. Je crois que je me mets trop à la place des personnages).
Karim est un personnage que j'aime beaucoup et je suis heureuse que tu l'apprécies aussi. Il y a une grande douceur chez lui, un respect immense et je crois que s'il comprenait ce que Draco a fait pour se laisser toucher où il n'en avait pas envie, cela détruirait Karim. J'avoue m'être largement inspirée d'une famille que je connais pour décrire la famille de Karim, pour rappeler qu'on peut être maghrébin et tolérant, l'un n'empêchant pas l'autre. Si Karim est ce qu'il est, c'est parce qu'il a été élevé par cette famille pieuse, mais juste, qui se souvient que la religion, c'est avant tout l'amour. Pour moi, le fanatisme ne doit jamais être une référence. Il est vrai qu'être dans une famille aussi unie, aussi chaleureuse ne peut que rendre heureux mais faire aussi réfléchir, rappeler ce dont on manque. Draco aurait aimé avoir un père comme Mohamed, et cela le rend encore plus amer par rapport à son propre père. Nous avons tous tendance, quand nous sommes enfants, à regarder la famille de la copine et de nous dire « elle est mieux que la mienne » mais cela passe avec l'âge, quand on voit que notre famille est bien. Mais quand notre famille n'est pas assez structurante, rassurante ou tout simplement présente, il y a une sensation de vide, de manque qui reste vivace. En tout cas, c'est comme ça que je perçois la chose.
Quant à Draco et Harry, s'ils ont été intimes, s'ils se sont bien entendus, c'est une chose qui ne peut s'effacer, même après le coup du journal. Reste à Harry à trouver le moyen de montrer à Draco qu'il peut avoir confiance en lui, et de trouver les mots justes, en se dévoilant un peu. C'est ma vision des choses, peut être un peu trop optimiste, mais je pense que rien n'est jamais perdu si on connaît bien qui on a en face de nous et qu'on trouve les mots pour rassurer, pour prouver ce qu'on ressent. Encore faut-il que la personne en face en vaille la peine.
Pour la douleur que cette fic provoque en toi, je pense que c'est un effet cathartique, qu'elle te permet d'évacuer certaines émotions qui sont en toi et qui ne peuvent sortir que de cette manière. En tout cas, c'est l'effet qu'elle me fait à écrire.
Tu vois tout à fait le problème, avec le moment où Draco dit à Harry de ne pas le toucher car il est sale. Effectivement, Draco n'y pense pas toute la journée, contrairement à Harry qui, pour l'instant et tant qu'il n'aura pas pu parler, reste bloqué sur le viol. A ce sujet, Draco réagira assez intelligemment dans ce nouveau chapitre, avec classe et force (selon moi, alors on verra ce que tu en penses).
Pour les règles de Harry, comme tu l'as remarqué, c'était judicieux car il sort du lot. Il montre à Draco qu'il ne fera pas n'importe quoi juste pour coucher avec quelqu'un, et c'est rassurant pour Draco. Comme Draco n'éprouve pas de désir, il peut vivre sans sexe et Harry lui montre que lui, veut juste Draco et pas « Draco qui couche »
Enfin, je vais te laisser lire la suite, en espérant qu'elle te plaira. Bonne lecture et à bientôt. Bisous.

Ilys : Merci beaucoup pour ta review qui m'a fait passer un bon moment (heu…il fallait que je rie, hein ? tu ne vas pas faire de crise de nerfs ? ) C'est vrai que Harry a abusé, il a joué avec le feu mais en s'y prenant bien, il y a moyen de rattraper le coup. Je te laisse découvrir ce qui va arriver, parce que tu as attendu assez longtemps, non ? Bonne lecture et encore merci. Bizz bizzz

Siuki : Merci beaucoup à toi. Et pour info, j'habite…loin. Et oui, ils se battent encore car ils sont incapables de communiquer. Harry a eu tort de lire le journal (surtout de se faire choper avec) mais c'était sa seule façon de comprendre Draco. Il ne se rend pas compte qu'il est aussi peu éloquent que le blond. Il va être obligé de se révéler plus pour recoller les morceaux. Quant à Sirius, il aura du travail, le pauvre. Pour Enyia, je resterai muette, même si tu sais et je sais que ce n'est pas une folle lol. J'espère que la suite te plaira, bonne lecture !
ps : finalement, Caméléon, c'est bien, parce que Michael, ça ne me va pas trop au teint lol.

Zed O. : Merci à toi et toutes mes excuses pour la fin du chapitre. J'étais moi aussi dans tous mes états en l'écrivant, je me mets trop à la place des personnages. Le nouveau chapitre ne sera pas aussi dur (enfin c'est mon opinion ) Je suis contente que cette histoire t'intéresse et j'espère que la suite ne te décevra pas. A bientôt et bonne lecture.

BadAngel666 : Merci pour ta review et pour l'encouragement à l'Avada Kedavra ! lol Je suis heureuse que tu soies toujours touchée par cette fic et je te rassure, le réveil est imminent. J'espère qu'il te plaira ce réveil. Bonne lecture et à bientôt.

Fliflou : Merci pour ta review et pardon d'être une sadique. Je ne sais pas combien de chapitres cette fic comportera. Une quinzaine au moins. Quant à les engueuler à ce point, je comprends que ça paraisse choquant, mais il y a un réel manque de communication entre eux, ils se cachent leur ressenti et il ne peut en résulter que des conflits. Je te laisse lire la suite, pour que tu en saches plus. J'espère que tu aimeras. Bisous !

Shunrya : Coucou my pretty Shun ! Contente que tu soies en forme. Le jour du concours de CPE, j'avais LA grosse grippe et je n'ai même pas réussi à me traîner jusqu'à la voiture. J'ai pas mal pesté mais bon, je me dis que l'année prochaine, je serai deux fois mieux préparée, et vaccinée ! Je te remercie pour ta review, et je dois dire que je suis d'accord avec toi sur le fait que Draco change toujours, qu'il transforme ses dits en non-dits. Chaque parole qu'il confie est regrettée, il craint qu'on s'en serve contre lui. Il ne sait pas comment se situer émotionnellement car il ne se sent pas en sécurité, et s'il se sent en sécurité, il craint que ça change ensuite. Le « pas d'attaches » est venu comme une réaction de fierté et de douleur après que Karim n'ait pas sécurisé Draco par rapport à celui qui lui tournait autour. Ne pas croire Draco quand il lui expliquait ce que voulait Djamel a été une erreur. Lire le journal aussi a été une erreur mais, dans un même temps, ça a permis à Harry de connaître la profondeur de la blessure de Draco.
Quant à Sirius, j'attends patiemment près du téléphone mais pour l'instant, rien. XD (comme si, avec mon caractère, j'allais attendre deux secondes près d'un téléphone !)
J'espère que la suite te plaira, je la trouve moins tendue que le chapitre précédent. Bonne lecture. Bisous !

Petrus : Coucou toi ! C'est avec plaisir que je te retrouve dans cette fic (heu…phrase toute mal construite, on dirait que tu es un perso de la fic…Et puis pourquoi pas ? Un grand gentil loup qui fait des yeux méchants ! ) Je te remercie beaucoup pour ta review dans laquelle tu as encore une fois très bien senti ce que je voulais faire passer, et bien compris les enjeux pour la suite. Sirius aura, en effet, besoin de soutien et les Moldus ne lui seront pas d'un grand secours. Tu es désespérant avec tes questions, parce que tu poses toujours la question à laquelle je vais répondre dans le chapitre…je suis prévisible au final. Sinon tu as bien fait marcher la machine à baffes virtuelles. Pauvre Harry (la fille cours lire son chapitre précédent parce qu'à force d'écrire des engueulades, elle en oublie en route….rouge de honte). Il est vrai qu'il trouve, lui aussi, où appuyer pour faire mal, ou plutôt, il ressort systématiquement des images qui lui ont fait mal.
Pour la lecture du journal, il n'aurait pas dû (ou alors il aurait pu éviter de se faire détecter, mdr) mais c'était vraiment l'opportunité pour lui de connaître mieux Draco, afin de pouvoir l'aborder plus sereinement. D'un autre côté, c'était aussi une barrière, une façon d'en savoir plus sur Draco, sans avoir à lui-même se dévoiler, car s'il avait voulu que Draco lui parle, il aurait dû entamer la conversation et, de ce fait, il aurait dû aborder des sujets qui lui sont encore très douloureux (un jour, j'écrirai une histoire simple, j'y arriverai ! On peut savoir pourquoi ça te fait rire ? Ok, qui je crois tromper ?) Sinon je suis contente que le gros délire de Draco avec Lucy t'ait fait rire, c'était fait pour détendre un peu l'atmosphère, et puis ça permettait à Draco de ne pas avoir à faire le premier pas pour parler à Harry, puisque Harry était obligé de demander des explications.
Je te laisse à présent lire la suite, en espérant que tes petits nerfs tiendront, normalement, ça devrait aller. A bientôt !

Agatha Brume : Hello ! Merci beaucoup pour ta review, elle m'a beaucoup touchée. J'espère que la suite te plaira également. Bisous !

Yami Aku : Coucou ! Je te remercie pour ta review, je suis contente que la complexité de Draco ne te fasse pas fuir, lol. Je crois que c'est officiel, je n'arrive absolument pas à décrire des personnages simples, qui pensent « blanc » quand ils disent « blanc. » Draco est émotionnellement perdu, il n'ose pas assumer son ressenti, il a toujours peur, il cherche à se rassurer n'importe comment. C'est pour cela que son comportement change souvent, il n'est pas ce qu'il montre et, quand tu portes un masque, il t'arrive parfois de l'enlever pour mieux respirer. Par contre, j'ai dû mal présenter la chose car Draco n'appelle pas Karim au secours avec le coup de téléphone, il veut juste lui parler pour recoller les morceaux après que Karim lui ait dit qu'il ne voulait plus le voir. Ça n'a rien à voir avec Harry. En tout cas j'espère que la suite te plaira. Bonne continuation et bisous !

Artoung : Coucou et merci ! Pour le prénom du monsieur, c'est pas moi, c'est Lemoncurd qui a tout manigancé ! lol. Par contre oui, nous nous sommes trompées sur le nom de sa copine. Mille excuses. Je suis contente que le chapitre t'ait plu et que tu aies trouvé mes choix justifiés (surtout le fait que Draco se rende compte que Harry a lu son journal.) Et en effet, écrire sur Harry montrait qu'il y avait besoin d'y penser de temps en temps, de nourrir sa rancune. Par contre, il n'appelle pas Karim au secours à cause de Harry (tout le monde l'a cru). Il l'appelle juste pour recoller les morceaux entre eux, parce que Karim ne veut plus le voir et que ça lui fait mal. Pour le prénom de la fille, c'est changé. Je suis heureuse que tu aies vu mon effort, car j'étais tentée d'écrire que Draco appelait Mc Go à la rescousse. Je voulais aussi mettre Dumbledore comme réceptionniste mais j'ai été forte. Je m'étais promis de faire une fic sans eux, sans leur amour si pur, si rempli de bonbons offerts élégamment. J'espère que la suite te plaira, tu découvriras si j'ai tenu le coup sans parler de mon couple favori. Bisous !

Crackos : Merci beaucoup pour ta review, je suis heureuse que tu aies aimé ce chapitre. Il était certain que la découverte de Harry lisant le journal était obligatoire (question de justice). Personne n'aurait pu réagir tranquillement en voyant cela mais comptons sur Harry pour rattraper le coup. J'espère que la suite te plaira aussi. Bisous et bonne lecture.

Chris 52 : Merci pour ta review toujours aussi dingue ! Tu as bien lu la fin, désolée. Harry, ne me donne pas d'ordres ! Draco, le suicide n'est pas la solution ! Chris, je prépare une suite moins pas belle, ne me trucides pas ! A part ça je ne sais pas quoi dire, parce que tu m'as intriguée avec cette surprise et je suis une vraie gamine, quand on me dit « surprise » je trépigne, je ne pense plus qu'à ça. C'est Noël ! Bisous et je vais attendre la surprise en me rongeant les ongles !

Quiproquo : Merci pour ta review, et merci à Artung et Baud pour le gentil coup de pub. J'espère que tu auras aimé ce que tu as lu. A bientôt !

Chris : Merci beaucoup pour ta review (et pour le dessin, encore merci) Je crois, en effet, que fragile est le mot qui correspond à ce chapitre. Chaque avancée est hésitante, même si Harry sait ce qu'il veut et qu'il le dit. Pour l'écriture des confessions, je dois dire que j'ai énormément de mal à les écrire, car je me mets dans la peau de Draco, et cela me fait assez mal. En finissant le chapitre précédent, j'avais envie de pleurer, c'est bien la première fois que ça m'arrive. Je ressentais la trahison comme si quelqu'un avait lu mon journal (or, c'est idiot, puisque je n'écris pas de journal en réalité et que je savais depuis le début que Harry allait le lire.) Je crois que je n'aurais jamais pu ouvrir le journal de quelqu'un, mais Harry cherche des réponses (le pauvre, il en cherche depuis ses 11 ans). Il veut vraiment comprendre le fonctionnement de Draco (d'ailleurs il a compris que tout était une question d'insécurité émotionnelle) même si cela le détruit de lire certaines choses. Il reste cependant assez fort pour faire des remarques à Draco, histoire de se protéger et, surtout, de lui faire un effet « électrochoc. » Draco n'est pas habitué à ce qu'on lui réponde après avoir été avec Charlie. Harry a, en effet, énormément besoin d'être rassuré lors de leurs échanges, c'est d'ailleurs pour cela qu'il a toujours besoin de toucher Draco, de lui montrer qu'il est là. Il cherche un réconfort auprès de la personne qui, sans le vouloir, lui a fait le plus de mal (quand il s'est fait passer pour mort) Bien entendu, il le désire, mais c'est un désir intellectualisé, dirons nous. Ça n'a rien de vraiment physique. Contrairement à Olivier qui éprouve du désir face au corps trop maigre de Draco, Harry a mal en le voyant. Je pense que tu as tout à fait raison sur l'importance des relations sociales pour Draco. Il a besoin de savoir qu'il n'est pas aussi mauvais qu'il le pense et Harry l'a tout à fait compris.
La famille de Karim est, en effet, la raison pour laquelle il donne aussi facilement. Savoir que Draco s'est servi de GHB le détruirait certainement.
La magie n'a, effectivement, pas une place importante pour l'instant, tout simplement parce que Draco est au centre de l'histoire et qu'il s'éloigne constamment du monde la magie. Il craint de s'immerger dans son milieu d'origine car tout le monde connaît ce secret qui lui fait tant honte. Il préfère rester du coté Moldu. Avec le procès et les ennuis de Sirius, Draco va devoir arrêter de se cacher. Quant à la lumière blanche, elle ne joue aucun rôle prépondérant dans l'histoire, sa place est minime. On verra qu'Hermione a une explication assez différente de celle de Draco. Celle de Draco reste de l'ordre du conte pour enfant, comme on nous fait croire que le prince charmant existe. Pour moi, une âme sœur n'est pas quelqu'un qui nous est destiné, c'est quelqu'un qu'on trouve et qui n'est pas forcément l'amoureux ou l'amoureuse. C'est quelqu'un capable de rire avant même que vous ayiez sorti la blague, qui sait que ça ne va pas même si vous offrez au monde un sourire radieux. Draco a donc la même crainte que toi car il ne croit pas du tout à ces histoires. Ici, je voulais montrer que Harry était plutôt satisfait de cette explication, c'est celle qu'il aimerait voir exacte. Je te laisse lire la suite, au lieu de raconter ma vie. J'espère que la suite te plaira. A bientôt !

Liana : Merci beaucoup. Je suis très contente que cette fic te plaise. J'espère que la suite ne se sera pas trop fait attendre et qu'elle te plaira. Bonne lecture et à bientôt.

Ariane Maxwell-Shinigami : Merci pour ta review, j'ai adoré le « Harry est trop pas discret » lol. Ne désespère pas, tout arrive un jour. Alors, malgré les épreuves, ils seront ensemble. J'espère que la suite ne te décevra pas. Bisous et bonne lecture.

Melusine2 : Merci pour ta review. La raison pour laquelle on ne s'occupe pas trop de Ron et de son ressenti, c'est parce qu'il a Luna avec lui, il a quelqu'un à qui parler tous les jours, contrairement à Harry, Draco ou Sirius qui ont du mal à accorder leur confiance. Quant à Draco, le but n'est pas qu'on s'apitoie sur lui, surtout pas. Le but est qu'on le comprenne et qu'on comprenne aussi que l'entourage d'une victime souffre aussi, comme Harry. Et pour l'envie de lui foutre des baffes, je te rassure, tu n'es pas la seule. lol. A bientôt !

Alucardia : Coucou et merci beaucoup ! Je suis vraiment très contente que mes fics te plaisent, et que tu planes sans être chimiquement aidée (n'est ce pas Draco ? ) Je suis désolée d'avoir terminé le chapitre précédent sur une telle note négative, mais visiblement, ça ne te rebute pas au point d'arrêter de me lire, alors ça me soulage. Je suis étonnée du nombre de personnes qui sont intéressées par mes histoires, je n'imaginais pas pouvoir toucher plus de 5 personnes, sans fausse humilité. C'est très gentil à toi d'encourager les fans de HP à me lire, et pour ça je vais te faire une révélation sur la suite de la fic : même si elle est assez dure, elle finira sur du positif, car je crois que les victimes d'abus sexuels peuvent se réapproprier leurs vies et être heureuses. Comment ça ce n'est pas un scoop ? lol. En tout cas j'espère que la suite te plaira. Bisous et à bientôt.

Shetane : Merci et pardon pour cette fin horrible. Mais tu as raison, c'est aussi ce que je pense : si on fait quelque chose de répréhensible, il faut qu'on se fasse choper. Mdr, en effet, la fic porte bien son nom (et je trauma tout le monde en plus, aie, j'arrête). Les choses ne sont pas aussi terribles qu'elles en ont l'air, car Harry va réagir rapidement. Le chapitre précédent était une transition, entre le moment où Draco passait plus de temps chez les moldus, et le moment où il va être obligé de se mêler un peu plus au monde de la magie.
Par contre, Draco est jaloux, et bien jaloux, c'est plutôt une bonne nouvelle, non ? Il fallait voir le positif dans le chapitre précédent. Lol. Oui, ok, il n'y en avait pas tant que ça. Je te laisse lire la suite, en espérant qu'elle ne te décevra pas. Bisous et à bientôt !

Ange de un cisme : Merci beaucoup pour ta review. Je suis contente que le chapitre t'ait plu malgré la fin des plus négatives. Tous deux sont en souffrance mais les choses…je ne dis rien, je te laisse découvrir la suite par toi-même, en espérant qu'elle te plaira. Bonne lecture et à bientôt.

Whizzbee : Merci beaucoup pour ta review qui m'a beaucoup touchée, car tu as tout à fait saisi ce que je voulais faire passer. En plus, nous avons la même opinion sur Sirius (je sens que le 16 juillet, je vais lire à toute vitesse, juste pour en savoir plus sur Sirius, parce que je l'adore) C'est un personnage passionnant et qui a tellement souffert sans se plaindre, qu'on ne peut qu'espérer le meilleur pour lui, alors forcément, quand JKR l'a fait passer sous l'arche, ça m'a fait un choc. Je pense qu'il est toujours prêt à se sacrifier pour ceux qu'il aime et c'est ce que je voulais souligner dans cette fic, cette incroyable abnégation. Il est arrivé tout en haut socialement, en étant Ministre, mais ça n'a aucune importance pour lui. Tout ce qui compte, c'est Harry et Draco. Il savait qu'il aurait des ennuis en faisant revenir Draco mais ça ne l'a pas arrêté. Juste pour savoir : dans le tome 5, quand Molly fait l'allusion à Azkaban quand elle se dispute avec Sirius pour ce qu'elle pense être « le bien de Harry », tu n'as pas eu envie de rentrer dans l'histoire et de la vanner bien correctement ? J'ai trouvé incroyable que personne n'ait relevé ce que je considère comme une insulte, alors que Sirius est un innocent qui a été emprisonné à tort pendant plus de 10 ans ! Lui reprocher son emprisonnement était minable, selon moi…Bon, c'était le cri du cœur, désolée pour le débordement.
Tu as tout à fait raison quand tu dis que Draco se rend compte de ce que Harry attend de lui, de la relation qui pourrait exister entre eux. Harry l'a compris et c'est pour ça qu'il lui fait remarquer qu'il a peur de l'intimité qui existe entre eux. C'est pour cela qu'il a voulu brancher Harry avec Lucy, même si ça l'a rendu jaloux, mais, dans le même temps, il refuse de voir l'évidence, il érige des barrières. Harry est celui qui lui parle sans craindre ses réactions, il dit ce qu'il a envie de dire et, si Draco le prend mal, il s'excuse ensuite et ils en parlent. Les autres font l'inverse : ils essayent d'aplanir les choses avant qu'elles n'explosent.
Ne te sens surtout pas stupide de faire de la psycho sur les personnages, car je trouve que c'est tout à fait passionnant d'avoir ton avis sur le sujet, sur l'évolution ou non des persos. Marie a de la chance de pouvoir bénéficier de ton avis direct, c'est toujours une aide précieuse d'avoir des gens avec qui parler de ses histoires, on a un avis franc qui permet d'approfondir certaines choses etc…
Je vais arrêter et te laisser lire la suite. Encore merci, et bonne lecture. Bisous.

Damien : Merci beaucoup. Une fois encore, tu as tout compris, tu as vu juste, je n'ai rien à dire ! (je vais devoir me mettre à écrire cette histoire, rien que pour toi alors ) Tu as raison, je mène mon histoire comme bon me semble, et la suite est déjà décidée et elle ne sera pas influencée. Je crois aussi que si Karim savait pour la GHB, il s'en voudrait à mort. Là j'ai l'air bête parce que je ne sais pas quoi dire, tu as déjà tout dit ! Je vais devoir commencer une certaine fic, puisque je te dois un cadeau - Gros bisous et merci pour tout.

Elaya : Coucou. Je te remercie beaucoup pour ta review. Tu as été très claire en parlant de ma manière d'amener les choses. Si certaines remarques t'ont fait marrer, c'est tant mieux car j'ai voulu mettre un peu d'humour pour que l'atmosphère de la fic soit moins lourde, et parce que, même quand ça ne va pas, on peut toujours rire de certaines choses. En effet, au début, Harry se laissait complètement dépasser par les évènements, surtout par Draco. Il était totalement sous le choc du retour de celui qu'il croyait mort et il avait tellement peur de le perdre à nouveau qu'il essayait de ne surtout pas provoquer de disputes. Mais en avançant dans le temps, il redevient lui-même, plus mordant, franc, et il sait que qu'il provoque des disputes, il y a toujours moyen d'établir un dialogue avec Draco pour arranger les choses. Il a compris que Draco n'était pas totalement fermé.
Draco se sent apaisé par les orages. Il est fasciné par leur force, il leur trouve de la beauté. Quant aux chaises, il préfère se démarquer en s'asseyant ailleurs. C'est une manière de tenir les gens à distance, en n'agissant pas comme eux. Quant au tatouage, j'ai une idée en tête, elle n'est pas précise et je serais incapable de la dessiner, mais, pour te donner une idée, c'est un dragon teinté de vert, dans le style des représentations asiatiques. Pour finir, je ne pense pas que les schtroumpfs soient totalement sectaires. Je ne suis pas folle de l'idée qu'ils s'en réfèrent toujours au patriarche avant d'agir, mais c'est mon point de vue d'adulte. Comme c'est un dessin animé pour enfants, quelque part, ça rappelle aux petits qu'il faut écouter ses parents. Mais ça m'amusait d'imaginer Draco totalement hypnotisé par la télévision, puisqu'il ne la connaissait pas avant, en train d'analyser bien consciencieusement les Schtroumpfs, et faisant rire tout le monde avec ses théories. Il me reste à te souhaiter une bonne lecture, en espérant que la suite te plaira. Biz et encore merci.

Demoiselle Altanien : Merci pour ta review et tes encouragements. Il est vrai qu'écrire une telle fic n'est pas chose aisée car l'investissement émotionnel est assez fort. Le nœud serpent/gryffondor est en train de se dénouer, donc il y a de l'espoir. J'espère que la suite te plaira. Bonne lecture !

Bubblegum712 : Bonjour et merci pour ta review. Je suis démasquée ! En effet, j'écris le plus souvent mes réponses aux reviews dès que je les reçois, c'est pour quoi certaines choses datent un peu. Je préfère répondre au fur et à mesure car je suis encore dans l'esprit du chapitre, alors que si j'attends, je suis dans celui d'un autre chapitre, d'une autre fic et mes réponses sont moins précises. Les petites cicatrices peuvent être dissimulées sous de la couleur. Dans le cas de Draco, c'est une trace de dents, ce n'est donc pas une grosse cicatrice. J'ignore si on peut masquer des cicatrices plus conséquentes.
La réaction de Draco…Je vais te laisser la découvrir. Pour le jeûne, j'ai du mal à concevoir qu'on puisse se laisser mourir de faim, mais je comprends ceux qui le font, qui reportent leur douleur morale sur leur corps. C'est souvent bien plus fort qu'eux, c'est une compulsion. J'espère que la suite te plaira, tu verras si je maltraite toujours les personnages (mais c'est pas moi, c'est Crabbe !) Plein de réussite pour tes compétitions de natation. Bye.

Dmoniac Cat's : Merci pour ta review, je suis vraiment contente que ce chapitre t'ait plu. Le journal de Draco était une partie très difficile à écrire car j'ai dû vraiment m'imaginer dans sa peau, dans sa vie, et ça prend pas mal d'énergie. En tout cas je suis contente si tu as ressenti ce que je voulais faire passer. J'espère que la suite ne sera pas décevante. Bizous et bonne lecture.

Maira : Je te remercie beaucoup pour ta review et je suis contente que tu aies été sensible aux extraits du journal. J'y ai passé énormément de temps, pour me mettre vraiment à la place de Draco et pour retranscrire son ressenti, alors si ça t'as touchée, je suis heureuse. Quant à Harry, je te laisse voir s'il a réussi à rattraper le coup (non, la fic ne finira pas avec Harry et Draco brouillés, lol). Bonne lecture et à bientôt !

Galou : Merci beaucoup à toi, et à ton amie qui t'as conseillé cette fic. Je suis heureuse qu'elle te plaise. J'espère que tu ne t'es pas fait attraper en train de la lire en cours. Karim est un personnage qui me tient à cœur, et je suis contente qu'il t'ait touché aussi. C'est un peu l'ami dont on rêverait tous, franc et pas envahissant, compréhensif mais refusant d'être complice de notre chute. J'espère que la suite ne te décevra pas. Bonne lecture !

Saina : Merci beaucoup pour ta review. En effet, Draco ne montre rien de ses sentiments et on a du mal à savoir s'il en éprouve ou pas, autres que de l'amitié. Harry ne pensait pas trahir Draco en lisant son journal (là, ok, il est un peu concon parce que je doute qu'une seule personne sur terre prenne bien le fait qu'on mette son nez dans un journal) mais, tu as tout à fait raison, ils devaient en passer par là pour ouvrir une communication. Car si Harry trouve que Draco ne parle pas beaucoup, on remarque que lui non plus, ne dit rien.
Voici donc le nouveau chapitre, que j'aurais pu nommer « Règlements de comptes à ok Corral » mais je suis retenue. Bonne lecture Blackmailer !

Mily Black : Merci pour ta review, je suis heureuse que cette histoire t'ait touchée. Je dois dire que je l'ai écrite car j'étais fatiguée de lire des fics anglaises dans lesquelles Draco se faisait agresser et oubliait en deux jours. Je voulais explorer une vision possible du traumatisme que peut engendrer une telle agression, sans pour autant dire que c'est la seule façon possible de réagir. Une multitude de personnalités différentes donne bien entendu, une multitude de réactions différentes. J'espère que la suite te plaira. Bisous et bonne lecture !

Quiproquo : merci beaucoup, désolée pour la fin du chapitre et pour la nuit blanche. Je suis heureuse que cette fic t'ait touchée. En effet, Draco a peur de l'intimité, et ses relations éphémères avec les hommes le souillent et le réconfortent en même temps. Il est très contradictoire mais tout a un sens dans sa façon d'agir. En passant pour l'ordure, il met une distance entre lui et ceux qui voudraient l'aimer et vivre avec lui.
Pour la prévention, j'essaye de faire passer quelques petits rappels, c'est vrai. La GHB est une drogue qui me dégoûte vraiment et je voulais souligner ses méfaits. Pareil pour la drogue et le préservatif : je voulais vraiment faire la part des choses entre le monde sorcier, et Draco qui couche à droite à gauche avec des sorciers et qui consomme des drogues, et notre monde réel, où Draco tombe dans notre quotidien, celui où la drogue peut rendre les gens accros et où il faut se protéger contre les infections sexuellement transmissibles.
En ce qui concerne Karim, c'est un personnage que j'aime aussi beaucoup, car il est vrai, il a des réactions assez justes. Pour Harry, tu vois exactement ce que je voulais faire passer avec le journal : il n'aurait pas dû le lire même si ça lui permet de mieux comprendre Draco, il reproche à Draco d'être fermé, mais lui non plus ne parvient pas à s'ouvrir. Le journal est l'évènement qui va débloquer la situation et commencer à les mettre sur un pied d'égalité. Draco va pouvoir laisser exploser sa colère contre Harry et Harry…je te laisse lire lol.
Draco pense effectivement que s'il n'avait pas été Draco, Harry l'aurait sauvé. Il pense que s'il s'était agi de Ron ou Hermione, Harry aurait bougé. Il faut savoir que Draco est dans un état d'esprit où il se sent coupable pour ce qui est arrivé. Il pense que s'il n'avait pas été aussi mauvais avec Crabbe et Goyle, aussi mauvais au Quidditch, aussi méchant avec Harry, rien ne serait arrivé. Il porte la charge de sa culpabilité et il pense que c'est de sa faute, si Harry n'est pas venu. Il n'imagine pas que Harry aurait tout donné pour pouvoir le sauver. Je développerai cela d'ailleurs donc je te laisse lire au lieu de tout te dire.
Dernière chose, ce n'était pas chiant de te lire ! J'espère que la suite te plaira. A bientôt.

Raya245 : Merci beaucoup pour ta review, je pense que tes questions étaient très bien vues, et je vais essayer d'y répondre sans en oublier en route. Tout d'abord, tu as mis le doigt sur quelque chose d'essentiel : en effet, Harry ne se livre pas du tout, même s'il a l'impression de le faire. Ses non dits et ses explications à demi mots ne sont pas sécurisantes au final, car il ne communique pas autant qu'il le pense. Il reproche à Draco d'être fermé mais lui aussi l'est. Il n'a pas envie de partir, tout simplement parce qu'il ne veut pas perdre Draco. Il prend cependant des risques, en envoyant des remarques qui pourraient faire fuir Draco, car il n'est pas prêt à se laisser marcher sur les pieds. Quant à Sirius, nous verrons qu'il a effectivement voulu que Harry se fasse suivre par un psychologue, mais que Harry a préféré ignorer son conseil, car tant qu'il éprouvait de la douleur à la perte de Draco, cela gardait Draco en vie, en lui. Quant au suicide, non, Harry n'a pas voulu en finir. Il s'est laissé dépérir, car plus rien n'avait d'importance pour lui, mais il n'était pas dans la pulsion de mort.
Je suis navrée de t'avoir tenue éveillée aussi tard, et j'espère que ce chapitre te plaira, en milieu de journée Bonne lecture.

Omi : Je te remercie pour ta review, tes commentaires étaient très intéressants. Ce qu'il faut savoir avec Draco, c'est qu'il n'a pas envie d'être aidé. Donc plus les gens essayent de l'aider (comme Charlie, Olivier…) et plus il se ferme, plus il devient compliqué de l'atteindre. Pour l'aider, il faut être vrai avec lui, ce qui est le cas de Karim, et de Harry. Karim connaît plus les réactions de Draco, il l'aime beaucoup, mais il ne craint pas de le perdre, et c'est en lui disant qu'il ne voulait plus le voir, qu'il l'a aidé. Nous verrons comment dans ce chapitre. En fait, Draco a du mal à se situer psychologiquement. Il est très compliqué, il s'aime et se déteste à la fois et c'est pour cela qu'il agit parfois de manière contradictoire. C'est dans l'affectif qu'il est le plus perdu. Il est terrorisé par ce qu'il ressent, et il ne pense pas être quelqu'un d'assez bien pour Harry ou Karim. Tant qu'il gardera son secret comme quelque chose de honteux, il ne pourra pas aller bien. Alors il reporte la douleur de son esprit, sur son corps en prenant des drogues etc…Je suis très triste pour ce qui arrive à Hamin, c'est toujours difficile de savoir que quelqu'un qu'on aime, même si on le connaît peu, est en souffrance. J'espère que les choses s'arrangeront pour lui et qu'il sera bien entouré de gens qui cherchent à l'aider plutôt qu'à le juger.
Je te laisse à présent découvrir la suite. Bises

Oxaline : Merci beaucoup pour ta review. Je suis morte de rire car, en effet, j'attendais un « sadique, méchante…. » alors sur ce coup là, je t'adore ! lol Tu as tout à fait raison, je ne pouvais pas passer à coté d'une telle situation, Draco découvrant que Harry lit son journal, mdr. En fait, c'est surtout parce que je ne conçois pas qu'on puisse se permettre de lire le journal de quelqu'un dans la réalité alors je voulais que le petit fouineur soit démasqué (ok, c'est moi qui l'ait fait fouiner, là je n'ai rien à dire pour ma défence.) Je te rassure, si la fin réservait son lot d'émotion à la lecture, c'était pareil à l'écriture. Je me suis traumatisée toute seule ! lol
Mdr, oui, si le « surveille ton vocabulaire » reste coincé dans la gorge de Draco, c'est qu'il est vraiment blessé. Quant à la télé, j'imaginais bien le sorcier pur sang (heu…) qui découvre ça et qui se goinfre de tous les programmes possibles, même les plus insignifiants. Ça m'amusait de me dire que Draco devant X files, ça devait être quelque chose (le sorcier qui rigole car Mulder croit aux extra terrestres !)
Mdr, en effet, Harry n'avait qu'à pas lire s'il ne voulait pas les détails ! Il est jaloux…Comme Draco est jaloux de la réceptionniste. Encore une preuve de son manque de confiance en lui et de sa peur : il veut jeter Harry dans les bras de la réceptionniste malgré sa jalousie.
En effet, Draco nie l'histoire des âmes sœurs, cela lui fait peur car il craint que Harry se sente obligé de rester près de lui à cause de ça. Il existe une autre explication pour la lumière blanche entre eux, chacun choisira l'explication qu'il préfère. Personnellement, je préfère la deuxième, et Harry, forcément, préfère la première ! lol
L'histoire du Ramadan de Karim a été amusante à écrire, je le voyais bien refuser de casser le jeûne (alors que lorsqu'on est malade, on doit se nourrir.) et devenir délirant. J'imaginais trop bien la tête de Draco lorsqu'il se faisait mordre ! lol D'un autre coté, on a la différence très marquée entre Karim qui jeûne par religion, parce qu'il est en recherche de spiritualité, et Draco, qui ne mange pas parce qu'il ne sait pas exprimer sa souffrance.
Oui, je sais, il y a plein de petits messages cachés (pas tant cachés que ça d'ailleurs) dans ma fic ! Je te laisse lire la suite, en espérant que tu n'auras pas trop attendu et qu'elle ne sera pas décevante. Bisous !

Wyneak : Merci beaucoup pour ta review. Je suis très touchée que cette histoire t'ait intéressé. J'ai essayé d'aborder une des réactions imaginables après un tel viol, mais bien entendu, chaque personne réagit différemment. J'ai essayé de voir comment quelqu'un d'aussi fier et sûr de lui que Draco aurait pu être marqué par cela. Il est vrai que le sujet est assez difficile et c'est justement parce que je voulais lire quelque chose où le ressenti était pris en compte, plus que l'histoire sordide en elle-même, que j'ai fini par écrire cette fic. Je publies de manière assez anarchique, parce que les chapitres sont longs à écrire et qu'il me faut toujours un temps d'adaptation pour me remettre dans les personnages. J'espère en tout cas que la suite ne te décevra pas. Encore merci et à bientôt. Bizous bizous.

Syl2Sy : Merci beaucoup pour tes reviews. Je ne suis pas certaine que Harry soit aussi con que ça, disons qu'il a un peu dépassé les bornes. Je te laisse lire la suite et j'espère qu'elle te plaira. Bonne lecture !

Angel452 : Merci beaucoup pour ta review. Mdr, je trouve les schtroumfs légèrement sectaires mais c'est un point de vue d'adulte. Je pense que les enfants y voient l'interdit, la nécessité de s'en référer à un adulte avant d'agir. Un peu comme les contes de fées. C'est vrai que j'ai regardé il y a peu de temps et je me suis demandée pourquoi je les aimais tant quand j'étais petite ces petits lutins joyeux. Lol. C'est certain que le genre d'histoires dans lesquelles Draco devient gentil par amour pour Harry, ce n'est pas pour moi. Je préfère exploiter d'autres idées, des évènements qui auraient forcé Draco à se retrouver en position de faire un choix et qui l'auraient amené à se remettre en question. Les histoires mignonnes, j'apprécie de les lire mais je suis incapable de les écrire. Quant à Harry, je voulais exploiter un peu plus sa difficulté à communiquer, qu'on sent déjà bien dans les livres. Il veut que Draco parle mais il est lui-même le dernier à ouvrir la bouche, ça ne met pas en confiance. Par contre, j'essaie au maximum de ne pas tomber dans le dramatique à outrance, car je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières, je veux juste faire un peu réfléchir à certaines choses. L'humour est là pour alléger le ton et pour montrer que même après ce que Draco a vécu, il n'est pas traumatisé à mort, comme dans le cliché, où il se renferme, pleure sur son sort etc…
En tout cas je suis ravie que cette histoire te plaise et j'espère qu'il en ira de même pour la suite. Bisous et à bientôt.

Ficka : mdr, voici la suite, et merci beaucoup !

Gwen222 : Wow, alors là merci beaucoup car je crois que, sans vouloir m'assommer de compliments, tu m'as fait le plus beau de tous. On ne m'a jamais dit que ma fic valait un livre, alors je dois avouer que je suis restée toute rouge et toute heureuse devant mon ordinateur. Je suis très heureuse que cette histoire puisse te toucher et j'espère que la suite ne perdra pas en qualité. A bientôt et bonne lecture !

L'ange de l'apocalypse : Merci beaucoup. J'espère que la suite te plaira et que tu ne m'en voudras pas trop pour la fin du 8eme chapitre. Bonne lecture et à plus !

SamaraXX : Hello ! Je te remercie pour ton message qui m'a beaucoup touchée. Je suis tout à fait d'accord avec toi en ce qui concerne certaines fics sur le viol d'adultes. J'avoue ne pas vouloir lire celles dans lesquelles ce sont Harry ou Draco petits qui se font violer (c'est fou comme Lucius Malfoy peut violer son propre fils dans un nombre considérable de fics anglaises.) Quant à Karim, c'est vraiment un personnage auquel je me suis attachée. Comme tu le dis si bien, rares sont les personnages maghrébins homosexuels et je trouve cela dommage. On m'a dit que la réaction des parents de Karim n'était pas très crédible, du fait de leur religion. Or, c'est exactement la réaction qu'ont eu les parents marocains, vivant au Bled, d'une amie à moi. Comme quoi, il ne faut pas se laisser influencer par ce que nous montrent les médias, qui ont tendance à nous présenter les gens du Maghreb comme des néanderthaliens. Je sais qu'il est difficile pour un jeune homosexuel dans les quartiers dits « sensibles » mais cela ne signifie en rien que sa famille va le rejeter. Les copains, peut être, et surtout si cela les renvoie à leurs propres pulsions homosexuelles.
Je suis vraiment très heureuse que tu soies sensible à ma façon de parler de certains sujets dans la fic. J'essaye d'être assez réaliste dans les sujets que j'aborde, et de montrer l'homosexualité à travers l'amour que les hommes peuvent se porter plutôt qu'à travers des considérations bassement sexuelles. Je suis également hétérosexuelle, très à cheval sur l'égalité et c'est pour cela que je me suis mise au yaoi. Pour montrer des histoires d'amour parfois contrariées, sans ce navrant cliché du dominant et du dominé dans une relation homosexuelle, cliché qu'on retrouve rarement dans les histoires hétérosexuelles. Quant aux réponses aux reviews, je trouve tout à fait normal de rendre hommage aux lecteurs qui me donnent de leur temps en prenant la peine de me laisser un mot. En tout cas j'espère que la suite te plaira, le ton change en cours de chapitre. Encore merci pour tes encouragements et à bientôt. Bizzzz.

Lee-NC-Kass : Coucou les petites rongeuses ! Je vous remercie beaucoup, et, une fois encore, je suis désolée de vous avoir fait pleurer (un jour, j'arriverai à écrire une fic comique, promis !) J'aime beaucoup votre expression « choupi » je la réutiliserai. Lol. Quant au luxe lance aussi un regard en coin à Draco.
Vous avez tout à fait raison : s'ils se balancent des horreurs à la figure, c'est parce que c'est le seul moyen qu'ils ont trouvé de communiquer. Watah ! Vous avez un Live Journal ? J'en ai ouvert un aussi et, on ne rit pas, je suis incapable de m'en servir ! ptdr. En parlant de journal, oui, c'est vrai, Harry a été trop loin et, comme vous, je n'aimerais pas qu'on me fasse un coup pareil. Mais cela va leur permettre d'arrêter de se hurler dessus et de communiquer réellement, vous verrez dans le chapitre (et cette fois, je suis persuadée que vous n'allez pas pleurer, j'ai pris garde d'éviter tout ce qui pourrait être trop difficile) Il est vrai que Harry, en lisant le journal, s'est fait souffrir en découvrant les aventures amoureuses de Draco. C'est un peu comme ces gens qui sont trompés par leurs conjoints et qui ont besoin de voir le visage de l'autre, même si ça doit leur faire mal.
Quant au fait de prendre de la GHB, vous avez raison : Draco ne se respecte pas, et il ne respecte pas Karim. En faisant cela, il force Karim à le forcer, et cela ne lui plairait sûrement pas s'il l'apprenait. Mdr, oui, la réceptionniste est cruchotte, c'est fait exprès. Je comprends que vous ayez du mal à concevoir qu'on puisse coucher à droite et à gauche sans amour, mais c'est quelque chose qui est tout à fait faisable : même si Harry aimait Draco quand ils ont couché ensemble, Draco, lui, se contente de fermer son esprit et de ne plus le rattacher à son coprs, ainsi il peut avoir des relations sexuelles sans amour. Et puis, comme il ne se respecte pas, il ne voit pas d'inconvénient à se perdre dans des bras inconnus.
Pour la fin, je ne vous contredirai pas, elle est horrible, en effet. J'ai même eu envie de pleurer en l'écrivant, c'est la première fois que ça m'arrive. Je vous laisse lire comment les choses ont tourné entre eux en espérant que cela sera intéressant à vos yeux. Gros bisous et bonne lecture.
ps : bravo pour le rongeage de crayons, c'est toujours mieux que les ongles, les doigts ou les lèvres. J'espère que vous vous tenez toujours aux crayons. Pour la gerbille, oui, c'est un petit rongeur avec une petite queue touffue, qui a des airs de petit écureil.

Lily.B : Merci à toi, je suis heureuse que cette fic te plaise. Pour la suite, je suis désolée d'avoir mis tant de temps à l'écrire. Il faut dire que le chapitre est long (long ne voulant pas dire « bon » on peut s'attendre au pire lol) Un Sirius/Karim ? Ça ne m'avait même pas effleuré l'esprit. Karim va effectivement avoir quelqu'un d'autre, mais ce ne sera pas Sirius (tadam !) Je te laisse lire la suite, en espérant qu'elle sera à la hauteur. Bizzz

Dark Lizard : Merci d'avoir pris le temps de me laisser un petit mot. Je suis heureuse que cette histoire te plaise toujours et que le ton employé te semble juste. Il est vrai que Draco a la fâcheuse tendance à envoyer des coups de pieds pour tout détruire quand les choses s'arrangent. Cela vient de sa peur d'être trop intime avec les autres et de voir sa confiance trahie une fois de plus. Quant à Harry, il est curieux de nature, alors il a voulu jeter un petit œil furtif dans le cahier, mais à partir du moment où il a commencé à lire, cela a tourné au masochisme mental plutôt qu'au voyeurisme. Le fait de connaître l'histoire de Draco lui fait mal et plus il a mal, plus il continue. Il est vrai que cela permet aussi à Harry de comprendre certaines choses au sujet de Draco, en particulier sur ses tendances anorexiques qui n'ont rien d'une atteinte à sa propre personne, mais qui reflètent en réalité son besoin de ne plus penser, de reporter la souffrance sur le corps plutôt que dans l'esprit. Je te laisse lire la suite, en m'excusant pour le long délai. Bonne lecture et à bientôt. Bisoux

Slydawn : Merci beaucoup. Voici la suite, avec toutes mes excuses pour le long délai entre les deux chapitres. Bonne lecture.

SithGirl : Bonjour  Et merci d'avoir pris la peine de me laisser un message, comme je ne compte pas les reviews, chacune est différente et particulière pour moi. Tout d'abord, je suis vraiment désolée que cette petite fic du nom de Trauma (je ne connais pas) t'ai volé ton temps, et j'espère que ta fic avance Me voici donc transformée en empêcheuse d'écrire en rond…j'aime bien l'expression lol. En tout cas je suis pressée de te lire.
Je suis très contente que tu trouves cette fic crédible, c'est un des aspects que j'essaye de soigner. Quant à l'idée d'abandonner, elle ne m'a pas effleurée. Je m'excuse d'avoir tant tardé à écrire cette suite, et j'espère qu'elle te plaira. Bizoux !

Babeth : Merci pour ta review. En effet, on aurait pu croire qu'ils allaient roucouler gentiment dans le chapitre précédent mais il fallait bien que Draco découvre tout. Pour tes réflexions sur ce que peut penser ou ressentir Draco, je ne dirai rien, puisque tu as tout dit - Tu as trouvé le mot juste : Draco « s'obstine » à repousser Harry. Il ne veut surtout pas être intime avec lui car c'est celui qui lui donne envie de parler, d'avoir confiance et cela terrifie Draco au plus haut point. Tout vient du fait que ceux en qui il était censé avoir confiance depuis tout petit l'ont systématiquement déçu, abandonné ou trahi : son père, sa mère, Zabini (et même Crabbe et Goyle : ils étaient les « gardes du corps » de Draco, ils devaient le protéger, pas l'attaquer.) et bien sûr, Harry (en tout cas, dans la tête de Draco.) Tout cela l'empêche d'accorder sa confiance et c'est en partie la raison pour laquelle il préfère jouer selon ses propres règles. En plus, comme Harry ne se laisse pas marcher dessus par Draco, ça le sort du lot et le classe dans la catégorie des hommes dangereux pour le blond. C'est pour ça que dès que Harry parle sérieusement, Draco se défile. Voyons dans ce nouveau (et long) chapitre s'il se défile toujours aussi bien. Toutes mes excuses pour le temps que j'ai mis à l'écrire et bonne lecture.

Anagrammes : merci Caneton dansant sous la lune ! (ben oui, c'est nouveau lol) Presque parfait mon précédent chapitre ! Je vais le faire encadrer alors ! lol. Alors pour toi, la perfection c'est la lettre de Valmont à Mme de Tourvel ? Bof, je préfère la citation de cet immense penseur : « un plus un égale onze. » Si, si, tes remarques sur le fait que Harry sorte un truc légèrement petit, mais tellement vrai à Draco, sont tout à fait compréhensibles et pertinentes. Franchement, qui n'aurait pas envie de faire comme Harry ? Surtout que Draco n'est pas du tout habitué à rencontrer de la résistance. Bon, je vais passer rapidement sur « Dracouillu » parce que Oh My God ! Pauvre Draco, il est vraiment affublé des pires surnoms, mais le tien a l'avantage d'être original.
Je suis très contente que tu reconnaisses mes talents de mise en scène engueulistique (ça existe dans le Petit Virginie Illustré !), flattée je suis. Parce que si j'ai un seul talent, c'est celui d'exceller dans l'art de m'engueuler avec les autres, et j'avoue être toujours très inspirée, jamais une engueulade ne ressemble à une autre…Je suis passée pro. Ptdr. Non, il existe aussi les silences froids, j'aime bien. Zut zut (file relire le passage en question parce qu'elle l'a complètement oublié.) Oui, ok, donc tu as raison, ils ne perçoivent pas du tout les choses de la même manière, alors forcément, ça clash. Surtout que chacun se protège en écoutant l'autre d'une oreille seulement, parce que préparer la prochaine réplique cinglante prend de l'énergie.
C'est vrai que Draco est très complexe, représentatif de l'être humain dans ses contradictions. Il dit « noir » parce qu'il ressent « noir » sur le moment, mais ça ne veut pas dire que demain, il ne dira pas « blanc. » Et puis il dit aussi les choses qui blessent, parce que c'est sa défense à lui. J'en ai un peu assez des gens qu'on voudrait linéaires, sans aucune contradiction. Le fait de se contredire est humain, puisque nos déclarations vont de pair avec ce que nous ressentons. M'enfin ! En tout cas, je suis contente que tu apprécies. Touchée je suis.
Tu n'as pas idée à quel j'appréhende d'écrire Le moment dont on a parlé, parce que franchement, ça va me faire pleurer (de chagrin ou de frustration, au choix, parce que ces temps ci, vu comme j'écris, je pencherais pour la frustration) Il est clair que les évènements externes au couple Harry/Draco sont les déclencheurs des disputes, ils fragilisent son équilibre précaire. Les deux personnages sont très sensibles aux attaques de l'extérieur, alors c'est pour cela qu'ils n'arrivent à rien entre eux.
Le Biscuit fait la danse du Jedi parce qu'Anagrammette a dit qu'elle avait cartonné sur les passages du journal ! yes ! Il faut dire que je me suis arrachée pour les écrire, même si, comme toujours, je n'en suis pas satisfaite.
Draco se sent-il coupable de ce qui est arrivé ? Oui, tout à fait. On va le voir un peu dans ce chapitre, mais ce sera surtout flagrant lors du procès (oh God, j'ai la scène en tête, elle est horrible.) Il est vraiment en pleine mésestime de lui-même (le mot existe) et il s'use totalement pour ne pas penser. Quant à ta réflexion sur l'anorexie, je suis d'accord avec toi, c'est monstreux de devoir regarder quelqu'un se détruire (même s'il n'a pas conscience de le faire) Il est terrible qu'à partir de la majorité, on n'hospitalise plus ceux qui en ont un besoin vital. J'ai souvenir d'une affaire aux Etats-Unis, où les parents ont dû faire un procès à leur fille anorexique de 19 ans pour la faire reconnaître « incapable de s'occuper d'elle-même » afin de la faire hospitaliser.
(fait « oui » avec la tête) en effet, le cynisme est un bon moyen de défense. Il est clair que le fait de lire le journal d'un autre est une ignominie, c'est une intrusion dans la tête d'un autre, mais il s'agit d'Harry Potter, l'homme à la cape d'invisibilité. Par contre, dans la fic, il n'a jamais été dit que Draco n'avait pas confiance en Crabbe et Goyle. Ptdr, toi aussi tu cassais ta clope en deux ? Je connais quelqu'un qui faisait pareil. Il m'est même arrivé de la sortir du paquet, de la renifler et de la ranger (façon pub Mikado, lamentable j'étais.)
Mééééé ! Karim n'est pas un Hobbit ! Il n'a pas les pieds poilus !
Ahh, j'adore l'image du vase qui se remplit, c'est tout à fait ça. Quant à la métaphore, je dirais : « hein ? » mdr, non, j'ai compris. Je vais te laisser lire la suite, parce que cette fois, tu ne l'as pas eue en avant première et tu ne sais pas comment va finir ce chapitre. Par avance, désolée pour ce navrant chapitre, j'ai eu du mal à mettre en mots les images qui défilaient dans ma vieille tête (dommage, elles étaient belles) Bizz bizzz Canetounet.
Anagrammes2 : Maintenant, tu sais le terrible secret !

Alichan : Merci beaucoup pour ta review. Je suis très heureuse que cette fic te plaise et je suis désolée de t'avoir laissé aussi longtemps sur ta faim. J'espère que la suite vaudra l'attente. Bonne lecture.

Lilith : Merci pour les encouragements. Je suis contente que cette fic te plaise et je tiens à m'excuser pour le temps qu'il m'a fallu pour rédiger cette suite. Bizz.

Lincy : Merci pour ta review. Je suis heureuse que cette fic te plaise et je peux t'assurer que je ne l'abandonne pas, il me faut juste du temps pour écrire les chapitres. J'espère que ce nouveau chapitre ne te décevra pas. Gros bizzzous.

Marion-Moune : Je te remercie beaucoup d'avoir pris la peine de me chercher sur ffnet pour me laisser un mot. Je suis très touchée par cette attention et je suis contente que cette fic te plaise. Je suis désolée de t'avoir laissée dans un état horrible avec cette fin, et je te présente mes excuses pour avoir autant tardé à écrire cette suite. Bonne lecture. A bientôt.

Callyane : merci à toi, ta review m'a motivée pour écrire la suite. Je suis désolée d'avoir tant tardé, et j'espère que la suite ne sera pas décevante. Bonne lecture et à bientôt.

CHAPITRE 9 : MISES AU POINT.

O

Draco raccrocha le téléphone. C'était le cinquième message qu'il laissait à Karim depuis son arrivée à l'hôtel. Il avait téléphoné de la réception, avant de se rendre dans la salle de sport, de la chambre, deux fois, lorsque Harry déjeunait avec la Dinde, puis ce soir, deux fois. Le portable de Karim était allumé, ce qui signifiait qu'il filtrait les appels et qu'il refusait de prendre ceux de Draco. Le blond comprenait pourquoi, il aurait fait la même chose depuis longtemps s'il avait été à la place de Karim. Il se refusa à appeler Sirius ou Olivier pour s'excuser. Il préférait le faire en face à face le lendemain, lorsqu'il rentrerait à Londres.

Il renifla, des larmes de tristesse et de rage au fond des yeux, mais rien ne coulait sur ses joues. Il n'arrivait pas à pleurer, à se laisser aller. Peut être cela lui aurait-il fait du bien de craquer une bonne fois pour toutes, mais il se sentait aride à l'intérieur. Et trahi. Mille fois trahi par Harry. Il avait l'impression de physiquement sentir la lame du couteau qu'il lui avait planté dans le dos. Une fois encore, il enfouit sa tête dans l'oreiller et il poussa un cri de colère en serrant les poings. Il avait été idiot de faire confiance à Harry, et il avait été doublement idiot d'écrire ce journal. Lentement, il se leva, ramassa le cahier bleu et il le jeta dans la cheminée. Il le regarda se consumer sans ciller, son air glacial bien en place sur son visage plus pâle qu'à l'accoutumée.

Il tendit l'oreille et aucun son ne lui parvint du salon. Harry avait dû partir, enfin. Draco ne s'imaginait pas en face de lui dans le futur, sans être méchamment tenté de lui jeter un sortilège impardonnable, n'importe lequel pourvu qu'il fasse mal au Survivant, car en ce moment, Draco avait l'impression d'être une plaie ouverte se répandant sur le sol. C'était comme si Harry avait enfoncé sa main à travers sa cage thoracique pour lui arracher le cœur. Il était meurtri, scandalisé et gelé. L'épais tapis sous ses pieds nus semblait être pour lui un manteau de neige.

Il sortit alors de la chambre, la tête baissée, pour aller se réchauffer dans une douche brûlante. Mais en chemin, son regard se posa sur la bouteille de champagne, laissée sur le sol. Il la saisit, la déboucha, peu concerné par le liquide qui se répandit par terre, et il but une gorgée au goulot. Le froid ne comptait plus, plus rien ne comptait à part le vide en lui. Dans la pénombre, il s'accouda à la fenêtre du balcon et il contempla la pluie qui tombait finement sur le terrain de golf. Il se demandait s'il était possible de devenir tellement habitué à la souffrance qu'elle finisse par ne plus rien vouloir dire, par ne plus rien représenter. Il espérait être de ceux qui s'habituent à tout, parce que lui, il ne supportait pas l'idée de continuer à lutter pour, au final, avoir toujours aussi mal. Il but une nouvelle gorgée, plus longue, puis il regarda la bouteille. Il fit encore couler le champagne dans sa gorge, et il se tourna vers le mur richement décoré d'un tableau coloré, sur sa gauche.

« Crève Potter ! » Cria-t-il en jetant la bouteille contre le tableau.

Il se retourna et tout son corps se raidit, son visage n'exprima plus que la haine alors qu'il comprenait qu'il n'était pas seul. Harry l'observait, assis jambes écartées dans un gros fauteuil en cuir. Il ne portait rien d'autre qu'un jean. Pas de chaussures, pas de chaussettes, pas de pull sur son torse bien dessiné. Un muscle de son bras tressaillit mais il ne bougea pas. Il n'aurait rien gagné à se lever, il le savait.

Draco le toisa longuement, les mâchoires crispées, la respiration haletante.

« Tu devais partir, dit-il enfin d'une voix éreintée.

- Pas sans toi, » répondit Harry dans un souffle.

Le blond resta debout, les bras croisés sur son torse nu trop maigre. Son visage fermé révélait une extrême lassitude et Harry aurait préféré le voir s'énerver plutôt que rester trop calme, comme s'il avait décidé de ne plus se battre, comme s'il était vaincu, trop fatigué, trop blessé pour pouvoir se cacher derrière sa fierté. Drapé dans sa maigreur et sa douleur, il baissait vers Harry son regard froid en serrant convulsivement les mâchoires. Il sembla à Harry que des heures s'étaient écoulées avant que Draco n'ouvre enfin la bouche.

« Tu devais partir, répéta-t-il en soupirant. Nous n'avons vraiment rien à nous dire. Je ne veux plus te voir. Je veux que tu partes…Que tu partes maintenant !

- Je ne partirai pas sans toi, insista Harry.

- Sans moi, ou sans les détails sordides que tu espères trouver dans mon cahier bleu ? Demanda froidement Draco. Ce que tu as fait est innommable, Potter.

- J'en suis douloureusement conscient, admit Harry en passant une main dans ses cheveux. Je suis navré d'avoir lu ton journal…

- Je me moque de ce que tu ressens. Je veux juste savoir pourquoi. Pourquoi as-tu jugé utile de piétiner le peu de confiance que j'avais en toi ? Pourquoi t'es tu permis de lire quelque chose qui ne te regardait pas ? Tu veux que je te dise, je comprends mieux les circonstances de la disparition de ce fichu cahier lorsque tu étais chez moi. »

Harry s'enfonça un peu plus dans le fauteuil et il prit une profonde inspiration avant de répondre :

« Non Draco, je n'ai jamais pris ton journal. Je l'ai vu pour la première fois samedi soir, je t'assure. »

Draco se passa lentement la main sur le visage, de haut en bas, puis il regarda Harry avec lassitude et tristesse.

« Et je suis censé te croire sur parole ? Parce que tu t'es révélé tellement digne de confiance, n'est ce pas, Potter ? »

Harry se leva en s'appuyant sur les accoudoirs du fauteuil, comme s'il avait un poids beaucoup trop lourd à porter sur les épaules. Il fit un pas en avant, puis il s'arrêta en voyant Draco reculer vivement.

« Draco, crois moi, je suis vraiment navré d'avoir lu ton journal…

- Tu l'as déjà dit, coupa sèchement le blond. Et je ne te crois pas. Tu n'es pas navré d'avoir lu mon journal, Harry, tu es simplement déçu de ne pas avoir pu le lire entièrement.

- C'est faux. Ecoute, je suis désolé d'avoir fait ça et je voulais t'en parler. J'allais te dire que j'avais merdé à fond.

- C'est déjà assez écoeurant pour moi de me trouver face à toi, alors la moindre des choses serait que tu surveilles ton vocabulaire, pour ne pas m'en imposer encore plus, déclara Draco d'une voix basse et tremblante de rage. Tu me donnes envie de vomir, Harry.

- Moi non plus, je ne suis pas très fan de moi-même en ce moment, répondit Harry en avançant d'un pas. J'ai conscience que j'ai mis mon nez dans quelque chose qui t'appartenait, et que cela est inadmissible. Je le regrette vraiment, crois moi.

- Alors pourquoi ? Pourquoi t'es tu permis de le faire ? » S'écria Draco en sentant son cœur s'affoler et ses membres trembler. Une sueur froide perla sur sa peau et les sons devinrent presque inaudibles, comme s'il avait du coton dans les oreilles. Il avait déjà connu cela mais jamais ça n'était arrivé à un moment aussi inopportun. Il était tout simplement au bord de l'évanouissement à force de ne pas manger, de se dépenser et d'essayer de contenir sa fureur.

Il tenta de fixer son attention sur Harry, mais sa tête tournait trop et il dû prendre appui sur le bras du canapé. Pour gagner du temps, il articula ce qu'il pensait être des paroles haineuses, mais qui, en réalité, n'étaient qu'une succession de syllabes sans aucun sens. Il essaya de respirer calmement, mais il avait trop chaud, son cœur battait trop vite, il était essoufflé. Il entendait une voix, lointaine mais il ne parvenait pas à déchiffrer ce qu'elle lui disait. Il contracta ses doigts sur le bord du canapé, et il ferma les yeux.

En voyant les fines gouttes de sueur descendre le long des tempes de Draco, Harry avait décelé un problème, mais c'est quand le blond avait tenté de parler qu'il s'était précipité à côté de lui, arrivant trop tard pour le rattraper alors qu'il tombait à genoux sur l'épaisse moquette, prenant appuis sur ses mains étendue en face de lui pour ne pas s'écrouler plus. Harry s'accroupit devant lui, et il prit son visage entre ses mains pour lui faire relever la tête, en lui demandant de le regarder. Draco leva sur lui ses yeux voilés, puis il respira profondément, sentant soudain une force nouvelle s'emparer de lui. Harry se redressa pour aller chercher un verre d'eau fraîche et il se figea lorsqu'il vit leur reflet sur la baie vitrée. Il secoua la tête pour s'assurer qu'il ne rêvait pas mais il dû admettre l'évidence lorsque Draco se mit debout, toute trace de malaise effacée. Harry n'arrivait pas à croire qu'il venait d'être témoin de cette fumée blanchâtre qui avait quitté son corps pour celui de Draco. Il était persuadé que ses pouvoirs n'avaient pas été diminués, puisqu'il les sentait pulser en lui avec leur force habituelle, mais pourtant, c'était comme s'il avait nourri le médicomage à l'aide de sa puissance magique.

Deux âmes sœurs, pensa-t-il avec un regain d'espoir.

Il tendit le verre d'eau à Draco, comme un automate. Le blond l'envoya s'écraser contre le mur sans même le toucher et Harry retint un hoquet de stupeur, car il lui semblait pourtant que Draco ne faisait pas de magie sans baguette.

« Calme toi, conseilla Harry en lui prenant le poignet.

- Que je me calme ? Tu veux que je me calme, Harry ? Demanda Draco en se dégageant avec l'énergie du désespoir. Alors il ne fallait pas m'énerver…

- Te rends tu comptes que tu viens de t'effondrer ? Ça ne t'inquiète pas plus que ça ?

- Je m'en fiche ! Je veux que tu me dises pourquoi tu as eu le culot de fouiner dans mes affaires ! Je veux que tu avoues que tu voulais les détails les plus sordides ! Je veux que tu m'expliques à quel point tu as été dépité parce que je n'ai pas raconté en long en large et en travers ce qu'ils m'ont fait !

- Ce n'est pas ce que tu crois, Draco ! S'exclama Harry en sentant sa voix trembler. Ça n'a rien à voir avec de la curiosité malsaine ! Je…Je voulais juste savoir comment tu as vécu ces quatre années…Je voulais en savoir plus sur toi, te connaître mieux. Tu ne parles jamais.

- Dans ce cas, il fallait poser des questions, me laisser le choix d'y répondre ou non, et pas t'introduire de force dans ma vie privée ! J'ai le droit d'avoir un minimum de secrets, non ? Tout le monde dans ce foutu pays sait…Alors ne me rends pas responsable de ta curiosité mal placée en m'accusant de ne pas parler ! Tu es vraiment une ordure, Potter !

- Je ne te contredirai pas sur ce sujet, marmonna Harry. J'ai conscience d'avoir été beaucoup trop loin, mais Draco, je voulais t'aider.

- M'aider ? Tu crois que j'ai besoin d'aide ? J'ai une grande nouvelle pour toi, Harry : je vais très bien et si j'avais besoin d'assistance, tu serais la dernière personne à laquelle je m'adresserais, puisque tu es tout sauf digne de confiance. Pourquoi ? Pourquoi veux tu tellement me secourir ? »

Harry ferma les yeux, le cœur au niveau de la gorge. Il avait conscience de marcher sur un fil et il risquait de basculer à n'importe quel moment. L'important pour lui était de rester maître de ses émotions et de ses paroles, mais plus Draco attaquait, plus il se sentait poussé dans ses derniers retranchements. Il inspira profondément avant de répondre.

« Draco, je vois que tu n'es pas aussi en forme que tu le prétends, et je voudrais vraiment faire quelque chose pour toi. Je me tiens à ta disposition, j'essaye d'être à l'écoute, mais tu passes ton temps à me repousser. Tu refuses de me parler. Je ne sais pratiquement rien de toi.

- J'espère que mon cahier aura pu t'en apprendre plus…À mon insu, lança Draco avec amertume. Te rends tu compte que tu ne parles pas non plus ? Que crois tu que je sache sur toi, à part que tu étais champion de masturbation au lycée ? Au moins avant, nous étions sur un pied d'égalité, mais maintenant que tu t'es permis de lire mes pensées les plus intimes, tu as changé la donne, tu as déséquilibré la balance et ça, je ne te le pardonnerai jamais.

- Je ne me le pardonnerai jamais non plus, affirma Harry en baissant les yeux. Ecoute, tu étais tellement défoncé samedi, tu as fait tellement de conneries que j'ai eu besoin de mieux te comprendre pour pouvoir t'aborder correctement. C'est pour ça que je me suis permis de lire ton journal.

- Bon sang Potter ! En l'espace d'une journée, je suis tombé nez à nez avec Zabini et un Détraqueur a failli voler mon âme ! Qu'aurais-tu fait dans cette situation ? Moi j'ai eu envie de me déconnecter le cerveau le temps d'une soirée, et même si j'ai utilisé pour cela des moyens illégaux, c'est mon problème, ça ne te regarde pas le moins du monde. Quant à ta façon de m'aborder, je la trouvais plus que correcte, et j'avais presque, presque confiance en toi. Tu as tout détruit, » ponctua Draco d'un air résigné en se tournant vers la baie vitrée pour contempler le jardin et, dans la foulée, faire comprendre à Harry que la discussion était terminée.

Deux mains vinrent se poser avec légèreté sur sa taille, et il sursauta. Ses muscles se contractèrent mais il ne repoussa pas Harry. Il n'en n'avait plus la force. Il se contenta de subir ce contact qu'il ne voulait pas.

« Je t'en prie, souffla Harry dans son cou, ne tires pas un trait définitif sur nous…Enfin, notre amitié. Je m'en veux d'avoir trahi ta confiance, et je sais que tu ne pourras pas me pardonner un tel affront, mais ne m'évinces pas de ta vie. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu oublies ce que j'ai fait.

- Laisse tomber, soupira Draco. Tout est de ma faute. Je n'aurais jamais dû te faire confiance. J'aurais dû savoir qu'à la première occasion, tu me planterais un couteau dans le dos.

- Draco, ça me mine de savoir que tu t'es forgé une théorie bancale sur les raisons pour lesquelles je ne suis pas venu te secourir dans la cabane de Hagrid…

- Je ne veux pas parler de ça ! » S'exclama Draco en faisant volte face pour pousser Harry hors de son chemin. Il sentit sa tête tourner mais il ne se calma pas pour autant. Il but une gorgée d'eau, et il accompagna ses paroles de grands gestes furieux. « Qui es tu pour croire que j'ai envie de discuter de ça avec toi ! Mais pourquoi tu me fais ça, Harry ? Pourquoi tu veux à tout prix que je te parle de ça ? Si tu veux tellement aborder le sujet, alors fais le de ton point de vue, mais ne t'attends pas à ce que je te donne le mien…Suis-je bête, mon point de vue, tu le connais, tu l'as lu ! Je n'ai plus aucun secret pour toi. Alors, Harry, raconte, je suis curieux de savoir ce que tu as ressenti quand tu as compris que tu m'avais laissé mourir ce jour là. Tu croyais qu'ils allaient me donner une bonne fessée et me laisser partir, peut être. Ça t'aurait vengé de toutes les fois où je t'ai pourri la vie.

- Tais toi, articula péniblement Harry en reculant d'un pas.

- Quoi ? Crevons l'abcès, mon ami ! Tu voulais que je parle, tu voulais que je me confie à toi, et bien écoute moi à présent ! Tu veux savoir ce que j'ai ressenti ? C'est ça qui t'intéresse ? A ton avis, Harry, qu'est ce que j'ai ressenti quand ils m'ont stupéfixé et que tout ce que je pouvais faire, c'était entendre Pansy t'appeler alors qu'ils m'emmenaient dans la cabane de l'autre lourdaud ? Qu'est ce que j'ai ressenti, selon toi, quand j'ai compris que tu ne viendrais pas m'aider, parce que je n'étais QUE Draco Malfoy, le mec que tu détestais et qui méritait ce qui lui arrivait ? Alors, Harry, donne moi ton point de vue. J'ai contribué à ramener ton parrain, cet homme que tu considérais comme un père, et toi, qu'as-tu fait pour moi ? Tu m'as laissé étouffer, le pénis en érection de Goyle planté au fond de la gorge pendant que Crabbe forçait le passage en moi ! Voilà ce que tu as fait ! »

Haletant, des larmes de rage au fond des yeux, Draco dû se tenir au mur pour ne pas tomber. Ses jambes menaçaient de se dérober à tout moment mais il n'en n'avait cure. Tout ce qui comptait était cette vanne qui venait de s'ouvrir et qui déversait son flot de haine et de rancœur si longtemps contenue. Il avait pourtant cru que tout cela était oublié, qu'il avait rationalisé et intégré l'idée que Harry n'avait rien fait de répréhensible, mais il n'en était rien. Il se sentait étrangement satisfait d'avoir pu choquer et blesser Harry, qui ne pouvait que le regarder, accablé par les reproches qui lui étaient faits. Le brun ferma les yeux puis il les rouvrit, comme deux océans de douleur dans lesquels Draco se noya. Son chagrin semblait tel que le médicomage dû tourner la tête pour ne pas l'affronter. Deux larmes s'échappèrent des paupières de Harry et il les essuya d'un mouvement las de la main.

« Jamais je n'ai voulu que tout cela arrive, Draco, dit-il enfin d'une voix brisée par l'émotion. Je voulais vraiment aller t'aider, c'était tout ce qui comptait pour moi…Tu étais tout ce qui comptait à mes yeux et je te savais en danger mais ton père, Bellatrix et Voldemort ne m'ont pas laissé une seconde de répit. Je t'assure que je ne pensais qu'à toi, prisonnier dans cette cabane. Je savais qu'ils allaient te faire mal, mais je n'ai pas pensé qu'ils te violeraient. C'est quand ils sont sortis de là et que j'ai vu leurs airs extasiés que j'ai compris ce qu'ils t'avaient fait. Je n'ai pas cessé de m'en vouloir depuis, et il n'y a pas un jour qui passe sans que je me maudisse de ne pas avoir pu te protéger. Tu n'es pas obligé de me croire, mais une partie de moi est morte avec toi dans cette cabane ce jour là. »

Il ne se rendait pas compte qu'il pleurait sans plus pouvoir s'arrêter, silencieusement, son cœur se déchirant un peu plus à chaque phrase qu'il prononçait. Il inspira profondément, son regard ancré dans celui, fuyant, de Draco.

« Quoi ? Demanda Harry en s'essuyant les yeux et en s'approchant de Draco. Tu es mal à l'aise ? C'est pourtant ce que tu voulais ? Qu'on clarifie les choses ? Je suis désolé si je fous en l'air toutes tes théories sur le méchant Harry Potter qui s'est bassement vengé du méchant Draco Malfoy. Si tu veux un responsable, je suis là, ne te gêne pas. Après tout, c'est plus simple, ça t'évite de réfléchir. Oui, tu as été violé par ces porcs parce que je n'ai pas pu venir t'aider. Mais ne viens jamais plus m'accuser d'avoir voulu ce qui est arrivé. » Il saisit le poignet de Draco et il le força à le regarder dans les yeux. « N'aie jamais plus le culot de venir me dire que je pense que tu méritais ça. Pour moi, tu méritais le meilleur, et tu le mérites toujours. Alors arrête de m'attaquer Draco, parce que je ne t'ai rien fait à part être dans l'incapacité de te protéger. Il y avait quatre violeurs dans cette cabane, et je ne faisais pas partie du lot. Déteste les, maudis les, et laisse moi ressentir la même chose à leur égard. Tu n'as pas idée à quel point je les hais.

- Tu n'as pas…

- Garde ton venin pour plus tard, je ne suis pas en état d'en entendre plus, coupa Harry en tirant Draco contre lui. Et toi, tu sais ce que ça fait, quand tu réalises que l'homme que tu aimes plus que tout au monde s'est fait torturer à quelques mètres de toi ? A ton avis Draco, comment on se sent, quand l'être qu'on chérit de toute son âme a été battu, abusé sexuellement et qu'on le croit mort des suites de ses blessures ? Pour te garder en vie, j'ai voulu laisser ma douleur intacte, j'ai refusé de me faire aider. Sais tu seulement comment je me sens encore aujourd'hui, l'impression d'impuissance qui me tyrannise quand je te vois lutter pour faire comme si rien ne s'était passé ? Sais tu comme j'ai mal de réaliser que tu as imaginé, ne serait-ce qu'une minute, que je t'ai délibérément laissé te faire agresser ?

- Je ne te crois pas, tu n'étais pas amoureux de moi. Je m'en serais aperçu.

- Tu es trop con, lança Harry en le lâchant mais sans pour autant reculer. Tout le monde s'en est rendu compte, tu es le seul qui ait eu de la merde dans les yeux. J'aimais tout chez toi, que ce soit ta fierté mal placée, ta façon adorable d'aider les autres sans vouloir que ça se sache, le fait que tu prenais comme une insulte la phrase « Draco tu es gentil. » J'aime quand tu te mords la lèvre inférieure pour contenir ta nervosité, ta voix qui trahit tes émotions, la couleur étrange de tes yeux, sans parler de celle de tes cheveux. J'aime ton humour et tes sarcasmes, ta paranoïa, et ce lien qui nous unit, même s'il te terrifie. J'aime le fait que tu soies perspicace pour les autres, et que tu te transformes en connard aveugle quand il s'agit de toi. J'aime ta façon de draguer, même si je déteste qu'on te drague. Je ne peux pas supporter l'idée que ces quatre fils de putes aient pu te faire souffrir et que Crabbe Senior t'ait harcelé même lorsque tu vivais en Suisse. Tu n'as pas idée des images mentales qui hantent mes jours et mes nuits depuis quatre ans, Draco. Parce que si tu le savais, tu éviterais de me prendre pour un salaud intégral. »

Draco avança lentement la main pour essuyer les larmes qui coulaient au ralenti sur les joues de Harry. Il n'était pas sûr d'avoir bien compris. Il lui semblait que Harry, emporté dans son élan, s'était mis à parler d'amour au présent, mais il n'arrivait pas à le croire. Il se mordit la lèvre inférieure et Harry lui fit un triste sourire avant de se jeter dans ses bras. Draco n'avait pas la force de le tenir et tous deux churent à genoux sur l'épaisse moquette, le blond enlaçant toujours les épaules de Harry.

« Quand on m'a dit que tu étais mort, j'ai eu l'impression que jamais je ne parviendrais à m'en relever. Sortir de mon lit le matin était une épreuve de force pour moi…Je…Pardonne moi, murmura Harry avec des sanglots contenus dans la voix. C'est inadmissible que je me permette de me plaindre à toi alors que tu as connu le pire.

- Non, Harry, répondit Draco en caressant malgré lui les cheveux de l'Auror. Ce qui est inadmissible, c'est que personne ne veuille me parler sous prétexte que, selon eux, j'ai plus de raisons de me plaindre. Personne ne devrait minimiser sa propre souffrance. Je n'ai pas plus souffert qu'un enfant abusé depuis son plus jeune âge dans ce cas, et j'ai mes deux bras, mes deux jambes, c'est suffisant. Je suis désolé de t'avoir provoqué de la sorte.

- Tu es pardonné. Et moi, je suis désolé d'avoir lu ton journal.

- Tu n'es pas pardonné, mais je vais devoir faire avec malgré tout, puisque je n'ai pas le choix. Crois moi, il me faudra bien un millier d'années pour avaler la pilule.

- Je n'ai pas tout lu. Je n'en ai même pas lu la moitié, si ça peut te rassurer, lança Harry en relevant la tête.

- Ça ne me rassure pas du tout, mais c'est gentil d'avoir essayé. Il est tard et je ne me sens pas très en forme, alors nous devrions aller dormir. Nous verrons plus clair demain. Mais Harry, s'il te plait, arrête d'essayer de savoir ce que s'est passé…Je t'assure que tu ne veux pas savoir.

- Tu as raison, nous devrions aller dormir » admit Harry en se levant et en tendant la main à Draco pour l'aider à se mettre debout tout en résistant à une furieuse envie de l'embrasser. « Tu préfères peut-être que je dorme sur le canapé. »

Draco acquiesça et il entra dans la chambre d'un pas chancelant, refermant la porte derrière lui sans dire un mot de plus à Harry, tout simplement parce qu'il était encore sous le choc de cette très étrange soirée, et qu'il était à deux doigts de s'effondrer physiquement. Il ôta son pantalon avec des gestes lents et il s'allongea, essayant désespérément de calmer son vertige. Il ferma les yeux et sa tête se mit à tourner de plus belle. Il avait l'impression de tomber et c'est ainsi qu'il s'abandonna au sommeil.

Harry, de son côté, ne parvint pas à dormir. Il passa deux heures à se retourner sur le canapé, sans pouvoir ressentir la moindre fatigue. Sa conversation avec Draco le hantait et le fait de savoir que le médicomage n'avait plus confiance en lui était dur à accepter, même s'il reconnaissait que cela était justifié. Les mots de Draco lui avaient fait mal, en particulier parce qu'ils confirmaient la culpabilité pesante que Harry ressentait depuis quatre ans. Et surtout, Harry s'en voulait d'avoir craqué, de s'être laissé submerger et d'avoir pleuré devant Draco. Il lui semblait qu'il n'avait pas le droit de montrer sa peine, parce que c'était indigne de lui, et parce que Draco n'avait pas besoin de savoir à quel point Harry était affecté. Il se sentait honteux d'avoir imposé ses larmes au blond, et il craignait que ce dernier ait dans l'idée que Harry s'apitoyait sur son propre sort, ce qui n'était pas le cas.

Las de ressasser les mêmes pensées sombres, Harry se leva et il enfila un pull. Il prit son téléphone portable, il sortit de la chambre et il se rendit dans le hall de l'hôtel où il s'installa confortablement dans un gros fauteuil en cuir marron clair. Il alluma une cigarette et il appela Hermione, la seule capable d'avoir un semblant de réponse à ses questions. C'est au moment où la deuxième sonnerie retentit qu'il s'aperçut qu'il était 4h15 du matin. Au moment où il voulait raccrocher, la voix de Lee se fit entendre au bout du fil. Harry se gifla mentalement d'être un tel boulet pour ses amis et il salua le mari d'Hermione.

« Salut petit blanc ! Lança Lee, un fou rire contenu dans la voix.

- Je suis désolé de vous déranger si tard, commença Harry. Je n'avais pas vu l'heure.

- Ne t'en fais pas, personne ne dort dans la maison du bonheur ! J'étais en train de préparer les feux d'artifices odorants avec Fred, et du coup, Hermione n'a pas pu dormir. Elle est en train de nous aider à faire des Explosions de Pets ! Autant te dire que ça ne sent pas la rose chez nous.

- Ça ne sent jamais la rose chez vous, tu fais toujours tout cramer. »

Lee éclata de rire et Harry le suivit de bon cœur. Il était heureux qu'Hermione ait pu tomber amoureuse d'un homme aussi fantasque qu'elle était sérieuse. Lee et les jumeaux Weasley avaient toujours été inséparables et lorsqu'ils faisaient partie de l'Ordre du Phénix, Draco les appelait toujours « les triplés. » Depuis la mort de George, Lee n'avait pas quitté Fred une seconde, ce qui avait grandement rassuré la famille Weasley autant que Harry lui-même.

« Qu'est ce qui se passe Harry, tu as cassé le gros Draco en deux en voulant t'asseoir sur lui ? Tu veux parler à Hermione ? Demanda Lee.

- S'il te plait, oui.

- T'es qu'une merde Potter, tu veux jamais me parler à moi ! Plaisanta Lee.

- Ok, alors tu vas pouvoir m'aider. J'ai besoin de tes connaissances livresques…

- Ne bouge pas, j'appelle mon petit rat de bibliothèque adorée… »

Harry entendit alors Lee hurler et Hermione lui répondre sur le même ton alors que le rire de Fred emplissait l'air.

« Oui ? Lança Hermione d'une petite voix sérieuse.

- Te fatigue pas, Herm', je t'ai entendu beugler comme une vache, répondit Harry avec un sourire amusé.

- Tout se passe bien avec Draco ? Lana était très triste de le voir aussi mal samedi soir, et Karim, on dirait qu'il n'a plus goût à rien. Alors, comment allez-vous ?

- Ça va à peu près. C'est quelqu'un de très dur et moi, j'ai totalement merdé en lisant son journal.

- Harry ! Tu n'as pas fait ça !

- Je viens de te dire que si. Ce n'est pas la raison pour laquelle je te dérange en pleine préparation de feux d'artifices péteurs, ironisa Harry en visualisant parfaitement la mine renfrognée de son amie. Avant tout, comment va Sirius ? Tu es au courant qu'il est un peu dans la panade, que Crabbe, Goyle et Zabini vont demander un autre procès et que Draco va devoir témoigner cette fois ?

- Oui, Harry, je suis au courant. Les journaux ne parlent que de ça depuis ce matin. La côte de confiance de Sirius est en dessous des 50 c'est une première pour lui. Il paraît que la Commission Disciplinaire veut organiser un référendum pour savoir si Sirius doit rester Ministre de la Magie ou pas. Elle veut faire ça le plus vite possible. J'ai un mauvais pressentiment. En plus, le Sunday Prophet parle d'Olivier qui bat Draco, de Charlie qui est allé casser la figure d'Olivier. C'est une horreur.

- Charlie est allé… ?

- Oui, dimanche. Il est allé chez Olivier et il lui a tapé dessus pour avoir battu Draco.

- Il n'a pas battu Draco, n'exagérons rien.

- Comment tu qualifies ça, toi ? Interrogea Hermione d'un air scandalisé. Draco était saoul, il avait les narines pleines de saloperie et Olivier lui a tapé dessus ! Je sais bien que Malfoy avait mal joué le coup en se conduisant comme il l'a fait, mais personne ne devrait lever la main sur personne ! Si j'avais agit comme Draco et que Lee m'en avait mis une, qu'aurais-tu fait, Harry ?

- Je lui aurais explosé la tête, admit Harry en comprenant où Hermione voulait en venir et en regrettant amèrement d'avoir cautionné les coups qu'Olivier avait donné.

- Exactement. On ne frappe pas une femme, mais on ne frappe pas un homme non plus. Mince, c'est de la violence conjugale, rien de plus ! Je t'assure que si Charlie n'y était pas allé, j'aurais été ravie de lui casser la figure à Olivier ! Bref, pour le moment les journaux taxent Olivier de brute épaisse, mais ça va changer, c'est certain, et bientôt, ils vont traiter Draco comme une prostituée.

- Ils parlent du procès dans les journaux ?

- Ils disent qu'une date sera décidée après la réunion de la Commission Disciplinaire. Sirius veut défendre Draco mais Remus pense que c'est une mauvaise idée.

- Je pense que c'est une excellente idée, au contraire.

- Ok, c'est donc une mauvaise idée, soupira Hermione.

- Mais… !

- Harry, ne le prends pas mal, mais Sirius et toi, vous êtes des sanguins, vous réagissez au quart de tour. Crabbe et Goyle ont choisi Milton Bradford comme Sorcier de la Défense, et tu sais à quel point c'est un enfoiré, les journaux en parlent toujours. Sirius m'a dit qu'il était plus qu'ignoble. Il va traîner Draco dans la boue, et, Sirius comme toi allez très mal le vivre et avoir envie de lui sauter à la gorge. Il faut quelqu'un de calme pour épauler Draco et je vois mieux Remus dans ce rôle. Je crois que ça ne le dérangerait pas de laisser un peu les cours de Défense contre les Forces du Mal pour aider Draco. Il se fait beaucoup de soucis pour lui.

- Je comprends ton point de vue Herm', mais je crois que Draco a bien plus confiance en Sirius et que ça l'apaisera de le savoir avec lui, objecta Harry. Et sache que Sirius comme moi, nous sommes capables de nous retenir quand c'est nécessaire.

- Admettons. Tu comptes rester toute la semaine à l'hôtel ? Parce que Luna refuse que quelqu'un d'autre que Draco s'occupe de la naissance de son bébé. Je lui ai expliqué qu'il n'était pas obstétricien et elle m'a regardé comme s'il venait de me pousser une deuxième tête. Elle m'a dit, comme si c'était une évidence : « Mais Hermiony, les anges savent tout faire. » Elle y croit dur comme fer et Ron n'a pas le courage de la contredire, elle mord depuis quelques jours.

- Cette femme restera toujours un grand mystère pour nous tous, remarqua Harry en allumant une autre cigarette.

- Potter tu fumes ! S'écria Hermione, outrée. Je t'ai entendu allumer ta cigarette !

- Non, mentit Harry en sachant pertinemment qu'Hermione ne le croirait pas. En parlant de fumée, c'est un peu pour ça que je t'appelle. Toi qui sais tout sur tout, as-tu déjà entendu parler d'une fumée ou d'une lumière blanche partant d'un sorcier vers un autre ? Draco m'a donné une explication et je voudrais savoir ce que tu en penses.

- J'ai déjà lu quelque chose là-dessus dans un livre d'hypothèses sur les phénomènes magiques non expliqués. Quelle est l'idée de Draco à ce sujet ?

- Ce serait l'équivalent d'un conte de fées pour sorciers, et il n'a pas l'air d'y croire, mais j'ai l'impression que ça se tient malgré tout, » déclara Harry avant de raconter ce que Draco lui avait dit concernant cette fumée blanche, en insistant particulièrement sur les âmes sœurs et les guides spirituels. Hermione l'écouta sans l'interrompre, puis elle soupira doucement, en prenant la parole.

« Harry, je sais que tu aimerais vraiment y croire, parce que quelque chose me dit que ça ne te dérangerait pas d'être l'âme sœur de Draco, mais je pense qu'il a raison, c'est une histoire qu'on conte aux petits enfants pour les endormir. La théorie que j'ai lue semble plus réaliste. Elle a été élaborée par des sorciers au sang mêlé, et je pense que c'est pour cela que Narcissa Malfoy l'a rejetée, préférant se raccrocher à des histoires ancestrales, inventées par des sorciers pure souche.

- Alors qu'est ce que ça veut dire selon toi ?

- Selon les auteurs, il s'agirait d'un transfert d'énergie empathique, d'un sorcier puissant à un autre, de puissance égale ou alors très légèrement inférieure. Pour faire bref, disons qu'un sorcier soit momentanément diminué physiquement ou moralement, l'autre sorcier affectivement très attaché au premier le ressent grandement et lui offre un peu de sa force pour l'aider à tenir. C'est quelque chose de rarissime, qu'on n'avait pas vu depuis des siècles.

- Ce serait pour ça que Draco a fait de la magie sans baguette tout à l'heure, il l'a puisé dans ma magie, étant donné que lui n'en fait pas. Ça se tient, même si je préfère la version de Draco. Je suis persuadé que nous sommes des âmes sœurs, il faut juste qu'il y croie aussi. Je me demande comment cela se fait que Karim ait pu la voir cette lumière blanche.

- Il l'a vue ? Je pense que ça vient du fait que tout cela ne soit qu'un transfert d'énergie magique. La magie n'est pas invisible à l'œil des Moldus, rappelle toi le scandale lorsque Ron et toi vous vous êtes baladés dans le ciel avec la voiture d'Arthur ! C'est pour cela que les sorciers côtoient les Moldus de manière peu assidue, pour éviter que le monde magique soit dévoilé au grand jour. Draco, en vivant avec ses amis Moldus et les intégrant comme étant des membres de sa famille a pris des risques, le premier étant qu'ils découvrent l'existence de la magie. Karim est très croyant, et quand il voit une manifestation surnaturelle, il ne cherche pas d'explication rationnelle, il prend le phénomène pour ce qu'il est. Quelque chose qui le dépasse. Sincèrement Harry, je ne pense pas que Karim soit un guide spirituel pour Draco. Il est son âme sœur dans la mesure où ils ne peuvent se séparer l'un de l'autre sans se sentir physiquement affaiblis. Arrête de tirer sur ta clope comme un malade, je ne parle pas d'amour entre eux, en tout cas pas d'amour avec mariage et bébé à la clé. Je parle de fraternité, Harry. Je crois que Draco est son propre guide spirituel, et c'est pour ça qu'il part dans tous les sens parfois. Réponds moi franchement, tu n'as jamais cessé d'aimer Draco n'est ce pas ?

- Je me rends compte que j'ai toujours été fou de lui, oui. J'aimais Ginny, mais je l'aimais mal, parce que Draco était toujours le centre de mon univers, même si je me refusais à penser à lui. Ça doit être pour cela que le transfert d'énergie est aussi aisé entre nous.

- C'est tout à fait possible. Oh mon Dieu ! Mais c'est quoi cette pestilence ? Hurla Hermione si fort que Harry dû éloigner le téléphone de son oreille. Je n'y crois pas, Harry ! Ils ont créé la senteur « vestiaires après le match » et je t'assure que ça sent mauvais comme jamais ! Je suis un médecin réputé, et ultra compétente, je ne devrais pas avoir à trimbaler des odeurs infectes avec moi parce que ça s'imprègne dans les cheveux et qu'il va me falloir encore une semaine de douches intensives pour m'en débarrasser. Pourquoi je ne t'ai pas épousé ?

- Parce que tu adores ça. Tu adores te plaindre du bordel que font Lee et Fred, tu adores leurs feux d'artifices puants, et pour rien au monde tu ne voudrais changer ça. Je te laisse te débrouiller avec eux, je vais aller me laver, tu m'as dégoûté avec ces histoires de vestiaires de Quidditch.

- Comme si ça te dérangerait de faire l'amour à Draco dans un vestiaire puant ! Même s'il transpirait comme un bœuf et que ses pieds étaient recouverts de mycoses malodorantes, tu aurais envie de lui !

- Faut pas pousser quand même ! C'est Draco Malfoy, pas Milicent Bulstrode ! Draco ne pue jamais, je te jure ! C'est hallucinant.

- Oui, ou alors ton nez se bouche miraculeusement quand il est près de toi. Pourquoi a-t-il fallu que tu me rappelles cette boule puante ambulante de Bulstrode ? Harry, je vais me doucher aussi parce que là, rien que de penser à elle, ça me pique le nez ! »

Harry éclata de rire et il raccrocha. Il prit le temps de fumer une dernière cigarette, appréciant pleinement le calme qui régnait dans le grand hall. La pluie s'était calmée et Harry se mit à rêver de soleil, de plage de sable fin, de tranquillité, loin de l'agitation qui allait entourer le procès. Il avait envie de s'occuper de Draco et de le protéger encore un peu, de le voir sourire avant d'avoir à lui annoncer cette nouvelle épreuve qui l'attendait dès son retour à Londres.

Il téléphona ensuite à Sirius pour lui exprimer tout son soutien, même s'il était seulement cinq heures du matin et que son parrain dormait à poings fermés. Puis, il monta dans la suite pour essayer de dormir. Il tourna une heure, avant de s'endormir, rêvant d'un procès qu'il avait déjà vu, où la victime n'était pas sur le banc de la partie civile, parce que tout le monde la croyait morte. Il se réveilla à deux heures de l'après midi, plus fatigué qu'en se couchant, les yeux rouges, et il somnola encore une heure avant de décider de se relever pour prendre une douche fraîche, laissant les effluves de menthol balayer sa nuit éreintante. Ses idées se firent plus claires, et son ressenti moins violent.

Il commanda un déjeuner pantagruélique et il frappa doucement à la porte de la chambre. N'obtenant aucune réponse, il l'ouvrit timidement et il s'approcha du lit où Draco dormait sur le ventre, la tête tournée sur le côté, les lèvres entrouvertes, la couverture le recouvrant jusqu'au milieu du dos. Harry s'assit à côté de lui et il caressa tendrement son front et ses cheveux blonds qui glissaient entre ses doigts comme des fils de satin. Harry aurait pu accomplir ce geste pendant des heures : juste rester là, assis près de lui à passer sa main dans ses cheveux et à s'aveugler de la sérénité qu'il lisait sur le visage du médicomage. Il semblait tellement calme, en sécurité dans un monde onirique où Crabbe, Goyle ou Zabini étaient d'illustres inconnus. Harry se pencha et il embrassa légèrement son front, provocant un soupir d'aise de la part de Draco. Le brun l'appela à voix basse, tout en continuant sa caresse.

Draco grogna un peu et il enfouit sa tête dans l'oreiller. Harry massa son cuir chevelu puis, comme Draco grognait encore, il arrêta. Aussitôt, le blond émit un petit gémissement de protestation et il montra l'arrière de son crâne avec un doigt, intimant ainsi l'ordre à Harry de poursuivre. Le Survivant émit un petit rire amusé et il recommença à masser Draco en se sentant littéralement fondre pour son côté gamin mal luné. Au bout de quelques minutes, Draco se retourna, l'air totalement relaxé, il prit appuis sur ses coudes, et il grommela en faisant une moue boudeuse pour rester fidèle à son image de geignard.

« Quelle heure est-il ?

- Trois heures et demie de l'après midi, répondit Harry.

- Quoi ! Non non non ! Je suis en désintox ici, ironisa Draco, j'ai besoin de sommeil. Pourquoi tu me réveilles si tôt espèce de sale fouineur, voleur de cahier bleu ?

- Parce qu'il est tard, espèce de sale sniffeur de cocaïne. Allez debout !

- Encore cinq minutes, plaida Draco en se couchant sur le dos et en mettant son oreiller sur sa tête.

- Putain, t'es pas facile au réveil toi, plaisanta Harry.

- Vocabulaire, Potter. »

Harry fit un sourire éclatant. Depuis que Draco était revenu, il avait tendance à dire beaucoup plus de gros mots, juste pour avoir le plaisir d'entendre ce fameux « vocabulaire, Potter. » Il arracha l'oreiller des mains de Draco, qui poussa un gémissement agacé. Harry le prit par le bras et il le tira hors du lit. Le médicomage soupira mais il ne se débattit pas. Il suivit Harry dans le salon et il s'assit sur le dossier de la chaise, les pieds posés sur le siège, provocant un autre rire amusé chez le Survivant. Draco daigna enfin ouvrir vraiment les yeux et il lança à Harry un regard interrogateur.

« Jamais tu ne poseras ton joli petit cul sur une chaise, expliqua Harry. Je trouve ça drôle.

- Tu aimes mes fesses ? Questionna Draco d'un air étonné.

- Je les adore, je les vénère, répondit Harry en faisant mine de mordre Draco. Cependant je les aimerais encore plus si tu voulais bien manger et te remplumer ! Mais avant, ça me ferait très plaisir si tu avais l'obligeance d'aller t'habiller, parce que tu es à moitié nu. »

Draco baissa les yeux et, lorsqu'il s'aperçut qu'il était seulement vêtu d'un boxer, il rougit, se leva d'un bond, manquant de tomber de la chaise qui partit vers l'arrière. Harry eut juste le temps de le rattraper. Draco l'observa longuement et il sembla à Harry que sa respiration était bloquée dans ses poumons.

« Merci, mon héros, dit enfin Draco d'une voix morne en partant vers la salle de bains. Excuse moi de t'avoir dégoûté en me présentant à moitié nu devant toi. »

Il avait la main sur la poignée de la porte lorsque Harry l'arrêta et le retourna vivement, une main derrière sa nuque pour rapprocher leurs deux visages.

« Tu plaisantes ? Interrogea Harry, incrédule. Tu penses vraiment que ton corps me dégoûte ?

- Je ne sais pas, murmura Draco en fermant les yeux et en tournant légèrement la tête. En tout cas, moi, il me dégoûte. Je suis trop maigre.

- Draco, regarde moi, » exigea Harry en obtenant ce qu'il voulait dans la mesure où le blond ouvrit les yeux en soupirant. L'Auror caressa sa nuque tout en déposant de légers baisers le long de l'os saillant de sa mâchoire droite. Il recula ensuite, juste assez pour contempler le trouble dans le regard du blond. « Ton corps n'a rien d'écoeurant. Par contre, je t'avoue que ta maigreur me fait mal, pas parce que j'ai pitié de toi, mais parce que je déteste te voir t'abîmer de la sorte. Moins tu manges, plus tu détestes ton corps, et tu continues quand même à t'affamer, ça n'est pas logique. En tout cas, ça ne suit pas ma logique Poterienne de gentil petit Saint en chef et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai lu une partie de ton journal. Je te présente encore une fois mes excuses.

- Je ne peux pas te pardonner, chuchota Draco d'une voix à peine audible en collant malgré tout son front contre celui de Harry. Mais je dois faire mon mea culpa, Harry, parce que je t'ai accusé de tout et n'importe quoi hier soir alors que je sais pertinemment que tu n'étais pas responsable de moi. Je crois qu'en rejetant la faute sur toi, ça m'aidait à me sentir moins coupable.

- Coupable de quoi, Draco ? Demanda Harry en osant à peine respirer de peur de briser cet instant à la fois fragile et intime. Tu n'as rien fait de mal. Et même si tu t'étais baladé nu avec un panneau « prenez moi » punaisé dans le dos, tu as dit non et à partir de là, ils n'avaient pas le droit de te toucher.

- Je ne veux plus parler de cette histoire, je veux juste faire comme si rien n'était jamais arrivé, » déclara Draco en reculant pour entrer dans la salle de bains et verrouiller la porte derrière lui, laissant Harry contempler la porte fermée en soupirant.

« Et pourtant, c'est arrivé, tu ne peux pas le nier, dit-il doucement pour ne pas être entendu. Dire que tu vas être obligé de revivre ton calvaire devant la Commission. »

Au bout d'un quart d'heure, Draco sortit, laissant flotter derrière lui l'odeur agréable de son gel douche aux senteurs marines. Il traversa le grand salon à la hâte pour s'enfermer dans la chambre et s'habiller. Harry eut à peine le temps de constater qu'il était livide, et il mit cela sur le compte d'un malaise identique à celui de la veille. Draco revint quelques minutes plus tard, en jean et pull noirs, son sac de voyage à la main. Il fit un grand sourire amusé à Harry et il retourna la chaise avant de s'asseoir, et de s'accouder avec nonchalance sur le dossier. Harry pouffa, en se disant qu'au moins, Draco était assis presque normalement sur sa chaise. Harry lui servit deux toasts à la marmelade d'orange, un jus de pamplemousse et une tranche d'ananas, le petit déjeuner préféré de Draco lorsqu'ils étaient à Poudlard. L'ancien Serpentard fixa longuement la table, un mince sourire aux coins de ses lèvres sensuelles.

« Tu te souviens de ce que je prenais au petit déjeuner ? Questionna-t-il en essayant de ne pas montrer son trouble.

- Tu serais étonné de voir tout ce dont je me rappelle, répondit Harry en se versant un café d'une main, tout en portant un toast beurré dans sa bouche de l'autre.

- Je vois que tu as effacé mes frasques d'hier soir, constata Draco pour changer de sujet.

- J'ai juste lancé un sortilège de nettoyage, expliqua Harry avant de montrer le sac de Draco. Tu vas où ?

- Nous rentrons à Londres, non ? Interrogea-t-il en mettant dans sa bouche un minuscule morceau de toast qu'il mâcha longuement avant d'avaler. Ce séjour est un fiasco. Nous passons notre temps à nous sauter à la gorge et, franchement, après le coup que tu m'as fait, je n'ai plus très envie de partager la suite nuptiale avec toi.

- Tu n'as jamais eu envie de partager la suite nuptiale avec moi, rectifia Harry en lui mettant un morceau d'ananas dans la bouche.

- Ça, Harry, tu n'en sais rien. Je sais que tu meurs d'envie d'être dans ma tête, mais tu n'y es pas, accepte le. A quelle heure veux tu partir ?

- Avant cela, je voudrais qu'on passe la journée dans un lieu que j'affectionne particulièrement. J'ai envie de partager cet endroit, qui est un peu mon jardin secret, avec toi.

- Il est inutile de me faire part de tous tes secrets, ça ne changera rien à la situation actuelle, constata Draco avec un sourire qui n'atteignit pas ses yeux.

- S'il te plait, » dit Harry d'une voix posée, engageante mais en rien suppliante qui plu assez à Draco, lequel hocha la tête.

Il ne posa pas de questions lorsque, après qu'il ait fini de picorer quelques morceaux de toast, Harry le conduisit dans la salle de bains pour prendre leurs affaires de toilette qu'il fourra dans un sac à dos. Ils sortirent tous deux sous un ciel bas, gris et menaçant. Ils montèrent dans la voiture et, au bout d'une dizaine de kilomètres parcourus dans le silence le plus total, Harry s'arrêta sur un petit sentier perdu dans la forêt. Il se pencha vers Draco pour prendre une lampe de poche dans la boite à gants, puis, sur un simple mouvement de la main, il fit de l'accessoire un portoloin. Il leva ensuite les yeux vers Draco et, a cet instant, tout ce qu'il vit fut le visage glacial du blond et cette veine qui battait étrangement vite à la base de son cou.

« Tout va bien ? Demanda-t-il.

- Tu…Tu viens de fabriquer un portoloin en moins de 10 secondes, et sans baguette, » répondit Draco en livrant une lutte intérieure acharnée pour ne pas laisser transparaître son admiration. Il savait que Harry était le sorcier le plus puissant de ces trois derniers siècles, mais il avait du mal à se figurer quelle était l'étendue de ses pouvoirs. « On m'a toujours dit que j'étais un puissant sorcier, mais il me faut une baguette et un bon quart d'heure pour y arriver.

- C'est toujours plus rapide que le commun des sorciers à qui il faut une heure, constata Harry. Pour ma part, je suis incapable de sauver des vies en récitant des formules en Araméen, contrairement à toi. Chacun ses points forts Draco, mais sache que tu es un des sorciers les plus doués que j'ai pu rencontrer.

- Tu dis ça parce que j'ai un joli petit cul, plaisanta Draco.

- Je suis démasqué, ironisa Harry. Maintenant, beau blond, pose ta main sur la lampe. »

Draco haussa un sourcil en guise d'interrogation mais, comme Harry semblait déterminé à garder le silence sur leur destination, il agrippa le Portoloin en soupirant. Aussitôt, son estomac protesta, comme à chaque fois qu'il voyageait de cette manière, et tout se mit à tourner autour de lui. Quelques secondes plus tard, il reprenait ses esprits dans une petite ruelle déserte, sa main emprisonnée dans celle de Harry.

La première chose qui le frappa, fut la chaleur.

« Où sommes nous ? Demanda-t-il en s'étirant gracieusement, comme s'il avait fait un long voyage en voiture.

- Sous le soleil de Floride, dit enfin Harry. Nous avons de la chance, il paraît qu'il a fait un temps déplorable et que la chaleur est réapparue seulement lundi. Tu es déjà venu aux Etats-Unis ?

- Une fois seulement, à Boston. Mon père n'aimait pas trop ce pays. Depuis quand viens tu ici ?

- Depuis quatre ans, répondit Harry en baissant les yeux. Je…J'ai trouvé ici mon jardin secret, l'endroit où je peux réfléchir et me ressourcer en toute quiétude. Ici, pas de Harry Potter Survivant devant l'éternel.

- N'importe quel sorcier dans le monde connaît ton visage, ce qui signifie que tu traînes chez les moldus ! Toi aussi tu as trouvé ta perle rare américaine ?

- Je croyais que Karim était franco-marocain.

- Je parlais de Jared, précisa Draco en souriant. Tu sais bien qu'il est américain. Harry, je ne veux pas que tu me conduises dans ton coin secret parce que tu te sens coupable…

- Je m'en veux d'avoir lu ton journal, oui, coupa Harry. Mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que ce que j'ai lu m'a vraiment aidé à te comprendre alors c'est un mal pour un bien. Je veux partager cet endroit avec toi parce que je…parce que tu es quelqu'un de spécial. » Il toussota nerveusement en se passant la main dans les cheveux avant de prendre Draco par la taille pour le faire sortir de la ruelle. « Allons d'abord acheter des vêtements plus appropriés au climat. »

Draco se laissa guider dans la rue commerçante de ce qu'il identifia comme une petite ville en bordure de l'océan. Il fut immédiatement séduit par les palmiers qui longeaient la route, l'odeur d'huile solaire qui emplissait l'air, portée par le vent chaud. Il sourit largement en voyant les regards des gens, surpris face à ces deux hommes vêtus de gros pull-overs. Harry entra dans une boutique qui avait le bon goût de présenter des articles décontractés et d'autres, plus élégants, en expliquant que c'était là qu'il faisait une grande partie de son shopping d'été. Draco détestait les endroits où les vendeurs se jetaient sur lui dès son entrée dans la pièce et il fut soulagé de constater qu'ici, ce comportement n'était pas de rigueur. Il opta pour un pantalon noir et une chemise sans manches marron mais Harry lui fit remarquer qu'il allait avoir chaud avec ces couleurs sombres. Après une dispute et bonne et due forme, ils parvinrent, sans savoir vraiment comment, à se mettre d'accord sur le fait que chacun choisirait les habits de l'autre. Draco fut tenté d'affubler Harry d'un short et d'une chemise hawaiienne aux couleurs criardes, mais il se ravisa, sachant pertinemment que le brun se vengerait rapidement. Il sélectionna donc un pantacourt en toile blanc et un tee-shirt vert sans manches, et lorsque Harry sortit de la cabine d'essayage en faisant une moue dubitative, Draco dû retenir un sifflement d'approbation tant l'Auror était mis en valeur par la tenue. Le tee-shirt faisait agréablement ressortir ses bras hâlés, musclés à la perfection et le pantacourt montrait sans exhiber les courbes sensuelles de ses mollets athlétiques.

« J'ai l'air tout droit sorti d'un vidéo clip de groove, grommela Harry en s'ébouriffant les cheveux alors que Draco lui choisissait une paire de lunettes noires. Si je sors comme ça, on va m'appeler Justin Timberpotter ! »

Draco s'arrêta net, observa Harry d'un air effaré, puis il éclata d'un rire discret, réchauffant instantanément le cœur du brun.

« N'essaie jamais de monter un spectacle comique avec ce genre de répliques, conseilla Draco en le poussant gentiment. Tu es vraiment très bien, je t'assure que tu vas faire des ravages fringué de la sorte.

- Est-ce une façon détournée de me dire que j'ai mes chances avec toi ? Demanda Harry sur le ton de la plaisanterie.

- Tout à fait.

- Et ai-je une chance de te garder dans la durée, sans personne d'autre avec toi ?

- Aucune, » répondit Draco très sérieusement avant de se détourner pour regarder les pantalons.

Harry poussa un soupir résigné et il mit dans les mains de Draco la tenue qu'il avait choisie pour lui, composée d'un large pantalon de lin blanc et d'une longue chemise beige à manches courtes. Draco regarda le choix de Harry d'un air perplexe.

« Je vais ressembler à vieux mac si je porte ça.

- Mais non, c'est la mode et ça ira sûrement très bien sur tes longues jambes. Ça te donnera l'air d'un top model évadé…

- De sa cure d'amincissement ? » Hasarda Draco en haussant un sourcil, carrément amusé.

Harry leva les yeux au ciel et il lui ordonna de s'habiller. Pendant ce temps, il partit chercher, dans la boutique d'à côté, deux shorts de bain, des serviettes, de la crème solaire, et deux paires de chaussures d'été. Il retrouva Draco debout devant le grand miroir, observant son reflet d'un air plutôt satisfait. Il jouait avec une paire de lunettes de soleil pendant que le vendeur vantait sa beauté, motivé par l'idée de le voir payer les articles hors de prix qu'il portait. Harry retint son souffle quelques secondes avant de respirer à nouveau, admiratif. Le pantalon tombait parfaitement sur les jambes longilignes du blond, le faisant paraître encore plus grand. Harry prétendit ne pas voir qu'il glissait sur ses hanches trop fines.

Ils gardèrent leurs nouvelles tenues sur eux et ils sortirent pour jouir pleinement du soleil déjà haut dans le ciel alors qu'il était seulement dix heures du matin. Harry loua une voiture, jeta leurs affaires dans le coffre et il força Draco à mettre de la crème solaire sur son visage trop pâle. Ils dégustèrent ensuite une glace en se promenant sur la plage, et, alors que Draco appréciait le goût de la mangue glacée, Harry comptait les calories ingurgitées en se demandant combien de cornets il devrait faire avaler à Draco pour l'aider à reprendre du poids.

Enfin, Harry proposa d'aller visiter son « endroit spécial » et Draco hocha la tête. Ils se disputèrent encore dix minutes avant que Harry ne cède et laisse Draco conduire, décision qu'il regretta amèrement car, si Draco restait prudent en agglomération, il avait tendance à largement dépasser la vitesse autorisée hors de la ville. Le trajet dura une demie heure au cours de laquelle ils chantèrent les chansons qui passaient à la radio, et Harry découvrit une nouvelle manie qui le fit craquer pour Draco : lorsqu'il ne connaissait pas les paroles, il avait tendance à improviser des chansons sans queue ni tête. C'était une discipline hilarante qu'il avait développée au contact de Lana, la spécialiste du genre. Draco ne posa pas de questions lorsque Harry lui dit d'engager la voiture sur un chemin étroit, loin de toute civilisation. C'est lorsqu'il vit « The Eliott Ocean fundation » sur un panneau bringuebalant dans le vent qu'il arrêta le moteur. Il se tourna alors vers le brun qui sortit du véhicule sans répondre à sa question muette. Il prit le sac contenant leurs affaires de plage et il invita Draco à le suivre en lui prenant la main. Ils entrèrent par un portail usé par la salinité de l'océan trop proche et ils marchèrent jusqu'à une grande plage qui n'avait rien de touristique. Ici, l'océan avait gardé son côté sauvage, et cela plut à Draco, même si le bâtiment qui longeait la forêt n'avait rien de la case de Robinson Crusoé. Même si la bâtisse était moderne et qu'elle n'était pas exagérément grande, elle avait tout d'un institut de recherches océanographiques.

« J'ai découvert cet endroit il y a quatre ans, raconta Harry en avançant vers la plage. Je donnais pas mal d'argent à cette fondation qui s'emploie entre autre à sauver les dauphins blessés et à les soigner, ce qui demande énormément de temps. Ici, sur ta droite, tu peux voir le bassin où se trouve Ophelia, un jeune dauphin qui a été sauvé de justesse il y a un an. Il est important de laisser ces mammifères dans leur milieu naturel alors la fondation les soigne dans le bâtiment, puis elle les rend à l'océan, pour les rééduquer à la vie telle qu'ils la connaîtront en quittant cet endroit. Il y a juste quelques clôtures pour les empêcher de quitter les lieux tant qu'ils ne sont pas totalement remis de leurs blessures. Ophélia a besoin de temps pour retrouver ses réflexes naturels, car pour le moment, elle est trop habituée aux hommes, ça pourrait être dangereux pour elle plus tard. Ici, je me ressource, je prends conscience de ma taille face à l'océan. Ces dauphins m'aident à faire le vide en moi et à repartir d'un bon pied.

- Je comprends, mais comment es-tu passé du gentil mécène à celui qui vient se ressourcer ici ?

- Un jour, la fondation a organisé une soirée pour remercier ses donateurs et je me suis lié d'amitié avec Lydia et Ryan, qui travaillent ici. Depuis, je viens régulièrement.

- Comment peut-on faire le vide en regardant des poissons ? S'interrogea tout haut Draco.

- Ce ne sont pas de simples poissons ! S'insurgea Harry en lançant un regard noir à Draco qui lui répondit par un grand sourire goguenard.

- C'est ce petit black ? Ryan ? » Interrogea Draco en faisant un mouvement du menton en direction du jeune homme qui sortait du matériel de mesure de l'eau, accroupi sur un grand ponton. Comme s'il avait deviné qu'on parlait de lui, il leva la tête, un sourire radieux sur son doux visage d'ébène, et il leur fit signe de le rejoindre.

« Lui c'est Tevin, expliqua Harry. Fais gaffe, il drague tout ce qui bouge.

- Comme si j'allais m'en plaindre. »

Harry hésita entre rire et lui mettre son poing dans la figure, alors il préféra reporter son attention sur Tevin qui parcourait du regard le corps de Draco d'un air appréciateur. Il avait déjà essayé de séduire Harry, et chaque fois qu'il le voyait, il lui demandait s'il était certain d'être hétérosexuel, mais aujourd'hui, il semblait avoir décidé de s'intéresser uniquement au blond.

« Harry, pour une fois que tu viens accompagné, c'est avec de la marchandise de premier choix, déclara Tevin en défiant clairement Draco de réagir à la remarque.

- Je vois que les dauphins ne sont pas les seuls animaux de la fondation et visiblement, c'est la période de reproduction, » répliqua froidement Draco.

Tevin éclata d'un rire sonore et il prit délicatement le bras de Draco dans sa grosse main.

« Alors lui, je l'aime déjà, dit-il en serrant Draco contre lui. Vous passez la journée avec nous ? Et ce soir, j'espère que vous resterez. On fait un barbecue avec des amis. Tu en connais la moitié et ils t'adorent, Harry. Ça marche comme ça, vous restez ?

- Si Draco est d'accord, répondit Harry en sentant la jalousie lui vriller les entrailles. J'espère que Luke sera là aussi.

- Bien entendu ! S'exclama Tevin en saisissant la remarque et en se tournant vers Draco. Ce que Harry veut faire dire, c'est que j'ai un petit ami. Luke. Nous sommes ensemble depuis sept ans…Mais nous sommes un couple très libre.

- C'est ce qu'on verra ce soir, lança Draco en se dégageant de l'étreinte du jeune homme. Puis-je voir le dauphin ? On a fait pas mal de kilomètres pour ce gros poisson.

- Nous avons plusieurs dauphins dans des enclos différents, mais comme tu accompagnes Harry, je suppose qu'il s'agit d'Ophelia puisque c'est sa petite protégée. Elle était encore très jeune et presque morte quand on l'a récupérée dans des filets de pêche, et Harry s'est tout de suite pris d'affection pour elle.

- La défense des cas les plus désespérés, je te reconnais bien là, Harry.

- Ta gueule Draco.

- Surveille ton vocabulaire Potter.

- Vous savez que vous allez vraiment bien ensemble ? Demanda Tevin en souriant. Il faudrait que tu nous débauches cet hétéro presque marié. »

Draco détourna le regard et il se racla la gorge alors que Harry toussotait en reportant son attention sur l'homme châtain clair qui venait à leur rencontre. Harry présenta rapidement Ryan à Draco, espérant changer de sujet, mais Tevin revient à la charge et Harry dû lui annoncer que le mariage était annulé. Tevin ne sembla pas affecté par la nouvelle, contrairement à Ryan qui tenta de réconforter l'Auror.

« Je vais bien, expliqua Harry. J'ai juste été odieux avec elle. Je l'ai trompée.

- Avec moi, » précisa Draco avec détachement.

Si Ryan ne parût pas surpris, l'air ébahi de Tevin valait de l'or, et Harry dû se retenir de rire. Lorsque enfin ils parlèrent d'autre chose, Ryan proposa à Draco d'aller nager avec Ophelia. Le visage du blond s'illumina pendant une furtive seconde, puis il retrouva sa froideur habituelle. Tevin l'accompagna à l'intérieur pour qu'il enfile son caleçon de bain, puis ils revinrent sur le ponton. Ryan ne pu s'empêcher de laisser son regard s'attarder sur les côtes apparentes du médicomage avant de l'inviter à entrer dans l'eau.

« Ne t'occupes de rien, recommanda-t-il à Draco qui semblait aussi excité qu'un enfant à la veille de Noël. Laisse Ophelia venir à ta rencontre, c'est elle qui va vouloir jouer avec toi si elle est d'humeur. »

Draco hocha la tête et il se mit à nager tranquillement alors que Tevin se jetait à l'eau pour s'assurer qu'il ne risquait pas de se noyer. Assez rapidement, le dauphin s'approcha de Draco qui la caressa avec une émotion indéchiffrable sur le visage. Harry s'aperçut que les mains du blond tremblaient alors qu'elles s'attardaient sur la peau de l'animal.

« C'est impressionnant, murmura Draco à l'attention d'Ophelia. C'est génial. »

Debout, les bras croisés sur son torse, Harry se délectait de l'image d'un Draco complètement naturel. Il agissait comme s'il se sentait tout petit face au mammifère qui l'avait déjà adopté comme compagnon de jeu. Le sourire radieux de Draco était pour Harry, la huitième merveille du monde et il se prit à soupirer tristement. Il voulait rendre Draco aussi heureux, il voulait le voir rire plus souvent. Sans pouvoir lutter, il sentit sa gorge se nouer et, alors que le rire de Draco s'élevait dans les airs, des larmes se formèrent dans les yeux du brun. Il dû faire appel à tout son self control pour se retenir de pleurer. Selon lui, les instants de bonheur pur comme celui que vivait Draco en ce moment même étaient trop rares et cela l'attristait, tout simplement parce que Draco méritait d'être enfin en paix.

« C'est Lui, n'est ce pas ? » demanda Ryan en rompant le silence devenu pesant.

Harry ne quitta pas Draco des yeux alors qu'il hochait la tête.

« Comment l'as-tu deviné ?

- Parce qu'il y a quelques années, tu m'as raconté tout l'amour que tu avais pour un garçon qui n'avait pas survécu à une agression. Quand tu parlais de lui, ton regard était vivant, plein d'étoiles, et en même temps, voilé par la douleur. Je retrouve ça quand tu poses les yeux sur Draco. Jamais tu n'as eu cette étincelle quand tu parlais de ta fiancée. Je suis heureux qu'il ne soit pas mort, finalement. Je peux te poser une question ? Est-il malade ? Je veux dire, il est anormalement maigre…

- Non, pas vraiment. En fait, je ne sais pas comment qualifier ça. Il se défend d'être anorexique, mais il a des difficultés à manger, répondit Harry en regardant Draco disparaître sous l'eau, emporté par le dauphin. Tu m'as récemment dit qu'Ophelia était en période de réadaptation à l'océan et qu'elle ne devait pas avoir trop de contacts affectifs avec les humains. Pourquoi avoir proposé à Draco de nager avec elle ?

- Si ma copine apprend que j'ai laissé quelqu'un nager avec Ophelia alors que je lui dis non depuis des semaines, elle va ma plaquer sans autre forme de procès. Mais depuis quelques jours, Ophelia semble déprimée. Elle a envie qu'on vienne la voir plus souvent, comme lorsqu'elle était en convalescence, ce que nous nous refusons de faire car elle doit se détacher de nous pour repartir à la vie sauvage. Si nous l'entourons trop, elle va refuser de s'en aller. Draco est seulement de passage alors c'est différent. Elle avait besoin de lui autant qu'il avait besoin d'elle, je pense.

- Tu as eu raison de le faire descendre dans l'eau avec elle. Regarde le, ça fait dix ans que je le connais et je ne l'avais jamais vu aussi heureux. Où est Lydia ?

- Elle est allée faire les courses pour ce soir avec son nouveau copain. Figure toi qu'elle sort avec un garde du corps complètement fou d'elle. Il s'appelle Rick. J'espère que vous resterez ce soir, tu pourras le voir. On s'est donné rendez vous à 18h, sur la plage qui se trouve à deux kilomètres de là pour avoir l'occasion de surfer un peu avant de manger.

- Oh non, pas ça. Tu sais bien que je suis lamentable sur une planche de surf.

- Ça, c'est ce que tu crois. Je vais bosser, on se voit tout à l'heure. Surtout, n'hésitez pas à vous servir de la plage pour…faire ce que vous voulez. » Lança Ryan en éclatant de rire sous le regard interdit de Harry.

Dès que son ami fut parti, Harry s'assit sur le ponton de bois, les pieds dans l'eau, et il profita un peu de la vision de Draco qui nageait avec le dauphin, avant de l'appeler. Le blond se hissa avec souplesse sur la plate forme, les cheveux en arrière, l'eau ruisselant sur son corps. Son visage semblait détendu, et le soleil avait déjà commencé à le faire un peu rougir, en particulier sur le nez et les joues. Harry le trouvait particulièrement irrésistible ainsi, surtout avec ce sourire resplendissant et ses yeux gris enflammés. Son enthousiasme face à Ophelia était attendrissant, car en ce moment, le médicomage responsable avait laissé place à un enfant surexcité. Il prit la serviette que Harry lui tendait et, une fois essuyé, il passa une main dans ses cheveux pour les lisser tout en observant attentivement Harry.

« Merci, Harry, dit-il enfin.

- Merci à toi d'avoir accepté de venir, répondit Harry en résistant à l'envie de goûter le sel sur la peau de Draco.

- Tu vois, c'est ça la vraie magie, » déclara Draco en montrant l'océan d'un geste ample de la main.

Harry hocha la tête, et il fut ravi d'entendre que le blond avait faim après avoir passé une heure dans l'eau. Ils mangèrent dans un petit restaurant sur le littoral, et Harry fut satisfait de voir que son ami, même sans avoir terminé son assiette, avait quand même fait honneur à sa salade de soja, pamplemousse et crevettes. Jamais les deux hommes n'avaient passé autant de temps ensemble, jamais ils n'avaient partagé l'intimité d'un repas aux chandelles, sans se disputer, et cela sembla leur convenir. Draco le remercia encore et, chose étonnante, il déclara même que finalement, le fait que Harry ait lu son journal était un mal pour un bien. Il expliqua alors que, grâce à son passage dans la Fondation, il avait réalisé que Neville et lui avaient totalement oublié l'importance des plantes aquatiques dans leurs recherches et que peut être, ils découvriraient une potion efficace grâce au fait que Harry se soit senti tellement coupable qu'il avait conduit Draco vers l'océan. Harry se contenta d'écouter, en louant intérieurement les efforts que le Médicomage faisait pour trouver du positif dans le négatif. C'était assez surprenant de sa part.

Lorsqu'ils revinrent sur la plage de la fondation, à un kilomètre du bassin d'Ophelia, Harry se sentait à sa place. Il ne su pas lequel des deux prit la main de l'autre, mais toujours est-il qu'ils marchèrent en silence, main dans la main, attentifs à la musique des vagues s'échouant sur le sable et contre les rochers. Plus rien n'existait pour Harry, à part ce bruit récurant et cette main chaude dans la sienne, cette agréable odeur qui était celle de la peau de Draco, mêlée au sel de l'eau. Il respira profondément, les paupières closes, et c'est quand Draco cessa de marcher qu'il ouvrit les yeux, laissant vagabonder ses prunelles vertes sur le médicomage. Le regard de Draco était insondable, tout comme l'expression de son visage. Sans qu'il comprenne pourquoi, le cœur de Harry manqua un battement.

« Harry, tout va bien ? Demanda Draco.

- Bien entendu, répondit Harry. Pourquoi ça n'irait pas ? Il fait beau, je suis en vacances et un mec torride marche à côté de moi.

- Ce n'est pas ce que je veux savoir, » lança Draco en soupirant d'un air excédé avant de lâcher la main de Harry pour ramasser un caillou et le jeter dans l'eau. « Puisque tu as lu mes pensées les plus intimes, je vais te faire part de ce que j'ai en tête en ce moment et ainsi, tu ne seras pas venu pour rien. Très honnêtement, Harry, tu sembles constamment préoccupé et je t'ai rarement vu t'amuser depuis mon retour. La plupart du temps, tu me regardes avec tellement de tristesse au fond des yeux, que ça me met mal à l'aise. Je sais que la guerre a fait des ravages et que personne n'en est sorti intact, mais je ne peux m'empêcher de faire la comparaison entre l'avant et l'après. Tu n'étais pas un modèle d'ouverture sur les autres, mais tu avais cette jovialité qui te rendait populaire. Je ne compte plus les fous rire entre Weasley et toi, mais aujourd'hui, je ne sais pas…Je te trouve tellement renfermé, taciturne et tes éclats de rire, je les compte sur les doigts d'une main. Alors je voudrais savoir. Est-ce un état général chez toi, ou est-ce un traitement de faveur que tu me réserves ? »

Harry ouvrit la bouche, mais il la referma presque aussitôt, à court de mots. Il n'avait pas conscience de s'être comporté différemment en présence de Draco, mais après tout, cela était possible, et il préféra éviter de nier sans arguments valables à opposer. Il ôta ses chaussures et s'avança un peu dans l'eau pour rafraîchir ses mollets et ses idées par la même occasion.

« Tu n'as rien à ajouter ? Questionna froidement Draco.

- Pas vraiment, non.

- Alors je vais parler. Tout ce que tu as dit hier soir était vrai ?

- Vois tu, Draco, la différence majeure entre toi et moi, c'est que quand tu es énervé, tu as la qualité ou le défaut, je ne sais pas, de taper où ça fait mal, tant pis si tes propos sont mensongers. Tu as toujours été comme ça. Moi, c'est l'inverse. Quand je suis bouleversé, j'ai la fâcheuse tendance de dire ce que je pense et de penser ce que dis. Je n'ai jamais su me contrôler et ça m'ennuie. Alors oui, tout ce que j'ai pu sortir hier était vrai. Quel est le problème ?

- Je crois que ton comportement change quand tu es en ma présence, et ça me dérange. Tu agis comme tous ces sorciers qui me regardent en se passant dans leurs têtes, un film qu'ils n'ont pourtant jamais vu. Prends cette journée en exemple : je me suis vraiment amusé, j'ai apprécié chaque minute, mais toi, tu as passé ton temps à avoir mal quand tu posais les yeux sur moi. Tu es tellement persuadé que je souffre constamment, que chaque minute qui passe, j'ai en tête l'agression, que ça me plonge malgré moi dans des souvenirs blessants. C'est fou. Qu'est ce que ça va bien pouvoir t'apporter d'en savoir plus à ce sujet ? Et qu'est ce que ça m'apportera de t'en dire plus ? Rien. J'en ai marre, Harry. Je veux que tu comprennes bien ce que je vais dire, parce que je suis fatigué de me répéter. Je. Vais. Bien. Alors arrête de te pourrir la vie à cause de ce qui m'est arrivé. C'est MOI qui ai enduré ça, pas toi. Contente toi d'être heureux de ne jamais avoir connu une telle expérience, et entre toi dans le crâne, une bonne fois pour toutes, que ce qui est arrivé est un simple épisode de ma vie. Ça ne régit pas ma vie.

- Vraiment ? Interrogea Harry d'une voix calme mais tremblante. Alors explique moi pourquoi tu refuses systématiquement de parler du viol. Pourquoi tu n'arrives même pas à PRONONCER le mot « viol » et que ta vie sentimentale est un tel fiasco ? Tu sors avec des mecs qui te mangent dans la main, qui t'aiment à en crever, et tu les repousses. Tu passes ton temps à te moquer de ce qu'ils ressentent, et tu n'as aucune considération pour eux. Tu te shootes à la cocaïne, tu ne manges pas, tu te fais sucer par un inconnu dans une cuisine, et tu reçois le poing de ton mec numéro jenesaispascombien dans la figure. Tu veux que je te dise ce que j'ai vu sur ton visage quand Olivier a frappé ? Et quand tu as massacré Sirius et Karim avec tes mots ? J'ai vu « mission accomplie » s'afficher. Tu veux tout gâcher, tu fuis l'amour et l'intimité comme la peste. En faisant cela, tu te fais du mal, alors ne viens pas me dire que tu vas bien, parce que tu es incroyablement seul, Draco.

- Je n'ai jamais été amoureux, alors comment veux tu qu'une chose que je ne connais pas puisse me faire mal ou me manquer ?

- Ce sont des conneries ! Avant de faire l'amour avec toi, ton corps me manquait, et pourtant, je ne l'avais jamais touché.

- Je suis content de le savoir, lança Draco avec un désintérêt total. Je n'arrive pas à croire que tu soies aussi hermétique à ce que je te raconte ! C'est quand même un monde que je soies obligé de te prouver que je me porte bien ! » Il ramassa un caillou qu'il envoya le plus loin possible dans l'eau, puis il respira lentement, profondément et il sentit son corps se détendre un peu. Il prit le visage de Harry entre ses mains et il le leva vers lui avant de continuer d'une voix douce. « Ce que tu as lu et ce que tu as vu ne reflètent que des instants plus ou moins difficiles, Harry. Mais entre deux moments tristes, je profite de chaque seconde et je m'amuse. J'aime vraiment ma vie. J'ai un travail que j'adore, et dans lequel j'excelle, des amis fantastiques et j'ai mes deux bras ainsi que mes deux jambes, je ne demande rien de plus. Bien entendu, mon retour à Londres m'a fait régresser. Mets toi à ma place. Tout le monde sait ce qui m'est arrivé, et tout le monde réagit comme toi en me voyant : on me plaint, on a des images de vi…d'agressions dans la tête et chaque mot que je dis est rattaché à cet évènement. Comment te sentirais tu si on te considérait comme une pauvre petite chose abîmée alors que tu es parvenu à donner un sens à ta vie et que tu ne penses plus qu'occasionnellement à cette histoire de vi…ol ? Je ne prétends pas qu'il n'y a pas de traumatisme, car je mentirais. Le traumatisme, il est là, bien présent en moi, et peut être certains de mes comportements ont-ils un lien direct avec ce qui est arrivé. Mais TOUT ne trouve pas son explication dans l'agression. »

Il lâcha Harry et il alla s'asseoir en tailleur sur le sable. Le brun le rejoignit sans un mot et il s'installa en face de lui, attentif alors que Draco parlait en faisant distraitement couler une poignée de sable d'une main dans une autre, à la manière d'un sablier.

« Tu sais Harry, tu m'as vu mal suite à des évènements précis, ce n'est pas un état constant chez moi. Comme je te l'ai dit hier, je me suis trouvé nez à nez avec Zabini et un Détraqueur en l'espace d'une heure. Alors oui, ça m'a marqué, mais me shooter à la cocaïne n'a rien d'habituel. Ça l'a été il y a quelques années, mais c'est bien fini. Tu m'as vu dans des moments difficiles et cela n'est pas assez pour déclarer que je souffre tout le temps. Toi tu souffres tout le temps, ou du moins, à chaque fois que tu me vois. Je n'ai pas mal quand je ne mange pas, je ne ressens plus rien. Je n'ai pas mal quand mes relations amoureuses tombent à l'eau, ou quand je fais l'amour. Et je n'ai certainement pas mal quand je prends de la cocaïne, même si le retour à la réalité est parfois douloureux. Dans vingt ans, plus personne ne pensera à tout ça, et tu verras, tu t'en voudras d'avoir perdu ton temps à vouloir me sauver alors que je n'en ai pas besoin. Il faut vraiment que tu apprennes à relativiser, parce que cette histoire tourne au masochisme mental chez toi. Je vais bien, je suis content d'être en vie et je compte bien le rester très longtemps. Pendant une heure, j'ai connu l'innommable mais ça n'a duré qu'une heure, Harry. D'autres vivent des douleurs bien plus grandes et bien plus longues sur la durée.

- Je ne veux pas entendre ce genre de choses. Ça n'a pas duré qu'une heure, parce que ça continue, pour toi comme pour moi et tu le sais parfaitement, expliqua Harry en se passant la main dans les cheveux. On ne tend pas les lèvres à un Détraqueur quand on se porte comme un charme. Alors oui, peut être que dans vingt ans, plus personne n'y pensera, mais aujourd'hui, quatre ans après, ce souvenir est toujours aussi douloureux. Je revois ton visage…Le sang sur tes jambes…C'est une torture. Je n'y peux rien, c'est certainement dû à ton retour récent. Ça m'a hanté pendant trois ans et j'allais mieux quand tu es revenu…Merlin, comme je suis heureux que tu soies revenu, même si j'ai des difficultés à ne pas te suivre partout pour te protéger. »

Draco le gratifia d'un sourire plein de tendresse et il pencha légèrement la tête sur le côté.

« Je n'ai pas besoin de protection. Mon pire ennemi, c'est moi, et ça l'a toujours été. Tu sais, quand j'étais gamin, j'avais pris l'habitude de ne pas manger quand mes parents me contrariaient. Ça n'a rien de nouveau, j'ai toujours eu cette tendance à ne rien pouvoir avaler à certains moments. Ça n'a rien à voir avec Zabini et sa bande de porcs.

- J'ai du mal à croire que tu ailles aussi bien que tu le prétends, lança Harry en se rapprochant dangereusement de Draco.

- En tout cas, je ne vais pas aussi mal que tu le penses, répondit le blond d'une voix rauque. Je ne veux pas que tu perdes ton sourire à cause de moi alors relativise, s'il te plait. Je n'ai pas besoin que tu me sauves.

- Mais moi, j'ai peut être besoin que tu me sauves, » murmura Harry en le regrettant aussitôt.

Il ferma les yeux et il s'enivra de la présence presque toxique du blond. Il sentit son souffle chaud sur ses lèvres entrouvertes, puis sa bouche sur la sienne. Merlin, qu'il aimait la façon que Draco avait de l'embrasser ! Mais il ouvrit quand même les paupières et, au prix d'un combat acharné contre lui-même, il repoussa Draco qui afficha clairement sa stupeur de ne pas voir Harry succomber.

« Tu es beaucoup trop sûr de toi sur ce coup là, Draco, constata Harry en caressant sa joue.

- Je pensais que je te plaisais…

- Tu me plais. Tu n'as pas idée à quel point, mais tu sais très bien ce que veux. Je ne me contenterai pas des miettes que tu me donneras. Je veux tout. Je nous veux toi et moi, sans tes mecs à côté. Je souhaite une relation monogame et rien d'autre. Je sais que tu n'es pas prêt à me donner ça mais ne t'en fais pas, je survivrai. Allez viens, on va se baigner. »

Sans attendre la réponse, il se releva et il tendit la main à Draco qui l'ignora et qui se mit debout sans aide.

« Ton orgueil est charmant, » lança Harry en se déshabillant.

Draco haussa les épaules et il se mit en caleçon de bain avant de rejoindre Harry dans l'eau. Ils nagèrent longtemps, Draco s'épuisant à la tâche, puis ils se mirent à se faire couler, comme des enfants. Entre les rires et les cris, Harry se rendit compte qu'il était vraiment à sa place avec Draco. Il lui semblait que cette conversation lui avait ôté un poids immense et il savait que c'était exactement ce qu'avait voulu faire Draco. Il ne comprenait pas pourquoi le médicomage avait souhaité alléger sa peine, surtout après l'avoir surpris en train de lire son journal intime. Il pensa une fois de plus à la théorie de Draco quant à cette fumée blanche et il se demanda si Hermione n'avait pas tort. Après tout, s'ils étaient effectivement des âmes sœurs, Draco le sentirait aussi et cela expliquerait pourquoi il n'avait pas encore coupé les ponts avec Harry, malgré la trahison.

« Dans tes rêves, Harry, » murmura une petite voix en lui.

Il préféra reléguer ces pensées dans un coin de sa tête et se concentrer sur Draco qui prenait le soleil, allongé sur le dos, son corps perpendiculaire à celui de Harry, la tête sur le torse de l'Auror.

C'est lorsqu'ils entendirent des cris un peu plus loin qu'ils comprirent que les amis de Harry étaient arrivés. Tous deux se levèrent et Harry pouffa en voyant que le corps de Draco avait rosi au soleil.

« C'est très joli, cette teinte de crevette en vacances, lança Harry alors que Draco se plaignait.

- Oui, bon ! Ça va bronzer dans deux jours, mais en attendant, je t'interdis de faire la moindre plaisanterie sur mon teint !

- Oh, mais c'est qu'il est devenu tout rose notre beau gosse ! S'écria alors Tevin en le voyant arriver. Tu as bien profité du soleil mon écrevisse d'amour ?

- Tev', fous lui la paix, tu vois bien qu'il ne te supporte pas, lança un petit rouquin avec un sourire charmeur. Je suis Luke, et je nie toute implication sentimentale avec ce bourrin. »

Harry éclata de rire et, lorsque Luke se mit à lui tourner autour, comme il le faisait souvent, il le laissa faire, juste pour montrer à Draco qu'il pouvait plaire à d'autres que lui. La réaction du blond fut immédiate, et il se mit à faire du charme à Tevin, ce qui eu pour effet de rendre Harry fou de jalousie. Il cessa de s'amuser avec Luke pour reporter son attention sur Draco.

Les amis de Harry étaient une dizaine, et très vite, ils se mirent dans l'eau avec leurs planches de surf. Lydia resta sur la plage avec Draco qui ne voulait absolument pas se ridiculiser. Il se contenta de regarder Harry, impressionné par la grâce de ses mouvements sur la planche. Il n'avait jamais imaginé l'ancien Gryffondor pratiquer un sport autre que le Quidditch et cela le fit sourire. Il aida ensuite Lydia à mettre en route le barbecue, étonné par la gentillesse et l'humour de la jeune femme. Très vite, ils sympathisèrent et ils se mirent à danser au son du lecteur cd portable de Luke.

Quant à lui, Harry passa un très agréable moment, relâchant la pression à une vitesse considérable et quand il revint sur la plage, il trouva les deux jeunes gens en train de singer les mouvements d'un boys band moldave que Draco avait en horreur. Aussitôt, Rick rejoignit sa compagne en se bouchant les oreilles et il la menaça de faire la grève des câlins si elle ne changeait pas immédiatement de musique. Ils décidèrent de laisser la radio pendant qu'ils mangeaient, ce qui valut quelques commentaires assez cinglants lorsque certaines chansons passaient. Visiblement, Draco était le seul à supporter le rap d'Eminem et il manqua de s'étouffer avec sa brochette de poulet lorsque Rick le qualifia de « gros bouffon sans talent. »

« Fais attention Rick, prévint Harry, Draco est un fin amateur de rap. C'est le premier à se lever quand retentissent les premières notes de « ice ice baby !»

- Bande de lémuriens, siffla Draco en décapsulant sa deuxième bière. Vous n'y connaissez rien en musique !

- Parce que pour toi, « ice ice baby » c'est de la musique ? Demanda la copine de Ryan en éclatant de rire.

- Je vous rappelle que c'est une musique de Queen au départ, alors mille fois oui, » rétorqua Draco en mettant tout le monde d'accord.

Harry était stupéfait par la manière dont ses amis avaient adopté Draco et, surtout, par la manière dont ce dernier se comportait. Il se montrait courtois, attentif, complètement délirant et son humour pince sans rire faisait l'unanimité. Le fait d'être entouré de personnes qui ne savaient rien de son histoire semblait le libérer totalement et Harry se prit à imaginer à quel point les soirées entre Draco et ses amis avaient pu être drôles. Il s'approcha plus près de Draco et il posa sa main sur sa cuisse, sans savoir vraiment pourquoi il faisait cela. Draco regarda longuement la main, puis le visage de Harry et il lui sourit, entourant de ses longs doigts ceux posés sur sa cuisse.

La soirée atteignit son apogée lorsque Ryan sortit sa guitare et que tous se mirent à chanter plus mal les uns que les autres. Puis ils chantèrent plus sérieusement, et Harry prit la guitare pour entamer les premiers accords de « Wonderwall » d'Oasis. Il jouait assez bien, constata Draco, et sa voix, sans être puissante, était juste, bien posée. Il but une gorgée de bière et laissa le vent jouer sur son visage apaisé. Il aimait ce vent marin, sa peau rendue collante par le sel, et ces gens qui laissaient tous leurs soucis de côté pour passer un bon moment ensemble. Il se sentait bien, et cela était dû en grande partie à la présence de l'Auror. Comment pouvait-il lui sourire alors que ce dernier avait eu une attitude inqualifiable la veille ?

Tout simplement parce que Harry Potter était le genre de personne qui souffrait encore plus que ses victimes lorsqu'il accomplissait ses méfaits et que pour cette raison, il était difficile de lui en vouloir.

Le beau regard vert se posa sur Draco et, comme s'il s'adressait seulement à lui, Harry chanta :

« There are many things that I'd like to say to you but I don't know how
Maybe you're gonna be the one that saves me
And after all you're my wonderwall. »
(Trad/ Il y a tant de choses que je voudrais te dire, mais je ne sais pas comment m'y prendre.
Peut être pourras tu me sauver.
Après tout, c'est toi ma protection.)

Sa voix était devenue plus rauque, un peu brisée par l'émotion et Draco détourna les yeux, mal à l'aise. Il préféra ignorer Harry même lorsque Luke prit la guitare pour chanter une version très personnelle de « fastlove » de George Michael, le regard fixé sur Harry, lui faisant clairement comprendre qu'il avait envie de lui.

Ecoeuré, Draco laissa Tevin s'asseoir entre ses jambes et ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Dès que Luke eut fini son tour de chant, Harry lui fit un sourire encourageant, ce qui fut suffisant pour le jeune rouquin qui se jeta sur lui pour l'embrasser, sous les quolibets de ses amis.

« Mais pourquoi ça vire toujours à la partouze gay quand Luke et Tevin sont dans le coin ? » Gémit Ryan en se cachant les yeux.

Draco était sidéré. Pour la première fois, il était celui qui ne flirtait pas, et voir la langue de Luke pénétrer dans la bouche du Survivant lui fit un choc. Il ne se rendit même pas compte que ses doigts se crispaient sur les cuisses de Tevin. Pourtant, Harry était loin d'apprécier ce qui lui arrivait. Le baiser était baveux, brutal, et il ne pu s'empêcher de le comparer à la manière dont Draco embrassait : passionnée mais douce, un peu joueuse, humide mais jamais mouillée. La langue du blond savait faire trembler Harry, alors que celle de Luke le dégoûtait. Il répondit quand même au baiser pour faire bonne mesure et il lui sembla qu'une éternité s'était passée avant qu'ils ne se séparent. Aussitôt, Harry chercha Draco et son cœur s'arrêta de battre lorsqu'il constata qu'il n'était plus là. Tevin non plus.

« Où est Draco ? Demanda-t-il prestement.

- Je crois qu'il est malade, répondit Ryan. Lydia et Tevin l'ont conduit dans la Fondation.

- Et merde ! » S'exclama Harry en se mettant à courir en direction du bâtiment qu'il atteignit rapidement.

La chemise de Draco traînait sur le sol de l'entrée et Harry la ramassa avant de se diriger vers les toilettes d'où provenaient des sons parfaitement identifiables. Lydia se tenait contre le lavabo, un verre d'eau dans la main, regardant avec douleur le dos de Draco alors que Tevin était accroupi à côté de lui pour lui tenir les cheveux alors que celui-ci vomissait tout en essayant de repousser le delphinologue. Enfin, Draco se laissa choir sur les dalles glacées, le dos contre le mur. Malgré ses coups de soleil, il était d'une pâleur inquiétante.

« Ça va ma beauté ? Demanda Tevin en lui passant un linge mouillé sur le visage.

- Non, gémit Draco. Je crois que j'ai trop mangé aujourd'hui. J'ai trop bu aussi. Et pour couronner le tout, ces deux clowns se donnent en spectacle.

- Tu es dur avec Harry, déclara Lydia en lui tendant le verre d'eau. C'est la première fois que je le vois faire une chose pareille. D'habitude, c'est nous qui nous lançons dans de grandes démonstrations d'affection alors qu'il est seul. Il était sûrement jaloux du fait que ce connard de Tevin te tournait autour.

- Surveille ton vocabulaire Lydia !

- Oui, intervint Tevin. Arrête de m'insulter. Draco et Harry savent très bien que c'est un jeu. Si Luke était moins volage, je ne m'évertuerais pas à quémander de l'attention comme je le fais.

- Quitte le, conseilla Lydia. Tu mérites mieux que ce mec.

- Lydia a raison, lança Draco en se redressant soudainement de peur de vomir. Je suis comme Luke, et je peux t'assurer qu'il ne changera pas. Tu lui donnes tout ce qu'il veut, alors pourquoi ferait-il le moindre effort ? Les mecs comme nous prennent tout ce qu'il y a à prendre, et puis ils s'en vont. Ne te perds pas dans une relation qui ne te convient pas, dans laquelle tu perds ta personnalité. Je t'assure que dès que tu as ouvert la bouche, j'ai pensé que tu étais un crétin sûr de lui et plus dragueur que je ne le serais jamais, alors que c'est en fait tout le contraire. Je trouve dommage que tu masques ta sensibilité de cette manière, parce que c'est le genre de chose qui plaira certainement à quelqu'un qui vaut bien mieux que Luke.

- Mais ça fait trois ans qu'on est ensemble, Dray.

- Ne perds pas trois ans de plus, et ne m'appelles plus jamais Dray, dit Draco en s'apercevant enfin de la présence de Harry. Tenez, voilà Lèvres En Feu. Pour quelqu'un qui est blindé de principes, je te trouve tout sauf farouche.

- Et c'est toi qui dis ça ! Rappelle moi où était ta queue samedi soir ? Demanda Harry, excédé.

- Vocabulaire, Potter !

- Dis moi, au bout de combien de gros mots déclamés à la suite risque tu d'imploser ? »

Draco fut pris d'une nouvelle vague de nausée et il se pencha sur la cuvette des toilettes. Harry tira Tevin des WC et il s'installa à sa place pour tenir les cheveux de Draco.

« Je suis désolé Draco. Pour tout, murmura-t-il à son oreille lorsque les spasmes du blond cessèrent. Je t'ai gavé aujourd'hui, j'aurais dû y aller plus doucement.

- Arrête de toujours prendre tous les torts à ton compte, c'est agaçant.

- Ok, céda Harry en se tournant vers Tevin et Lydia. Je le ramène à l'hôtel, dites au revoir aux autres pour nous.

- Je veux rentrer à Londres, » marmonna Draco.

Harry l'aida à se relever et il lui remit sa chemise avant de monter dans la voiture. Draco dormit durant tout le trajet du retour, ne se rendant même pas compte que Harry les avait fait transplaner jusqu'en Angleterre. Il porta Draco dans sa berline où il mit le chauffage au maximum lorsqu'il s'aperçut que le médicomage tremblait. Il monta dans la chambre du White Castel et il récupéra leurs affaires, puis il descendit régler la note sous le regard désespéré de Lucy. Il lui dit adieu du bout des lèvres, pressé de retourner auprès de Draco.

Une fois dans son véhicule, il se tourna vers Draco et il observa longuement son visage endormi. Il avait passé une journée fantastique avec lui, si on en occultait la fin, et cela avait accru son désir d'être avec Draco. Il n'avait aucun mal à se projeter dans l'avenir avec lui, et cela le terrifiait car il avait besoin de se détacher de lui. Il déposa un baiser furtif sur ses lèvres pâles, et il démarra. Quelques heures plus tard, il faisait entrer Draco chez lui et il l'aidait à se déshabiller. Draco protesta un peu à l'idée de dormir chez Harry, sans se doucher, mais il finit par tomber de fatigue dans ses bras. La matinée de ce jeudi était largement entamée, et Harry se perdit dans l'image de Draco contre lui, tout en écoutant la pluie tomber.

« Qu'est ce que je t'aime toi, » murmura-t-il en caressant les cheveux de Draco…

Il était 16h lorsque Harry ouvrit les yeux. Il avait une cruelle sensation de manque au creux des bras, et il s'aperçut que Draco n'était plus là. Il descendit dans le salon où il le trouva fraîchement douché, le regard rivé sur la télévision qui rediffusait un épisode de South Park. Harry le jugea irrésistible dans son peignoir de bain et il fut soulagé de voir que son visage avait retrouvé ses couleurs. Depuis son baiser avec Luke, Harry mourrait d'envie d'embrasser Draco, de sentir ses lèvres satinées contre les siennes, peut être pour laver le goût de celles de Luke. Il s'installa à côté de Draco et il ne résista pas à l'envie de frôler son cou de sa bouche désireuse. Draco sursauta mais il se contenta de dire bonjour à Harry, reportant son attention sur le dessin animé qui lui arracha un sourire amusé.

« Comment te sens tu aujourd'hui ? Demanda Harry en reculant un peu.

- Bien mieux, merci. J'ai sapé ta soirée, n'est ce pas ?

- Non. Et puis ce n'est pas de ta faute si tu es tombé malade.

- Je crois que j'ai abusé de la bière, alors que je n'en bois jamais. En tout cas, c'était vraiment une journée incroyable. J'ai encore du mal à réaliser que j'ai nagé avec un dauphin et que je me suis baladé en tongs !

- Je serai content de renouveler l'expérience si ça te dit. Je vais préparer de quoi manger, et puis nous parlerons.

- Ecoute, je pense qu'on a assez discuté ces deux derniers jours, alors si on en gardait un peu pour plus tard ? Interrogea Draco en se levant. J'ai horreur de faire des excuses mais vu mon comportement de samedi, je ferais mieux d'aller m'aplatir sans broncher devant les principaux intéressés. On parlera après, d'accord ?

- Je n'insiste pas, concéda Harry, mais s'il te plaît, quand tu verras Sirius, explique lui que je n'ai pas eu le temps de t'informer et demande lui de le faire. Ne va pas à St Mungo, ni dans le monde sorcier tant que tu n'as pas vu Sirius…ou moi.

- Tu m'intrigues, » admit Draco en prenant son sac.

Il remercia Harry puis, dans un « pop, » il transplana chez lui pour se changer. Il constata que son répondeur était saturé de messages d'Olivier, et il décida de commencer sa tournée d'excuses chez lui. Il ignora le hibou qui hululait rageusement au bord de sa fenêtre et il claqua la porte de son appartement. Il prit sa voiture pour avoir le temps d'écouter quelques chansons et de calmer son appréhension avant d'être confronté à la star de Quidditch. Il ne se sentait pourtant pas détendu lorsqu'il sonna à sa porte. Olivier lui ouvrit et il le toisa d'un air glacial, sans dire un mot. Il lui fit signe d'entrer dans le salon où Draco prit sa place préférée : assis sur la grande table en bois. Olivier se posta devant lui, les bras croisés sur son torse, les mâchoires serrées. Draco releva la tête avec fierté puis il respira profondément avant de commencer.

« Je suis venu m'excuser pour mon attitude inqualifiable de samedi s…

- Putain mais où t'étais ! S'écria alors Olivier. Je n'arrive pas à le croire ! Je me suis fait un sang d'encre parce que personne ne voulait me dire où tu te cachais, je me suis fait casser la gueule par ton ex, Charlie Weasley, et la presse me prend pour un monstre parce que j'ai frappé son Sauveur chéri ! Et où il était le Sauveur chéri ? Aux Caraïbes en train de se faire bronzer !

- Charlie t'a cogné ? Ça m'étonne, il n'y a pas plus gentil que lui. Et je n'étais pas aux Caraïbes, je…

- Peut importe ! Ce que j'essaye de te dire, Draco, c'est que tu n'aurais pas dû me fuir. Tu aurais dû m'affronter et écouter mes excuses au lieu d'envoyer ton ex pour m'en mettre une.

- Je n'ai pas cherché à te fuir, Olivier, affirma Draco en soutenant son regard. Et tu n'as aucune excuse à me présenter, c'est plutôt moi qui t'en dois. J'ai vraiment été trop loin samedi soir. Rien ne peut justifier un tel comportement et tu n'as pas dû comprendre ce qui est arrivé.

- C'est le moins qu'on puisse dire.

- J'avais passé une journée monstrueuse…le père de Crabbe a envoyé un Détraqueur à mes trousses et ça a fait remonter à la surface certaines choses peu agréables. Alors pour ne pas y penser, j'ai pris des drogues Moldues et cela a eu pour effet de me désinhiber. Je suis vraiment, vraiment mortifié de t'avoir traité comme je l'ai fait.

- Je veux bien te pardonner, pour cette fois, susurra Olivier en écartant les jambes de Draco pour se positionner debout entre elles. Et toi, me pardonneras tu d'avoir levé la main sur toi ?

- Oui, bien sûr.

- C'est dingue comme tu m'as manqué, déclara Olivier en se penchant sur Draco pour embrasser langoureusement son cou. Toi et moi, Draco. Juste toi, moi, et personne d'autre. Je ne veux plus que tu ailles voir ailleurs.

- Je ne suis pas venu me réconcilier avec toi, je passais juste pour m'excuser. » Précisa Draco en essayant de repousser Olivier qui était bien trop fort.

Il embrassa ses lèvres avec rage avant de se radoucir. Il caressa le palais et la langue de Draco avec la sienne, sans se préoccuper du fait que le médicomage ne lui rendait pas son baiser mais cherchait plutôt un moyen de retenir les mains d'Olivier qui s'étaient mises à vagabonder sur ses cuisses ainsi que sur la partie sensible de son anatomie.

« Je n'ai pas envie de ça alors lâche moi, Olivier, ordonna Draco.

- Laisse moi te faire l'amour, » implora Olivier en collant son érection contre l'entrejambe flasque du blond qui avait fermé les yeux avec force, comme s'il souffrait physiquement de ce contact. « Laisse moi te prouver à quel point tu comptes pour moi. Je ne veux que toi. Dis moi que rien n'est fini entre nous, et que tu acceptes de n'être qu'à moi.

- Je ne t'appartiens pas, rétorqua Draco en tournant la tête pour éviter les baisers d'Olivier. Je suis vraiment désolé, mais je n'ai pas envie de ça…Pas avec toi. »

Il ouvrit soudain les yeux et il poussa Olivier de toutes ses forces, et, tandis qu'il basculait en arrière, Draco en profita pour se lever et se diriger vers la sortie. Il démarra sa voiture en trombes, sans se soucier de la pluie battante qui obstruait la visibilité. Lorsqu'il coupa le moteur, un coup de tonnerre retentit et Draco sentit son cœur cogner plus fort. Il était en train de se mettre en danger, il le savait, mais pourtant, il sonnait à la porte sans se soucier des protestations de sa conscience. Il passa une main tremblante dans ses cheveux trempés par la pluie, et il humidifia ses lèvres.

« Draco, tu es déjà de retour ? » Demanda Harry en ouvrant grand la porte pour le laisser passer.

Le blond ne bougea pas, et un long silence s'installa alors qu'il plongeait ses prunelles grises, en accord parfait avec le temps, dans celles étincelantes du brun. Harry était subjugué par la pluie qui tombait en cascade sur Draco qui semblait ne pas s'apercevoir qu'il était trempé.

« Draco, que se passe-t-il ? Tu as eu un problème ?

- Tu sais, ce truc dont tu parlais…La monogamie…J'ai envie d'essayer, lança Draco.

- Pardon ? Je croyais que les mecs comme toi ne changeaient pas ? C'est bien ce que tu as dit à Tevin ? Questionna Harry en tentant d'ignorer le fait que son cœur venait d'exploser.

- Heu…désolé de t'avoir dérangé, marmonna Draco en faisant demi tour.

- Attends, murmura Harry en le retenant par le bras. Avec qui veux tu essayer la monogamie ? »

Draco ferma les yeux, puis il les rouvrit en constatant que Harry l'observait attentivement, sans avoir l'air de porter de jugement. Lentement, il leva la main et il pointa son doigt sur le torse de Harry.

« Avec moi ? » Souffla Harry en sentant son cœur cogner encore plus fort dans sa poitrine.

Draco hocha la tête et Harry le fit entrer dans la maison en le tirant par la manche. Il ferma la porte en lui donnant un coup de pied tandis qu'il plaquait Draco sans violence contre le mur. Il le vit retenir sa respiration et cela fit exploser ses sens. Il posa ses deux mains à la base du crâne de Draco et, enfin, il goûta à ce baiser dont il rêvait depuis que Luke s'était permis d'effacer la trace des lèvres du blond.

Il pressait son corps chaud contre celui trempé de Draco, et ses mains serraient son crâne avec force, mais le baiser était doux, presque timide.

A suivre…

Merci d'avoir lu jusqu'ici (et bravo pour votre courage, lol.) Je suis désolée s'il reste des fautes, mais vu la longueur du chapitre, et malgré la relecture, j'ai certainement dû en laisser passer pas mal sans m'en rendre compte.
Bizzz