Auteur : Chirurine

Disclaimer : Les personnages, termes, et lieux se rapportant au monde de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling, seule l'intrigue me revient (et j'en suis fière --")

Spoiler : post tome 7, mais ne prend pas en compte l'épilogue.

Genre : Romance/Family (même si ça correspond pas totalement…)

Avertissement : Cette fiction est un slash, soit une fiction traitant de l'homosexualité. Si sa simple évocation et la description de relations sexuelles entres hommes vous rebutes, je vous prierais de cliquer sur la petite croix rouge en haut à droite (vous savez, celle qui vous nargue…). Si vous êtes mineur, ou du moins une personne facilement choquée, que vos parents peuvent entrer à tout moment et vous proposer de lire la fiction qui suit, je vous déconseille de poursuivre la lecture plus loin . EN REVANCHE si vous n'entrez pas dans les catégories citées précédemment, je vous encourage à lire !

Note de l'auteur : Ceci est ma toute première fiction postée… J'en ai écrit des tas, et des tas. Mais je n'ai jamais eu le courage, et même l'envie, de les poster. Je ne sais pas tout à fait pourquoi celle-ci est postée, faut croire que je l'affectionne beaucoup… Je vous demanderais donc d'être indulgents…

Remerciement : à Muriel (Strawb3rries) sans qui, je crois que je ne me serais jamais inscrite sur ff, à Elodie et à Héloïse (Slitherin's proud) pour m'avoir incitée à poster.

Rating du chapitre : K+

RAR :

Shaina : Coucou toi, je ne m'attendais pas à avoir une de tes review ! Enfin, merci d'avoir lu mon chapitre. Je sais que t'as du mal avec les HP/DM, mais je suppose qu'entamer la lecture avant le cours de français t'as donné envie de lire xD Et puis, tu ne peux pas me dire perverse si tu as lu toutes les fictions que je t'ai donnée à (ordonnée de) lire. Enfin, je te pardonne… Bref' j'espère que ce chapitre te plaira tout autant, même s'il est légèrement (voire carrément) différent, gros bisous à toi :)


Chapitre II : A petit feu…

' Harry, je suis enceinte…'

Tenant sa tête entre ses mains, Harry se remémorait sans cesse ces paroles. Il n'avait pas 20ans, il n'était pas marié, et sa petite amie, sa toute première expérience – sexuelle du moins – venait de lui annoncer qu'elle portait son enfant.

« Harry ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? » demanda Draco.

L'interpellé releva la tête. Il avait oublié qu'il se trouvait au manoir Malfoy. Après avoir appris la nouvelle, il avait tout simplement vu rouge, il avait accusé Ginny de prendre cet enfant comme un outil de corruption (1) puisqu'ils avaient rompu – secrètement – une semaine auparavant. Alors même qu'il était prés à assumer sa véritable nature, il se retrouvait avec une progéniture sur les bras. Et la seule chose qu'il avait réussi à faire, c'était d'aller retrouver Draco.

« Ecoutes, si c'est pour rediscuter de ce qu'on s'est dit la dernière fois, ce n'est pas la peine. Je ne suis pas prêt pour ça, tu comprends ? »

Harry se leva, et déposa ses lèvres sur celles du blond qui ne bougea pas. Il faut dire que ce n'était pas dans ses habitudes. Il avait toujours laissé le Serpentard prendre le contrôle. Il l'avait toujours laissé agir à sa guise et choisir le rythme qui lui plaisait. Car si le brun avait appris une chose, c'était bien qu'il ne fallait pas brusquer les Serpentards.

Pourtant ce soir, il ne se sentait pas l'envie de discuter. Il ne voulait pas reprendre leur discussion précédente qui lui avait brisé le cœur. Ce jour-là, il venait de rompre avec Ginny, il avait ensuite transplanné au manoir pour y retrouver son amant et lui annoncer qu'ils pouvaient être libres. Il lui avait proposé une vie à deux, enfin à trois puisqu'il y avait Scorpius, le fils de Draco. Il lui avait aussi rappelé ses sentiments, chose qu'il n'avait pas fait depuis leur toute première fois.

Et malgré tout cela, le digne fils de Lucius Malfoy, avait trouvé le moyen de le repousser, de lui dire qu'ils ne pouvaient pas faire ça. Il lui avait sorti tout un tas d'arguments pour finir par donner tort aux idéologies du brun.

De plus, il était vrai que la société sorcière ne voyait pas l'homosexualité comme pouvait le faire les moldus. Ces derniers l'avaient plus ou moins accepté, même si cela restait tabou et parfois même choquant. Les sorciers, eux, refusaient tout simplement cette forme d'amour qu'ils jugeaient immorale. L'homosexualité était jugée comme un délit, certaines personnes se retrouvaient à Azkaban pour une durée généralement courte. Pourtant, certains cas avaient été condamnés au baiser du Détraqueur…

Cependant, Harry avait foi, les mentalités du monde moldu avaient peu à peu changé, alors pourquoi pas celles des sorciers ? Leurs deux mondes étaient étroitement liés, et ce depuis la nuit des temps. Ils avaient évolués en même temps et avaient subis les mêmes événements à peu de différences prés. Alors quoi que l'on puisse dire, le Survivant espérait que tous changeraient d'avis, et si pour cela il devait user de son statut, il le ferait.

Draco le repoussa et haussa un sourcil, il le jaugea un instant. Et comme toujours, Harry se sentit tel un livre ouvert, le regard gris avait l'habitude de découvrir chaque petite faille en son être.

« Quelque chose ne va pas » remarqua le blond. « Qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

Se laissant tombé sur le canapé, le Gryffondor soupira. Quelque part, il se sentait bien, il avait tellement envie qu'on se rendre compte de sa détresse, que c'était un véritable soulagement pour lui. Et tant pis, s'il donnait l'impression de se plaindre, pour une fois, il s'en contrefichait.

« Rien ne va plus, Draco. Tout échappe à mon contrôle, ces derniers temps. Tu comprends, avant la mort de Voldemort j'avais entrepris des choses, je voulais préparer mon futur, même si je n'étais pas sûr d'en avoir un. Et depuis quelques temps, tout s'écroule à tour de rôle, comme si j'avais mal construit. Et je crois que c'est là mon erreur, j'ai dû construire sur quelque chose de bancal. »

« Tes métaphores m'épateront toujours » se moqua Draco.

« Ça ne me fait pas rire, Draco. Je suis complètement perdu. Même nous, ça s'évapore tout doucement, à petit feu. »

Il ferma les yeux, ça lui faisait tellement de mal de dire cela. Et le pire c'est qu'il ne savait même pas ce qu'en pensait son amant. Il ne savait pas réellement ce qu'ils étaient tous les deux. Deux hommes assouvissant une simple pulsion, ou deux homme… amoureux ? Lui, il l'était, il n'avait aucun doute là-dessus, mais le blond ?

« C'est comme ça. Nous deux, c'est voué à l'échec, on le savait depuis le début, n'est-ce pas ? » Le Serpentard déposa un délicat petit baiser sur les lèvres du brun, et lorsqu'il se retira, la douce sensation… s'évapora. « On n'a pas construit sur quelque chose de plat, certainement sur une montagne, et petit à petit… les montagnes bougent, les murs se fissurent. C'est ainsi, et on aura beau rafistoler… » Il se mordit les lèvres, et posa la tête du brun sur son épaule avant de poursuivre. « … ça s'écroulera un jour ou l'autre. »

O°O°O°O

« Ce ne sont que des rumeurs… » soupira Harry Potter depuis son fauteuil alors que sa douce épouse faisait les cent pas dans le salon.

« Des rumeurs ? » répéta-t-elle, incrédule. « Comme si tu ne m'avais jamais trompée ! Oh ça va, Harry, tu crois que je ne suis pas au courant ? » elle s'arrêta une seconde, se retourna et regarda son mari dans les yeux. « Vraiment, tu penses que je n'ai jamais appelé tes collègues de travail ? »

Le Survivant baissa la tête et pinça l'arrête de son nez. Il ferma les yeux, réfléchissant à ce qu'avait pu dire ses collègues, à ce qu'ils pouvaient savoir…

« Oh ne t'en fais pas, Harry. Je m'y suis faite, et tant que personne d'autre ne le savait, ça m'allait… Mais si cela devient public, je te fous un procès sur le dos ! Et ne compte pas prendre Hermione comme avocate, car elle sera la mienne ! »

Si elle savait combien il s'en foutait, si elle savait qu'en ce moment même, ses pensées vagabondaient vers quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui – il en était sûr – devait être encore plus dépité qu'elle pouvait l'être. Et cela, Harry ne pouvait le concevoir.

« Ecoutes moi bien, Ginny. Si je t'ai trompé autant de fois que je te le dis, pourquoi est-ce qu'on ne l'aurait découvert que maintenant ? J'étais avec Cho, je te l'ai déjà dit, mais tu es bien trop orgueilleuse pour aller vérifier ! Et puis merde, tu crois que j'irais me taper des prostitués ? Hommes qui plus est ! Ne me prends pas pour ce que je ne suis pas ! »

« Par ce que tu vieillis, tu perds la main sans doute. Et quant au fait que ce soit des hommes, j'espère bien que tu n'es pas de ce bord-là ! » grogna la rousse en faisant une moue dégoûtée.

Cette aversion pour l'homosexualité, exaspéré Harry au plus haut point. Les sorciers se croyaient supérieurs aux moldus, pourtant ces derniers commençaient petit à petit à accepter toutes les formes de sexualité. Et c'est sans doute à cause de cela, que le brun souhaitait parfois revenir chez les moldus.

« Tu n'aimes pas les hommes ? » demanda sa conjointe en écarquillant les yeux. « Harry, dis-moi que tu ne les aimes pas… »

« Tu m'énerves, Ginny » grogna le brun en se levant.

« Réponds-moi ! » hurla-t-elle. « Tout, Harry, j'ai tout supporté, mais si tu en venais à baiser avec des hommes… »

« Baiser ? Tu n'as donc que ce mot-là à la bouche ? Je ne suis pas une chienne en chaleur ! »

Il serra ses mains, tentant vainement de contrôler ses tremblements. Ginny avait le don de le mettre en colère.

« En me trompant avec n'importe qui, comment veux-tu que j'ai une autre image de toi ? »

Le brun la regarda, une lueur de colère animant son regard vert d'ordinaire si vide. Il prépara doucement sa salive, et la cracha au pied de la rousse.

« Je me demande comment je peux me réveiller chaque matin à tes côtés… » dit-il avant de transplaner.

Lorsqu'il réapparut, il aperçut Draco assit sur leur canapé. Oui, leur. Ils s'étaient achetés tous les deux ensemble, il y avait de cela un an, un petit chalet en Irlande. Un petit chez eux, où ils se donnaient rendez-vous, et vivaient pleinement leur amour, si l'on pouvait considéré cela comme tel. Personne, pas même Scorpius, n'était venu ici, rien qu'eux.

L'endroit n'avait rien d'extraordinaire, c'était étroit, mais confortable. Les murs étaient fait de bois et gardaient leur couleur sombre qu'on illuminait à l'aide de l'immense cheminée. En face de cette dernière se trouvait le canapé gris – choisit par le Serpentard – et une petite table basse assortie aux murs de la pièce. L'espace cuisine n'était quasiment pas équipé puisqu'ils ne restaient jamais longtemps là-bas, et puis de toute façon, il leur restait toujours la magie.

La chambre ne contenait qu'un lit double aux draps de soie blanche – comme l'exigeait Draco - et pas une armoire étant donné qu'ils ne stockaient aucun de leurs vêtements. La salle de bain attenante, n'avait elle non plus rien d'extraordinaire en soit, si ce n'est l'immense baignoire jacuzzi qu'ils s'étaient installés. Il fallait dire que pour les bains à deux, c'était nettement plus pratique.

Pourtant, ce jour-là, ils ne pourraient profité de leur petit coin de bonheur. Car si Draco était là, assit en train de boire du café, les choses s'annonçaient mauvaises. Le blond ne buvait jamais de café, que lorsqu'il était en proie à un certain stress, ou encore lorsqu'il était en colère. Il disait que cela calmait ses nerfs…

« Tu en as mis du temps » annonça Draco d'une voix lente et froide.

« Ginny m'a piqué une crise. »

« Pas étonnant, tu n'es vraiment pas discret. »

Le Serpentard porta la tasse à sa bouche et avala une gorgée. Il restait dos à Harry, comme pour dissimuler ses sentiments, car il le savait, tous deux pouvaient lire en l'autre. Ils se connaissaient suffisamment pour cela. Et même s'il gardait son masque froid plein d'indifférence, chaque petite faille qui s'y trouvait, le Gryffondor pouvait l'identifier.

« Dray… »

« Ne m'appelle pas comme ça ! » s'écria-t-il en posant brusquement la tasse sur la table. « Je te faisais confiance, Harry. Je te l'avais pourtant dit, si tu me trompes, tout est fini. Notre histoire n'a jamais tenu qu'à un fil, et ce fil-là, tu viens de le couper. »

« Tu me charries sur mes métaphores, mais… » commença le brun.

« Arrête, Harry. Arrête ça immédiatement, tu sais très bien que je ne plaisante pas. J'en ai assez, tu comprends ? Je t'ai donné ma confiance, je n'ai rien dit sur ta double vie, je n'ai jamais rien révélé à ta famille. Et malgré tout, tu as trouvé le moyen d'aller voir ailleurs. »

« Ce ne sont que des bêtises, Dray, jamais je ne te ferais souffrir. Je te l'ai promis, tu te souviens ? »

« Oui, comme tu as juré fidélité à ta femme. » soupira le blond, en attrapant sa tasse. « Sincèrement, Harry, tu es fait de mensonges. Tu as grandi dedans, et il semblerait que tu ne puisses t'en passer. »

Le brun eut envie d'ajouter que Draco était le seul à lui avoir appris le mensonge, mais ne voulant envenimer un peu plus la situation, il se retint. De toute façon, avec lui il fallait toujours jouer profil bas.

« Je t'aime » avoua Harry d'une petite voix. « Tu me combles, et je ne peux pas me passer de toi, Dray… J'en suis incapable. »

Il vit les épaules du blond tressaillir, et sut qu'il l'avait touché. Harry était peut-être devenu doué pour le mensonge, mais tous deux savaient à quel point il ne pouvait mentir à Draco.

« Moi non plus. » répondit-il. « Mais tu me tues, Harry. À petit feu, tu me tues… »

Le brun se rapprocha du canapé, tout en restant dos à son amant, il s'accroupit et déposa un baiser sur la clavicule du Serpentard. Il embrassa ensuite son cou, tout aussi délicatement qu'il lui était possible, tentant de lui transmettre sa sincérité, cette sincérité qu'il ne donnait qu'à lui. Il remonta vers sa mâchoire pour finir par le coin des lèvres roses, pour leur prouver ses sentiments d'amour véritable.

« Je t'aime, » répéta-t-il « je t'aime tellement. »

Se retournant doucement, Draco attrapa sa bouche, pour assouvir leur désir d'un baiser véritable, aussi véritable que les sentiments de Harry. Et lorsqu'ils se séparèrent, le souffle court, le blond ne pu que comprendre que son amant ne l'avait pas trahit, du moins pas pour le moment.

« Je sais. » murmura Draco en réponse aux je t'aime. « Peut-être… que tu m'aimes trop pour me tromper. »

« On peut dire ça comme ça, mais c'est peut-être aussi par ce que je ne trouverais pas mieux ailleurs. »

« C'est certain ! » répondit Draco. « Tu viens t'asseoir ? » l'invita-t-il en tapotant la place à sa droite.

Hochant la tête, Harry contourna le canapé et s'assit. Il posa ensuite sa tête sur le délicat tissu noir du pantalon de Draco qui passa ses mains dans les cheveux bruns. Le Gryffondor ferma les yeux sous la caresse tout en songeant. Il savait que cette histoire n'était pas finie, il savait que son amant n'oublierait pas aussi facilement. Mais ce qu'il ne savait pas, c'est que tout s'envolait, à petit feu.

O°O°O°O

Allongé sur son lit – qu'il n'avait jamais considéré comme tel – Harry réfléchissait. Il réfléchissait au choix qu'il venait de prendre pour sa vie, pour son avenir, et pour la vie de son futur enfant. A ses côtés, Ginny dormait paisiblement, elle semblait heureuse, sans doute était-ce dû au fait qu'ils venaient de… de quoi d'ailleurs ? Faire l'amour ? Baiser ? Il ne savait plus, car après tout, il n'éprouvait plus aucun sentiment pour elle, mais il la respectait trop pour la baiser…

Tout ceci était vraiment compliqué, il avait l'impression d'avoir été poussé dans un horrible fossé qu'il se sentait incapable de remonter. Comme si malgré tous ses efforts, il n'obtiendrait jamais ce qu'il avait toujours souhaité. Il était pris au piège, dans les bras de Ginny, et n'avait plus le droit à l'amour. Il allait se marier, jurer fidélité, fonder un foyer pour son enfant, enfant qui ne grandira pas aux côtés de deux parents s'aimant.

Finalement, Harry se demandait ce qu'il devait vraiment faire, s'il était encore temps de changer les choses. Tout ce qu'il voulait, c'était vivre avec Draco qu'il aimait plus que tout, seulement ce dernier n'était pas de cet avis. Et quoi que l'on puisse dire, même avec toute la bonne volonté du monde, pour devenir un couple, il faut être deux.

Ou alors, il poursuivrait son chemin aux côtés de Ginny, il lui donnerait un mariage beau en surface, il lui transmettrait de faux sentiments, et peut-être deviendrait-il un fin comédien. Son amant l'avait formé, ils avaient passés des après-midi à lui enseigner le mensonge, ou du moins, la transformation de vérité. Car un Malfoy ne ment jamais vraiment, il transforme. Même si pour Harry cela revenait au même, il fallait avouer qu'il y avait une certaine 'nuance', et comme Draco le lui répétait souvent, chez les Malfoy, tout était dans la nuance.

Auprès d'une femme, la vie serait facile, il aurait un enfant, peut-être deux ou même plus, et il ferait entièrement parti de la famille Weasley. Chose qu'il avait longtemps souhaité, comme il avait longtemps aimé Ginny. Mais il y avait une différence entre ses souhaits d'adolescents dont la vie était à peu de choses près vouée à l'échec, et ses désirs d'homme mûr qui ne fantasmait plus son futur. Désormais, il n'avait plus à craindre la proximité de la mort, il vivait pleinement chaque jours, tentant de profiter un maximum du bon temps. Seulement, il semblerait que les autres ne soient pas du même avis.

« Harry ? Tu ne dors pas ? » demanda la voix de Ginny.

La voix douce, et faible d'une rouquine à moitié endormie, voilà ce qui l'attendait pour les années à venir, et peut-être même pour le reste de sa vie. Il ne souhaitait pas se réveiller au son de la voix de Ginny, tout ce qu'il voulait c'était entendre celle de Draco, et ce même s'il se mettait à ronchonner en disant qu'il dormait trop ou pas assez, selon les circonstances.

« Non »

« Tu as fait un cauchemar ? » supposa-t-elle, inquiète. « Encore ? »

Il soupira, ne sachant trop quoi lui dire. Si elle venait à savoir où allaient ses pensées, elle serait au bord de l'apoplexie, et certainement romprait-elle avec lui. D'un côté il en rêvait, de l'autre, elle portait son enfant. Son tout premier enfant, et s'il renonçait à elle, peut-être devrait-il renoncer à lui. Et puis Draco n'accepterait jamais une vie avec lui, la seule chose qu'il voulait c'était vivre en amant. Rien de plus que du sexe, un peu de bon temps ensemble, et ça, Harry l'avait parfaitement compris.

« Oui » mentit-il.

« Mon pauvre chéri… »

Elle se rapprocha de lui, attrapa sa tête et la posa contre son épaule. D'une main, elle caressa ses cheveux, et de l'autre traça de légers cercles sur la peau nue de son dos. S'il y avait une chose que Harry aimait en elle, c'était sa douceur et sa tendresse qu'il avait du mal à retrouver chez Draco. Chez lui, il fallait toujours chercher, et même parfois il n'en obtenait rien. La seule chose qu'il donnait sans compter c'était du sexe, il était clair que sur ce point, tous deux étaient entièrement comblés.

Au fil des années, peut-être arriverait-il à oublier son blond, et à ne penser qu'à celle qui serait sa femme. Peut-être apprendrait-il à l'aimer au quotidien, et à ce moment-là il pourrait la chérir de toutes ses forces, et ne penser qu'à elle. Mais pour le moment… pour le moment il n'avait besoin que d'une personne, et cette personne n'avait rien de Ginny, pas même son sexe. Cette personne, il en était consciemment dépendant. Et s'il parvenait un jour à s'en passer, il serait sûrement libre, libre de se construire une véritable vie de famille.

Dans les bras de cette femme, qui l'aimait depuis le début, d'un amour aussi pur que l'avait été celui de Lily, sa mère, il se sentait apaisé. Ça oui, elle était apaisante, pourtant il ne parvenait pas à trouver son bonheur, le seul endroit au monde où il était heureux était en compagnie de son ancien ennemi. Où qu'ils puissent être, même dans les pires endroits imaginables, il savait qu'à ses côtés il se sentirait toujours bien, il se sentirait lui, et uniquement lui. Harry Potter, le Survivant, le Vainqueur n'existait plus, il demeurait juste Harry.

O°O°O°O

Un baiser, un second, et un troisième. Harry et Draco n'étaient plus que baisers et tendresse. De son côté, le brun tentait de se faire pardonner la faute qu'il n'aurait jamais pu commettre, de l'autre le blond essayait de se persuader qu'il n'était pas accroc, qu'il était parfaitement capable de s'en passer.

« Je t'aime » susurra le Survivant, d'une voix aussi douce que l'étaient ses sentiments. « Je t'aimerais toute ma vie, et même après. »

« Je sais » répondit le Serpentard les yeux fermés, profitant de la caresse de ses lèvres.

Un sourire parcourut les lèvres du Gryffondor, il était pardonné, il en était certain.

« Draco… est-ce que… » commença-t-il.

« Harry ! Tu peux pas te taire un instant, et nous laisser aller à ce moment. Ça fait une semaine qu'on n'a pas eu deux heures pour nous, alors tes questions tu les gardes pour plus tard. »

Sans doute, aurait-il pu s'énervé. Surtout qu'il voulait lui demander s'il l'aimait, ce qui n'était pas une question anodine, seulement Draco ne parlait que rarement d'eux ensemble. Les seules fois où il en parlait c'était pour dire que leur relation était instable, trop fragile et bien d'autres choses réelles mais blessantes. Alors lorsqu'il parlait de leur relation en réunissant le toi et moi en nous, le brun ne pouvait que se plier à la volonté de son amant.

Et le dit amant, se retrouvait couvert de baisers délicats, peut-être trop à son goût, mais Harry était certain qu'il appréciait. Un peu d'amour, n'avait jamais tué personne, quoique… Les yeux verts ne lâchaient pas le visage du blond qui, lui, gardait pertinemment les yeux fermés – il avait dit, un jour où ils avaient un peu trop bu, que le regard du Gryffondor était trop pénétrant.

Il est vrai que Harry avait la manie de lire trop de chose dans les orbes grises, mais était-ce de sa faute s'il les connaissait pas cœur ? Ils n'avaient pas passé des années et des années ensemble, sans apprendre à se connaître un peu, voire beaucoup. Et leur passé commun d'ennemi les avait sans aucun doute aidé à se comprendre.

Les mains du brun passèrent outre le pull du blond, il sentit la peau délicate frissonner sous son toucher, et délicatement il caressa son ventre.

Draco se dégagea de son étreinte, les joues rosies, et remit en place son pull.

« Qu'est ce qu'il y a ? » demanda Harry en fronçant les sourcils.

« Il est 19h, tu devrais déjà être chez toi. » annonça doucement le Serpentard, en détournant le regard.

Enervé, le Gryffondor prit le visage pâle de son amant entre ses mains, et déposa rageusement ses lèvres sur leurs homologues.

« Chez moi ? Mais c'est ici, Draco ! A l'heure actuelle, je ne souhaite être nul part sauf ici. D'ailleurs, c'est toujours ainsi, il n'y a qu'avec toi que je me sens chez moi… »

« Harry, épargne-moi tes discours dégoulinants d'amour, et rentre chez… chez ta femme » soupira t-il, en s'éloignant de nouveau. « Et ne me sors pas que je suis ta femme, par ce que dans ce cas-là, je te foutrais mon poing dans la gueule. »

Un rire s'échappa des lèvres rouges de Harry, alors qu'il s'imaginait Draco avec une longue chevelure rousse, et des dessous en dentelle. Certains auraient pu aimé l'idée de voir leur amant travesti en femme, mais ce n'était décidément pas le cas du brun. S'il aimait une chose chez Draco qu'il avait eu du mal à accepter au départ, c'était sa masculinité.

« Je ne vois pas ce qui te fait rire… » grogna Draco, le plus froidement possible.

« Crois-moi, tu ne veux même pas savoir ! » s'exclama le brun en déposant un nouveau baiser, plus délicat, sur les lèvres de son amant. « Je t'aime, et tu n'es rien d'autre que mon homme. »

Draco, les muscles des épaules tendu, s'éloigna subitement de son amant, et s'assit plus convenablement, croisant délicatement ses jambes – chose que Harry avait toujours admiré, puisque chez le blond, il ne voyait pas même une once de féminité dans ce geste.

« Ton homme ? » répéta abruptement Draco. « Je ne suis pas ton homme. Rien ne nous lie, nous ne sommes pas ensembles, nous n'avons pas d'enfants. Rien, strictement rien ne nous lie, pas même une promesse. On baise, Harry, c'est tout. »

« Et si moi je te promets de t'aimer jusqu'à la fin de mes jours ? Et si moi, je te dis que s'il y a une personne avec qui je veux finir ma vie, c'est toi et pas Ginny, qu'est-ce que tu vas faire, Draco ? Si je te dis que… je pourrais mourir pour toi ? »

« Je te conseillerais de te suicider. » répliqua-t-il. « Je ne veux rien de toi, je n'attends rien, juste de la baise et du bon temps. Tu le comprends ? Peut-être un peu d'honnêteté aussi. Je n'ai jamais aimé, Harry, je n'ai pas aimé ma femme, et je ne t'aime pas. Les Malfoy ne sont pas fait pour aimer, c'est dans les mœurs. »

« Alors qu'est-ce qui te gêne dans le fait que j'aille baiser ailleurs ? » s'énerva Harry. « Bon sang, Draco, quand est-ce que tu te rendras compte que tu ne me baises pas ? Ça fait dix ans que tu me fais l'amour ! »

Le blond soupira, il posa son coude droit sur l'accoudoir du sofa, et soutint sa tête par sa main, afin de marquer son agacement, comme si ce dernier lui causer de douloureuses migraines. Les Serpentards avaient ce côté mélodrames qui exaspéraient tant les Gryffondors, mais que Harry avait pourtant appris à aimer. En réalité, il avait appris à aimer tout de lui, sa brutalité, sa susceptibilité, sa mesquinerie, sa mauvaise humeur, sa froideur et même son côté lunatique. Et puis, le Survivant trouvait que tous ses bons côtés, tels que sa tendresse, son intelligence, son romantisme – qu'il ne partageait que rarement – cachaient amplement ces défauts qu'il appréciait désormais.

« Le problème Harry, c'est que dans l'expression 'faire l'amour', il y a le mot 'amour', chose que je ne te donne pas. Je peux te transmettre de l'affection, de la tendresse, prend le comme tu le veux. Mais ce n'est pas par ce que je fais attention à toi que je t'aime, du moins pas de la façon dont tu le souhaiterais, je t'apprécie, je m'en mords les doigts, mais je t'apprécie. Pourtant, cela n'enlève rien au fait que je te baise. »

« Je n'aime pas ma femme, mais je ne la baise pas. On baisait au début, Draco. On baisait par ce qu'on cédait à une simple pulsion, qu'il n'y avait rien d'autre. Et par ce qu'on se méprisait, on faisait ça brutalement et on aimait. Désormais c'est différent, c'est plus doux, même si parfois on ne le fait pas forcément dans la douceur, et dans ces cas-là c'est la passion. Ce n'est rien d'autre, alors je t'en prie, crois ce que tu veux, mais ne gâche pas ce qu'on a en disant que c'est de la baise. »

Tremblant légèrement, Harry se rapprocha de Draco et posa doucement sa tête sur les cuisses de son amant. Une nouvelle fois, les doigts fins et pâles du Serpentard virent trouver les mèches brunes. Sous la caresse, ses paupières se fermèrent, et il sentit deux délicieuses lèvres se poser sur son front. Même s'il n'était pas tout à fait d'accord, le blond l'acceptait et tentait de le comprendre, et pour cela, le brun l'en remerciait.

« Dis-moi, Harry, savais-tu que ta fille et mon fils se fréquentent ? » demanda doucement le blond en caressant les mèches brunes de son amant.

« Lily est fâchée contre moi, ces rumeurs ne lui ont pas vraiment plu. Ainsi, non, je ne suis pas au courant. » soupira-t-il, puis il se releva subitement. « De quelle façon ton fils s'occupe-t-il de ma fille ?! »

Un sourire sadique apparut sur le visage de Draco.

« Il l'a dépucelée, hier, aux alentours de 21h si j'en crois ce que m'a dit Séléné. »

Harry se laissa retomber sur les fines jambes du Serpentard, et expira bruyamment.

« Séléné, n'est qu'une petite manipulatrice, je suis sûr qu'elle voulait me voir anxieux. De toute façon, Lily est bien trop intelligente pour tomber dans le jeu de Scorpius. »

« Détrompe toi, Harry, mon fils est bien plus doué qu'il ne le paraît. Un véritable Serpentard. »

O°O°O°O

Serrée dans les bras protecteur de Harry, mise en confiance par sa voix, et ce quoiqu'elle raconte, caressée par ses délicieuses mains, Lily donnait son premier sourire. Et elle le donnait à son père, celui qui la choyait, celui qui la chérissait au prix de tout ce qu'il aimait, au prix de celui qu'il aimait. Cela faisait trois mois que le Gryffondor n'avait pas revu Draco, et concrètement il était en manque. Pas de sexe puisqu'il y avait Ginny – quoiqu'elle ne pouvait pas vraiment faire ce que le blond lui faisait – mais de tout ce qui faisait qu'il était Draco Lucius Malfoy.

Ainsi, pour se changer les idées, il s'occupait de Lily qu'il adorait cajoler. Et le reste du temps, il révisait ses cours pour obtenir convenablement son diplôme d'auror qu'il s'était enfin décidé à passer. Etre père tout en étant étudiant, n'était pas, de loin, une chose qu'il referait. Sa fille était tout simplement un ange, mais un ange qui pleure, et ce le plus souvent la nuit. Et à quelques mois de l'examen, la dernière chose que Harry souhaitait était de passer ses nuits à tenter de calmer sa progéniture.

L'adorable gazouillement du bébé, le rappela à la réalité. Ces derniers temps, il pensait bien trop à autre chose, ses cours le préoccupait, mais Draco occupait la majeure partie de ses pensées. Il se demandait ce que le blond pouvait faire, s'il allait un jour craquer et révéler leur relation à toute la population sorcière. Les premières semaines, le Serpentard était venu le chercher, lui demandant pourquoi il n'était pas venu la veille. Et Harry n'avait rien su faire d'autre que de partir, laissant l'autre dans l'incompréhension la plus totale.

A la naissance de sa fille, le Survivant avait compris que ce qu'il faisait intervenait désormais sur une autre personne que lui, et que son destin n'était plus insensible aux autres. Ce qu'il faisait, ce qu'il ferait de sa vie, jouerait un rôle important dans la vie et l'épanouissement de Lily, et il se devait pour elle, pour sa famille, de faire en sorte qu'elle soit heureuse.

Bien entendu, ce n'était pas pour déplaire à Ginny – toujours Weasley – qui se voyait elle aussi choyée par celui qui serait bientôt son mari. Elle avait reconnu un changement considérable, et Harry savait parfaitement qu'elle en était heureuse. Il la couvrait de bijoux et de tendresse, qui ressemblait tellement à de l'amour qu'elle y croyait. Et lui aussi, aurait pu y croire s'il n'avait pas en tête une certaine personne au teint pâle, aux délicieuses mains, et aux mémorables cheveux blonds dotés de ravissants reflets aux couleurs de la lune.

Un bruit de transplanage le fit se retourner, et il fit une moue en apercevant Luna Lovegood tenant par la main Hope, sa petite fille.

« Toi et tes manies d'entrer n'importe où, quand tu le souhaites… J'aurais jamais dû te laisser l'accès » grogna le brun, en déposant tout de même un baiser sur la joue des deux blondes.

« Nous allons bien aussi, 'ry, merci de t'en inquiéter. » dit-elle joyeusement.

Elle se pencha vers le brun, pour regarder le petit ange qui dormait à présent dans ses bras. Elle caressa son petit front, puis l'embrassa. Luna était de loin, celle qui adorait le plus Lily, même Molly ne la couvait pas ainsi, et pourtant c'était difficile de faire pire.

Luna tendit les bras vers le bébé, et le prit des bras de son père, sans même demander son autorisation. Elle s'accroupit, face à sa propre fille, et l'incita à embrasser le petit front, comme elle l'avait fait plus tôt.

« On dit que plus on couvre un enfant de baisers, plus il sera gentil. » murmura t-elle de sa voix rêveuse.

« Dans ce cas, ma fille sera l'être le plus gentil qui n'ait jamais existé. » sourit-il, les yeux brillant d'une lueur incertaine.

Harry la regarda déposer Lily dans son berceau, et agrandir un jouet d'un sort qu'elle donna à sa petite fille. La blonde se retourna ensuite vers son ami et le regarda dans les yeux, ça sentait la discussion. Le genre de discussion qui ne plait pas.

« On va dans la cuisine… » marmonna-t-il.

Lorsqu'ils se retrouvèrent dans la pièce, Harry prépara deux tasses de thé, à la façon moldue, non seulement par ce que c'était meilleur, mais par ce que cela lui faisait gagner du temps.

Enfin, il remplit les tasses, en tendit une à Luna qui la porta immédiatement à ses lèvres, ne semblant pas se rendre compte que le liquide était brûlant. Elle but une gorgée et soupira d'aise.

« Merci, 'ry, ton thé est vraiment bon. »

Il grogna, et releva la tête. Luna avait quelque chose à lui dire, mais comme à son habitude, elle souhaitait que ce soit lui qui entame la discussion. Ainsi, s'il s'énervait, elle lui dirait qu'il était le seul à avoir voulu savoir.

« Bien, Luna, qu'as-tu à me dire ? »

« J'ai été voir Scorpius, hier. Il a beaucoup changé, en un mois il est devenu un petit garçon, tout à fait adorable soit dit en passant. Il sera aussi beau que son père, qu'en penses-tu ? »

« Ne me parle pas de Draco ! » s'énerva-t-il.

Un sourire illumina un instant les lèvres rosées, et les yeux globuleux se plissèrent d'amusement.

« Je ne te parle pas de Draco, 'ry, mais de Scorpius. »

« Scorpius étant le fils de Draco, tu me parles de lui. »

Elle posa sa tasse, et toucha de ses doigts, les mains du brun qui s'étaient mises à trembler.

« Je sais tout, Harry » annonça-t-elle d'une voix anormalement sérieuse. « Tu sais, cher 'ry (2), il est malheureux. Tu n'en as pas l'impression, mais il en a besoin, de toutes ces choses-là que vous faites. Je ne te juge pas, en fait je te comprends. »

Harry se crispa, et éloigna ses mains de celles plus pâles et plus petite de son amie. Alors comme ça, Draco avait tout lâcher, et à l'une de ses meilleures amies, qui connaissait aussi Ginny.

« Draco t'as tout dit alors, il manque pas de culot ! »

« Non, non, je l'ai simplement compris, en fait je le sais depuis quelques temps, un peu plus d'un an. Mais il est venu me voir hier, il voulait de tes nouvelles, savoir comment tu allais, comment ta fille se portait aussi. Et lorsqu'il est parti, j'ai cru qu'il allait s'effondrer. »

« Tu ne connais pas Draco comme je peux le connaître, jamais il ne s'effondrera, et surtout pas pour moi. »

« Détrompe-toi, amour. Bon, il faut que j'y aille, surtout que Ginny va arriver dans quelques minutes. Enfin n'oublie pas, que si tu continues comme ça, tu vas le perdre, petit à petit tu es en train de le perdre. »


(1) corruption : petite référence à ma meilleure amie (Muriel/Strawb3rries) qui utilise assez souvent ce mot (et ne le nie pas !)
(2) cher 'ry : j'avais d'abord écris chéri, quand je me suis rendu compte que cher 'ry rappelait chéri, ça m'a fait rire… (ouais, je suis folle xD) Après j'ai voulu mettre cherry pour faire plus subtil, plus joli aussi, mais je me suis dit que personne n'allait comprendre (pauvre de moi et mes idées farfelues --")

NDA : Coucou tout le monde :) Vous ne savez pas comment j'ai galéré pour ce chapitre TT ! Enfin l'affaire est réglée, il est tout propre ! Bon je n'ai pas donné ce chapitre à corriger, j'espère juste que je n'ai pas fait trop de fautes, mais avec l'aide de Word, ça devrait aller…

Quoiqu'il en soit, chapitre différent du précédent puisque l'on suit notre cher Harry, mais ne vous en fait pas, dés le troisième chapitre, on retrouve Scorpius (que j'aime) et ses bouquins.

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Bisoux :)