Auteur : Chirurine

Auteur : Chirurine

Disclaimer : Les personnages, termes, et lieux se rapportant au monde de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling, seule l'intrigue me revient (et j'en suis fière --")

Spoiler : post tome 7, mais ne prend pas en compte l'épilogue.

Genre : Romance/Family (même si ça correspond pas totalement…)

Avertissement : Cette fiction est un slash, soit une fiction traitant de l'homosexualité. Si sa simple évocation et la description de relations sexuelles entres hommes vous rebutes, je vous prierais de cliquer sur la petite croix rouge en haut à droite (vous savez, celle qui vous nargue…). Si vous êtes mineur, ou du moins une personne facilement choquée, que vos parents peuvent entrer à tout moment et vous proposer de lire la fiction qui suit, je vous déconseille de poursuivre la lecture plus loin. EN REVANCHE si vous n'entrez pas dans les catégories citées précédemment, je vous encourage à lire !

Note de l'auteur : Ceci est ma toute première fiction postée… J'en ai écrit des tas, et des tas. Mais je n'ai jamais eu le courage, et même l'envie, de les poster. Je ne sais pas tout à fait pourquoi celle-ci est postée, faut croire que je l'affectionne beaucoup… Je vous demanderais donc d'être indulgents…

Remerciement : à Muriel (Strawb3rries) sans qui, je crois que je ne me serais jamais inscrite sur ff, et à Héloïse (Slytherin's proud) pour m'avoir incitée à poster ET pour sa correction, héhé !

Rating du chapitre : M

RAR :

Elena : Et bien merci pour tous ces compliments, ça fait vraiment plaisir… Je suis bien contente que tu aies aimé (à ce point), et j'espère que tu aimeras autant ce chapitre (j'avais mis le turbo pour écrire au début, ta review m'avait motivée ! Mais j'ai vite eu une panne navrée). « (…) moment rare d'une telle fiction » j'avoue que j'ai rougi xD c'est vraiment très gentil… Enfin, quoiqu'il en soit je te remercie encore pour tout cela et te dis à bientôt, bisoux :)

Shaina : Et bien oui comme tu le vois, je fais aussi dans le sentimental. Enfin, de toute façon, je suis et resterais toujours une sentimentale, alors une fiction sans sentiment, pour moi c'est quasi-impossible (quoique…), enfin cela ne veut pas dire que ce sera réciproque mwahahaha ! J'aime faire souffrir mes personnages sourire sadique ! Pour l'expression « c'est juste de la baise » je suis ravie qu'elle t'ait plue, même si je ne m'attendais pas à ce qu'elle ait ce genre d'impact, en même temps tu es ce que tu es, et ça ne m'étonne absolument pas qu'elle t'ait faire rire xD Quant à Luna et ses surnoms affectueux, j'avoue que je me suis bien amusée, c'était le petit moment délire pour ce chapitre ! Et puis Luna est mon personnage féminin préférée, alors je me devais de la placer. Je te remercie donc pour ta review et te fais des bisoux !


Chapitre III : Révélations

'Il caressa de sa langue la peau sensible du torse qui se soulevait délicieusement au rythme d'une…'

« Tu révises ? A cette heure-ci ? » demanda Draco.

Scorpius sursauta, écarquilla les yeux, et ferma rapidement son livre avant d'acquiescer. Il avait transformé la couverture de son roman en un manuel de métamorphose, par conséquent il n'avait pas de soucis à se faire. Il devait simplement paraître naturel.

« C'est marrant, j'ai toujours pensé que tu ne révisais pas. Je pensais que cela t'était inné. » murmura son père en le fixant dans les yeux. « Tu veux de l'aide ? »

Le blond s'approcha du livre que son fils venait de poser sur la table de nuit, et le saisit. Sans même que Scorpius ne puisse faire quoique ce soit, il l'ouvrit à l'endroit où le marque-page avait été placé, et parcourut rapidement quelques lignes.

Le rythme cardiaque du jeune garçon s'accéléra. La panique s'installa peu à peu dans ses veines et commença à s'emparer de tout son être. C'était comme s'il entendait une alarme sonner au plus profond de lui-même. Ce qui se passait, ce qui se déroulait sous ses yeux sans même qu'il ne puisse y faire quelque chose, n'était pas bon.

« Ce… ce n'est pas ce que tu crois… » tenta Scorpius. « C'est juste… »

« Ce n'est pas grave, Scorpius. Moi aussi j'avais des difficultés quant à la métamorphose de certains objets. La troisième année est particulièrement difficile. » Il marqua une pause, fit un sourire, et poursuivit « Si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à demander. »

Le livre se referma de lui-même, et Draco le reposa à son emplacement initial. Ses deux lèvres roses s'ourlèrent en un sourire sincère, sourire que le jeune garçon n'avait jamais vu auparavant.

Déstabilisé, Scorpius ne pu qu'hocher la tête. Il jeta un coup d'œil au livre, se demandant par quel sortilège le véritable sujet ne s'était pas révélé, et recouvrit ses épaules de la couverture. Il se tourna ensuite vers son père qui le couvait avec affection du regard, et fronça les sourcils. Depuis quand Draco Lucius Malfoy savait jeter des regards autres que froids, distants et avada kedavrisant ?

« Quelque chose ne va pas ? » s'enquit-il.

Draco tendit la main, ébouriffant délicatement les cheveux blonds de son fils. Un nouveau sourire effleura ses lèvres, un sourire énigmatique, cependant à peine plus froid que le précédent. Il s'avança, s'asseyant sur le matelas, juste à côté du jeune garçon, et déposa un délicat baiser sur le front pâle de son héritier.

« Je t'aime » murmura t-il en plongeant une nouvelle fois sa main dans la chevelure de son fils.

Le jeune Serpentard écarquilla les yeux, peu habitué à ce genre de démonstrations. Quelque chose n'allait pas, c'était trop étrange, il commençait à se demander si quelque chose de mauvais n'était pas arrivé… Il vit son père se lever, et il décida de l'interpeller avant qu'il ne sorte de sa chambre.

« Tu m'aimes plus que Grand-mère ? » demanda-t-il.

Et il se gifla mentalement, se rendant compte de la stupidité de ses paroles. Mais ce qui le gênait plus que tout, c'était la sincérité qu'il retrouvait dans le ton qu'il avait employé. Comme s'il était désespéré, il est vrai que son père agissait rarement de la sorte, en réalité, il n'agissait jamais ainsi. Mais de là à demander s'il préférait sa mère ou son fils, un Malfoy ne devait agir de la sorte. D'autant plus qu'il était bien connu que cette illustre famille se devait de veiller avant tout sur la descendance plutôt que sur les ancêtres pour favoriser la continuation de la lignée.

« Il ne faudra pas le répéter, mais oui. » sourit Draco.

Alors que ce dernier s'apprêtait à sortir, Scorpius ouvrit la bouche, la referma. Puis…prit d'un élan de courage, il l'interpella de nouveau.

« Et plus que Harry ? »

Il vit les épaules de son père tressaillir. Il le vit se retourner, lui faire un infime sourire, et murmurer :

« Je tuerais pour toi, Scorpius »

En effet, il tuerait pour lui, il le savait, il l'avait toujours su. Mais l'aimait-il plus que Harry ? S'il devait choisir l'un ou l'autre, le choisirait-il, lui, son fils qui ne cessait de l'agacer ? Serait-il prêt à renoncer à l'un pour l'autre ? A renoncer à Harry pour son fils ?

O°O°O°O

« McGonagall est une vraie garce ! » grogna Lily en s'asseyant aux côtés de Scorpius dans la bibliothèque. « Je ne comprend pas comment mon père peut l'apprécier ! »

« Sans doute par ce qu'il apprécie tout le monde » fit-il en tournant la page d'un livre particulièrement intéressant.

La jolie brune – aux reflets roux – s'assit et poussa un soupire à fendre l'âme. Le blond sentit son regard, et il leva les yeux de son livre, apparemment, elle attendait quelque chose.

« Qu'est-ce que tu veux ? » demanda-t-il en haussant un sourcil blond et parfaitement courbé.

« On ne commence pas ? »

Abaissant son regard vers sa montre marquée aux armoiries Malfoy, il lui annonça que non, ils ne commençaient pas.

« Et pourquoi cela ?! » s'énerva t-elle.

« Baisse d'un ton, on est dans une bibliothèque ! » grogna-t-il avant de poursuivre. « Certainement par ce qu'il reste encore six minutes et trente-sept secondes– trente deux maintenant – avant le début du cours. »

Il reprit sa lecture, priant pour arriver au chapitre quatre avant le début du fameux cours, sinon il ne pourrait jamais être suffisamment concentré. Son esprit vagabonderait certainement ailleurs, avide d'atteindre la scène érotique la plus mémorable du roman. Ainsi Lily n'apprendrait pas grand-chose, et garderait de fâcheuses lacunes. Scorpius avait pu remarquer que la jeune fille possédait de véritables difficultés en potion – contrairement à son père qui avait simplement, à l'époque, une certaine aversion pour un certain professeur nommé Snape.

Heureusement pour lui, il arriva enfin à la fin du chapitre, cependant aucune scène érotique n'avait été comprise… A croire qu'avec le temps, l'auteur avait perdu la main, remplacer du sexe par des petits baisers mouillés emplis d'amour était bien sot de sa part.

« Bien… on va pouvoir commencer, même s'il reste encore… une minute et treize secondes. » annonça t-il en sortant le cours qu'il avait préparé.

Comme toujours – depuis désormais un peu plus d'une semaine – le cours se passa bien. Lily était une élève attentive qui posait un nombre important de questions, trop important pour la santé mentale de Scorpius, d'ailleurs. Quoiqu'il en soit, il semblait être un bon professeur, puisqu'elle ne faisait que s'améliorer, elle avait obtenu un A (Acceptable) à son dernier devoir rendu au lieu des D (Désolant) habituels.

Bien entendu, il devait se répéter de nombreuses fois, mais dans l'ensemble cela n'était pas trop éprouvant. Et puis, il aimait bien Lily, ses réactions étaient étonnantes et divertissantes. Par moment, il se demandait comment elle réagirait si elle savait pour son père. Il se surprenait alors à imaginer mille scénarios, tous aussi différents les uns que les autres.

Une heure et demi plus tard, les deux adolescents avaient fini leur cours. Scorpius rangeait ses affaires sous le regard de la jeune fille qui ne cessait de le fixer, négligeant ses propres affaires sans s'en rendre compte.

« Pourquoi es-tu toujours comme cela ? » fini-elle par dire.

« Comme quoi ? » il haussa un sourcil, se demandant ce qui avait bien pu lui passer par la tête à cette petite brune.

« Aussi… calculé, chacun de tes gestes le sont, comme si tu ne devais pas faire d'erreurs… Tu ne fais jamais d'erreurs ? »

« Tu poses toujours autant de questions ? Sincèrement, Potter, je ne sais pas, je suis comme je suis, calculé ou non. C'est peut-être mon côté Serpentard, qui sait ? »

Lily Potter était finalement un être imprévisible… Il fallait qu'il sache, il fallait qu'il comprenne comment elle réagirait. Il avait trouvé, enfin, il allait s'amuser. Alors qu'intérieurement il souriait, et qu'il serait capable de rire à n'importe quel moment, il se confectionna un masque froid et… désolé. Il dessina le trouble dans ses yeux, saupoudra le tout de détresse.

« Rejoins-moi à la tour d'astronomie ce soir à 22h, j'ai… des choses à te dire… »

Il se retourna et partit en direction de la salle commune Serpentard, il n'avait pas besoin de confirmation. Il avait appris en une semaine que Lily était une personne curieuse, la curiosité était certainement sa plus grande qualité mais aussi son défaut le plus visible. Chacun de ses petits traits de personnalité, Scorpius allait les découvrir, et les exploiter à son avantage.

Sa dernière année promettait d'être intéressante au possible. Alors qu'il croyait s'ennuyer comme chaque année à Poudlard, quelques évènements plutôt inattendus – du moins pour la plupart des personnes – allaient survenir, et le jeune homme s'en délectait d'avance.

Il sentit une main s'approprier son bras et le tirer en arrière. Il se retourna et fit face – comme il s'en doutait – à Séléné qui semblait apparemment en colère…

« Tu… Tu as demandé à Draco de ne pas faire venir Basil ! Pourquoi as-tu fait ça ?! » hurla-t-elle en tapant de ses poings l'épaule du blond. « Tu n'es qu'un salop, un salop ! C'est mon frère ! J'ai le droit de le voir ! »

« Ton frère qui te baises, mais qui me préfère, moi. Je ne veux plus te voir pleurer, et je ne veux plus de… cette chose. Basil n'est là que pour faire souffrir. » débita-t-il sans s'opposer au poings qui cognaient contre son épaule.

« Tu mens… T'en as rien à foutre ! » grogna-t-elle en faisant cesser ses coups. « Tu ne sais que penser à ta petite personne, tu te prends pour le roi du monde, tu crois pouvoir tout maîtriser, mais tu te plantes ! »

« C'est ce que tu penses ? Tu penses sincèrement que je ne pense jamais à toi ? »

« Tu veux que je te dises ? Tu vas tout foirer, et ce jour-là, je serais aux premières loges ! Continue comme ça, et tout le monde t'abandonnera ! » elle se retourna, faisant voltiger ses splendides cheveux noires que Scorpius admirait tant. Ils descendaient jusque sa chute de reins, pourtant malgré leur longueur, aucune imperfection ne pouvait être décelée.

Un sourire effleura les lèvres du blond, et il poursuivit son chemin, comme si personne ne l'avait interrompu. Arrivé dans sa salle commune, il s'assit nonchalamment sur le canapé qui lui était réservé, et observa les élèves vivre leur vie. La plupart des Serpentards se sentaient mal à l'aise sous son regard, il le savait et en profitait pleinement.

Plusieurs fois, on avait dit de son regard qu'il était malsain, comme s'il ne passait sa journée qu'à épier les autres. En réalité, il ne faisait qu'étudier, sûrement pas ses cours puisqu'il n'en avait nullement besoin, mais la psychologie des êtres. Il connaissait sans vraiment leur avoir parlé la plupart des élèves du collège Poudlard. De ceux qui étaient et resteraient inaperçus, aux élèves les plus populaires, en passant par ceux qu'on cataloguait de minables, Scorpius connaissait leur façon de faire et de penser.

Il vit s'avancer Miles Bletchey Junior, appelé la plupart du temps Junior, et le jaugea froidement. Ce garçon d'un an son cadet était le genre de personne qu'il ne supportait pas : hypocrite au possible, du genre à vous poignarder dans le dos et de profiter un maximum possible de vous et de vos atouts financiers comme relationnels. Un Serpentard dans toute sa splendeur, les défauts des Gryffondors et Serdaigles en plus. En effet, il était du genre à étudier plus que de raisons, valorisant les cours plutôt que les relations, et surtout il aimait foncer tête baissée.

« Salut » dit le jeune garçon en souriant convenablement au Serpentard.

Le blond fit un signe de tête pour tout salut, inutile de gâcher sa salive à débiter des paroles sans intérêt.

« Avec les autres, » il montra de la main un groupe de Serpentards de cinquième et sixième année composés de trois filles et un garçon, « on se demandait si on ne pourrait pas préparer une petite fête, ce soir. Et ils m'ont dit qu'il fallait s'adresser à toi parce que… parce que… »

Parce que rien, ou peut-être par ce que c'était ainsi. Scorpius n'était pas préfet, il avait toutes les qualités pour, mais les enseignants savaient qu'il ne prendrait pas ce rôle à cœur. Il disposait déjà de la salle de bain des préfets, pour des raisons cliniques, ainsi il ne tirerait aucun avantage à être préfet et aurait même du temps libre en moins.

« Ouais » maugréa-t-il. « Peu importe pour quelle raison, c'est non. »

Il inspecta une minute ses ongles, retraça de son index chacun de ses sourcils – geste inutile puisqu'ils étaient déjà parfaitement parfaits – et passa une main dans ses cheveux blonds lâchés. Il les laissait se placer comme ils voulaient, Lily lui avait dit que cela lui allait mieux, et Séléné avait vivement approuvé.

D'ailleurs, Séléné venait juste d'entrer, aux côtés d'Andrew, ou du moins devant Andrew puisque ce dernier la tenait par… la taille. Scorpius sentit la colère l'envahir, il remarqua bien l'œillade de la jeune femme qui semblait fière d'elle, mais il ne fit attention qu'aux lèvres rougies de son meilleur ami et à ses cheveux châtains moins disciplinés que d'ordinaire.

Ses prunelles grises se posèrent ensuite sur le groupe de 5ème et 6ème année qui semblait déçu, et il changea subitement d'avis. Les Serpentards étaient des fouineurs, c'était bien connu. Et il savait combien cela les exaspérait qu'il fréquente Lily Potter, Séléné était la première à s'en plaindre. S'ils venaient à savoir qu'il avait donné rendez-vous à cette même jeune fille, ils y seraient sûrement, en tout cas la sœur de Basil le serait assurément. En revanche, s'il y avait une fête autorisée par lui-même, Andrew n'y émettrait aucune objection obligeant simplement sa présence puisque lui était préfet, et il prierait sa nouvelle 'petite amie' de s'y joindre.

Il se leva, se rapprocha de Miles Junior, et annonça simplement sa nouvelle décision, faisant un léger sourire pour leur prouver la véracité de ses paroles. Une des deux filles, celle de cinquième année, une sang-mêlée aux cheveux blondâtre, déposa un baiser sur sa joue avant de murmurer un 'merci' qui ressemblait plus à une confession qu'autre chose. Il fit une grimace et s'éloigna en direction de la Grande salle pour dîner.

O°O°O°O

Assis sur son lit, un livre ouvert, auquel il ne jetait que de rares coups d'œil, posé sur les genoux, Scorpius réfléchissait. Il avait, pour la première fois, dîner en compagnie de Harry Potter. Son père, Séléné, et Basil, le frère de la jeune fille, avaient été bien évidemment présents, mais il y avait eu le Gryffondor. Cependant, le repas s'était déroulé de façon tout à fait conventionnelle et rien de spécial n'avait été préparé en l'honneur du Survivant.

Un bruit familier, à peine plus audible qu'un bruissement d'ailes, s'éleva dans la torpeur de la nuit, brisant un instant le silence troublant du manoir. Il était minuit, peut-être même au delà, et comme toujours Draco pensait à tort que son fils dormait paisiblement, tout comme il pensait être discret. Le jeune garçon tendit l'oreille, ne distinguant que de lointains murmures.

Automatiquement – il le faisait si souvent que cela était devenu une habitude – il se leva, et attrapa une petite boîte qui traînait dans un des tiroirs de son magnifique bureau en chêne. Il sortit alors de la pièce, parcourant les quelques mètres qui le séparaient de la chambre de son père. Et lorsqu'il passa devant la porte fermée, voire verrouillée, il poursuivit son chemin, et ouvrit celle d'à côté.

Il s'assit dans un coin de la salle qui se trouvait être le bureau de Draco, et ouvrit la boîte dans laquelle il ressortitun étrange objet semblable à une console de jeu moldue. Il le positionna contre la tapisserie colorée d'un ravissant vert émeraude, et le lâcha lorsqu'un léger bruit mécanique, signifiant que l'objet était désormais fixé au mur, se fit entendre.

Un écran apparut, et Scorpius s'installa plus confortablement, les jambes mises en tailleur. Il porta son regard sur la scène qui se déroulait sur l'étrange objet. Et il sentit une douce chaleur familière l'emporter.

Comme à leur habitude, les étreintes de Draco Malfoy et de Harry Potter, étaient tout simplement passionnées, électriques et brûlantes. Ce soir-là, pourtant, les deux hommes ne partageaient qu'un simple baiser, et portait encore leur boxer. Le blond avait les mains disposées sur le dos de son amant, il le tenait fermement, comme un signe d'appartenance, et Scorpius savait à quel point il s'agissait d'un signe d'appartenance. Comment cela pouvait-il en être autrement avec un Malfoy ?

Il vit les lèvres de son père bouger, et il maudit Weasley pour ne pas avoir ajouté le son en stéréo à son invention. Un sourire s'étira sur les lèvres rougies de Harry. Ce dernier s'éloigna doucement du corps pâle et longiligne, Draco s'allongea totalement sur le lit, enleva son sous-vêtement, et bientôt, le brun s'abaissa sur le ventre imberbe du blond. Il y déposa un baiser, s'attardant consciencieusement sur le nombril, puis il descendit un peu plus bas, vers la verge irriguée de sang.

Ses mains parcoururent d'abord toute la longueur, elles vinrent ensuite caresser les testicules, et Scorpius se sentit rougir – un peu plus – lorsqu'il vit la langue du brun les lécher délicatement. Un peu comme… une sucrerie. Le jeune garçon ferma les yeux de pudeur, pour les rouvrir à peine quelques secondes plus tard, ne voulant en manquer plus.

Harry – ou plutôt sa langue – parcourait désormais la longueur du sexe, commençant par sa base, puis s'attardant sur le gland. Draco avait le dos cambré, ses muscles semblaient tendus, et sa bouche était délicieusement ouverte, ne laissant sortir que quelques plaintes lorsque le plaisir était trop important pour être contenu. Finalement, le brun ne s'occupa plus que du gland, caressant le reste du membre de ses mains lorsque ces dernières n'étaient plus occupées par les testicules.

Le blond mordit violemment sa lèvre. Il sembla prendre sur lui pour se redresser, et fit un effort pour éloigner son amant de son sexe. Ce dernier lécha ses lèvres de façon plus qu'aguicheuse, et Scorpius se surprit à envier son père, lui aussi désirait être satisfait… Les deux hommes partagèrent un baiser indécent, les mains baladeuses du Serpentard enlevèrent sans honte le vêtement un peu trop gênant que portait le Gryffondor.

Scorpius vit son père attraper les jambes de son amant, et les placer de part et d'autre de son torse. Il admira le brun murmurer des mots à l'oreille du blond, des mots qui n'avaient pas besoin d'être entendu pour être compris. Le jeune garçon fut le seul à remarquer la lueur de tendresse qui brillait dans les yeux verts, cette même-là qui s'évapora lorsque l'ancien Mangemort le pénétra sans aucune préparation. Pourtant, ce fut sans doute un cri de plaisir qui s'échappa des lèvres rougies.

Draco Malfoy n'avait pas l'air de faire l'amour, il baisait, Scorpius aurait pu le parier. En revanche, Harry Potter, lui, semblait faire l'amour pour deux. Il recevait les coups de butoirs avec amour, et en redemandait, laissant des gémissements s'échapper de la barrière de ses lèvres. Leurs corps se tendaient à l'unisson. Les yeux gris restaient délibérément fermés, tandis que les orbes couleur émeraude semblaient ne pas vouloir se détacher du visage de l'autre. Le jeune garçon regardait et appréciait la scène.

Sa petite main passa outre son pantalon de pyjama et se mit à caresser délicatement son sexe. Il n'en pouvait tout simplement plus. Alors qu'il regardait les deux corps si désespérément différents se mouvoir l'un dans l'autre, il fit le même trajet que la langue du brun. Et il put presque imaginer que ce n'était pas une main qui le touchait, mais une langue. Une langue rouge, et chaude, une langue expérimentée, si expérimentée qu'on pouvait se demander depuis combien de temps elle pratiquait la fellation.

Puis, tout se passa en une seconde. La panique s'installa en lui lorsqu'il sentit une main se poser sur son épaule. Le jeune garçon cessa tout mouvement, et lâcha du regard les deux hommes dont le plaisir semblait être à son paroxysme, pour se porter sur une autre personne. Il croisa deux yeux d'un noir profond, deux yeux brillants d'une lueur incompréhensible.

« On s'amuse bien ici, Scorpius… Mais laisse-moi t'aider. » murmura Basil en s'approchant du jeune garçon pétrifié.

Le blond sentit deux lèvres se poser sur son cou, et une langue vint taquiner la peau sensible. Quelque part, il se dit que ça ne pouvait qu'être appréciable, que si son père aimait autant le contact d'un autre homme, cela devait être bon, terriblement bon. Alors il le laissa enlever ses vêtements, caresser chaque partie de son torse, s'arrêter sur les mamelons déjà complètement tendus. Il laissa son visage, sa bouche, faire le même trajet que les mains. Et il laissa même quelques soupirs s'égarer dans le silence de la pièce.

Il sentit des frissons tout le long de son échine, et se dit que ce n'était pas une sensation désagréable. De même, lorsqu'une autre main que la sienne attrapa sa verge déjà à moitié tendue, il se dit que ce n'était pas mauvais, qu'il pouvait laisser faire. Et peu à peu, il perdit toute raison, surtout lorsque ce fut la langue du jeune homme qui s'empara de son érection. Il pouvait très bien s'imaginer que c'était celle de Harry, après tout n'étaient-ils pas tous les deux bruns ?

Son corps se tendait au fur et à mesure que le plaisir augmentait, il ne comprenait plus rien, mais savourait. La langue ne semblait même pas experte, mais il s'en fichait complètement. Les sensations étaient nouvelles, mais il savait qu'elles étaient bonnes. Pourtant… lorsque deux doigts se glissèrent entre ses deux fesses, il commença à se demander si cela pouvait être bon partout. Mais il laissa faire, se rappelant les cris de Harry, ces cris-là qui témoignaient d'un plaisir intense.

Il ne demanda même pas à Basil de ralentir, alors qu'une douleur improbable s'emparait de lui. Il ne se demanda même pas s'il était trop jeune, s'il pourrait supporter en lui un sexe de taille adulte, alors qu'il n'était qu'un adolescent âgé de tout juste 13ans. Mais lorsqu'une douleur ardente le pétrifia, il commença à se dire que Harry était fou. Et que son père n'avait aucun respect.

Et même s'il avait mal, même s'il n'avait jamais ressenti de telle douleur, il ne le pria même pas de s'arrêter. Il sentait le sexe dur et gros – certainement trop – entamer des va-et-vient puissants et rapides. Il le laissa gémir, mordre sa nuque. Les longues mains du brun caressaient toujours la chair brûlante de son sexe, et même s'il éjacula, ce ne fut rien comparé à sa douleur.

Il faillit vomir lorsqu'il sentit un liquide se propager en lui. Il faillit vomir lorsqu'il se dit que cela devait être du sperme, du sperme d'un homme qu'il n'aimait même pas. Il faillit vomir lorsqu'il se dit que c'était juste ce qu'il avait voulu, ressentir ce que son père et Harry ressentaient. Il faillit vomir lorsqu'il se dit que si cet homme-là qui l'avait pénétré était un salop, alors son père l'était tout autant. Et même s'il n'avait que 13ans, qu'il ne comprenait pas ces choses-là, il se dit qu'il ne pouvait qu'avoir raison.

O°O°O°O

Comme un bon Potter, Lily arriva avec quelques minutes de retard, mais Scorpius ne s'en formula guère. L'anticipant, il avait emmener avec lui un de ces bouquins si alléchants. Lorsqu'il entendit les pas réguliers et légers de la jeune fille, il referma son livre, et arbora une expression traduisant un doute inexistant.

« Tu voulais me voir… » murmura la brune. « Alors je suis là… »

« C'est compliqué, » commença le blond « et je ne sais même pas si tu vas pouvoir me croire… »

Scorpius faillit sourire lorsqu'il sentit le trouble s'installer en elle. Il afficha un sourire crispé qui ressemblait plus à une grimace qu'autre chose. Il commença ensuite à marcher, en un cercle parfaitement concentrique, triturant ses mains de façon stressée.

« Scorpius ? » s'enquit Lily. « Tu es sûr que ça va ? »

L'interpellé se retourna vivement, la fixant les yeux plissés, semblants être animés d'une lueur orageuse.

« Bien sûr que non ! Comment voudrais-tu que ça aille ?! » il mordit sa lèvre. « Tu ne comprends pas, tu ne comprends strictement rien ! »

« Mais tu ne me dis rien ! » s'énerva subitement la Gryffondor. « Explique-moi, et nous verrons ensuite ! »

Le Serpentard reprit sa marche endiablée, accélérant le rythme. Il semblait réfléchir, on l'aurait cru hanté par un doute inimaginable. Et Lily sentait la peine s'immiscer en elle. Elle se demandait ce qui pouvait avoir mis le Serpentard – d'habitude si calme, si posé, et surtout si calculé – dans un tel état.

« Ce n'est pas si simple… » murmura-t-il. « C'est tellement plus compliqué que tu ne le penses. C'est… je ne sais pas. Si je te le dis, ça pourrait changer tellement de choses, tellement… »

« Bon… on va procéder par étape. Qui cela concerne-t-il ? » demanda-t-elle, pour le faire avancer.

« Nos pères » répondit-il, automatiquement.

Scorpius se retourna, pour regarder l'expression horrifiée de la jeune fille. Il savait à quel point elle tenait à son père. Il l'avait appris, en la fréquentant, en l'examinant. Il savait exactement à quel point il était tout pour elle, à quel point il représentait bien plus que Ginny Potter à ses yeux. Il l'avait compris, et il allait s'en jouer.

Lily Potter n'avait pas de masque, lorsqu'on regardait bien, son visage était un véritable livre ouvert. N'importe quel sentiment pouvait y être décelé. Par exemple, il avait parfaitement compris qu'il lui plaisait. La première fois qu'il lui avait proposé des cours de soutient en potion, il n'avait pas oublié la rougeur qui avait colorée ses joues.

A cet instant-là, il pouvait sentir l'appréhension, il pouvait presque la toucher. Ses yeux verts – les mêmes que son père – étaient écarquillés, traduisant un choc évident, sa bouche restait entrouverte, et tout son corps semblait pétrifié. Comme si elle avait fait un arrêt dans le temps. Sans doute, était-ce un peu le cas.

« Mon père… Que… Pourquoi ? »

« Tu ne vois vraiment pas ? » chuchota le blond, les yeux pleins d'espoir.

« Non… Je ne vois pas. Qu'a-t-il pu bien faire ? Il… n'a rien fait de mal à ton père, j'en suis certaine. Ces querelles sont passées, ils sont adultes maintenant. Il me l'a dit… »

« Oh non, il ne lui fait aucun mal. Quoiqu'au début, cela devait faire un peu mal… » dit-il, en mordillant sa lèvre inférieur.

« Cela ? Quoi 'cela' ? De quoi tu parles ?! »

Elle fixait son aîné, semblant perdue, attendant la suite, comme si cela lui était vital. Et d'une certaine manière, cela l'était. Elle avait besoin de savoir, de comprendre. Et même si elle ne devrait pas, même s'il ne devrait pas, il allait lui faire comprendre. Déballer la vérité. L'annoncer, remettre les rennes à une tierce personne. Il n'attendait que cela.

Il voulait des surprises, des éléments perturbateurs. Il voulait être surpris, ne plus être capable d'anticiper, ou du moins un peu moins. Il voulait détruire sa routine ennuyeuse, il voulait s'amuser.

Et quoi de plus simple que de briser les idéaux d'une Gryffondor idolâtrant son père ? Quoi de plus drôle que de lui balancer à la gueule cette putain de vérité qui faisait que son père n'était plus un saint depuis longtemps ? Rien, strictement rien, et c'était bien pour cela qu'il allait le faire.

« C'est compliqué… Horriblement compliqué, tu ne vas pas comprendre, tu ne voudras pas. » soupira-t-il, en reprenant sa marche, plus doucement. « Tu ne voudras même pas me croire… C'est trop… trop tout ! »

« Au diable ces sottises ! Explique-toi ! Parle donc ! Tu ne m'as pas fait venir pour entendre tes insanités sans aucun sens ?! »

Il s'approcha d'elle, et attrapa vivement son visage entre ses mains. Leurs deux visages n'étaient qu'à quelques mètres, leurs nez se touchaient quasiment. Il sentait le souffle saccadé de la jeune fille sur sa bouche. Et il sourit intérieurement en apercevant le trouble, et le désir dans les deux perles d'émeraude.

« Que penses-tu de l'homosexualité ? » souffla t-il, en fixant les deux lèvres rosées de la jolie brune.

« Rien… Je… je n'en pense rien. »

Il fit courir l'un de ses doigts sur la bouche de la jeune fille. Il se mordit de nouveau sa propre lèvre inférieur et la lécha ensuite, sous le regard fasciné d'une Lily Potter aux joues rougissant délicieusement.

« Imagine un seul instant, deux garçons dans notre position. » dit-il d'une voix bien plus suave que d'ordinaire. « Imagine-les partager un baiser. Imagine-les le bassin coller à celui de l'autre. Imagine un désir sans nom, la braise les animer. Imagine-les se mouvoir l'un contre l'autre, gémir ensemble, à l'unisson. Imagine tout cela… »

Les délicates paupières cachèrent les deux orbes verts, il se sentit encore plus victorieux. Il allait gagner, il en était sûr. Cela ne pouvait être qu'ainsi.

« Je ne sais pas… Ce n'est pas normal, ce n'est pas fait pour être comme ça. »

« Qu'est-ce que la normalité ? » murmura-t-il au creux de son oreille. « Dis-moi, Lily, es-tu normale ? »

Un frisson parcourut la jeune fille, il le sentait. Il savait qu'elle le désirait, et il l'attisait, étant sûr qu'ainsi, elle l'écouterait. Et puis, c'était si amusant. Il se plaisait à imaginer, que si elle avait été un garçon, il aurait senti une érection grandir contre sa cuisse.

« Je… oui… je le suis… » haleta-t-elle, sans même s'en rendre compte.

« Tu serais banale, alors ? »

« Je… Je ne sais pas ! » soupira-t-elle les joues de plus en plus rouge.

Scorpius la regarda un instant, et se surprit à la trouver belle. Son visage, il avait cette même beauté que celui de Harry, il portait cette empreinte innocente qui faisait de lui ce qu'il était. Et bien que féminin, il avait tout de celui de Harry. Il le trouvait beau, et ses deux délicates paupières cachaient à moitié deux yeux d'un ravissant vert, aussi beau que celui de son père, même si la couleur semblait plus intense chez la jeune fille.

Leurs corps se rapprochèrent encore un peu. Et cette fois-ci, elle ne put empêcher un délicieux gémissement de passer outre ses lèvres. Elle était tellement moins aguicheuse que Séléné, mais tellement plus innocente. Sa beauté était encore celle d'une enfant, ses formes n'étaient pas extravagantes, cependant, elle était désirable. Son petit corps fin, sa chevelure d'un ravissant brun tirant vers le roux, et même sa petite poitrine, il appréciait tout chez elle. Elle était de ses filles flamboyantes que l'on désire sans ne jamais vraiment y penser. Tout le contraire de Séléné à la beauté froide et envoûtante qui vous apparaît comme inaccessible.

Son regard se porta sur les deux lèvres rouges qu'elle mordait doucement, semblant gênée. Il la trouvait adorable, adorablement jolie. Il passa sa main sur la peau de son cou, caressant délicatement sa clavicule. Peut-être était-elle aussi un peu envoûtante, envoûtante de par sa facile accessibilité. On se lasse de l'inaccessible, mais le fait-on de l'accessible ?

Il déposa un baiser sur sa clavicule, appréciant le goût de sa peau qui lui apparaissait comme sucrée. Il remonta un peu plus dans son cou, se rapprochant de sa nuque, puis il embrasse sa mâchoire et traça un chemin jusque ses lèvres qu'il frôla à peine. Lorsqu'il ouvrit les paupières, qu'il ne se rappelait même pas avoir fermer, ce fut pour se retrouver face à deux yeux verts. Et il crut un instant qu'il embrassait Harry Potter.

Pourtant, il se retrouva bien vite face à la réalité. C'était une fille qu'il venait d'embrasser, une Gryffondor qui le désirait depuis longtemps, une adolescente qui se nommait Potter. Il s'éloigna subitement, le regard effrayé, et finit par s'éloigner, pour rejoindre son dortoir. Il ne songeait plus qu'à une chose, s'excuser auprès de Séléné, accepter la venue de Basil et surtout être consolé par la présence rassurante de celle qui avait toujours été là pour lui.

O°O°O°O

La troisième année se terminait enfin, et les élèves regardaient, à travers les vitres du Poudlard express, les paysages d'Angleterre évoluer sous les délicats rayons de soleil. Séléné coiffait délicatement ses cheveux tout en observant Scorpius qui depuis le début du voyage se mettait à trembler. Son visage était devenu de plus en plus pâle au fur et à mesure que la date de fin des cours approchait.

A croire qu'il ne désirait pas rentrer chez lui. Elle, pourtant, avait hâte de retrouver Draco et Harry qu'elle appréciait énormément. Et de loin, ce qu'elle voulait le plus, c'était revoir son frère qui lui manquait terriblement. Elle n'avait qu'une envie, c'était de dormir au creux de ses bras. Elle ne cessait d'en parler au blond qui ne faisait que ronchonner un peu plus lorsqu'elle mentionnait Basil. Apparemment, il ne l'aimait pas énormément. Alors que dans ses lettres, le brun demandait toujours des nouvelles du jeune garçon, il semblait beaucoup l'apprécier, et annonçait qu'il avait hâte de le revoir.

Elle se rapprocha de Scorpius, attrapa son bras, et embrassa sa joue. Elle caressa délicatement sa main dans un geste qu'elle voulait apaisant. Finalement, prise d'une impulsion soudaine, sans vraiment savoir pourquoi ni comment, elle embrassa doucement ses lèvres. Le blond ne la repoussa pas, il écarquilla seulement les yeux, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Cependant, il lui sourit, sachant qu'elle ne désirait que le voir heureux. Mais ce qu'elle ne savait pas c'est qu'il était heureux de revenir. Seulement, il angoissait.

Basil et lui avaient continué leur étrange relation pendant les dernières vacances. Le brun s'était excusé de ne pas avoir su comprendre sa douleur, il avait été empli de tendresse. Et par la suite, il ne l'avait plus pénétré, ils en étaient restés à de simples attouchements, qui finalement n'étaient plus ce que désirait le blond. Son corps s'embrasait chaque fois qu'il pensait à ces mains d'homme, ces mains d'adulte, qui caressait chaque parcelle de son corps. Et chaque fois que ses pensées vagabondaient vers de sentiers interdit, il se maudissait de vouloir plus.

Le frère de la jeune fille prenait des nouvelles de Scorpius, régulièrement. Mais il ne mentionnait jamais leurs agissements, peut-être s'était-il lassé. Après tout Scorpius n'était qu'un jeune garçon peu doué pour les choses qu'ils entreprenaient. Et Basil avait déjà 21ans, il ne devait certainement pas vouloir s'investir dans une relation avec un gamin. Il trembla doucement, et se blottit contre la brune qui déposa un baiser sur sa tempe.

« Tu n'aimes pas Basil ? » osa-t-elle finalement.

« Je l'aime bien » dit-il simplement, sans qu'il ne sente le besoin d'ajouter quoique ce soit. Il était sincère, et il savait que Séléné le comprendrait, elle comprenait tout ce qui venait de lui.

Bien sûr qu'il aimait bien. Il aimait son corps musclé, plus musclé que l'était celui de son père ou de Harry. Il aimait ses longues mains à la peau si délicieusement douce qu'il désirait sans cesse pouvoir embrasser. Il aimait ses cheveux noirs, encore plus sombres que l'étaient ceux de Harry. Il aimait ces yeux sombres, sans appel, qui ne laissaient passer que le désir et rien d'autre. Il aimait ses deux lèvres rouges qui embrassaient avec frénésie sa propre peau. Il aimait la lignée de poil qui partait de son nombril pour finir plus bas, vers la zone qu'il préférait. Cette zone-là qu'il n'osait pas encore nommer, mais qui lui procurait tant de plaisir.

Ses joues s'empourprèrent et il décida de se calmer. Avoir une érection dans le train, alors qu'il avait sa tête posée sur l'épaule délicate de Séléné, n'était pas dans ses projets.

Lorsque le train s'arrêta, il sentit la tension monter, mais se dit que finalement, ça ne pouvait pas être si terrible que cela. Quelque soit la décision de Basil, il devrait l'accepter. Il afficha un air réjoui et sourit franchement lorsqu'il vit la joie s'emparer de visage de sa brune préférée. Ils descendirent tous deux, son père vint l'aider à porter la cage de Prestige, sa chouette à lunette. A ses côtés il n'y avait nulle trace de Basil, et quelque part, c'était un soulagement.

A sa droite, il vit Lily Potter descendre, pousser un cri de joie et se jeter dans les bras de Harry Potter. Ce dernier fit un léger clin d'œil à Scorpius qui s'en étonna, et il surprit ensuite son père sourire – en public – au brun qui le lui rendit. Ginny Potter, la femme du brun, n'avait pas manqué cet échange, elle fit une grimace et tapota l'épaule de son mari.

Séléné qui venait de sortir du train, déposa un baiser sur la joue de Draco et sourit à Harry qui lui fit un signe de la main. Scorpius ne comprenait pas vraiment pourquoi ils étaient aussi proches l'un de l'autre.

« Où est Basil ? » demanda-t-elle ensuite, visiblement déçue.

« Il est à la maison, tu sais que ce n'est pas très sérieux pour lui, de sortir.

Elle hocha la tête, fit un petit sourire crispé. Draco, ébouriffa sa chevelure qu'elle avait pourtant parfaitement coiffé, et serra ensuite son fils contre lui.

« Harry va venir demain soir, il m'a dit qu'il allait t'offrir un cadeau. » murmura-t-il à l'intention de Scorpius qui hocha vivement la tête.


NDA : hey les lecteurs ! Voilà… je tenais à m'excuser du retard, j'ai eu de nombreuses pannes d'inspiration, vous n'imaginez même pas à quel point j'ai essayé pourtant… Je me suis faite harcelée par certaines personnes qui se reconnaîtront (Rachel !), et finalement j'en suis bien contente, parce que ça m'a motivée !

J'espère que le chapitre vous aura plu parce que j'ai carrément galéré TT on n'est galerienne, ou on ne l'est pas xD

Quoiqu'il en soit, je crains que la suite risque de traîner… Je passe mon bac de français oral le 7 juillet (c'est vraiment mal foutu) donc je ne pense pas avoir le temps d'écrire. Ensuite arrivent les vacances, donc forcément on est moins motivée… Mais bon je ferais un effort pour m'avancer, j'espère bien écrire un chapitre avant la fin des vacances d'été…

Ah ! Et je tiens à remercier ma chère Stytherin's Proud pour sa correction, mais aussi pour ses encouragements. Bref' merci ma n'hélo, tu m'as bien aidée et tes notes me font toujours autant rire

Voilà donc merci de me lire, merci pour les reviews aussi, ça motive énormément, d'ailleurs le ptit bouton Go est toujours là pour vous servir ! :)

Bisoux :)