Chapitre 7
Pendant plusieurs jours, Chloé eut peur que la presse n'ait vent de "l'incident" Carlton, mais rien ne transperça, Lex avait bien fait les choses, comme toujours, les Luthor étaient naturellement doués pour la discimulation. À plusieurs reprises, Chloé avait cherché à aborder le sujet avec Lex, mais à chaque fois, elle s'était heurtée à un mur. Il refusait obstinément d'en parler, comme s'il en avait honte, peut-être était-ce le cas. Et chloé avait fini par abandonner.
Mais cette histoire l'avait un peu ébranlée, aussi ce week-end là, décida-t-elle de se rendre à Smallville pour voir son père, afin de se changer les idées. Elle avait aussi besoin de faire le point sur les changements qui avait eut lieu en elle et d'en faire part à son père.
Chloé arriva à Smallville en fin de matinée et son père l'accueillit à bras ouvert.
- Mon petit cœur, comment vas-tu ?
- Papa !
Soudain Gabe se figea. est-ce que sa petite fille, son bébé, qu'il n'avait plus pu toucher ni prendre dans ses bras depuis des années, venait réellement de déposer un baiser sur la joue.
- Papa ?
Devant le visage surpris de Gabe, Chloé prit conscience de son geste. Elle prit alors sa main dans la sienne et la posa sur sa joue.
- Chloé, mais..?
- Je sais. C'est aussi de ça dont je voulais te parler. Je peux entrer ?
- Oui, biensûr, biensûr.
Gabe s'écarta pour laisser entrer sa fille, encore sous le choc. Il la suivit jusqu'au salon à la façon d'un automate.
- Assieds-toi.
Il obéit sans se poser de question. Elle vint s'asseoir à coté de lui et lui prit la main.
- Je ne savais pas trop comment j'allais aborder le sujet, alors autant être directe. bon comme tu viens de le constater, il y a eu quelques améliorations du côté de mon point de mon "petit problème de communications, ces derniers temps. Je vais beaucoup mieux.
Gabe avait bien remarqué, au téléphone, que son bébé allait plutôt bien, depuis qu'elle travaillait pour LuthorCorp, mais il était loin de se douter que sa bonne humeur générale était accompagnée de tels changements.
- Mais comment ? Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Biensûr il s'était déjà produit des améliorations dans le comportement de Chloé, tout n'avait pas toujours été tout noir, mais jamais aussi spectaculaire et malheureusement elle avait toujours rechuté.
- Je sais que ce que je vais dire peut paraître complétement dingue, mais en fait c'est en grande partie à cause de Lex.
- Lex ? Lex Luthor ?
- Oui.
- Je dois avouer que je ne comprend pas bien, le rapport avec Lex, tu travailles pour lui, mais c'est tout, n'est-ce pas ?
- Oui et non. tu te souviens de la fois où j'ai disparu trois jours ?
- Oui, tu étais allée voir le docteur Keim, suite à un incident au travail, mais tu as dit que tout s'était arrangé, ça l'a été hein ?
- Et c'est le cas. En fait j'ai tout raconté à Lex, qui était plus ou moins la caus de cet incident et il s'est montré très compréhensif, vraiment très compréhensif. Au début, je n'ai pas vraiment noté de changement dans son comportement et puis un jour, on s'est trouvé coincé dans un ascenseur et c'est là, que je me suis rendue compte qu'il faisait très attention à ne pas me toucher ou me mettre dans des situations qui pourraient me rendre mal à l'aise. Il fait vraiment attention, tu sais, et puis on s'entend plutôt bien lui et moi. C'est bizarre, mais je me sens en confiance avec lui et ça m'aide à me sentir mieux.
- Je suis content pour toi, mon petit cœur. Mais est-ce que tu as une idée de pourquoi il fait tous ça ?
- Je crois qu'il m'apprécie. Et aussi qu'il est content de mon travail. Parfois j'ai la sensation qu'il se sent investi de la mission de me protéger.
- Et toi qu'est-ce que tu ressens ?
- J'aime beaucoup travailler avec lui et puis on s'entend bien tous les deux. On est sortit deux ou trois fois en amis, juste deux amis qui passe un moment agréable ensemble. Ça me fait du bien d'avoir des rapports à peu près normaux avec quelqu'un.
- Je suis content que tu es quelqu'un avec qui tu te sentes bien.
- Oui moi aussi. Heureusement que tu m'as poussé à aller à cet entretien.
- J'ai toujours su que dans le fond il était différent de son père.
Le dimanche s'annonçait tranquille.
- Loïs est à Smallville, elle et Clark devaient déjeuner chez les Kents. Elle devrait passer dans l'après-midi.
- Seule ?
- Je l'ignore.
De toute façon, ça ne changerait pas grand chose, ses rapports avec Clark étaient devenus distants et s'il ne sortait pas avec Loïs, ils ne se verraient sans doute plus.
Et comme prévu, Loïs débarqua en milieu d'après-midi, en compagnie de Clark. Dès que Chloé le vit elle sentie que quelque chose n'allait pas. Il paraissait en colère, même s'il semblait essayer de se contenir. Mais à peine s'étaient-ils dit bonjour, que Clark, d'un geste agressif, lui flanqua un magasine sous le nez. Il s'agissait d'un magasine people quelconque, avec en couverture une photo d'elle et de Lex. Le magasine était titré : "Nouvelle conquête pour Lex Luthor ?". Biensûr Chloé avait déjà vu ce magasine, c'était un peu son travail, quand même, mais elle n'y avait pas prêté beaucoup d'attention. De toute façon, à chaque fois qu'une femme approchait Lex à moins de trois mètres, il se trouvait toujours au moins un journal pour en déduire qu'il s'agissait de sa nouvelle petite amie.
- Et alors ?
- Tu m'expliques ?
Chloé le regarda avec des yeus ronds.
- Pardon ?
- Tu m'expliques ?
- Expliquer quoi ?
- Cette photo.
- Mais il n'y a rien à expliquer. Et puis de toute façon, je ne te dois aucune explication.
- Je pensais que tu te contentais de travailler pour lui et pas que tu... que tu...
- Que je quoi, Clark ?
Le ton était monté d'un cran, comme souvent lorsqu'elle discutait avec Clark, c'était d'ailleur l'une des raisons pour lesquelles leurs rapports étaient désormais restreints.
- Que j'étais sa nouvelle pute ? C'est ça que tu essayes de me dire ?
Clark la regarda avec un air buté, les dents serrés, mais il ne nia pas.
- Comment oses-tu . Comment oses-tu ne serait-ce que penser ça ? Alors que tu connais parfaitement la situation dans laquelle je me trouve.
Clark ne répondait toujours pas, dans la même attitude de défi.
- Dehors. Je ne veux plus te voir. Quand tu te seras décidé à me faire des excuses, je reviendrais peut-être sur ma décision, mais en attendant je ne veux plus te voir. C'est clair ? Maintenant tire-toi.
Il hésita quelques secondes, puis sortit. Comme toujours lorsqu'elle se retrouvait dans cette situation, Loïs était gênée, tiraillée entre deux parties.
- Je suis désolée Chloé.
- Ça n'est pas de ta faute Loïs.
On pouvait encore sentir la colère dans sa voix.
- je veux juste que tu saches que je ne partage pas son opinion. Je sais parfaitement que cette photo ne veux pas dire grand chose, et quand bien même, s'il se passait quelque chose entre Lex et toi, ça ne nous regarderait pas. Et j'irai même jusqu'à dire que ce serait une bonne chose, ça voudrait dire que tu vas mieux et que tu as enfin trouvé quelqu'un en qui avoir confiance.
- Merci Loïs.
Chloé prit alors la main de sa cousine et la serra dans la sienne.
- On déjeune ensemble cette semaine ?
- Pourquoi pas. Je t'appellerai.
- Ok. Au revoir oncle Gabe et encore désolée pour le dérangement.
- Ça n'est rien Loïs. À bientôt.
- Bye.
Et Loïs partit.
- Ça va mon p'tit cœur.
- Oui. C'est pas comme si c'était surprennant, en général quand je commence à discuter d'un sujet un peu sérieux avec Clark, on finit immancablement par se hurler des horreurs au visage. J'ai besoin de prendre l'air, je vais aller faire un tour. Tu viens avec moi ?
- Non, j'ai promis à Ted de l'appeller avant cinq heures.
- D'accord. À toute à l'heure.
- À toute à l'heure, mon petit cœur.
Chloé marchait depuis un petit quart d'heure, elle était perdue dans ses pensées et n'entendit pas la voiture arriver. Elle s'arrêta à quelques centimètres de ses genoux. On sortit de la voiture.
- Chloé ?
Chloé leva son regard et Lex constata immédiatemment qu'elle avait les yeux rouges.
- Chloé, ça va ?
Elle pouvait percevoir l'inquiétude dans sa voix.
- Oui tout va bien. J'ai juste eu une dispute un peu virulente avec Clark. Une de plus.
- Viens, je t'emmène prendre un café.
Lex fit monter Chloé du côté passager puis alla s'installer au volant. Il roulèrent quelques instants avant de s'arrêter devant le Talon.
- Viens, suis-moi.
- Lex, je ne voudrais pas paraître pessimiste, mais je pense que c'est fermé.
Lex sortit alors un trousseau de clé de sa poche.
- Pas pour moi.
Ils se dirigèrent vers le café et Lex ouvrit la porte.
- Tu possèdes encore l'endrois !
- Oui, je n'ai jamais réussi à m'en séparer, trop de souvenir je pense.
Chloé parcouru l'endrois des yeux et se laissa envahir par les souvenirs.
- Tu loues toujours l'appartement d'en haut ?
- Non, il est innoccupé depuis longtemps maintenant.
Ils s'installèrent au bar, Chloé devant et Lex derrière.
- Qu'est-ce que je te sers ?
- Un café noir, sucré, s'il te plaît.
Lex commença à préparer sa demande et Chloé émit un petit rire.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien. C'est juste rigolo de te voir jouer les serveuses. J'ignorait que tu savais faire fonctionner toutes ses machines.
- Je sais faire beaucoup de chose, tu sais.
- Voilà qui ne sonne pas prétentieux déjà.
- Ce n'est que la vérité.
Il déposa un café devant Chloé.
- Est-ce que tu veux m'en parler ?
Pas besoin de préciser de quoi il parlait, elle avait compris.
- Il n'y a pas grand chose à dire tu sais, c'est devenu quasiment symptomatique entre Clark et moi, on ne peux plus discuter sans finir par se jeter des horreurs au visage.
- Il y avait une raison particulière aujourd'hui ?
- Juste une stupide photo dans un tabloïd.
- Quelle photo ?
- Une photo de nous à la soirée de charité de Bruce Wayne.
- Une photo de nous ? Mais pourquoi tu ne m'en a pas parlé avant ?
- Parce que ce n'était pas important. Dès qu'une femme t'approche, il se trouve toujours au moins un journal pour en déduire qu'il s'agit de ta nouvelle conquête, il y avait peu de chance que ce soit différent cette fois-ci.
- Sauf qu'il ne s'agissait pas d'une femme quelconque, mais de toi, tu aurais du m'en parler.
- Lex ça n'était qu'une photo et je savais à quoi m'attendre en t'accompagnant à cette soirée.
- Ça n'est pas qu'une photo, ça n'est jamais anondin d'être considérée comme ma maîtresse, même si c'est faux. Tu aurais du m'en parler.
- Tu vas me le répèter encore longtemps ?
- Très bien j'arrête, mais quand même. qu'est-ce que Clark a dit au sujet de la photo ?
- Rien de particulier, il voulait savoir comment j'avais pu tomber aussi bas et devenir ta maîtresse.
- Crétin ! Et ton père comment a-t-il pris la chose ?
- Ne t'inquiète pas mon père ne donne aucun crédit aux alégations de Clark, il ne crois que sa petite fille. Et puis je lui avais déjà parlé de ma relation avec toi, il sais que nous sommes amis. Et puis de toute façon, il est heureux de voir que je vais mieux, parce que je vais réellement mieux et que c'est grace à toi.
Lex eut un sourire tendre, auquel Chloé répondit en mettant sa main sur la sienne.
- Au fait qu'est-ce que Clark faisait chez toi ?
- Loïs et lui étaient venus déjeuner chez les Kent et Loïs voulait juste nous faire un petit coucou à mon père et à moi, ça faisait un moment que nous ne nous étions pas vu.
- Et ta cousine a pris cette histoire comment ?
- Rationnellement. Elle sait parfaitement qu'une photo dans un tabloïd ça ne veux rien dire. Ça n'est pas toujours facile pour elle de se retrouver entre Clark et moi.
- Je n'ai jamais compris ce qu'elle pouvait lui trouver, c'est une fille intelligente pourtant.
- Va savoir, les opposés s'attirent, c'est comme ça. Clark a un côté solide et stable qui rassure. Un peu comme toi d'ailleur, voir avez un certain nombre de points communs, quand on y réfléchi bien.
- Tu trouves que je ressemble à Clark ?
- Par certains côtés, oui.
- Je ne sais pas comment je dois prendre ça.
- Comme tu veux. Ça n'était ni une insulte, ni un compliment, juste une constatation. Il va falloir que je rentre, je ne veux pas que mon père s'inquiète. J'ai vingt-sept ans, mais ça ne l'empêche pas de se faire du soucis.
- Je te raccompagne.
Une fois devant chez Chloé, Lex la raccompagna jusqu'à la porte.
- Merci pour le café. Tu veux rentrer une minute, mon père sera ravi de te voir, il t'a toujours beaucoup apprécié.
- Pourquoi pas. Moi aussi, j'ai toujours beaucoup apprécié ton père.
Elle le fit entrer jusqu'au salon.
- Papa je suis rentrée; Lex est avec moi.
Gabe pénétra à son tour dans le salon.
- Lex, comment allez-vous ?
Gabe tendit une main que Lex sera chaleureusement.
- Très bien, très bien. Et vous Gabe ?
- Ça va plutôt bien, surtout quand mon bébé est en forme. La vie suit son cours, vous savez.
- Je sais que ça n'a pas toujours été facile, surtout après ce qui s'est passé avec mon père.
- Disons que ça m'a donné l'occasion de changer de carrière. Mais je suis content de la vie que je mène aujourd'hui.
- Tant mieux.
Lex passa ainsi la soirée en compagnie de Lex et de son père. Puis lui et Chloé rentrèrent à Metropolis.
Trois jours plus tard, alors que Chloé travaillait à un dossier un peu complexe, Lex entra brusquement dans son bureau.
- Chloé, dans mon bureau immédiatement, c'est urgent.
Elle n'eut même pas le temps de redresser la tête qu'il était déjà repartie. Lorsqu'elle entra dans le bureau de Lex, elle fut surprise d'y trouver un certain nombre de directeur de LuthorCorp, que jusqu'à présent elle n'avait que croiser. !encore deux autres personnes virent les rejoindre et lorsqu'ils furent au complet, Lex prit la parole.
- Comme certains d'entre vous le savent déjà, nous avons un énorme problème, deux de nos usines sud-asiatiques ont explosées cette nuit.
