Chapitre 8

note : petit retour d'Hokuto (voir chapitre 5), et apparition de son frère et de son amoureux. (;) Winnie) L'administrateur de LuthorCorp se nomme Dwignt en référence au perso de Dwight Cochrane dans Largo Winch (la BD et pas la série toute pourrite)

Ce fut Chloé qui, la première, brisa le silence qui avait suivit l'annonce de Lex.

- Il y a beaucoup de victimes ?

- On ignore encore leur nombre exact, mais il y a eu, sans l'ombre d'un doute, de nombreuses victimes.

Bien qu'il eut été indécent de sourire en de tel circonstance, Lex ne put s'empêcher de sourire intérieurement, Chloé devait être la seule des personnes se trouvant en face de lui à se préoccuper d'abord des pertes humaines, les autres raisonnant exclusivement en termes financiers et surtout de profit.

- Les dégâts tant humains que matériels sont considérables. Et bien évidemment sur place c'est la panique, je suis donc dans l'obligation de m'y rendre. Ted, comme ces usines appartiennent à ton département, il va falloir que tu m'accompagnes, Jin, tu viens aussi, ta connaissance du monde et des marchés asiatiques nous sera utile. Et bien sûr Chloé, tu es aussi du voyage. La presse va s'en donner à cœur joie, je vais donc avoir besoin de quelqu'un sur place pour coordonner tout ça. C'est Dwight qui aura la charge du groupe durant notre absence. Notre avion pour Hong Kong part dans deux heures, je vous retrouve tous à l'héliport sur le toit dans une heure.

Tout le monde sortit rapidement du bureau, tous sauf Chloé qui était littéralement clouée sur place.

- Chloé ? Ça va ?

- Hong Kong ?

- Je sais que tu n'ais pas encore habituée à ce genre de départ précipité, mais je vais vraiment avoir besoin de toi.

- Mais je n'ai rien pour partir, pas de vêtements de rechange ou d'affaire de toilette, et vu le temps qu'il nous reste avant de partit il m'est impossible de rentrer chez moi en chercher.

- C'est pourquoi, en général, chacun de mes plus proches collaborateurs a toujours un sac de voyage tout prêt dans son bureau, pour ce genre de cas.

- Oui, mais ça, tu aurais du me le dire avant.

- Je suis désolé. C'est vrai que c'est le genre de chose auxquelles on ne pense que lorsque l'on en a besoin. Mais ne t'inquiète pas je vais te faire livrer le strict nécessaire à l'aéroport et nous achèterons le reste sur place, d'accord ?

- D… d'accord. Merci.

- Aller, file. Il te reste 53 minutes pour préparer ce dont tu vas avoir besoin et pour briefer ton équipe.

Un peu moins d'une heure plus tard, Chloé attendait près de l'héliport, au bord de la crise de nerf. Entre préparer ce dont elle avait besoin faire le point avec son équipe, prévenir son père, elle avait accumulé plus de stress en une heure que dans toutes les années qui avait précédé. Deux hélicoptères virent se poser et l'un des collaborateurs de Lex s'en étonna.

- Pourquoi avoir fait venir deux hélicoptères ? Nous ne sommes que quatre, un seul aurait largement suffit.

- Simplement parce que c'est plus confortable comme ça. Prenez celui de droite, Chloé et moi prenons l'autre.

Il y eu quelques regards suspicieux, mais personne ne dit rien. Ils se dirigèrent vers leurs hélicoptères respectifs. Une fois installée à l'intérieur, Chloé se tourna vers Lex.

- Merci.

- Pourquoi ?

- Ne fait pas l'ignorant. Merci pour l'hélico.

Chloé, seule, savait pourquoi Lex avait fait venir deux hélicoptères, c'était pour elle. Lex balaya ses remerciements d'un geste de la main.

Une demi-heure plus tard, ils étaient à l'aéroport, où un sac contenant le strict nécessaire pour un voyage attendait Chloé. Et encore une demi-heure plus tard, le jet privé de LuthorCorp décollait en direction de Hong Kong.

- Tout va bien ?

- Oui, oui. C'est juste que je ne suis pas vraiment habituée à ce genre de départ précipité.

- Je sais et je suis désolé de t'avoir embarqué dans cette histoire, mais je vais vraiment avoir besoin de toi.

- Je sais ne t'inquiète pas. J'espère juste que je n'ai rien oublié. J'ai prévenu mon père et… Merde Loïs !

- Qu'est-ce qu'il se passe avec ta cousine ?

- On devait déjeuner ensemble demain, j'ai complètement oublié de la prévenir.

- Tu n'as qu'à l'appeler depuis le téléphone de l'avion.

- Je ne voudrais pas déranger.

- Arrête de dire des bêtises et passe ton coup de fil.

Après un voyage, qui paru à Chloé interminable, ils finirent par arriver à Hong Kong.

Durant près de cinq jours, tous ne firent que travailler pour tenter de parer à la crise, ne prenant que quelques heures de repos trop courtes.

- Ohlala, j'en peux plus.

Chloé venait de regagner sa chambre après avoir travaillé plus de quatorze heures d'affilées.

- À qui le dis-tu ?

Chloé sursauta.

- Lex ! Mais qu'est-ce que tu fiches dans ma chambre ?

- Je tenais à te remercier pour le travail que tu as effectué ces derniers jours.

Chloé lui jeta un regard sceptique.

- Et tu es venu remercier tous tes collaborateurs, un par un ?

- Tu sais très bien que non.

- Et que me vaut l'honneur ?

- Humm, crise de favoritisme aigu ?

- Ben voyons.

- En fait je suis venu te proposer quelque chose.

- Et quel genre de proposition ?

- Malhonnête, quoi d'autre ?

- Tu m'intéresses. Je t'écoute.

- Que dirais-tu de prendre quelques jours de congé et d'aller faire un tour à Tokyo ? Les cerisiers sont en fleurs en ce moment, c'est un spectacle absolument sublime. Et puis nous pourrions passer dire bonjour à Hokuto, vous vous étiez plutôt bien entendu, non ?

Chloé le regarda interdite.

- Chloé ?

- Des vacances ? Au japon ? Mais t'es pas un peu dingue ?

- Pourquoi ? Depuis Hong Kong ça n'est pas très loin et puis avec le travail que nous avons abattu ces derniers jours, nous pouvons parfaitement nous offrir quelques jours de vacances. Mais si le Japon ne te tente pas, nous pouvons tout aussi bien aller à Pékin ou Shanghai ou même Bali, c'est très, très joli Bali, je suis sûr que ça te plairait.

- Lex ! Là n'est pas la question. Tu ne vas pas m'offrir des vacances au Japon.

- Et pourquoi pas ?

- Mais, mais… parce que ! Enfin, voyons.

- Ah, non ! Tu ne vas pas me ressortir ton couplet sur "Je ne peux pas accepter, parce que ça me donner l'impression de profiter de toi", j'ai déjà refusé cet argument. Si ça te gêne tant que ça, tu n'as qu'à considérer ce voyage comme une prime pour le travail supplémentaire que tu as effectué ces derniers jours.

- Et aux autres, tu vas leur donner une "prime" à eux aussi ?

- Étant donné que je suis en pleine crise de favoritisme aigu, ne l'oublions pas, ça n'était pas dans mes intentions, mais si ça peut soulager ta conscience je le ferais. Bien. Demain repos et nous partirons après-demain à la première heure. Dors bien.

Et avant même qu'elle n'ait eu le temps de répondre, il était sortit.

- Il m'énerve, mais il m'énerve.

Décidément ce type était la pire tête de mule qu'elle connaissait et il avait le de don la mettre dans une de ces rages… mais elle devait bien avouer qu'elle adorait ça. Dans ces moments là, elle se sentait revivre.

Lorsqu'elle émergea de son sommeil, le lendemain, Chloé avait dormi plus de quatorze heures et il était déjà le début de l'après-midi. Elle se leva s'habilla puis se rendit au restaurant de l'hôtel, afin d'y prendre un petit-déjeuner. Lex et ses deux autres collaborateurs s'y trouvaient déjà, elle les rejoignit à leur table.

- Bonjour !

- Bonjour !

- Tu t'es bien reposée ?

- Moui. Et vous ?

Il y eut plusieurs hochements de tête autour de la table, en guise d'acquiescement. Un serveur s'approcha de la table.

- Qu'est-ce que je vous sers Mademoiselle ?

- Est-il encore possible d'avoir un petit déjeuner ?

- Bien sûr Mademoiselle.

- Et bien alors je prendrais un café noir, sans sucre, une brioche, un pichet de jus d'orange, ainsi qu'un assortiment de ces petites viennoiseries que vous avez.

- Très bien, Mademoiselle.

Chloé fut vite servie et entama son petit-déjeuner. Les deux collaborateurs de Lex quittèrent rapidement la table, les laissant tous les deux. Ils discutèrent un long moment, bien après que Chloé ait terminé son petit-déjeuner.

Puis l'après-midi Lex fit visiter une partie de Hong Kong à Chloé. Le soir ils dînèrent en tête à tête à l'hôtel. Et le lendemain à la première heure, ils s'envolaient pour Tokyo.

Bien que Chloé se sentit obliger de ronchonner une ou deux fois pour la forme, elle avait énormément apprécié son séjour au Japon. Elle prit plaisir à revoir Hokuto. À cette occasion elle avait fait la connaissance de Subaru, le frère jumeau d'Hokuto, aussi calme et réservé qu'elle était vive et exubérante. Et puis elle avait aussi rencontré l'étrange Kakyo. Si Chloé avait bien tout compris, il était l'amoureux d'Hokuto et comme Subaru, il semblait posséder d'étranges capacités. Hokuto lui avait expliqué qu'il était un yuméni, une sorte de médium, capable de lire l'avenir en traversant les rêves des autres. Et si Chloé avait vraiment bien tout compris, Hokuto et lui s'étaient justement rencontrés au travers de l'un de ses rêves. "C'est à peu près tout ce que me permette mes maigres pouvoirs." avait-elle ajouté en riant.

Malgré toutes ces étrangetés ou peut-être à cause d'elle Chloé était tombée totalement sous le charme du Japon. Et puis Lex avait eu raison sur un point, le spectacle des cerisiers en fleurs était absolument sublime. Le pique-nique qu'ils avaient fait à l'occasion du Hanami était sans doute l'un des meilleurs moments que Chloé ait eu ces dernières années. Seulement toutes les bonnes choses ont une fin, aussi Lex et Chloé avaient repris l'avion en direction de la grisaille de Metropolis.

- Alors ? Et le japon ?

Il avait cet air sur le visage, qui disait "Tu vois. Je te l'avais dit.".

- Mouais. C'était pas mal.

Lex haussa un sourcil devant sa mauvaise foi évidente. Ils se regardèrent un moment dans les yeux avant que Chloé n'éclater de rire.

- Très bien, tu as gagné. J'ai passé de très bonnes vacances. Je t'en suis presque reconnaissance de m'avoir poussé à venir avec toi. Mais tu étais vraiment obligé de m'offrir ces trois kimonos ?

Lex fit mine de réfléchir.

- Non. Mais je n'arrivais pas à me décider entre ces trois kimonos, alors je les ais tous pris.

- Elle est bidon ton excuse. Dès le départ rien ne t'obligeait à m'acheter un kimono.

- Je voulais t'offrir un souvenir. Et les kimonos te vont tellement bien.

- En souvenir tu aurais très bien pu m'offrir une boule à neige ou une miniature de la tour de Tokyo Et pas des kimonos de haute couture, qui à la pièce valent plus chers que mon appartement.

- Tu sais que tu n'es pas drôle par moment.

- Et toi, tu es plus têtu qu'une mule.

- C'est toi qui dis ça. Je me souviens d'une époque où tu étais la reine des têtes de lard.

- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.

- Non bien sûr.

Ils se regardèrent un instant dans les yeux en se souriant. Puis l'expression de Chloé s'adoucit.

- Merci Lex !

- De rien Chloé.

Ils avaient fait environ la moitié du voyage, quand Chloé s'endormit. Lex la regarda dormir un long moment. Cela faisait un certain temps que Lex avait compris que ses sentiments pour Chloé dépassaient de loin le cadre professionnel, mais il commençait tout juste à prendre conscience que ses sentiments dépassaient aussi largement de la simple amitié. Il était en train de tomber pour elle.

Il la vit frissonner. Lex demanda à l'hôtesse de lui apporter une couverture, et lorsqu'elle revint avec, Lex s'approche de Chloé, qui était assise en face de lui. Il était en train d'essayer de la couvrir avec la couverture, tout en essayant de la toucher le moins possible, quand il l'entendit gémir dans son sommeil. Il crut d'abord que c'était de douleur, peut-être rêvait-elle encore de son agression. Mais après quelques secondes, il comprit qu'elle gémissait de plaisir. Il se recula, mal à l'aise. Il allait rejoindre son siège, lorsqu'elle murmura son prénom, Lex se retourna brusquement vers elle. Le malaise qu'il ressentait encore une seconde avant avait disparu, il la regardait fasciné. Elle l'appela de nouveau et il se rapprocha, sans la quitter du regard. Il était comme hypnotisé par son visage, attiré par ses lèvres entrouvertes d'où s'échappaient ces sons si exquis. Il n'était qu'à quelques centimètres de son visage, quand il l'entendit murmurer : "Embrasse-moi. ".

Et sans réfléchir ne serait-ce qu'une seconde, il posa ses lèvres sur les siennes. Et Chloé se réveilla. Lex prit alors pleinement conscience de se qu'il était en train de faire et se recula précipitamment. Chloé semblait quelque peu désorientée, mais Lex lui était mortifié. Comment avait-il pu faire une chose pareille. Il avait profité de sa faiblesse, jamais il ne pourrait se le pardonner.

- Qu'est-ce que…

- Oh, mon dieu ! Chloé ! Je suis désolé. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Tu dormais, mais comme tu avais l'air d'avoir froid, j'ai voulu te mettre une couverture. Mais tu t'es mise à parler dans ton sommeil, tu devais rêver et…

Rêver ? De quoi était-elle en train de rêver ? Oh !... OH !!! De Lex. Et ils étaient dans une position, comment dire, intime. Dieu seul sait ce qu'elle avait bien pu dire. Surtout pour provoquer ce genre de réaction. Il l'avait embrassée et elle s'était réveillée, mais le premier sentiment qu'il l'avait traversée quand elle l'avait vu si près d'elle, n'avait pas été la peur, mais la surprise. Puis ensuite, lorsqu'elle avait réalisée ce qu'il se passait, toujours pas de panique ou de peur, mais plutôt un sentiment agréable, teinté peut-être d'une pointe de déception. Lex était toujours en train de se confondre en excuses, totalement paniqué.

- Lex ! STOP !

Il se tut brutalement et se rassit en face d'elle.

- Je suis vraiment désolé.

- Ça j'avais compris. Je suis un peu déçue. J'aurais vraiment préféré être réveillée pour ce premier baiser.

Lex la regarda perplexe. Elle n'avait pas l'air fâchée mais il ne savait pas comment interpréter ses dernières paroles. Elle lui sourit, non très clairement elle n'était pas fâchée, mais Lex devait avouer qu'il était un peu perdu. Elle se pencha en avant et lui fit signe de faire de même. Ce qu'il fit. Chloé eut une seconde d'hésitation, puis elle pressa doucement sa bouche contre la sienne. Lex ne répondit pas tout de suite au baiser de Chloé, trop surpris par la tournure que prenaient les évènements. Et avant que Lex n'ait vraiment eu le temps de vraiment réagir, elle avait reculé, un petit sourire aux lèvres.

- Chloé ? Mais qu'est-ce que…

Lex était totalement sous le choc de ce qu'il venait de se passer. Venait-elle réellement de l'embrasser ?

- Ça s'appelle un baiser. Enfin là ça tenait plus du bisou, mais on va pas chipoter.

- Chloé ! Pourquoi ?

Elle lui sourit encore.

- De quoi crois-tu que j'étais en train de rêver ? C'est bien à cause de se que j'ai dit dans mon sommeil que tu m'as embrassé le premier, non ?

- Oui. Mais je n'aurais jamais du faire ça. J'ai profité de ton sommeil, je suis tellement désolé.

- Lex, ça n'est pas grave. Tu m'as surprise, c'est vrai, mais j'ai aimé que tu m'embrasses. Même si c'est vrai j'aurais préféré être réveillée pour ce premier baiser.

- Vraiment ?

- Bien sûr ! Pourquoi crois-tu que je t'ai embrassé, idiot ?

Il prit sa main et en embrassa délicatement la paume.

- Dis-moi, qu'est-ce que j'ai bien pu raconté dans mon sommeil, qui a bien pu te pousser à m'embrasser ?

Il parut un peu gêné.

- Et bien, au début ça n'était que des sons pas vraiment identifié, puis tu as prononcé mon prénom, deux fois et pour finir tu as murmuré "Embrasse-moi. ". Mais le son de ta voix était tellement… érotique, que je n'ai pas pu te résister.

Le visage de Chloé avait viré au rouge pivoine. Bon ça n'était pas aussi pire qu'elle avait imaginé, même si ça ne laissait pas vraiment de doutes sur la nature de ses rêves.

- Juste une dernière chose à ce sujet Chloé, il t'arrive souvent de… rêver de moi ? Hum ?

Lex arborait désormais son petit sourire en coin, visiblement très fière de lui. Chloé le regarda une seconde stupéfaite avant de lui balancer la couverture au visage. Ils se défièrent un instant du regard avant d'éclater de rire.

- Andouille.

Lex avait réussit son coup, la gêne qui s'était momentanément installée entre eux, s'était envolé.

La fin du voyage se déroula dans la bonne humeur. Une fois à Metropolis, Lex raccompagna Chloé chez elle et après l'avoir embrassée une dernière fois, il rentra chez lui le cœur léger.