Je m'excuse vraiment pour l'attente et j'espère que le prochain chapitre arrivera plus rapidement.
Chapitre 9
Lex
et Chloé n'eurent pas beaucoup de temps pour se remettre de
leurs vacances et pour profiter des nouveaux développements de
leur relation, qui en avait découlé. Les élections
approchaient et leurs emplois du temps respectifs étaient de
plus en plus chargés. La dernière semaine fut à
la limite du supportable, mais quelle idée Lex avait-il eu
lorsqu'il avait décidé de se présenter à
ces fichues élections ? Entre les meetings, les émissions
de télévision, les interviews diverses, c'est à
peine s'il avait le temps d'apercevoir Chloé entre deux
portes.
Chloé était tout aussi occupée,
organiser le plan média de Lex avec ses directeurs de campagne
était un véritable casse-tête. Elle travaillait,
elle dormait, elle travaillait, elle dormait et c'est tout. Mais ce
qui l'ennuyait le plus, c'est qu'à l'exception des briefings,
elle n'avait pas échangé un mot avec Lex.
Puis
finalement à la fin d'une semaine particulièrement
chargée, ces fichues élections eurent enfin lieu. Cette
journée fut le paroxysme de cette campagne et au siège
de campagne de Lex, la tension et le stress étaient à
leurs combles, surtout que tout au long de la journée, les
statistiques avaient montré que les deux candidats étaient
au coude à coude et que rien ne serait joué avant la
clôture des bureaux de votes. À plusieurs reprises au
cours de la journée, Chloé dut s'isoler un peu, en
raison du monde et de l'effervescence qui régnait là et
qui la mettaient mal à l'aise. Et surtout aux moments des
résultats, tellement la foule réunie là était
dense. Une lointaine rumeur lui parvint, mais elle n'aurait pu dire
si c'était de la joie ou de la tristesse. Bien sûr sa
curiosité naturelle la poussait à aller voir, mais la
peur de la foule, mais aussi du résultat était plus
forte et l'en empêchait. Elle n'entendit, ni ne vit Lex entrer
dans la pièce où elle s'était réfugiée.
-
Nous avons gagné.
Elle se retourna au son de sa voix. Il
souriait et avait les bras grand ouverts, il rayonnait. Elle lui
offrit elle aussi, un grand sourire et sans réfléchir
une seconde, se précipita dans ses bras. Lex resta interdit un
instant, ne s'attendant pas à une telle réaction, puis
il passa ses bras autour d'elle, tout en lui laissant cependant la
possibilité de reculer. Elle s'écarta légèrement
de lui et le regarda.
- Félicitations !
Il ne répondit
pas et contempla son visage durant un long moment, peinant à
réaliser qu'elle se trouvait dans ses bras.
- Chloé.
Ils
se regardaient droit dans les yeux.
- J'ai vraiment très
envie de t'embrasser, je peux ?
Elle lui sourit et acquiesça
d'un mouvement de tête tout en se mordillant la lèvre
inférieure. Et Lex posa délicatement ses lèvres
sur les siennes. Le baiser était doux et chaste. Ils n'avaient
jusqu'à présent partagé qu'un seul baiser plutôt
court, donné du bout des lèvres et Lex ignorait
jusqu'où il pouvait aller et ne préférait pas la
brusquer.
Wow ! Elle était dans ses bras. Et elle n'avait
pas peur. Pas du tout, elle se sentait bien même. Pour la
première fois depuis longtemps, elle se sentait parfaitement
bien et en sécurité, et elle était dans les bras
de quelqu'un. Wow ! Elle sentait les lèvres de Lex se presser
doucement contre les siennes. Il ne la brusquait pas, au contraire il
lui laissait le choix, s'écarter ou approfondir le baiser.
Elle choisit la deuxième voix. Elle fit lentement courir sa
langue sur la lèvre inférieure de Lex et lorsqu'il
entrouvrit la bouche, elle la glissa à l'intérieur. Et
le baiser s'enflamma. Seigneur ! Elle avait oublié à
quel point c'était agréable. Mais avait-ce jamais été
aussi bien ? Ça ne faisait aucun doute que Lex savait ce qu'il
faisait. Il prenait tout son temps et ma foi, il n'avait pas volé
sa réputation.
Lex n'en revenait pas, elle était
dans ses bras et elle l'embrassait. Il sentait sa langue danser
contre la sienne et c'était fabuleux. Quand il repensait à
l'attitude que Chloé avait quand elle avait commencé à
travailler pour lui, il était sidéré, elle
allait mieux et dans une certaine mesure c'était grâce à
lui. Incroyable. En y repensant, il ne pouvait s'empêcher
d'être fier et heureux aussi. Son père avait tort,
c'était gratifiant de vivre pour autrui. Cela faisait des
années que Lex n'avait rien fait pour les autres et il se
rendait compte maintenant de ce qui lui avait manqué.
Ils
se séparèrent à bout de souffle aussi surpris
l'un que l'autre par la puissance de leur baiser.
-Wow !!!
-À
qui le dis-tu !
Ils éclatèrent de rire. Et lorsque
leur rire mourut, Chloé se serra à nouveau contre
Lex.
- Encore félicitations pour ta victoire.
- Là,
tout de suite, maintenant, je crois que j'aurais préféré
perdre.
Chloé s'écarta légèrement et
le regarda surprise.
- Comment ça ?
- Comme ça,
j'aurais une bonne excuse pour rester dans tes bras et je ne serais
pas obligé d'y retourner, pour saluer tous ceux qui
m'attendent pour fêter ma victoire.
Chloé eut un
petit rire.
- Oui mais tu as gagné.
Ils échangèrent
un sourire complice avant de se séparer.
- Bon aller. J'y
retourne.
- Courage. Et ne fait pas de bêtises, ça
n'est pas parce que tu as gagné que les journaux vont te
laisser tranquille. Quant à moi, je crois que je vais rentrer,
je suis épuisée.
- Repose toi bien. Et prends ta
journée de demain, tu l'as plus que mérité.
Lex
déposa un dernier baiser sur les lèvres de Chloé
et partit rejoindre la fête qui battait son plein.
Le
lendemain, Chloé fit la grasse matinée, chose qui ne
lui était pas arrivée depuis une éternité,
vu que depuis l'agression, elle n'avait pas un très bon
sommeil. Et elle se sentait bien, merveilleusement bien, elle ne
s'était jamais sentie aussi bien depuis l'agression, elle
avait l'impression de flotter, de marcher sur des petits nuages. Qui
aurait pu croire qu'un jour elle ressentirait à nouveau cette
sensation de bien-être ? Certainement pas elle, il y a encore
quelques temps, mais tout avait changé et ce grâce à
Lex.
Il était environ trois heures de l'après-midi,
quand on sonna à la porte. Chloé se précipita
quelque peu pour aller ouvrir la porte persuadée de trouver
Lex derrière, mais elle fut surprise de trouver, sur le pas de
sa porte, ...
- Pete !!! Mais qu'est-ce que tu fais là ?
-
J'étais de passage dans le coin alors je suis venu te faire un
petit coucou.
Sans réfléchir elle se jeta dans ses
bras. Elle sentit Pete se raidir instantanément lorsqu'elle
passa ses bras autour de lui.
- Pete ?
Au son de sa voix, Pete
sembla se réveiller et passa doucement ses bras autour
d'elle.
- Chloé.
Ils restèrent un long moment
dans les bras l'un de l'autre, profitant pour la première fois
depuis longtemps de leurs simples présences mutuelles, avant
de se séparer. Puis Chloé invita Pete à
entrer.
- Viens je vais te raconter.
Ils s'assirent tous les
deux côte à côte dans le canapé du salon et
Chloé prit l'une des mains de Pete dans les siennes.
-
Comme tu peux le voir je vais beaucoup mieux et ce depuis quelques
temps. Je recommence à pouvoir avoir des rapports
quasi-normaux avec les gens. Bon, je ne suis pas encore complètement
guérie, j'ai encore du mal avec les foules et je ne suis pas
encore très à l'aise avec l'idée d'avoir des
rapports... intimes avec quelqu'un, mais c'est indéniable, je
vais mieux.
Elle lui offrit alors un grand sourire.
- C'est
merveilleux Chloé ! Raconte-moi tout, comment, qui, pourquoi
?
- Ça c'est la partie que tu risques de moins bien
apprécier, le qui plus particulièrement. Tu sais que je
travaille pour Lex, n'est-ce pas.
- Oui, je ne peux pas dire que
ça m'enchante des masses, mais je me doute que si tu as pris
ce travail, c'est que tu n'avais pas vraiment le choix. Mais quel est
le rapport ?
- Ben en fait, c'est à cause de Lex que je
vais mieux.
Chloé vit Pete froncer les sourcils et serrer
les dents, avant de prendre une grande inspiration.
- Comment ça
?
Chloé marque une pause et débuta son récit.
Elle commença par lui parler de l'incident qui l'avait
conduite à parler de son agression à Lex et comment le
comportement de celui-ci avait ensuite évolué pour lui
éviter tout malaise. Puis elle lui raconta comment sa relation
avec Lex avait progressivement évoluée au fil des
semaines, jusqu'à arriver au stade où elle en était
désormais. Quand elle eut fini son récit, Lex demeura
un moment silencieux. Puis il prit à nouveau une profonde
inspiration et il plongea son regard dans celui de Chloé avant
de reprendre la parole.
- Je suis content pour toi. Bon je ne vais
pas te mentir, j'aurais préféré que ce soit à
cause de quelqu'un d'autre, mais je suis vraiment heureux que tu
ailles mieux.
- Merci Pete.
Chloé plongea alors dans les
bras de Pete. Elle pouvait à nouveau profiter de son étreinte
chaleureuse et familière, elle n'allait pas s'en priver. Elle
avait plusieurs années à rattraper.
- Est-ce que
Clark est au courant de ce qu'il se passe entre Lex et toi ?
-
Plus ou moins. Et disons que la seule fois où nous en avons
discuté, il m'a plus ou moins traité de prostituée,
à cause d'une photo stupide dans un tabloïd.
-
Crétin.
Sans doute Pete avait-il l'intention de développer
un peu sa dernière remarque, mais il fut interrompu par la
sonnette de la porte d'entrée. Cette fois-ci, Chloé
avait la quasi-certitude qu'il s'agissait de Lex. Mais elle ne savait
pas trop comment allait se dérouler cette confrontation, comme
elle devrait avoir lieu un jour ou l'autre, autant que ce soit
maintenant.
- Tu attends quelqu'un ?
- Non. Mais je pense qu'il
doit s'agir de Lex.
- Ha.
Chloé alla ouvrir la porte et
fit entrer Lex. Celui-ci lui tendit un énorme bouquet de fleur
et il allait l'embrasser lorsqu'il remarqua une présence
derrière elle.
- Lex, tu te souviens de Pete ?
Comment
aurait-il pu l'oublier, le meilleur ami de Clark et qui le haïssait
cordialement. Mais à sa grande surprise, il vit Pete lui
tendre une main, aussi la serra-t-il de bon cœur. Il tendit ensuite
le bouquet à Chloé.
- Merci elles sont magnifiques.
Je vais tout de suite aller les mettre dans l'eau.
Elle se dirigea
vers la cuisine. Et dès qu'elle fut sortie de la pièce
Pete se tourna vers Lex.
- Je vais être très clair,
je ne vous aime pas plus aujourd'hui qu'autrefois. Mais aujourd'hui
et pour la première fois depuis des années, j'ai enfin
pu reprendre ma meilleure amie dans mes bras et cela faisait une
éternité que je ne l'avais pas vu sourire comme ça.
Alors il faudrait que je sois un monstre d'égoïsme pour
souhaiter qu'elle n'ait jamais recroisé votre route, puisque
si j'ai bien tout compris, c'est un grande partie grâce à
vous que l'on doit ses changements, mais je vous préviens, Lex
Luthor ou pas, si vous lui faites du mal, vous êtes un homme
mort.
Lex regarda Pete dans les yeux et se contenta d'acquiescer
d'un mouvement de tête. Qu'avait-il à répondre à
cela ? Mais heureusement pour lui, c'est ce moment là que
Chloé choisit pour revenir de la cuisine.
- Et voilà
!
Elle posa le vase sur la table. Elle regarda ensuite
simultanément Lex et Pete, se demandant l'espace d'un instant
s'ils n'allaient pas se sauter à la gorge.
- Euh ! Tout va
bien ?
Pete se tourna alors vers elle.
- Oui ne t'inquiète
pas. D'ailleurs je vais me sauver. On mange ensemble demain ?
-
Avec grand plaisir.
Il la prit une dernière fois dans ses
bras avant de partir. Et Chloé se retrouva seule avec Lex,
elle se tourna vers lui et croisa son regard.
- Hey !
- Hey
!
Tout doucement ils s'étaient rapprochés l'un de
l'autre, presque timidement. Lex leva la main vers le visage de Chloé
et lui caressa tendrement la joue. Leurs mouvements étaient
hésitants, on aurait presque dit deux adolescents à
leur premier rendez-vous. Ils se rapprochèrent encore un peu,
puis Lex baissa doucement son visage vers celui de Chloé et il
effleura délicatement ses lèvres des siennes. Chloé
eut un léger sourire et accentua un peu le contact. Lex passa
ses bras autour de Chloé et le baiser s'enflamma.
Après
de longues minutes, ils se séparèrent à bout de
souffle et Chloé se blottit contre Lex.
- Tu vas bien ?
-
À merveille. Toi ?
- On ne peut mieux. Je ne suis pas fâché
que ces élections soient enfin terminées, j'en avais
plus qu'assez de ne faire que te croiser. C'est pour ça que je
suis venu dès que j'ai pu. Par contre je suis navré
d'avoir fait fuir ton ami.
- C'est pas grave. Il est de passage à
Metropolis pour quelques jours, alors il passait juste me faire un
petit bonjour à l'improviste. Et puis de toute façon,
tu l'as entendu, je le vois demain.
- En tout cas, j'avoue que je
suis surpris, je ne pensais qu'il accepterait si facilement ma
présence dans ta vie, il n'est pourtant pas connu pour me
porter dans son cœur. Quand je compare avec la réaction que
Clark a eu rien qu'en voyant une photo, qui ne voulait rien dire dans
un magazine...
- Sur de nombreux points, Pete peut se montrer bien
plus ouvert que Clark. Et je pense d'ailleurs qu'il va se faire
sérieusement remonter les bretelles par Pete. Mais ne parlons
plus de Clark et parlons de choses plus gaies. Alors, ça y
est, tu es sénateur.
- Et oui ! Qui l'eut cru ?
-
Moi.
Ils échangèrent un sourire.
- Ce n'est pas
que je tienne particulièrement à revenir sur le sujet,
mais je dois te le dire, j'ai croisé Clark, ce matin, après
la conférence de presse.
- Et ?
- Et bien, comme tu dois
t'en douter, j'ai eu le droit aux menaces habituelles, qu'au moindre
faux pas il serait là, que le monde finirait par ouvrir les
yeux et à voir ma véritable nature, et blablabla, et
blablabla.
- Ignore-le ! C'est un imbécile. Il cherche à
te provoquer pour te pousser à la faute, je t'en prie ne tombe
pas dans le piège.
- Je sais tout ça, ne te fait pas
de soucis. Mais je tenais à ce que tu saches ce qu'il s'était
passé. Parce qu'il y a de fortes chances pour qu'il se montre
encore plus virulent vis à vis de moi et que ça risque
de te donner du fil à retordre.
- Mmm dis-moi Lex, tu ne
m'avais pas donné un jour de congé ?
- Euh ! Si,
pourquoi ?
- Parce que depuis que tu es arrivé, tu n'as
cessé de me parler de Clark, et Clark, c'est le travail.
-
Désolé, on arrête. Tu vas bien ?
Elle pouffa
de rire.
- Quoi ?
- Tu m'as déjà posé
cette question il y a cinq minutes.
- Ha, oui. Désolé.
Je suis un peu fatigué.
- Je vois ça. Tu travailles
trop.
- Je sais. Et le problème, c'est que je ne sais pas
faire autrement.
- Et malheureusement, tu ne peux pas compter sur
moi pour t'apprendre. Depuis l'agression, je n'ai quasiment plus de
vie sociale et je me réfugie dans le travail dès que je
peux.
- Alors, nous pourrions peut-être apprendre ensemble,
qu'en dis-tu ?
- J'en dis que c'est une excellente idée.
Et
Lex avait passé l'après-midi et la soirée en
compagnie de Chloé, ils avaient regardé de vieux films
et s'étaient commandé à dîner chez un
traiteur que Lex affectionnait particulièrement. Lex était
repartit assez tard dans la nuit, laissant derrière lui une
Chloé sur un petit nuage.
Le lendemain Chloé reprit
le travail et après une matinée plutôt bien
remplie, elle avait retrouvé Pete pour le déjeuner. Ils
avaient choisit de se retrouver dans une petite brasserie du centre
ville, pas très loin de chez LuthorCorp et où Chloé
avait ses habitudes.
- Chloé, il faut que je te parle. En
fait, hier, je ne passais pas tout à fait par hasard, j'avais
une raison.
- Je t'écoute.
- Je vais me marier, je
voulais que tu sois la première à l'apprendre.
Chloé
resta interdite une seconde, regardant Pete avec de grands yeux.
-
Mon dieu ! C'est fantastique !
Elle se leva et se précipita
dans ses bras.
- Raconte-moi tout, comment elle s'appelle ?
-
Emily ! Elle est fantastique, belle, intelligente, drôle...
-
Mais dis-moi, elle a des défauts au moins ?
- Très
drôle, Chloé. Très drôle.
- D'accord,
j'arrête. Tu l'as rencontrée comment ?
- Au tribunal,
elle est avocate commise d'office et il nous est arrivé de
travailler sur les mêmes affaires.
- Et ben alors, M.
l'assistant du procureur, on flirt avec l'ennemi ?
- Gnagnagna !
-
Et quand est-ce que tu me la présentes ?
- Quand tu veux,
tu sais que tu es la bien venue à Detroit.
- Merci Pete.
J'y penserai.
- Avant le mariage !!!
- Promis. Maintenant que
les élections sont terminées, je vais de nouveau avoir
un peu de temps pour moi.
- Tu as eu beaucoup de travail,
j'imagine.
- Oh oui ! Ces dernières semaines ont été
infernales.
- Alors quelques jours de vacances ne peuvent pas te
faire de mal.
Chloé éclata de rire.
- Je vais y
penser, je te le jure.
- Et pour le mariage, si tu veux, tu peux
venir accompagnée.
- Merci Pete.
