Lex passa le reste du week-end chez Chloé. Et le lundi matin, ils reprirent tous deux le chemins du bureau et se retrouvèrent immédiatement happé par l'affaire Kelly Preston.
Chloé y avait réfléchit une bonne partie de la matinée et elle n'était pas sûre de pouvoir gérer tout ça maintenant que sa relation avec Lex avait prit un nouveau tournant. Continuer de travailler pour lui risquait de compliquer leur relation, peut-être valait-il mieux démissionner et se concentrer sur l'aspect privé de leur relation. Mais en premier lieu, elle devait en discuter avec Lex.
Un peu après-midi, Chloé se dirigea vers le bureau de Lex pour lui proposer d'aller déjeuner et ainsi discuter avec lui de ses nouvelles résolutions. En arrivant, elle constata que sa secrétaire était déjà partie déjeuner, et se dirigea doc directement vers la porte de son bureau. Mais lorsqu'elle la poussa, elle se rendit compte que Lex n'était pas seul, il y avait une autre voix, masculine et qui lui était vaguement familière, Bruce ?
- Alors ça y est ? Tu passes à la suivante ?
- Et oui ! Je te présente Joséphine.
- Tu vas vraiment le faire alors ?
- Bien sûr !
Lex et Bruce entendirent alors la porte s'ouvrir, ils se tournèrent pour découvrir une Chloé livide et au visage baigné de larmes. Merde, elle l'avait entendu ! Non seulement entendu, mais aussi visiblement mal compris. Il se leva, mais avant qu'il n'est eut le temps de faire un autre mouvement, elle se retourna pour s'enfuir en courant.
- Chloé attend !
Il lui courut après. Il pensait pouvoir la rattraper à l'ascenseur, mais la porte se referma juste avant qu'elle ne la rejoigne. Il se précipita alors vers son ascenseur privé. Une fois en bas, il réussit à la repérer dans le hall, alors qu'elle se précipitait vers la sortie.
- Chloé !
Il parvint à la rattraper avant qu'elle n'atteigne la porte et se planta devant elle.
- Chloé, laisse-moi t'expliquer.
- M'expliquer quoi, hein ? Que tout ceci n'était qu'un jeu ? Réussir à mettre dans son lit une femme qui ne supporte pas qu'on la touche, ça a du être un sacré défi ! Qu'est-ce que j'ai pu être stupide. Je suis tombée direct dans le panneau. Quand je pense qu'au final, c'est Clark qui avait raison.
Il saisit son bras.
- Je t'interdis de dire ça.
Elle se dégagea d'un mouvement d'épaule.
- Lâche-moi, Lex ! Et va retrouver ta Joséphine, puisque c'est la suivante.
Lex écarquilla les yeux. C'était donc bien ça, elle avait vraiment tout compris de travers. Il fouilla dans sa poche, pour en ressortir une petite boîte, couverte de velours noir. Il l'ouvrit.
- C'est elle Joséphine. Et quant à la suivante il s'agissait d'étape et non de femme.
Dans la boîte, il y avait une bague, une bague énorme, selon les critères de Chloé, un simple anneau de platine orné d'un gigantesque diamant, taille princesse, aux reflets bleus. Chloé fixait la bague avec un regard ahuri. Elle n'avait pas remarqué qu'il l'avait lâchée et c'est à peine si elle le vit s'agenouiller devant elle.
- Bon au départ, j'avais prévu de faire ça de façon très classique, limite cliché même, restaurant, champagne et tout le tremblement. Mais là, c'est de ta faute si je suis obligé d'improviser. Chloé Sullivan veux-tu m'épouser ?
Chloé ouvrit la bouche puis la referma. Elle était visiblement sous le choc. Elle resta un certain temps immobile avant de se jeter sur Lex. À un moment, elle était debout devant lui et l'instant d'après, elle était sur ses genoux et dévorait littéralement sa bouche. Lex referma ses bras autour d'elle pour répondre passionnément à son baiser. Baiser dans lequel Lex voyait plutôt un bon signe. Le baiser dura un long moment et le fait d'être à genou au milieu du hall de LuthorCorp ne semblaient pas les gêner le moins du monde. Finalement, à bout de souffle, Chloé se détacha des lèvres de Lex et enfouie son visage dans son cou.
- Oui.
- Oui quoi ?
- Je veux bien t'épouser.
Il resserra ses bras autour d'elle et posa un baiser sur sa tempe.
- Je t'aime.
- Moi aussi.
Après cinq bonnes minutes, comme Chloé ne semblait pas vouloir le lâcher, Lex reprit la parole.
- Chloé ?
- Hum ?
- Tu sais que nous sommes toujours à genou, par terre, au milieu du hall de l'immeuble, où nous travaillons tous les deux ?
Pour toute réponse, Chloé se serra un peu plus contre lui.
- D'accord, câlin. Si tu veux, on continue un peu, mais on serait quand même vachement mieux là-haut, dans mon grand bureau, sur mon sofa super moelleux, sans tous ces gens pour nous observer et qui nous prennent vraisemblablement pour des dingues...
Chloé ne bougea pas.
- Non ? Bon.
Un peu plus loin, Lex voyait Bruce se bidonner, tout en prenant visiblement des photos à l'aide de son portable. Il ne perdait rien pour attendre celui là.
- Chloé ? Moi aussi, je t'aime très fort et je suis désolé de ce quiproquo, mais il faut vraiment qu'on se relève.
Avec douceur, il l'obligea à se relever et ils se remirent debout. Lex entraina Chloé vers l'ascenseur, loin des regards curieux et ils regagnèrent le bureau de Lex. Lex se laissa tomber dans le sofa, en entrainant Chloé avec lui. Il prit ensuite la main gauche de la jeune femme et lui passa la bague au doigt.
- Lex, elle est énorme !
Lex eut un sourire goguenard.
- Oui, je sais. Toutes les femmes me le disent.
Elle lui mit un coup dans l'épaule.
- Je parlais de la bague, imbécile. Pourquoi elle s'appelle Joséphine ?
- À cause de l'impératrice du même nom, mais je n'en sais pas plus.
- Elle est très belle.
Lex blottit un peu plus Chloé contre lui et pressa ses lèvres contre les siennes. Chloé répondit immédiatement au baiser, passant ses bras autour du cou de Lex. Elle se laissa totalement aller lorsque Lex l'allongea sur le sofa. Bientôt leur étreinte se fit plus érotique, plus sensuelle. Rapidement ils se débarrassèrent de leurs vêtements. Lex prit juste le temps de mettre un préservatif et la pénétra.
Lex et Chloé étaient allongés, nus, l'un contre l'autre depuis plus d'un quart d'heure, mais aucun d'eux n'avait envie de bouger. Chloé avait posé la tête sur le torse de Lex pendant que il caressait doucement ses cheveux éparpillés sur sa nuque et son dos.
- Lex ?
- Hum ?
- Et si on se mariait tout de suite ?
- Comment ça ?
- Enfin pas dans la seconde, mais étant donné que toi comme moi, avons relativement peu d'amis, que personnellement je n'ai pas vraiment envie d'un gigantesque mariage avec la présence du tout Metropolis, je me disais que on pourrait faire ça juste toi et moi, avec peut-être mon père et Lois, et puis Pete, et Bruce aussi si tu veux. Et comme ça ne demandera pas beaucoup d'organisation, on pourrait faire ça rapidement, non ?
Lex se redressa et regarda Chloé dans les yeux, avant de lui offrir un immense sourire.
- Et si on partait là tout de suite, maintenant pour Las Vegas et qu'on se mariait ce soir ?
- Tu es sérieux ?
- On ne peut plus.
Elle plongea ses yeux dans les siens et n'y vit aucun doute.
- D'accord.
Ils se relevèrent du sofa et se rhabillèrent rapidement. Une fois que ce fut fait, Lex se tourna vers Chloé.
- File à ton bureau et règle les affaires en cours. On se retrouve dans une demi-heure sur le toi pour prendre l'hélico.
Dès que Chloé fut sortie, Lex appela sa secrétaire, afin qu'elle annule ses rendez-vous et qu'elle se charge de faire affréter son jet privé. Une fois qu'il en eut fini avec elle, il prit son téléphone portable et appela Bruce.
- Bruce ?
...
- Lex. J'aurais besoin que tu me rendes un service.
...
- J'épouse Chloé, ce soir à Las Vegas et oui, je sais c'est un cliché.
...
- Ça va, arrête de te foutre de moi. Bon est-ce que tu veux bien m'aider, oui ou non ?
...
- J'aurais besoin que tu ailles chercher trois personnes et que tu les conduisent à Las Vegas, pour assister au mariage.
...
- Non, je ne peux pas le faire moi-même, je veux que ce soit une surprise pour Chloé.
...
- Alors son père, à Smallville. Je t'envoie tout de suite l'adresse par mail. Sa cousine, Lois Lane, que tu devrais aisément trouver dans la salle de rédaction du Daily Planet. Et Pete Ross, qui loge actuellement au Summer Inn, sur la trente-cinquième avenue.
...
- Tu es bien sûr invité, cela va sans dire.
...
- Merci, je te revaudrais ça. À plus tard.
Un quart d'heure plus tard, Lex retrouvait Chloé sur le toit et un peu avant quatre heures de l'après-midi, ils atterrissaient à Las Vegas.
C'est fou ce que la vie pouvait être simple, quand on était milliardaire et qu'on s'appelait Lex Luthor. En un peu moins de trois heures, ils avaient trouvé une robe de mariée et de couturier s'il vous plait, qui allait parfaitement à Chloé, à tel point qu'on la croyait faite pour elle ; un costume, lui aussi de couturier ; deux alliances assorties, en platine sertie de diamants, tout droit sorties de chez un bijoutier réputé ; une suite nuptiale dans le meilleur hôtel de la ville, pour passer la nuit ; et une charmante petite chapelle où s'unir pour le reste de leur existence.
Chloé était entrain de mettre la dernière touche à sa tenue, dans une pièce adjacente à la chapelle, lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir. Elle se retourna, s'attendant à voir Lex.
- Papa ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis là pour le mariage bien sûr !
- Mais comment tu l'as su ? Et comment tu es venu ?
- Disons que tu as un futur mari plein de ressources.
Elle se précipita dans ses bras.
- Je suis tellement contente que tu sois là !
- Moi aussi, mon petit cœur, moi aussi. Tu es prête ? C'est moi qui suis chargé de te mener jusqu'à l'autel.
Il lui tendit un bras, que Chloé saisit immédiatement.
- Prête !
- Alors on y va !
Quelques minutes plus tard, ils pénétrèrent dans la chapelle où Lex attendait Chloé devant l'hôtel, elle constata alors que son père n'était pas la seule surprise que Lex lui avait réservé. Assistaient aussi à la cérémonie, Pete et Lois, ainsi que Bruce Wayne. Elle offrit alors à Lex un sourire radieux et se dirigea vers lui, toujours au bras de son père. Une fois qu'elle eut atteint l'hôtel, ils échangèrent un dernier sourire et se tournèrent vers le prêtre.
La cérémonie fut très sobre et relativement courte, un simple échange de vœux et d'alliances. Et après le traditionnel baiser, Chloé se jeta dans les bras de son père, avant de serrer tour à tour Pete et Lois, pour finir par remercie Bruce de sa présence. Puis elle se tourna à nouveau vers Lex.
- Comment as-tu réussi cet exploit ?
- Il faut remercier Bruce pour ça. Il a été d'une aide précieuse.
Chloé prit alors Bruce dans ses bras.
- Merci beaucoup.
- Tout le plaisir était pour moi.
Et après les remerciements et autres félicitations, Lex proposa d'aller dîner et conduisit tout ce petit monde jusqu'au restaurant qu'il avait réservé plus tôt.
Et c'est seulement après onze heures du soir, qu'ils se retrouvèrent enfin seuls.
- Hey !
- Hey !
Lex passa ses bras autour de la taille de Chloé et déposa un baiser sur son front.
- Alors Madame Luthor ?
Elle lui sourit et passa ses bras autour de son cou.
- Alors quoi, Monsieur Luthor ?
Lex déposa un baiser au creux de son cou.
- Ça vous fait quoi d'être la nouvelle et dernière Madame Luthor ?
- C'est pas mal. Et j'espère bien être effectivement la dernière.
- Pas mal, hein ?
Un sourire aux lèvres Lex déposa un baiser sur ses lèvres.
- En ce qui me concerne, il n'y a pas de danger tu es et tu sera la seule et l'unique pour le restant de mes jours.
Chloé eut un petit rire.
- Lex Luthor, on t'a déjà dis que tu étais un indécrottable romantique ?
- Non, tu es la première. Mais promets-moi de garder ça pour toi, je ne voudrais pas tenir mon image d'homme d'affaires sans scrupule.
- Ton secret est sauf avec moi.
- Tu m'en vois rassuré.
Ils se sourirent avant d'éclater de rire.
- Aller, viens là.
Lex attira Chloé jusqu'à la chambre de la suite. Une fois à l'intérieur, il se mit en face d'elle et la contempla.
- Tu es absolument magnifique. On ne pouvait imaginer plus belle mariée que toi.
Ce qui était entièrement vrai. Elle était superbe dans sa robe de mariée. Le corset ouvragé, rehaussé de dentelle, de plumes et de perles mettait parfaitement sa poitrine en valeur et soulignait à merveille la finesse de sa taille. Et la jupe, dans une explosion de tulle, de mousseline et de paillettes, ne laissait que deviner ses jambes, que Lex savait sublime.
Ils se regardèrent un moment et Chloé en profita pour admirer Lex à son tour. Dire que Lex portait bien le costume était un euphémisme. Le modèle italien, en laine et soie mélangé qu'il portait, donnait l'impression qu'il avait été taillé pour lui, ce qui à la réflexion devait être le cas. Elle aimait le voir aussi élégant.
- Toi aussi, tu n'es pas mal non plus.
Elle se rapprocha de lui, l'attrapa par son col de veste pour l'obliger à se pencher vers elle et l'embrassa. Lex passa immédiatement ses bras autour de la taille de Chloé, la plaqua contre lui et le baiser s'enflamma. Ils s'agrippaient l'un à l'autre, comme si l'autre était le seul élément stable dans un environnement fragile et ils semblaient vouloir se dévorer mutuellement.
Chloé avait réussi à se débarrasser de la veste de Lex et s'était attaqué à sa chemise. Tandis que Lex, de son côté, tentait désespérément d'ouvrir la robe de Chloé, mais cette saleté, au lieu d'une fermeture éclair ultra-pratique, était fermée par un nombre invraisemblable de petits boutons nacrés. Chloé venait à peine d'ouvrir sa chemise quand il rompit le baiser et qu'il la fit se retourner. Il s'apprêtait à faire sauter la boutonnière quand elle l'arrêta.
- Ne t'avise pas d'arracher un seul bouton. Je tiens à garder cette robe intacte.
Lex poussa un grognement, mais commença à déboutonner patiemment la robe. Histoire de passer le temps durant cette activité longue et fastidieuse, Lex couvrait de baiser la nuque et les épaules de Chloé, qui ne retenait pas ses soupirs de plaisir. Et lorsque Lex parvint finalement au bout de la boutonnière, la robe chuta aux pieds de Chloé, dévoilant un magnifique corset de dentelle blanche, brodé de noir, prolongé par de larges jarretières qui retenait des bas assortis et l'ensemble était terminé par un charmante petite culotte, elle aussi coordonnée. Chloé retira le pic qui retenait sa chevelure en chignon et laissa retomber ses longs cheveux sur ses épaules.
Lex émit un nouveau grognement et plaqua Chloé contre lui, pour dévorer ses lèvres une fois encore. Chloé réussit enfin à se débarrasser de cette satanée chemise et ses mains couvrirent de caresses le dos parfaitement musclé de son époux. Lex se saisit alors de ses fesses à pleines mains et la souleva, l'obligeant à nouer ses jambes autour de sa taille. Il la transporta jusqu'au lit, avant de l'y laisser tomber en plein milieu.
Il la contempla un moment, allongée au milieu du lit, ses longs cheveux éparpillés autour de sa tête. Il se débarrassa ensuite en vitesse de ses chaussures, chaussettes et pantalon, puis grimpa à quatre pattes sur le lit. Il regarda Chloé , qui elle non plus ne le quittait pas des yeux. Une fois arrivé au dessus d'elle, il se pencha pour l'embrasser.
Chloé passa ses bras autour de son cou pour l'obliger à se rapprocher d'elle. Il la mettait au supplice et lorsque Chloé sentit le corps de Lex s'effondrer sur le sien, elle ne put retenir un gémissement. Chloé était étonnée de voir comment les choses avaient évolué en si peu de temps, il n'y avait pas encore si longtemps, elle ne pouvait pas supporter le contact d'un autre être humain, et maintenant elle semblait ne plus pouvoir se passer de celui de Lex. Elle voulait se fondre en lui. Elle enroula une jambe autour de lui, pour le rapprocher encore d'elle et elle put sentir toute la puissance de son désir pour elle.
Il la sentait prête pour lui. Il lui ôta sa culotte de dentelle et glissa ses longs doigts fins entre ses cuisses pour s'en assurer. Lorsque ses doigts effleurèrent l'intimité de Chloé, elle se cabra sous lui et il put constater qu'elle était humide. Elle l'aida à se débarrasser de son caleçon, puis il tendit la main vers la table de nuit où il était certain de trouver des préservatifs. Il en enfila un et la pénétra.
Chloé ne retint pas un gémissement à cette impression de ne faire plus qu'un avec Lex. Elle noua ses bras et ses jambes autour de lui, tandis qu'il reprenait possession de ses lèvres, avant de commencer à se mouvoir en elle. Elle était nettement plus détendue que la première fois et participait de façon plus active. Lex entama un mouvement de va-et-vient, lentement d'abord, puis de plus en plus vite. Lex donnait l'impression, que tout comme elle, il ne contrôlait plus vraiment ses mouvements. Tous ce que Chloé ressentait, en ce moment, n'avait rien de comparable avec tous ce qu'elle avait pu ressentir auparavant. Elle pensait avoir connu le plaisir autrefois avec Jimmy, mais elle se rendait compte qu'elle s'était lourdement trompée. Tout ceci paraissait désormais bien fade, en comparaison de ce qu'elle vivait avec Lex.
Il dévorait littéralement ses lèvres. Il voulait se fondre en elle, se perdre en elle. Elle était maintenant totalement libérée de ses démons, Lex pouvait le percevoir dans son attitude. Il n'y avait plus de gêne, plus de peur. Ils étaient tous les deux en parfaite osmose. Lex connaissait le plaisir, oui, mais une telle osmose, jamais ça ne lui était arrivé. Et la femme dans ses bras était sa femme. Un sentiment de possession s'empara de lui, décuplant son ardeur.
- Lex, oh mon dieu, Lex !
Lex grogna, elle n'était plus très loin. Quelques secondes supplémentaires et elle explosa, l'entrainant avec elle dans la jouissance la plus pur. Vidé de toute énergie, Lex s'effondra sur Chloé. Il se força cependant à s'écarter d'elle pour prendre soin du préservatif. Il s'éclipsa un instant à la salle de bain, avant de revenir s'allonger au près de Chloé, qui se blottit immédiatement contre lui. Lex passa un bras autour d'elle, afin qu'elle s'installe plus confortablement.
Après quelques minutes passées sans bouger, Lex aida Chloé à se débarrasser du corset et des bas qu'elle portait toujours. Une fois Chloé nue, ils se glissèrent sous les draps et Lex la reprit dans ses bras avant de l'embrasser. Chloé passa ses bras autour du cou de Lex. Elle aimait sentir son corps nu contre le sien. Ni l'un, ni l'autre ne semblait avoir sommeil, aussi se laissèrent-ils aller à la douceur de leur étreinte. Les mains exploraient la peau, les corps se frôlaient, ils se laissaient totalement guider par leur sens. Bientôt l'excitation se fit à nouveau sentir. Le temps de mettre un autre préservatif et ils firent de nouveau l'amour.
Ils étaient, une nouvelle fois, tous deux allongés sur le lit, couvert de sueur, dans des draps désormais humides de transpiration.
- Je crois que j'ai besoin d'une douche.
Courageusement Lex réussit à sortir du lit, entrainant Chloé avec lui.
- File à la salle de bain, j'appelle le room service pour faire changer les draps et je te rejoint.
Chloé se rendit à la salle de bain, tout en se disant qu'elle aimait moyennement l'idée que le personnel de l'hôtel sache ce qu'il venait de se passer entre elle et Lex. D'un autre côté, ils devaient déjà s'en douter, on louait rarement la suite nuptiale pour jouer aux cartes.
Elle venait d'entrer dans la douche lorsqu'elle sentit la présence de Lex derrière elle. Il passa un bras autour d'elle et il tendit son autre main vers le robinet pour l'ouvrir et faire couler l'eau. Ils prirent une longue, une très longue douche, faites essentiellement de caresses et de baisers.
Lorsqu'ils revinrent dans la chambre, les draps avaient été changé et un chariot présentant une légère collation les attendait.
- C'est toi qui a commandé tout ça ?
- Je me suis dis qu'après tout cet exercice, tu aurait peut-être faim.
Chloé ne put s'empêcher de rougir. Elle était vraiment adorable dans son petit peignoir blanc. Lex l'attira à lui et déposa un baiser sur ses lèvres.
- Alors faim ou pas ?
- Un peu oui.
- J'avais raison donc.
Chloé prit alors une voix faussement admirative.
- Oh ! Comme tu es fort, mon petit mari adoré !
- Dis donc femme ! tu ne serais pas en train de te moquer de moi ?
Il la ceintura et commença à la chatouiller, pour lui faire payer son audace. Chloé partit alors dans de grand éclat de rire. Ils firent par s'écrouler de nouveau sur le lit en riant, de nouveau essouffler.
Après leur petit collation, ils se glissèrent sous les draps et s'endormir, lovés l'un contre l'autre.
Le lendemain matin, lorsque Lex se réveilla, il avait un immense sourire sur le visage. Il était marié et pour la première fois il était absolument certain que ça n'était pas une erreur. Il passa un long moment à contempler celle qui dormait à ses côtés. Doucement, elle finit par se réveiller.
- Bonjour !
- Bonjour !
- Bien dormi ?
- Très.
- Petit déjeuner ?
- Seulement s'il y a du café.
- Je m'en occupe.
Lex se tourna pour attraper le téléphone sur la table de nuit et appela le room-service, pour faire monter un petit déjeuner, avec du café noir.
Malheureusement leur repas fut interrompu par un appel visiblement urgent, puisqu'il avait expressément demandé à n'être déranger qu'en cas d'extrême nécessité. Lex se dirigea vers la table de nuit en grognant et décrocha le téléphone.
- Luthor !
...
- Calmez-vous Anna et dis-moi ce qu'il se passe.
...
- Je vois.
...
- Très bien. Faites les patienter et dites leur que je serais là en tout début d'après-midi.
Il raccrocha et se tourna vers Chloé.
- Un problème ?
Lex soupira.
- Il semblerait que la nouvelle de notre mariage, ce soit répandue plus vite que je ne l'avais imaginé et que cela fasse du bruit. Il va malheureusement falloir que nous rentrions à Metropolis plus vite que prévu.
Chloé eut une moue déçue qu'elle tenta de dissimuler. Il vint s'asseoir à côté d'elle.
- Finissons au moins tranquillement notre petit déjeuner.
Ils se chargèrent ensuite de prévenir Gabe, Lois, Pete et Bruce, de ce départ précipité. Et une heure plus tard, ils étaient tous dans la limousine, en direction de l'aéroport.
Et c'est en tout début d'après-midi que Lex, suivit de Chloé, pénétra dans son bureau, dans lequel l'attendait une grande partie de ses associés et directeur, ainsi que bon nombre des ses avocats. Et à peine étaient-ils entrés, que tous se jetèrent littéralement sur Lex, avec une seule question à la bouche, avait-il fait cette bêtise et épousé cette... cette... cette femme. Lex passa alors du stade de passablement énervé à celui de colère noire, qu'il se retint cependant de laisser exploser.
- Et je peux savoir en quoi cela vous concerne ?
Sa voix était parfaitement calme, bien trop calme.
- Écoutez Lex, nous nous faisons juste du... soucis. Vos précédents mariages sont loin d'avoir été des réussites, aussi vous pouvez parfaitement comprendre, j'en suis sûr, que nous nous sentions... concernés.
- Concernés ! Concernés par quoi ? Mon bonheur personnel ou par l'état de mon compte en banque.
Il laissa passer un silence glacial. Tellement glacial que Chloé pouvait presque sentir le froid dans la pièce.
- Mais rassurez-vous, ni l'un ni l'autre ne court aucun danger. Ma femme, ici présente, oui messieurs, ma femme depuis hier au soir. Bref, sa présence dans ma vie suffit à faire mon bonheur. Et pour ce qui est de mon compte en banque, elle est en rien une menace, vous pouvez me croire.
L'un des ses avocats s'écria alors :
- Dieu soit loué, vous avez pensé à lui faire signer un contrat de mariage.
Au regard que son grand patron lui lança, il sut qu'il ne travaillait désormais plus pour LuthorCorp et qu'il ne lui restait plus qu'à remballer ses affaires.
- Non. Chloé et moi n'avons pas signé de contrat de mariage, ce qui signifie, comme vous le savez tous parfaitement, que tout ce qui m'appartient lui appartient aussi désormais et réciproquement. Seulement, elle n'est en aucun cas une menace pour cette entreprise, car contrairement à chacun d'entre vous, elle se soucie de ce qui pourrait arriver aux nombreuses personnes qui travaille pour ce groupe, si celui-ci venait à péricliter.
Il marqua une pause.
- Une dernière chose, si l'un de vous venait à avoir la mauvaise idée de travailler contre moi ou même se s'épancher dans la presse, il se trouverait au devant de graves ennuis. Ais-je été bien clair ?
Tous acquiescèrent plus ou moins vaguement d'un signe de tête.
- Je vous suggère de rejoindre et de vous concentrer sur votre travail, plutôt que sur ma vie privée.
Un à un, ils quittèrent le bureau partagés entre la peur et l'agacement.
À la seconde où ils furent tous sortis, Chloé se jeta sur Lex pour l'embrasser.
- Hé ! Que me vaut cet honneur ?
- Tu pensais vraiment tout ce que tu as dit ?
Lex passa ses bras autour de sa taille.
- À ton avis ?
Elle lui sourit et se blottit contre lui.
- Tu sais, je n'avais pas réaliser qu'en t'épousant, j'accédai aussi à ta fortune.
- Je sais.
Il y avait une douceur inhabituelle dans sa voix.
- Lex, hier, quand je suis venue te voir dans ton bureau, c'était pour une raison précise.
Lex sentit immédiatement que le sujet était sérieux.
- Je t'écoute.
- Je pense... je voudrais démissionner.
- Pardon ? Pourquoi ? C'est à cause de cette bande d'imbécile ?
- Non ! Ça n'a rien à voir. J'avais déjà plus ou moins pris cette décision hier matin. Et le mariage n'a fait que la renforcer.
- Mais pourquoi ?
- Disons que maintenant que je suis émotionnellement impliqué, je ne suis pas sûre, en fait si, je sais que je ne serais pas en mesure de faire mon travail correctement.
- Comment ça ?
- L'affaire Kelly Preston m'a enseigner quelque chose. Si ce genre de chose venait à se reproduire, je sais que mes sentiments personnels obscurcirons mon jugement et m'empêcherons de faire mon travail de façon rationnelle. Si tu savais à quel point j'ai haïs cette femme ces derniers jours. Alors pour éviter que le personnel n'empiète sur le professionnel et réciproquement je pense qu'il vaut mieux séparer les deux. Et comme je n'ai aucune envie d'abandonné l'aspect privé de notre relation, le mieux est de démissionner.
Lex lui donna alors un baiser à coupé le souffle.
- Très bien. Mais à une condition.
- Laquelle ?
- Laisse-moi le temps de te trouver un remplaçant compétant. C'est vraiment pas de chance, pour une fois que je trouvais un responsable des relations presses efficace, il a fallu que je l'épouse.
Il y eu des rires et un nouveau silence.
- Lex, il y a un autre détail dont il faut qu'on discute.
- Je t'écoute.
- Où est-ce qu'on va vivre ?
- Chez nous.
- Hahaha, très drôle. Non sérieusement. Chez toi ? Chez moi ?
- Ni l'un ni l'autre. On vivotera entre les deux jusqu'à trouver un petit coin tranquille, qu'on aménagera selon nous goût et qui deviendra chez nous.
Il l'embrassa.
- Aller, viens. Rentrons. On discutera de tous tranquillement, à l'abri des oreilles indiscrètes.
