Il avait enfin pu rejoindre son havre de paix. Bien que cette soirée fût particulièrement réussie, un peu de répit était tout de même bienvenu. La journée avait été longue, même très longue. Ereintante ! Il en avait même oublié les raisons qui l'avait fait déprimé un soir sur ce même balcon. Certes le sentiment de solitude qui l'avait envahi était toujours présent, mais il avait eu moins de temps pour y penser. Rodney avait occupé pas mal de son temps et il s'inquiétait beaucoup pour son ami. Il n'avait pas encore eu l'occasion de lui parler et ça le tourmentait. Mais que lui prenait-il en ce moment ? Le génie de la galaxie déraillait ? Ca c'était le moins que l'on puisse dire. La journée lui avait paru durer le double de ce qu'elle était censée être. Le comportement du scientifique avait été des plus étrange. Et en y repensant, il n'y avait pas eu que Rodney. Teyla avait également eu un comportement plus qu'étrange. Elle qui était si discrète habituellement dans son comportement et son look, s'était transformer en véritable bombe sexuelle en une nuit. Pas que ses nouvelles tenues ne lui allaient pas, au contraire, il avait comme tout le monde profité de la vue, mais ce n'était tout simplement pas elle. Enfin du moins, pas la Teyla qu'il côtoyait depuis un an. Mais la connaissait-il vraiment ? Plus le temps passait, plus il en doutait. Elle lui avait fait perdre tous ses moyens aujourd'hui à force de provocations, mais il voulait quand même retrouver la Teyla qu'il connaissait, qu'il appréciait et qu'il admirait. Celle qui avait été à ses côtés pendant une année et qui l'avait supporté dans tous les sens du terme. Même s'il devait avouer que cette nouvelle Teyla lui plaisait beaucoup, il ne supportait pas que tous les regards soit sur elle et qu'elle puisse susciter des pensées pas très catholiques dans les esprits masculins. Plus il y pensait, plus il trouvait cela étrange que deux de ses amis aient un comportement délirant, voir dangereux, en même temps. Surtout deux des personnes les plus sérieuses qui soient. Il devait en parler à quelqu'un. Un nom lui vint instantanément à l'esprit. Beckett. Qui d'autre que le médecin serait le plus à même de l'aider à comprendre le comportement de ses amis et a savoir s'ils n'étaient pas tous deux atteint par quelque chose.

Il franchi la baie vitrée et allait ouvrir la porte lorsqu'il se ravisa. Qu'allait-il lui dire ? Pour Mckay, il n'y avait aucun problème. Le médecin se rendait déjà compte que son comportement clochait. Mais pour Teyla ? Il n'allait pas se présenter à lui à cette heure avancée de la nuit, après sa fête d'anniversaire, pour lui dire qu'il soupçonnait Teyla d'être infecté par un virus extraterrestre la rendant provocante, sexy et dévergondé. Carson allait lui rire au nez et c'est lui qu'on internerait. Depuis quand c'était une maladie de vouloir être extravertie ? Il ne savait plus quoi faire. Mais ce dont il était certain, c'est que Teyla avait du contracter la même chose que Mckay. Mais quoi ? Et pourquoi eux uniquement ? Si ça se trouve, c'est lui qui était malade. La jalousie lui montait à la tête car plus il y pensait et plus c'était évident pour lui. Teyla était belle, il avait des sentiments bien plus fort que ce qu'il pensait à son égard et il avait envie de tuer tous les hommes qui posaient leurs regards sur elle. Il aurait fait un massacre ce soir. La voir se trémousser sur la piste de danse entouré de tous ces hommes la dévisageant ou plutôt bavant sur son corps. Alors docteur, diagnostique ?

Soudain, la « sonnette » de ses quartiers retentit, ce qui sortit John de ses pensées, mais le surpris également. Il jeta un coup d'œil à son radio-réveil : 3h07. Qui pouvait bien lui rendre visite à cette heure là ?

Il se décida néanmoins à ouvrir la porte et tomba nez à nez avec Teyla. Il ne put articuler aucun mot en la regardant. Elle était vêtue très simplement avec un pantalon léger violet clair et un débardeur blanc très près du corps, laissant apercevoir un peu son ventre. Ses cheveux étaient remontés négligemment sur sa tête à l'aide d'une pince et quelques mèches rebelles encadraient son visage. Elle portait visiblement ses vêtements de nuit, mais John se surprit à penser qu'elle était superbe à cet instant présent, habillée le plus simplement du monde. N'ayant pas allumé la lumière seul le clair de lune éclairait le visage de la jeune femme et lui donnait une allure irréelle. Il fît cependant un effort surhumain pour se reprendre. Il n'avait pas oublié que quelques minutes plus tôt, elle occupait ses pensées à cause de son comportement, assez inhabituel, de la journée.

- Euh… Tey… Teyla ? Que me vaut cette… cette visite ?

Les mots étaient sortis, mais il n'arrivait pas à dissimuler le trouble qu'elle produisait en lui. Il faut dire aussi qu'il ne s'attendait pas à se retrouver nez à nez avec la jeune femme en ouvrant la porte. Alors qu'il tentait difficilement de reprendre contenance, l'athosienne lui sourit et fit quelques pas pour le faire reculer et ainsi entrer dans les quartiers du militaire. Alors que la porte se refermait, John eu un sentiment étrange. Comme si un piège se refermait sur lui.

- Je voulais vous parler John !

Le militaire remarqua l'utilisation de son prénom. Ce qui commençait à lui donner des sueurs froides. D'habitude, Teyla ne l'appelait que par son grade, elle n'utilisait jamais son prénom. Il ne saurait dire pourquoi, mais il avait la sensation d'être une proie face à son prédateur et il ne savait pas du tout comment il devait agir pour ne pas se faire « manger ».

- Ah ! Et ben, je vous écoute alors !

Elle continuait à avancer tout doucement vers John, qui lui reculait d'autant. Mais il ne se faisait pas trop d'illusion, il était dans une chambre, il allait forcément rencontrer un mur à un moment ou à un autre. La lune, qui avait été cachée par un nuage quelques secondes plus tôt, venait de faire sa réapparition au moment où John encra son regard dans celui de Teyla. Et ce qu'il y vit le fit tressaillir et se stopper net. Une lueur étrange. Celle de la victoire.

L'athosienne se sentait victorieuse mais il ne savait pas pourquoi. Profitant de cet instant où le militaire ne tentait plus de fuir, Teyla se jeta sur lui et l'embrassa. Surpris, John ne répondit pas immédiatement à son baiser. Mais réalisant quelques secondes plus tard ce qui se passait, il se dégagea brusquement. La lueur dans les yeux de Teyla était toujours présente et s'amplifiait. C'est à cet instant qu'il eu la certitude que quelque chose n'allait pas, qu'elle n'était pas la Teyla qu'il connaissait, sa Teyla. Mais tout à sa réflexion, il ne vit pas que la jeune femme s'était de nouveau rapproché de lui. Il ne pu que sentir deux mains heurter son torse violemment, le projetant sur le lit qui se trouvait juste derrière lui. Trop surpris pour réagir, la jeune femme lui fit un grand sourire et s'empressa de monter sur le lit, chevauchant ainsi le militaire emprisonné sous elle, entre ses cuisses. Il lui fallu encore moins de temps pour détacher ses cheveux et retirer son t-shirt, dévoilant ainsi son soutien gorge. John fixa l'espace d'un instant le léger vêtement et ne pu penser autre chose que Wahou ! Il était noir à dentelle rouge, effet immédiat garanti sur le militaire. Avec un sourire carnassier, elle fondit sur les lèvre du jeune homme l'embrassant fougueusement comme si sa vie en dépendait.

John, n'arrivant toujours pas à réaliser ce qu'il se passait, senti ses barrières céder. Il répondit passionnément au baiser de son assaillante et ses mains commencèrent à s'animer d'elles-mêmes caressant le dos nu de sa partenaire. Sa peau était si douce, ses lèvres si délicieuse, ses seins qu'il sentait sur son torse étaient si… Stop ! Non, il ne pouvait pas, elle n'était pas elle-même, il n'avait pas le droit de profiter de la situation.

Il senti alors Teyla quitter ses lèvres pour son cou et descendre le long de son torse.

Mais c'était si agréable, si bon, il pouvait bien se laisser aller aux douces tortures qu'elle lui prodiguait. Juste une nuit. Rien qu'une nuit. Et puis, elle en avait envie autant que lui. C'est elle qui l'avait emmené jusque là, il pouvait bien en profiter.

Bon sang mais qu'il lui arrivait ? Il commençait à devenir complètement cinglé lui aussi. Il ne pouvait pas faire ça, pas à elle alors qu'elle ne savait pas ce qu'elle faisait. Il s'en voudrait toute sa vie pour ça et il n'oserait même plus la regarder en face après ça. Il devait tout arrêter pendant qu'il en était encore temps.

C'est alors qu'il l'a sentit arriver vers son pantalon. Okay, c'est maintenant ou jamais avant que je ne réponde plus de rien ! Au moment où Teyla allait passer sa main sous l'élastique, John se redressa subitement, projetant au passage, l'athosienne au sol.

- Oh mon dieu, Teyla, je suis désolé. Ca va ?

La jeune femme se frottait la tête. C'est vrai que les lits de la Cité étaient petits, mais quand même, il pourrait faire attention de temps en temps. Elle est pas accrobate elle ! Teyla lui lança un regard noir.

- Non ça va pas. Mais vous êtes malade ou quoi ? Qu'est-ce qui vous a pris ?

- Euh… Je … je suis désolé Teyla, mais on ne peut pas. Vous n'êtes pas vous-même. En temps normal jamais vous n'auriez…

- Mais qu'est-ce que vous racontez ? Au lieu d'essayez de vous trouvez des excuses, dites le carrément si je ne vous plait pas.

- Mais non, bien sûr que non. C'est pas que vous ne me plaisez pas, au contraire c'est juste que…

- Que quoi ? oh aller, ça n'avait pas l'air de vous déplaire tant que ça vu ce que j'ai pu sentir sous moi.

John se félicita intérieurement de ne pas avoir allumé la lumière en revenant dans ses quartiers à la fin de la soirée, sinon elle aurait très vite remarqué le rouge lui monter au joues et son visage viré rouge écrevisse. Bien sûr que ça ne lui avait pas déplut et qu'il aurait aimé aller plus loin, mais il n'en avait pas le droit, par respect pour elle. Même si la frustration, suite à cet arrêt brutal, était à son comble et qu'il se disait qu'il allait littéralement exploser s'il n'assouvissait pas son désir immédiatement. Pourtant, il devait se contrôler et la jeune femme ne lui facilitait pas les choses. Elle tenta de nouveau une approche sensuelle afin de reconquérir le militaire. Ce dernier n'en pouvant plus, se leva précipitamment et parti en courant dans la salle de bain verrouillant la porte pour ne pas être rejoint. Il devait prendre une douche. Froide la douche. Très froide, voir glaciale. Et vite !

TBC