Ils étaient restés une bonne heure à discuter. John exposant ses doutes sur les agissement de Rodney, mais également de Teyla en omettant volontairement certains faits. Ils convinrent ensemble de la suite des évènements. Après le petit déjeuner, les deux faiseurs de troubles ssubiraient une visite médicale dans les règles de l'art, ce qui incluait prise de sang, scanner, IRM s'il le fallait… D'ici là, ils auraient peut être une première idée de ce dont souffrait leurs amis puisque les résultats des analyses de Rodney seraient peut-être arrivées. Sûrement même, puisqu'ayant eu l'autorisation de quitter l'infirmerie juste pour la soirée, le scientifique devait réintégré son lit au plus tard à minuit pour passer la nuit en observation. Et oui, Rodney avait du jouer les Cendrillon. Quoique dans son cas, il aurait plus incarné la citrouille que la belle princesse. Quoi qu'il en était, il avait forcément dû harceler le personnel médicale pour accelérer les choses.

Carson se dirigea alors vers le mess pour rejoindre Lily, qui après sa douche avait donné rendez-vous au médecin en ce lieu. Avant de les rejoindre, John avait voulu repasser à ses quartiers voir si Teyla dormait toujours. Lorsqu'il arriva, il ne fût pas surpris de découvrir son lit vide. A cette heure-ci, la jeune femme devait avoir rejoint ses quartiers pour se changer et se rendait même certainement au mess.

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En entrant dans le réféctoire, John aperçu immédiatement ses amis. Ce n'est qu'après les avoir salué qu'il fût étonné de ne pas voir Teyla. Mais à quoi bon s'inquiéter ? Elle était peut être encore vexé pour ce qu'il s'était passé la veille et préférait l'éviter. Il irait la voir après le petit déjeuner, de toute façon il devait l'emmener à l'infirmerie. Et pourquoi ne pas emmener Ford avec lui ? Après tout ils ne seront pas trop de deux pour « convaincre » l'athosienne. Et puis si elle était tenté de lui sauter dessus, il pourrait avoir besoin d'un peu d'aide pour la « raisonner ».

Il fut interrompu dans ses pensées par l'entrée fracassante de Rodney. Le canadien ne portait rien d'autre qu'une blouse de l'infirmerie qui laissait entre voir ses jolies fesses - rupture de stock des pyjamas oblige - et tentait déséspérément d'échapper à ses poursuivants : une jeune infirmière et un militaire plutôt barraqué. Lorsqu'il vit ses amis, il se précipita vers eux en poussant un petit cri digne d'un soprano. Mais aucun d'eux ne réagissait, trop surpris par la scène qui se déroulait sous leurs yeux. C'est Elizabeth qui sortit la première de sa torpeur lorsqu'elle vit Rodney tenter de se cacher derrière elle.

- Mais enfin, que se passe-t-il ? Et c'est quoi cette tenue Rodney ?

La jeune infirmière ne laissa pas au canadien le temps de répondre et s'empressa de tout dire à ses supérieurs.

- Je suis désolée madame, mais le Dr Mckay s'est enfui de l'infirmerie, il y a quelques minutes. Comme je n'arrivais pas à le rattraper seule, j'ai fait appel à la sécurité pour m'aider.

Tous les regards de la tablée se tournèrent vers le scientifique.

- Hey, mais ne me regardez pas comme ça. Vous avez vu ce qu'ils nous servent à manger dans cette infirmerie ? Je vous jure que ça donne pas envie de rester !

- Rodney !

- Quoi ? Je voulais juste venir prendre un vrai petit déjeuner. C'est quand même pas ma faute s'ils m'ont traqué dans les couloirs de la Cité comme un animal sauvage.

En disant cela, Rodney avait extirpé discrêtement du plateau de la dirigeante un croissant qui lui semblait à première vue très appétissant. Cependant, il n'eut pas le temps de le porter à sa bouche.

- Rodney ! Reposez ce croissant immédiatement et retournez à l'infirmerie tout de suite.

- Mais je…

- Il n'y a pas de mais, tant que vous n'avez pas l'aval du Dr Beckett pour sortir, vous y restez, qu'importe la nourriture que l'on vous sert. Et par pitié, mettez autre chose que cette blouse ridicule !

Le scientifique ne discuta pas face au regard noir de la dirigeante. Elle avait l'air plutôt en colère et dans ces cas là, il ne valait mieux pas en rajouter. Il se détourna et commmença à suivre ses deux ex-poursuivants, lorsqu'il fut subitement pris d'une envie irresistible. Au moment où Elizabeth allait se rasseoir, il revint alors sur ses pas d'un air décidé, l'attrapant par les épaules pour la mettre face à lui et la basculant en arrière afin de l'embrasser passionnément.

Toutes les têtes étaient tournées vers eux à cet instant. Il régnait dans le réfectoire un silence total. Chacun avait un regard éberlué et la bouche grande ouverte par la stupeur, face à ce qui se déroulait sous leurs yeux.

Après quelques instants, Rodney se sépara de la bouche de la diplomate, toujours muette de stupeur. Il l'a redressa et murmura avec un sourire à faire fondre « J'aime les femmes qui ont du caractère ». Et il partit rejoindre l'infirmière et le militaire, laissant un réfectoire toujours sous le choc.

Elizabeth sentant ses jambes défaillir, se rassit lourdement sur sa chaise fixant un point inexistant devant elle.

- Et ben faut vraiment que je lui fasse passer d'autres examens ! Sur ces mots, Carson prit son plateau, murmura quelques mots à Lily et quitta le mess rapidement.

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Carson était à peine entrée dans son infirmerie qu'il était déjà exténué en pensant à la journée qu'il allait avoir. Il allait devoir découvrir ce qui cloche chez Rodney et pour ça, lui faire passer des examens plus approfondis. Pas que ça l'ennuyait puisqu'il était médecin. Non ! Le problème était la personne à qui il allait devoir faire ces examens. Le prince des râleurs. Le roi des enquiquineurs. J'ai nommé, son altesse cérénissime Rodney Mckay en personne. Ca y est, il l'avait à peine vu ce matin qu'il sentait déjà la migraine arriver. Courage, courage ! Penser à autre chose. Quelque chose de motivant, d'agréable… Lily. Sa bouche sucrée. Sa peau si douce. Son corps aux formes si parfaites. Carson affichait à présent un sourire béha sur son visage. Il avait enfin trouvé un moteur à sa vie.

Un grand fracas vint le ramener soudainement à la réalité. En moins de temps qu'il fallait pour dire E2PZ, il se retrouva dans la chambre réservé au canadien. Et ce qu'il vit ne lui présagea rien de bon. Rodney était étendu au sol, un plateau de petit déjeuner fracassé autour de lui et une infirmière paniquée essayant de prendre son poul.

- Que s'est-il passé ?

- Je… Je ne sais pas ce qu'il a eu. Il… Il allait se recoucher quand… quand il s'est effondré.

Carson etait déjà en train de vérifier l'état de son ami, lorsque l'infirmière termina son récit. A l'aide d'un infirmier, ayant accouru en entendant le bruit, ils remirent Rodney dans son lit et branchèrent les appareils permettant de surveiller ses constantes. Après un rapide bilan, il décida de contacter le Dr Weir pour l'informer de cet évanouissement. Il devait trouvez ce qui n'allait pas chez Rodney et vite !

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Elizabeth se trouvait encore au mess lorsqu'elle reçut l'appel de Carson. Elle avait mis du temps à redescendre sur Terre après le baiser du scientifique. Elle ne se serait jamais attendu à ça de sa part, ni au fait qu'il embrassait aussi bien. Une chose était sûre, c'est qu'elle avait adoré ce baiser. L'appel de Carson finit de la sortir totalement de sa rêverie.

A son front se plissant au fur et à mesure de la conversation et à son regard inquiet, John su immédiatement que quelque chose était arrivé. Il attendit qu'Elizabeth ait coupé sa radio pour l'interroger.

- Que se passe-t-il ?

- Rodney vient de perdre connaissance à l'infirmerie. Carson pense que ça a un rapport avec son comportement de ces dernier jours.

A l'entente des derniers mots, John pâlit. Il n'y avait pas que Rodney qui avait eu un comportement étrange ces derniers jours. Mais alors s'il lui était arrivé quelque chose à lui, il est fort possible qu'il lui soit arrivé quelque chose à elle aussi. Sheppard se leva brusquement de sa chaise.

- John qu'est ce que…

- Teyla !

Il eu a peine prononcé ce nom qu'il partie en courant vers les quartiers de l'athosienne afin de s'assurer qu'elle allait bien.

En arrivant devant ses quartiers, John hésita à sonner. Il avait tellement peur qu'il lui soit arrivé quelque chose, qu'il aurait voulu pouvoir entrer de suite. Mais il devait respecter l'intimité de Teyla, alors il sonna. D'abord une fois. Puis deux. N'ayant aucune réponse, il tenta de frapper contre la porte et appela la jeune femme. Mais plus les minutes passaient plus il sentait qu'il se passait quelque chose. Alors il utilisation son gêne ancien pour déverouiller la porte et entrer clandestinement dans la chambre. Il fût d'abord surpris du désordre qui y régnait. Des vêtements étaient étallés sur le lit et sur le sol. Jamais il n'aurais imaginé que les penderies dont les chambres étaient équipées, pouvaient contenir autant de vêtements. A moins que les femmes aient choisi délibérément leurs quatiers en fonction de la taille des penderies. Ca ne le surprendrait pas plus que ça !

Mais il fut brusquement ramené à la réalité par un gémissement provenant de la salle de bain. Il s'y précipita et découvrit avec horreur, Teyla, étendue sur le sol à demi consciente. Il s'agenouilla près d'elle et commença à lui parler espérant avoir une réaction de sa part. Il put l'entendre prononcer faiblement son prénom avant qu'elle ne sombre une nouvelle fois dans l'inconscience.

Le militaire se saisi alors de sa radio pour contacter Carson et lui demander du secours au plus vite.

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John attendait anxieux le diagnostique de Carson. Cela faisait une heure que Teyla avait été prise en charge par une équipe médicale et depuis ce temps, il faisait les cents pas dans le bureau du médecin. Il allait devenir fou avec tout ça ! D'abord Teyla qui s »habille bizarrement, puis elle lui saute dessus et là il la retrouve inconsciente, mais qu'est ce qui clochait encore ? Et le pire c'est qu'il s'en voulait. Si seulement il n'était pas parti de ses quartiers comme un voleur ce matin, il aurait peut être pu déceler un signe, quelque chose lui évitant de s'évanouïr dans sa salle de bain. Ou encore, s'il avait fait l'effort d'aller la voir lorsqu'il avait constater son absence dans ses quartiers et puis au mess, elle ne serait peut être pas étendue sur ce lit, examinée des pieds à la tête pas des blouses blanches ! Mais malgré tout, il ne voit pas comment il aurait pu prévenir ce qui s'était passé. Il y avait forcément une raison à cet évanouïssement, surtout que Mckay avait eu la même chose.

Il en était là de ses pensées lorsque Beckett fit son apparition, un air sceptique sur le visage.

- Alors doc, qu'est ce qu'elle a ?

- A vrai dire, je n'en ai aucune idée pour le moment. Je l'ai examiné et elle semble en parfaite santé. Il est étrange qu'elle ait fait un malaise en même temps que Rodney. Je ne crois pas au hasard. C'est pourquoi je vais leurs faire des examens plus approfondie à tous les deux. Ca risque de prendre du temps Major, ca ne servira à rien de rester ici. Je vous contact dès que j'ai les résultats.

- Très bien merci Carson.

John sortit du bureau déçu. Il aurait voulu que Beckett lui dise qu'il savait ce qu'elle avait ou à défaut qu'il lui permette de rester. Mais il savait très bien qu'il serait inutile d'attendre les bras croisé les résultats, c'est d'ailleurs pour ça qu'il n'avait pas insisté auprès du médecin. Il devait découvrir ce qui avait provoqué l'état de ses amis, il n'y avait que comme ça qu'il pourrait les aider.

TBC