Tadam, une semaine de passée, déjà, et voilà la suite ! En vous souhaitant une bonne semaine, et en espérant que cette suite vous posera des questions, vous laissera dans un suspens insoutenable, car j'aime bien mettre les gens en stress. Hum, c'est pas que j'y arrive souvent, mais y'a de l'espoir. En tout cas, je me régale à l'avance pour la suite que je vous ai concocté. Bonne lecture, chers lecteurs et rappelez-vous que les reviews mettent un grand sourire sur ma figure, et vu comme je m'ennuie ici, ça m'empêche de me jeter de ma fenêtre. Argh. Sauvez un auteur, reviewez !
Platinum Night Club.
La jeune femme se percha sur un des tabourets du bar, près de celui qu'elle reconnut comme étant l'homme qu'elle recherchait. A peine se fut-elle assise qu'il se tourna vers, déjà bien éméché, remarqua-t-elle.
- Bonsoir, Mademoiselle, lui dit-il sur un ton qui aurait été séducteur s'il n'avait pas été ivre.
- Bonsoir.
- Vous êtes seule ce soir ?
Quelle entrée en matière, songea-t-elle.
- Effectivement.
- Je m'appelle Kurt, dit-il en tendant maladroitement sa main.
Elle lui serra la main brièvement en répondant.
- Sarah.
- Je vous trouve très, très jolie, Sarah.
- Merci. Vous prendrez bien un verre avec moi ?
- Oh, je crois que j'ai bien assez bu.
- Même pas un Martini ?
- Puisque vous insistez. Je ne saurais résister à une telle beauté.
Elle eut soudainement envie de vomir à entendre la voix de cet homme, si mielleuse, et pourtant si empreinte d'alcool, qui tentait de la séduire. En plus, il n'était absolument le type d'homme qui pourrait hypothétiquement la séduire. Encore moins depuis qu'il s'agissait d'un terroriste.
Le jeune homme pénétra dans le bar enfumé et se fraya un chemin parmi les nombreux danseurs agglutinés jusque dans l'entrée. A vrai dire, il avait dit à Ziva qu'il passerait la soirée tranquillement chez lui à regarder un DVD, mais lorsqu'il était rentré chez lui, il avait trouvé son appartement tellement vide sans elle qu'il avait décidé de sortir. Non pas pour récolter les conquêtes, comme il n'aurait pas manqué pas de le faire quelques temps auparavant, mais désormais, il n'en éprouvait même pas le besoin, ni même la moindre envie. En fait, ça l'effrayait plutôt qu'autre chose. Il n'avait jamais été le genre de garçon prêt à s'engager, mais avec cette femme, c'était différent. Il n'avait besoin de rien d'autre que d'elle. Voilà ce qui lui faisait peur. C'était que, lorsqu'elle n'était pas là, il n'avait envie de rien.
Il passa près du bar et un tabouret se libéra tout au bout, alors qu'il s'approchait. Juste un verre, se dit-il. Juste histoire de se décontracter, de penser à autre chose qu'à cette semaine, qui, même passée en bonne compagnie, lui avait semblé interminable. Il commanda une tequila et se tourna vers la piste de danse. Il observa les gens qui s'agitaient, les filles qui remuait leur corps, les hommes qui restaient plus que discrets, assis sur un pouf, et laissa ses pensées vagabonder quelques minutes, avant que le barman ne lui tende sa tequila en demandant 10 dollars. Il secoua la tête en sortant un billet froissé de sa poche.
C'est en tendant le précieux billet au jeune homme que son regard s'attarda sur une jeune femme, à l'autre bout du bar, qui riait aux éclats en s'accrochant au bras d'un homme. Il ne crut d'abord pas ce qu'il voyait, mais après qu'il eut cligné des yeux trois ou quatre fois, il s'aperçut que ce n'était pas une hallucination. Ziva était dans ce bar, en train de rire avec un homme. Et elle semblait affreusement proche de lui. Il en eut un pincement au cœur, avant de se lever en avalant sa tequila d'un trait, et de se diriger vers elle.
Il lui tapota l'épaule et elle se retourna. Il ne sut pas décrypter son expression lorsqu'elle le reconnut, mais elle n'était pas des plus heureuses de le voir ici.
- Tony.
Elle resta interloquée. De toute évidence, elle ne s'attendait pas à le trouver ici.
- Tu passes une bonne soirée, mon cœur ?
- Je… Excuse-moi, dit-elle en s'adressant à Kurt.
Elle attrapa le bras de Tony et l'entraîna dehors.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? Lui demanda-t-elle dans un souffle.
- Je devrais te retourner la question, Ziva.
- Je suis venue… Prendre un verre avec un ami.
- Un ami ? Un ami, Ziva ? Tu me prends pour qui ?
- Tu ne pourrais pas comprendre.
- Tu devrais pour ça essayer de m'expliquer.
- Je ne peux pas.
- Tu ne peux pas ? J'aimerais bien savoir pourquoi tu ne peux pas.
- Parce que c'est comme ça.
Elle repartit vers l'entrée du bar, mais il la retint par le bras.
- Ziva.
- Laisse-moi.
- Je ne te comprends pas. Pourquoi tu as fait ça ?
- Je t'ai dit de me laisser. De toute façon, tu ne comprends rien.
Il perçut dans sa voix quelque chose d'inhabituel. Elle n'était pas dans son état normal.
- Tu es ivre.
- Je ne suis pas ivre.
- Si tu l'es. Je te ramène chez toi.
- Sarah ?
C'était l'homme du bar qui l'appelait.
- Sarah ? Répéta Tony. De quoi est-ce qu'il parle ? Ziva, est-ce toi qu'il a appelé Sarah ?
- Tony, je t'en prie, lâche-moi.
Elle arborait désormais un regard qui provoqua en lui un frisson. Son ton laissait supposer qu'elle le suppliait, mais son regard démentit une menace silencieuse, qu'il prit très au sérieux, car c'était quelque chose qu'il n'avait jamais vu chez elle, et ça provoqua la même peur que lorsque Gibbs le regardait ainsi. Il lâcha immédiatement son bras et elle partit rejoindre l'autre homme.
Il s'assit sur un banc à la sortie du bar et tenta de réfléchir à la situation. Cependant, il n'y arrivait pas, il ne comprenait pas ce qu'il se passait.
Plus de deux heures plus tard, elle refit son apparition, fermement agrippée au bras de l'inconnu. Elle titubait, et lui n'était pas en reste. Elle riait si fort que son rire enthousiaste résonnait dans la rue et il ne put s'empêcher de serrer les dents en la voyant passer près de lui, sans même le remarquer. Elle se dirigea vers sa voiture, toujours suivie par l'homme.
Il décida de se lever, et d'aller à sa rencontre.
- Sarah ? Je peux te parler ?
Son sourire disparut instantanément, et sa main relâcha son étreinte sur son bras.
- Non, je ne crois pas que ce soit le moment.
- Tu vas où comme ça ?
- Je rentre chez moi, Tony.
- Pas dans cet état. Je te ramène.
- Je n'ai pas besoin de toi, DiNozzo. Je suis parfaitement en état de rentrer chez moi.
- Hors de question.
Elle se tourna vers Kurt et lui adressa un sourire.
- On se voir demain, Kurt ?
L'homme hocha la tête et se pencha pour l'embrasser, mais elle se détourna. Il tourna alors les talons et partit en s'appuya aux différentes voitures près desquelles il passait.
- Ziva, mais à quoi est-ce que tu joues ?
- Tony, sérieusement, laisse-moi.
- Non, je ne te laisserai pas avant que tu m'expliques ce qu'il se passe et ce que tu fichais dans les bras de cet homme ? Je croyais qu'entre nous c'était sérieux, ajouta-t-il dans un murmure.
- Tu ne pourrais pas comprendre.
Il resta silencieux quelques secondes.
- Je pourrais essayer si tu m'expliquais, Ziva.
- De toute façon, pour ton information, il ne s'est rien passé avec lui.
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ? J'en sais rien, moi. J'avais besoin d'air.
- D'air ?
- Oh, Tony, tu m'énerves, tu restes là, planté, tu me poses des questions, tu m'interroges, tu… Tu m'énerves. Pousse-toi.
- Non, je ne me pousserai pas. Je te ramène chez toi.
Et sans qu'elle oppose trop de résistance, il la tira vers sa voiture.
Vous ne voudriez pas découvrir mon identité en voyant ma photo dans le JT, n'est-ce pas ? :D Non je ne vous fous pas la pression.
