Bien le bonjour, tout le monde ! Sincèrement désolée pour le retard de publication, mais c'était les vacances et une petite surprise m'attendait de retour chez moi, je veux parler de l'absence d'Internet. Ô joie. Enfin voilà, je vous publie enfin la suite, en espérant qu'elle vous plaira, et que vous reviewerez, parce que si vous êtes nombreux à reviwer, je verrai à publier le chapitre 4 plus rapidement. Oui, parfaitement, c'est du chantage, mouahahaha. Sauf si vous n'aimez pas l'histoire, dans ce cas, il faudrait me le dire, que j'arrête et publie autre chose qui vous plaira ! Ne soyez pas timides ! Allez, bises à tous et portez-vous bien !


Il arrêta la voiture juste devant sa porte et elle sortit. Elle jeta un dernier regard en sa direction et descendit.

Claquant la portière, elle rentra chez elle. Elle ouvrit la porte de son immeuble, le regarda un instant et la claqua à son tour. Il démarra alors et prit la direction de son propre appartement.

Toute la nuit il se posa la même question. Comment n'avait-il rien vu ? Comment en était-elle arrivée là ? Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait pourtant cru que tout allait pour le mieux. Il avait eu l'impression qu'il étaient heureux, qu'elle était heureuse de le retrouver le soir au moins autant que lui, qu'elle appréciait plus que tout ces petits moments à l'abri des regards lorsqu'ils étaient au bureau. Il y avait tellement cru. Tellement, qu'une fois encore il allait se retrouver comme un idiot, blessé et désespéré, à panser ses blessures seul. On est toujours seul, avait-elle un jour dit. Oui, bien sûr, mais parfois, on a un peu de compagnie qui égaye un tant soit peu cette vie monotone. Déjà deux fois qu'il avait cru trouver cette compagnie. Et voilà deux fois qu'il tombait de haut en tombant bêtement amoureux.

Mais quel idiot.

Le lendemain, arrivé tôt au bureau après une nuit sans dormir, il arriva très peu de temps après sa partenaire. Lorsqu'il pointa son nez, elle était en train d'installer ses affaires. Il jeta un œil aux alentours pour vérifier que personne ne pouvait les entendre, puis il s'approcha d'elle, qui, jusqu'à ce moment, n'avait pas montré le moindre signe de reconnaissance. Il fit les quelques pas qui le séparaient d'elle et s'accroupit en face d'elle. Sans rien dire. Car non, il ne savait pas quoi dire. Ce fut elle qui prit la parole.

- Tu as l'intention de rester là toute la journée ?

- Ziva, je… Je voulais te parler à propos d'hier soir.

- A propos d'hier soir ?

- Tu sais, à propos de notre dispute.

- Notre dispute ?

- Tu ne te rappelles pas ?

- Non.

- Pour tout te dire, je suis allé au bar où tu étais hier soir.

- Tu m'as suivie ?

Il vit que s'il ne précisait pas rapidement, elle allait se mettre en colère.

- Non, non, je ne t'ai pas suivie. C'était un hasard, je voulais aller boire un verre, et je t'ai… Je t'ai trouvée avec cet homme.

- Avec quel homme ?

- Tu ne te rappelles rien ?

- Tony, ne joue pas aux devinettes avec moi, s'il te plaît.

- Je t'ai trouvée avec cet abruti, accrochée à son bras et tu m'as clairement fait comprendre qu'entre nous c'était fini.

- Moi ?

- Oui, toi.

- Je… Je suis désolée, je suis allée à ce bar pour… Pour une mission. Confiée par Jenny. Je devais parler avec cet homme, le séduire et lui faire parler d'une livraison d'arme la semaine prochaine.

- Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Pourquoi tu m'as laissé découvrir tout seul que tu allais te taper un inconnu, complètement ivre et…

- Qu'est-ce qui te fait croire que j'allais me taper cet homme. Je ne suis pas une traînée, Tony.

- Je n'ai pas dit ça, mais tu étais complètement saoule et tu m'as jeté comme un chaussette.

- Saoule ou non, je ne me tape pas des hommes Tony.

- Oh, sûrement qu'avec Michael, c'était différent.

- Parfaitement. On se connaissait depuis plus longtemps.

- Oh, Ziva, je t'en prie.

- Écoute, on ne va pas remettre ça sur le tapis, si ?

- Tu vois, tu vois bien, tu évites le sujet.

- Je n'évite pas le sujet.

- Moi je voudrais en revenir à la partie mensonge.

- Il y a eu des mensonges bien pires que ça, mais forcément, c'était différent, c'était Monsieur DiNozzo, dit-elle d'un ton acerbe.

- Oh je t'en prie, la situation était différente. De toute façon, ce n'est pas de moi que l'on parle.

- Ah, et de qui parle-t-on, DiNozzo ? dit Gibbs en entrant dans l'Open Space.

- De, de rien patron. Enfin, de personne.

- Ça vaut mieux, car je vous conseille de vite vous mettre au travail, vous deux. Très vite.

La journée passa lentement pour les deux agents. Ils passèrent leur temps à s'éviter, comme pour repousser la discussion qui s'imposait. Mais de toute façon, ce n'était ni le lieu, ni le moment pour une telle mise au point.

Mais Ziva avait longuement réfléchi. Elle avait tenté de se souvenir des événements de la veille, mais elle ne réussit qu'à récupérer de brefs flashes d'une soirée ennuyeuse au bras d'un homme dégoûtant et stupide. Mais elle ne se souvenait que d'un Martini entre ses mains. Elle ne savait absolument pas comment elle avait fini soi-disant si ivre.

Oui, elle avait réfléchi à la situation et d'après elle, il valait mieux mettre un petit peu de distance entre Tony et elle. Du moins, jusqu'à ce que la mission soit terminée. Après elle pourrait lui expliquer, mais elle savait qu'elle avait encore à agir dans cette affaire, car elle avait retrouvé le matin même dans la poche de son pantalon, un numéro écrit d'une main tremblante, et elle devinait aisément qu'il s'agissait de celui de Kurt. Elle repensa avec dégoût à cet homme, qu'elle devrait revoir, et rien que cette perspective lui donna la nausée.

Elle le haïssait, et n'avait pas la moindre envie de mentir à Tony. Mais pour eux deux, elle était sûre qu'il le valait mieux.

Le soir vint alors, et les deux agents s'arrangèrent d'un accord silencieux pour se retrouver ensemble dans l'ascenseur.

- Tu viens chez moi ce soir ? Il me semble qu'il faut qu'on parle.

- Je crois aussi, répondit-elle.

Elle savait qu'il pensait se réconcilier avec elle, et elle appréhendait le fait de briser son cœur.


- Comment veux-tu que je te fasse encore confiance si tu me mens comme tu l'as fait ?

- Quand c'est toi qui m'as menti, j'ai continué à te faire confiance.

- La situation était différente, Ziva.

- Différente ? Oh, bien sûr, différente dans le sens où ça t'arrange.

- Je n'avais pas le choix !

- Parce que moi je l'avais ? C'était une mission, et tout le monde connaît cette fameuse règle à propos des secrets ? Moins de monde connaît ton secret, moins de risques il a d'être dévoilé, Tony. Je crois que tu connais parfaitement cette règle.

- Je ne crois pas que ce soit la question.

- Ah, et pour toi, la question, c'est de m'incriminer, alors que tu as commis la même erreur il y a de ça moins de 2 ans. C'est vrai que tu as tellement de leçons à donner, Tony DiNozzo.

- On était pas ensemble à ce que je sache !

- Et je ne suis pas sortie avec ce type !

- Comment expliques-tu le fait que je t'ai retrouvée collée à lui comme une huître à son rocher ?

- Je ne peux pas te l'expliquer, je te l'ai dit. Je n'en ai aucun souvenir. La seule chose que je puisse t'expliquer, c'est que cette mission consistait à recueillir des informations sur la cellule terroriste dont il fait partie.

- Ah, je vois, et pour cela, tu as décidé de coucher avec lui ?

- Je n'ai pas couché avec lui. De toute façon, à ce sujet, je le répète, tu n'as vraiment pas ton mot à dire, Monsieur-je-séduis-la-fille-d'un-terroriste-je-ne-dis-rien-à-personne-je-laisse-sous-entendre-de-graves-problèmes-médicaux.

- Mais moi je n'avais personne à qui je devais la fidélité.

- Mais, tu es vraiment un idiot profond ou, s'il te plaît, dis-moi que tu le fais exprès ?

Elle secoua la tête en signe d'abandon.

- Puisque tu es si borné et que tu ne daignes même pas écouter la vérité, je crois qu'il vaut mieux qu'on en reste là, d'accord. De toute façon, toutes les excuses du monde ne valent rien, comparées à LA mission de Mr DiNozzo, pardon, Mr DiNardo. Enfin, Tony, regarde-toi. La seule chose qui compte, c'est que toi tu sois pardonné. Par contre, pour ce qui est de pardonner, c'est tout de suite une autre histoire. Je pensais que tu saurais au moins écouter ce que j'ai à dire.

Elle baissa la tête et pinça les lèvres. Elle n'avait pas voulu se disputer avec lui. Elle n'avait pas eu l'intention que ça finisse comme ça. Elle passa une main sur son visage et se détourna de lui. Elle prit une grande inspiration et se dirigea vers la porte. Lorsqu'elle passa la porte de l'immeuble, quelques étages plus bas, elle accéléra le pas. Elle savait qu'il allait tenter de la rattraper. Elle monta dans sa Mini et rentra chez elle. A peine eut-elle fait crisser les pneus, qu'elle entendit son prénom, que Tony appelait depuis le porche de son immeuble.

Elle le connaissait si bien qu'elle avait réussi précisément à calculer le temps qu'il lui faudrait pour réagir et la suivre. Elle essuya une larme tandis que sur son pare-brise s'écrasaient les premières gouttes de pluie de la soirée.