Bonjour à tous ! Voici enfin la suite, ça fait un moment, je crois, mais je crois devoir préciser pour ma défense que j'ai connu quelques soucis, tout d'abord d'internet avant que mon PC ne me lâche... Enfin bref, quoiqu'il en soit, je vous mets ici la suite, qui fait partie de mes passages préférés de cette fic. Merci de reviewer, ça ne me fait jamais de mal, soyez-en assurés ! Parce que, grâce à la nouvelle fonction de (dont le nouveau look est très sympa, d'ailleurs), j'ai pu constater avec joie que pas mal de gens me lisaient en fin de compte ! Mais que peu reviewaient... C'est dommage, votre avis m'intéresse réellement. En espérant que vous soyez plus nombreux à laisser une petite trace de cotre passage... Bonne lecture !


Il claqua la porte de sa voiture, et à ce même moment retentit un bruit assourdissant qu'il ne reconnut que trop bien. L'explosion qui ravagea le bâtiment, à laquelle il ne s'était pas attendu. D'autant plus qu'elle se trouvait dedans, il le savait. La déflagration fut de faible intensité, mais les quelques fenêtres restant de la ruine, qui autrefois avait été une tour de parking, furent à peine soufflées que la bâtisse toute entière trembla et des morceaux de béton de la taille d'une voiture s'écrasèrent sur le sol dans un fracas effrayant. Ça ressemblait à ces icebergs qui se désintègrent dans l'océan antarctique.

Il se surprit à hurler.

- Ziva !

Il courut inutilement vers le petit immeuble en continuant de hurler son nom sur un ton désespéré. Il s'arrêta à quelques mètres et un bloc de béton le manqua de peu, mais il s'en fichait. La seule chose qui lui importait, c'était de sentir qu'elle était toujours vivante, mais que le bâtiment qui menaçait de s'effondrer à tout moment pouvait faire changer cette donnée.

- Ziva, hurla-t-il une nouvelle fois.

Il sortit son téléphone, les mains tremblantes et composa le 911.

Lorsqu'il eut l'opératrice, il lui expliqua la situation, sans toutefois préciser qu'il avait décidé d'entrer lui-même dans le bâtiment pour aller chercher sa coéquipière. Il raccrocha pour composer le numéro de Ziva. Plusieurs sonneries passèrent, sans la moindre réponse. Il rappela. Encore. Et encore, tandis qu'il progressait dans ce qui avait dû être autrefois l'entrée.

Un vieux panneau aux inscriptions passées lui indiqua un escalier sur la droite pour atteindre les étages. Le problème résidait dans le fait qu'il n'avait aucune idée d'où commencer à chercher.

- Si, premier étage.

Il se rappela le papier qu'il avait trouvé chez Ziva.


Le jeune homme entra dans l'appartement en appelant son prénom. Elle n'était pas là. Il avait trouvé étrange de ne pouvoir la joindre ni sur son portable, ni sur son fixe. Il avait alors décidé de passer chez elle, juste pour vérifier si tout allait bien. Et comme elle ne répondait pas et qu'il avait justement sa clé sur lui, il entra.

- Ziva ? Tu es là ?

Il regarda autour de lui. Sur la table basse, une boîte de mouchoirs, et une feuille. Un stylo ouvert posé dessus. Il s'approcha et put lire le début d'une lettre qui lui était destinée.

Cher Tony,

J'aurais aimé te parler de tout cela plus tôt. Mais le temps m'a manqué et je ne voulais pas en arriver où nous en sommes arrivés. Car je t'ai

La lettre s'arrêtait là. Pourquoi s'était-elle arrêtée ? En tout cas, il devinait aisément le mot qu'elle allait écrire et il en eut un pincement au cœur. Elle ne le lui avait jamais dit. Parce qu'un moi aussi, aussi sincère soit-il, n'a pas le même poids. Il arrêta de fixer inutilement le papier et erra à travers la pièce, jusqu'à trouver près du téléphone un numéro et un paquet de post-it. Il mit le papier sous la lumière et put lire ce qui avait été écrit précédemment.

Parking désaffecté - route 56

1° étage.

14h20.

Il sentait quelque chose de mauvais dans ce rendez-vous. Il décida de s'y rendre. Histoire de s'assurer qu'elle ne risquait rien.


Il monta l'escalier qui menait au premier étage avec une assurance que l'escalier ne méritait pas, et il manqua de tomber dans le vide qu'avait laissé une marche manquante. Il sursauta et continua sa montée, plus prudemment cette fois.

Arrivé au premier étage, il regarda autour de lui, mais dut s'accrocher à un morceau du mur, car le bâtiment se mit à trembler violemment, et il sentait que ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'il ne tombe en miettes.

- Ziva ? Ziva, est-ce que tu m'entends ?

Il continua malgré tout à avancer en évitant les débris qui s'écrasaient sans égard sur le sol. Une lampe s'écrasa juste à côté de lui et le système électrique du parking, qui devait déjà être grandement abîmé à cause du nombre des années devenait plus que dangereux. Les étincelles qui surgissaient du plafond à n'importe quel moment le faisaient sursauter à tous les coups et, plus il avançait, plus le sol tremblait sous ses pieds. Et tandis qu'il avançait, criant le nom de sa compagne à intervalles réguliers, il voyait les rats qui couraient en sens inverse pour fuir. Il avança, accélérant sensiblement le rythme de ses pas.

Il contourna le coude du bâtiment et déchira sa chemise sur des bouts de ferraille qui dépassaient du mur, ce à quoi il ne fit pas attention, avant qu'il ne sente un liquide chaud couler le long de son corps. Et ce n'était pas de la transpiration. Mais cela ne l'arrêta pas pour autant. Il continua à avancer, et constata que cette aile du bâtiment était bien plus endommagée que l'autre. Ce n'était pas que des lampes et divers morceaux de plafond qui jonchaient le sol, mais le sol lui-même manquait à certains endroits, et le plafond laissait entrevoir les étages du dessus.

Même s'il avait voulu écouter pour entendre ne serait-ce qu'un gémissement, il n'aurait pas pu, à cause du grondement permanent que l'immeuble faisait résonner dans ses murs, signe que tout allait bientôt finir, ici et maintenant.

Mais alors qu'il allait se résoudre à finir enseveli sous des tonnes de béton, comme elle, n'ayant même pas envisagé de sortir sans elle, il aperçut une forme indistincte, allongé contre le mur, inconscient. Il s'avança rapidement et reconnut le type de la veille, et en le voyant là, il ne put s'empêcher de souhaiter qu'il soit mort, là, allongé contre ce mur crasseux, recouvert par la poussière d'un immeuble abandonné. Mais après tout, n'était-ce pas ce qui l'attendait lui aussi ?

Il s'approcha et lui tapota la joue, plutôt violemment.

- Où est-elle ? Hurla-t-il. Où est-elle ?

L'homme ouvrit doucement les yeux, les plongea dans ceux de Tony, et se mit à rire avant que son rire ne s'étouffe dans une quinte de toux.

- Tu cherches ta chérie ? Qu'elle crève… Comme toi, d'ailleurs. Allez au diable.

Et ses yeux se fermèrent définitivement, dans une nouvelle quinte de toux, qui, cette fois, emporta sa vie.

- Fumier, maugréa-t-il en mettant un coup de pied dans le corps fraîchement sans vie de l'homme.

Il se releva rapidement et regarda autour de lui. Il poursuivit sa recherche, continuant de hurler son nom, mais il n'obtenait toujours aucune réponse. Il passa devant l'ascenseur bien sûr hors service, et contourna un nouveau coude du bâtiment, donnant sur une aile encore plus dévastée que la précédente. Il ne savait pas comment il allait atteindre l'autre bout du bâtiment, vu que le sol était quasiment entièrement effondré et qu'il se trouvait 3 mètres plus bas. Il manquait même une partie de la façade. Mais il ne savait pas si ça datait de l'explosion ou des années antérieures. Et à vrai dire, il s'en contrefichait. Il chercha des yeux un instant, mais se dit que c'était peine perdue. Il n'y avait plus rien de ce côté.