Voilà un nouveau chapitre, mes bien chers lecteurs, j'espère que ça vous plaira encore et que vous tenterez de m'assassiner à coups de reviews. Vous savez que j'aime ça :D
Au fait, Joyeuses Fêtes à tous et passez de bonnes vacances !
- Tu irais beaucoup plus vite si tu ne passais pas toutes tes forces à me porter, DiNozzo.
- Sauf que je n'ai pas l'intention de te laisser.
- C'est une erreur. Je ne risque rien ici. Tu n'as qu'à aller prévenir les secours et ils viendront me chercher. Et puis je sais que ton épaule te fait souffrir.
- Ziva, tu perds ton temps.
Il ralentit le pas et la déposa à terre, contre le mur. Puis il s'accroupit à côté d'elle et à tâtons, il passa une main sur sa joue.
- Je ne te laisserai jamais tomber, tu m'entends. Jamais, murmura-t-il. Je t'aime.
Elle lui rendit son geste et murmura :
- Je t'aime aussi, Tony. Je regrette ce que je t'ai dit hier. Je ne voulais pas que tu t'inquiètes pour ce que j'allais faire aujourd'hui, ni pour si cette mission devait continuer. Je…
Il mit un doigt sur ses lèvres pour la forcer à se taire.
- Shhh. Je sais.
- Non tu ne sais pas.
- Et je m'en fiche. Je te fais confiance. Maintenant tu viens avec moi.
Il la reprit dans ses bras et ils continuèrent à avancer à tâtons pendant encore de longues minutes, dans un silence confortable.
- Pour tout te dire, Ziva, je crois qu'on est perdus.
- Ah bon ? Moi qui croyait qu'on faisait juste une promenade.
- La promenade est finie les amis, annonça une voix dans l'obscurité.
Ce fut que lorsqu'une lampe torche les éblouit soudainement qu'ils réalisèrent qu'ils se trouvaient face à une arme braquée sur eux.
- Là, j'ai envie de dire merde.
- Vous allez me suivre, et gentiment. Si vous tentez de jouer les héros, je tue la fille, dit-il en empoignant Ziva par la veste.
A peine l'eut-il relâchée, qu'elle s'effondra à terre, ses jambes n'ayant pas encore repris assez de forces pour la porter.
- Ziva, dit Tony en se précipitant auprès d'elle.
Il l'aida à se relever et se remis en position pour l'aider à marcher.
- Ça va aller ?
- Oui oui, t'inquiète pas.
- Ça suffit la tendresse. On avance les enfants.
Il les poussa devant lui et enfonça le canon de son arme dans l'épaule de Tony. Les deux jeunes gens n'étaient pas très fiers, car même si Tony avait gardé son arme sous sa veste, il savait qu'il ne pourrait pas tirer Ziva de là si elle ne pouvait pas marcher seule. Pourtant, ça aurait été le moment idéal pour s'échapper, vu que l'homme était seul. Pour le moment. Mais il n'avait pas le droit à l'erreur, ou ça allait lui coûter la vie de sa compagne.
Ils avancèrent alors docilement pendant quelques instants avant que Tony ne fasse une discrète tentative pour sortir son arme de son étui sous sa veste en prétendant avoir mal aux côtes. Il dégaina son arme, la glissa dans sa poche et lorsque l'inspiration lui vint, il fit volte-face en faisant passer Ziva derrière lui pour la protéger et braqua l'homme.
Mais ce dernier n'eut pas tout à fait la réaction que Tony aurait attendu. Il arbora un grand sourire, et Ziva tressaillit au contact du canon d'un pistolet sur son crâne.
- Je te déconseille de faire ça, dit l'homme, son sourire triomphant toujours sur les lèvres. Pose ton arme.
Tony se retourna brièvement pour apercevoir celui qui menaçait maintenant la vie de Ziva, puis il revint à sa position originelle, braquant le premier, avant de baisser lentement son arme, et de la déposer à terre.
- Qu'est-ce que vous nous voulez ?
- Vous êtes flics, hein.
- Non.
Il frappa alors Tony au visage avec son poing et celui-ci s'effondra, entraînant Ziva dans son sillage.
- Emmène-les.
Les deux jeunes agents furent alors traînés sans égards jusqu'à une pièce poussiéreuse et sale, à peine illuminée par une lampe qui ne servait quasiment à rien, au vu de la couche de crasse qui la recouvrait. Ils furent jetés contre le mur, et tous deux finirent à terre, Tony a demi conscient, une main ensanglantée sur son nez.
- Pour qui travaillez-vous ?
- Une association de pêcheurs, mentit Ziva en le regardant droit dans les yeux.
- Menteuse. Qui ? Quelle agence ?
Elle resta silencieuse, tout en soutenant son regard haineux.
- Pourquoi êtes-vous là ? Pourquoi avez-vous rencontré Kurt Grant ?
- Parce qu'il me plaisait.
- Arrête de me mener en bateau, petite garce, hurla-t-il en la frappant.
- Elle est venue le rencontrer pour le plaisir, ajouta Tony, qui reprenait lentement connaissance.
- Et toi, qui es-tu ?
- Son frère. Je suis venu car je m'inquiétais qu'elle rencontre un inconnu. Et j'ai eu raison, manifestement.
- Cet abruti a fait sauté le parking, cracha-t-elle.
- Ferme-là. Je sais que vous êtes des flics. Pourquoi porterait-il une arme sinon ?
- Pour me défendre des grand cons comme toi.
Cette réplique lui valut un nouveau coup, et sa tête heurta légèrement le mur.
- Quelle. Agence.
- Association des Pêcheurs de Washington.
- Menteuse, dit-il en la giflant. Où est Kurt ?
- Il est mort. Cet idiot est mort dans son explosion !
- Karl, attache-leur les mains. Je ne veux pas qu'ils se fassent la malle pendant que je vais chercher mon abruti de frère. N'hésite pas à serrer. Et si tu es sage, tu auras le droit de jouer avec la fille.
Puis il sortit.
Ledit Karl s'approcha de Ziva, une fine corde dans les mains et lui remit une mèche de cheveux derrière l'oreille avec un sourire idiot. Elle lui attrapa la main, lui brisa la clavicule, et lorsqu'il fut à terre, elle lui asséna un coup derrière la tête. Il s'effondra sur elle, dans un gémissement de douleur, et sombra dans l'inconscience.
Dans un rapide mouvement, néanmoins peu assuré, Tony se leva, attrapa le bras de sa partenaire et l'attira à lui. Il déposa un baiser sur son front, et elle se tourna vers lui, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres.
- Il faut qu'on sorte d'ici. Vite.
