Bien le bonjour à tous ! J'espère que ces petites vacances se passent bien pour tout le monde et que vous profitez bien ! Allez, cadeau de pré-Noël, je vous poste la suite, en vous souhaitant à tous ceux qui le fêtent, un excellent Noël, plein de bon temps et de cadeaux. Sur ce, je vous laisse, comme toujours, à votre lecture, et vous invite à reviewer, ça ne fait jamais de mal à une pauvre petite auteure comme moi ! A bientôt !


- Tony, on y arrivera pas, il va revenir d'une minute à l'autre.

Il lui mit une petite claque derrière la tête en la toisant gentiment du regard.

- Tu es affreusement pessimiste, et c'est énervant, Ziva.

- Non, juste réaliste.

- Tais-toi, dit-il en attrapant son arme sur la table bancale. Maintenant, je veux que tu montes sur mon dos et que tu t'accroches à mon dos.

- Tu plaisantes ?

- Dépêche-toi !

Elle soupira et fit comme il le lui avait dit.

Il firent le chemin en sens inverse et finirent par trouver sur la droite un couloir qui menait dans un endroit inconnu. Mais c'était la seule issue. Le seul moyen d'échapper à ce destin, qui ne manquait pas de leur rappeler qu'était venue l'heure. Aujourd'hui. Mais ils étaient fermement décidés à ne pas abandonner aussi facilement, et à fuir la mort. Même si cela faisait deux fois dans une même journée qu'ils y échappaient. Y aurait-il une troisième ?

Il se précipita dans le tunnel et accéléra le pas autant qu'il le put. Il fallait dire que le poids de sa compagne ne facilitait pas les choses. Mais au bout de plusieurs minutes, et contre toute attente, un filet de lumière fit son apparition. Tout d'abord, ne sachant pas exactement d'où elle provenait, Tony ralentit l'allure et resserra sa prise sur son arme. Puis, lorsque ils s'approchèrent, ils s'aperçurent que la lumière provenait en fait d'une sortie. Il fit quelques pas, braquant son arme sur l'extérieur, pour prévenir en cas de présence inattendue et surtout indésirable. Il enjamba un morceau de bois et poussa les branchages qui entravaient l'issue.

- Ça par exemple, c'est super bizarre, dit Tony en se retournant pour observer leur fameuse porte de sortie.

Le tunnel qu'ils avaient emprunté débouchait en fait dans un talus, à peine recouvert par des branchages divers et variés, et caché par un arbre.

- Ce n'est pas nouveau. Ça doit faire au moins des années que ce repaire existe.

A ce moment-là, ils entendirent un coup de feu. Leur fuite avait dû être remarquée et l'homme que Ziva venait plongé dans l'inconscience, abattu.

- Oh, je crois qu'il va falloir courir, ma belle.

Elle resserra sa prise autour de son cou, en veillant toutefois à ne pas l'étrangler, et il accéléra sensiblement le pas, à la limite de la course. Zigzaguant à travers les souches et autres racines de la forêt, il courut pendant un moment, son souffle se faisant de plus en plus court, ses jambes de plus en plus lourdes. Il n'était pas sûr de pouvoir continuer ainsi pendant bien longtemps. Pour ne pas arranger les choses, la nuit commençait à tomber et il n'avait aucune idée d'où ils pouvaient bien se trouver.


- Sécurisez le périmètre, les gars, et fouillez les décombres Ouest. Vous ne touchez pas au côté Est. Il est encore trop fragile. Demson, tu prends une équipe et vous étudiez le plan de ce parking.

- Capitaine, on a pas encore reçu les plans. Ce bâtiment est tellement vieux, ils ne les ont pas encore retrouvés.

- Bon sang, combien de temps leur faudra-t-il encore ?

- On n'en sait rien, Capitaine.

- Simon ! Tu prends deux hommes et vous fouillez les alentours. Les alentours j'ai dit !

Il se retourna et s'adressa à Gibbs.

- On va les retrouver, Agent Gibbs. Mais avec la taille de ce bâtiment, on peut mettre plusieurs heures avant de retrouver les corps.

- Croyez-moi, Capitaine, ne cherchez pas des corps.

- Je ne veux pas être irrespectueux, Monsieur, mais ne soyez pas trop optimiste. Vous devriez rentrer et vous reposer un peu, on se charge de les retrouver.

Gibbs acquiesça, sans toutefois avoir la moindre intention de suivre son conseil. Ses agents étaient en vie, il le savait, et rien de ce que ce pompier pourrait lui dire ne le ferait changer d'avis.


Il courait, du moins aussi vite que le poids de sa compagne sur le dos le lui permettait. Il n'avait aucune idée d'où ils se trouvaient, mais il continuait, toujours tout droit, espérant arriver au bout d'un moment dans un endroit un tant soit peu habité. Mais les quelques gouttes qui commençaient à fendre l'air et le vent qui se levait ne faisaient que ralentir sa course déjà difficile et lui geler les os. Il ne savait pas combien de temps il pourrait encore tenir, mais il savait qu'ils étaient déjà derrière eux. Dieu seul savait combien de temps il leur faudrait pour les rattraper. Eux étaient armés, lui n'avait qu'un chargeur de 5 balles.

Il entendit un gémissement de douleur dans son cou. Elle réajusta de son mieux sa position et fit une légère tentative de parole.

- Tony, tu n'as qu'à me laisser ici. Tu y arriveras bien mieux sans moi.

- Hors de question. Si-si on s'en sors, c'est… Tous les deux, dit-il sans s'arrêter de courir.

- Sois raisonnable, je te dis. Dépose-moi.

- Je ne te laisserai pas. Tu m'entends ?

- C'est à cause de moi si on est dans ce pétrin. Et je veux que tu t'en sortes.

Il décida de s'arrêter. Il ralentit le pas, et l'aida à descendre. Lorsqu'elle eut les pieds sur terre, il la soutint, tout en essayant de croiser son regard, qu'elle voulait fuyant. Ses cheveux trempés lui collaient au visage et sur ses joues ruisselait la pluie qui à présent tombait dru. Il écarta une mèche collée à sa joue et prit son visage à deux mains. Elle s'accrocha à ses avant-bras pour tenir debout.

- Tu n'as pas le choix, DiNozzo.

- Écoute-moi, dit-il en haussant le ton pour se faire entendre dans le vacarme que provoquait la pluie. Je ne te laisserai pas. Jamais, tu m'entends. Si on doit s'en sortir, c'est tous les deux ou pas du tout.

Il était toujours essoufflé, et se demandait s'il pourrait à un moment repartir.

- Je n'ai pas fait tout ce chemin pour te laisser mourir ici, Ziva. On est partenaires, et mon devoir, ce n'est pas de te laisser là pour sauver ma peau !

Il la serra contre lui et elle se laissa faire.

- Parce que ma peau ne vaudra plus grand-chose sans toi.

La pluie redoubla brutalement d'intensité et tomba dru sur leurs corps épuisés. Le tonnerre résonnait au loin et annonçait une belle tempête pour la fin de soirée.

- Tony, je veux que tu te sauves. Fais ça pour moi. C'est simple, tu sors d'ici, tu appelles des renforts et ils viendront me chercher.

- Le corps transformé en passoire par ces tarés ? N'y compte pas. Maintenant, je veux que tu viennes avec moi !

- Je suis désolée.

- Ziva ! Monte !

Un coup de tonnerre retentit, et dans le même temps, elle s'effondra, inconsciente.

- Ziva !