Hey ! Comment ça va ? Vous avez passé un bon Noël ? Vous avez été gâtés ?
Mais sans plus tarder, je vous envoie une petite suite toute fluffy (arf, vous me connaissez...) et je retourne à mes chocolats, moi ! Bonne lecture !


- Gibbs, l'accueillit la voix perçante à l'autre bout du téléphone. Gibbs, où est-ce que vous êtes ? Vous avez retrouvé Tony et Ziva ? Est-ce qu'ils vont bien ? Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas appelée plus tôt ? Et McGee non plus ?

- Abby.

- Oh Gibbs, je suis si inquiète, il faudrait que tu arrêtes de m'oublier comme ça, parce que moi, je-

- Abby ! La coupa-t-il. Calme-toi. Nous sommes toujours à leur recherche, alors il n'y a pas de nouvelles à donner, c'est tout.

- Mais Gibbs ! Je croyais que ce serait simple.

- Non ce n'est pas simple, et je n'ai pas le temps de rester au téléphone. Je te rappelle dès que j'en sais plus.

- Non, Gibbs, tu ne vas pas t'en sortir comme ça !

Mais il avait déjà raccroché. Elle jeta le téléphone sur sa base et croisa les bras. Elle attrapa son Caff' Pow, en but plusieurs gorgées d'une traite et reposa le gobelet géant en reprenant le téléphone.

- Ducky ? Dis, tu as deux minutes ?


- Ziva, murmura-t-il en la soulevant du sol sans quitter son visage des yeux. Ziva, réponds-moi.

Il resserra sa prise autour de son corps, et recommença sa folle course à travers les bois. Sa chemise détrempée lui collait au corps, mais ce qui le choqua le plus, c'était le liquide chaud qui s'insinuait dans le tissu de son vêtement. Il ralentit, puis s'arrêta doucement en décollant légèrement son corps du sien. Puis il la déposa à terre pour constater que sur son tee-shirt déjà maculé de poussière s'étendait une vaste tache de sang.

- Wow wow, c'est quoi ça ? Dit-il, se parlant plus à lui-même qu'à qui que ce soit d'autre, étant donné qu'il était plutôt seul.

Il souleva le tee-shirt de la jeune femme et constata que parmi les quelques égratignures que présentait son torse, une était plus importante et nécessitait probablement des soins plus avancés. Le problème était que ces soins demeuraient un peu trop inaccessibles à son goût.

Il tira son téléphone de sa poche et constata qu'à cet endroit de la forêt, il avait un faible réseau. Mais au moins, il avait du réseau. Il tenta de passer un appel. Il composa le numéro qu'il connaissait tant et attendit que ça veuille bien sonner.

- Allez, sonne, s'impatienta-t-il.

La première sonnerie résonna finalement dans ses oreilles. Et à peine fut-elle terminée qu'il entendit qu'on décrochait.

- Di- zo ? Où est-ce que- es ?

- Patron ? Patron, je suis avec Ziva. On a un gros souci. On est perdus dans la forêt, je sais pas où on est, et elle est blessée. Sérieusement blessée, patron.

- Dinozzo, il- falloir que tu répètes. Ça passe très- mal.

- Patron, on est dans la forêt. Perdus. Et poursuivis par des gars pas sympathiques armés.

- Dans la forêt, mais qu- foutez dans- rêt ?

- On a besoin d'aide, Ziva est blessée. Et ils sont pas loin derrière.

- Ziva ?

- Oui, Ziva. Il faut que vous veniez nous chercher.

- On fait ce qu'on peut- Nozzo.

- Faites vite.

Et sur ces mots, la communication se coupa, et Tony jugea inutile de retenter l'expérience.

Il s'accroupit près de Ziva et prit son pouls. Malgré le calme apparent de la forêt, il savait qu'ils n'avaient pas intérêt à rester trop à découvert, car tôt ou tard, les hommes de Grant allaient les rattraper. Il scruta les environs à la recherche d'un endroit relativement à l'abri et repéra une grosse pierre à une centaine de mètres de leur position. Car, si la pluie devait ralentir leur assaillants, elle le desservait lui aussi, car il n'arrivait pas à percevoir le moindre signe de leur approche. Il reprit délicatement sa partenaire dans ses bras et trouva très difficile de reprendre ne serait-ce que la marche. Ses jambes pesaient deux tonnes chacune et le poids mort de Ziva dans ses bras ne faisait qu'empirer les choses.

Il fit néanmoins son chemin jusqu'au rocher qui leur servirait d'abri et redéposa la jeune femme contre la pierre, en s'assurant qu'elle ne glisse pas avant de lui tapoter la joue pour tenter de la réveiller.

Elle murmura quelques mots en hébreux, qu'il ne comprit bien sûr pas, et entrouvrit les yeux.

- Tony.

- Ziva. Ziva, comment te sens-tu ?

- J'en sais rien.

Sa tête retomba sur son épaule et il la lui releva pour la tenir droite.

- Hey, hey, non, reste réveillée. Parle-moi.

- Non… J'ai pas envie. Laisse-moi dormir.

- C'est pas le moment mon cœur. Parle-moi, répéta-t-il.

Elle ne répondit pas, et il se surprit à prier pour que les secours arrivent au plus vite. Il s'assit auprès d'elle et l'allongea en utilisant ses genoux pour déposer doucement sa tête au lieu de la dure pierre. Il caressa ses cheveux tout en la berçant doucement. Au bout de quelques minutes, et presque inconsciemment, il commença à lui parler.

- Ziva, je t'en prie, tu ne peux pas me laisser comme ça... On a encore tellement de choses à vivre, toi et moi, tu le sais, ça ? J'ai encore tant de choses à te dire. Et je suis sûr que toi aussi. Par exemple, tu dois encore me dire comment tu as eu ces marques de brûlures sur les jambes. Et moi, moi je... Je dois te donner ma recette secrète de lasagnes aux champignons.

Il marqua une courte pause.

- Et te dire aussi combien je t'aime. Et combien j'aime me réveiller auprès de toi le matin. Seulement, ne t'attends pas à ce que je te dise ce que je ferais sans toi, parce que je ne le sais pas. C'est que je n'ai pas réponse à tout, faut pas croire... Tiens, je ne t'ai jamais dit que tu avais raison. Même quand c'était le cas. Je ne t'ai jamais dit non plus à quel point j'aimais sentir tes cheveux entre mes doigts, ou ton parfum quand tu sors d'une pièce, à quel point j'aime observer les courbes de ton corps quand tu te balades dans mon appartement, te voir porter une de mes chemises, ou encore retrouver quelque chose qui t'appartient lorsque tu n'es pas là.

Il soupira.

- J'aimerais partir avec toi. Rien que toi et moi, sans aucun moyen de communication, sans rien d'autre à faire qu'observer les étoiles le soir, et sentir le battement de ton cœur contre moi.

- Ça me semble une bonne idée, dit-elle faiblement dans un sourire.

Il revint brusquement à la réalité, la surprise et le soulagement se lisant dans ses yeux.

- Tu es réveillée ?

Elle hocha la tête péniblement.

- Bien dormi ?

- J'ai connu plus confortable.

Il prit un air faussement choqué avant de radoucir son expression et de passer une main sur sa joue humide.

- J'ai eu Gibbs au téléphone. Il vont venir nous chercher.

- Pourvu qu'ils nous trouvent avant les méchants de l'histoire.

- Il nous trouvera. C'est Gibbs.

Elle acquiesça doucement et ferma les yeux.

- Non, Ziva, reste avec moi.

Mais elle ne répondait déjà plus et semblait plongée dans un profond sommeil en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.


Quelle émotion, plus que 2 chapitres, et je me mets d'ailleurs à la réécriture du dernier qui ne me plaît pas vraiment. Pas d'autres fics à l'horizon de ma part, car l'inspiration n'est pas vraiment au rendez-vous ces derniers temps, mais sait-on jamais... J'en ai bien une en préparation, mais qui l'est depuis maintenant 2 mois, donc ne l'attendez pas trop tôt ^^