Bonjour à tous ! Voici une petite suite, qui nous rapproche encore un peu plus de la conclusion, mais il est temps pour moi de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, mes bien chers lecteurs, que tous vos souhaits se réalisent et que le bonheur vous accompagne. Sincèrement.
Et je vous laisse à votre lecture, en sollicitant chaleureusement votre bon coeur pour une petite review qui ne ferait absolument aucun mal à l'auteur =)
- McGee, hurla Gibbs à l'attention de son agent, à quelques mètres de lui.
- Patron ?
- J'ai eu DiNozzo au téléphone.
- Vous- vous avez parlé à Tony ?
- Oui, lui et Ziva sont dans la forêt, et Ziva est blessée. Vous appelez Abby et vous lui dites de surveiller leurs téléphones. Dès que ça capte, je veux un positionnement. Pendant ce temps, je fais quadriller le secteur. Le temps est compté. En plus, d'après Dinozzo, ils sont suivis par des gars armés et pas pour faire joli. Je sais pas ce que DiNozzo a pu encore leur dire, mais il a encore réussi à énerver des hommes armés.
McGee esquissa un semblant de sourire qui n'en était pas un, avant de composer le numéro d'Abby.
- Abby, j'ai besoin d'un positionnement GPS. - Oui, les portables de Tony et de Ziva. Il faut qu'on les localise. - Gibbs a eu Tony au téléphone. Ils vont bien. - Oui. Oui, on va les retrouver. Je- Je dois te laisser Abby. - Promis. - Oui, je te le promets.
Et il raccrocha.
Il sortit son téléphone, et constata que les barres de réseau jouaient au yoyo entre zéro et une. Ça ne demeurait jamais stable plus de quelques secondes. Il savait pourtant que Gibbs avait du ordonner à Abby de surveiller leur téléphones, mais il savait d'avance que ce serait inutile tant que la réception resterait aussi nulle.
- Je suis désolée Tony. De t'avoir embarqué là-dedans.
Il baissa la tête vers elle. Elle semblait si frêle entre ses bras, si fragile, et pourtant, il n'avait jamais réalisé à quel point il tenait à elle. Bien sûr, il savait qu'elle était spéciale, et qu'il ne voulait surtout pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Cela dit, il n'avait jamais pensé qu'il pourrait lui arriver quelque chose. Ça n'arrive pas qu'aux autres. Mais si ça pouvait lui arriver à elle, alors ça pouvait arriver à n'importe qui. Il écarta les cheveux trempés qui collaient à son visage et sa coupure sur le front et la serra plus fort contre lui.
- Il n'y a pas d'autre endroit où je voudrait être. Enfin, si, peut-être dans une pièce chauffée par un bon feu de bois, à boire un verre de vin, mais pas sans toi. S'il y a un endroit sur Terre ou je dois être en ce moment, c'est ici, avec toi.
Elle allait répliquer, mais il l'en empêcha.
- Il n'y a rien à redire. Surtout pas des excuses. Tu sais ce qu'on pense tous des excuses ? Merci Gibbs d'ailleurs.
- J'aurais voulu que rien de tout cela n'arrive.
- Et moi donc. J'aime pas te voir dans cet état.
- Je vais bien.
Il sourit faiblement, mais montrant sensiblement qu'il ne la croyait pas une seconde.
- Gibbs va nous trouver.
Depuis qu'ils erraient dans la forêt, la luminosité avait sérieusement baissé et il faisait à présent quasiment nuit. Il pouvait entendre dans les feuillages les animaux qui remuaient, et cette ambiance de film d'horreur ne le rassurait guère. A peine se fit-il cette remarque qu'il lui sembla que tous les bêtes du coin s'enfuyaient. Puis il entendit des voix dans le lointain, quelqu'un aboyait des ordres, et d'autres chargeaient des armes.
- Tony, murmura-t-elle dans un souffle inquiet.
Il commença à dégager son corps du sien, dans le but de se lever. Elle comprit instantanément ce qu'il avait en tête, et elle l'interpella un ton au-dessus.
- Tony, qu'est-ce que tu fais ?
- Je vais voir où ils sont.
- Non, reste ici. Dinozzo, tu restes ici.
- Ne bouge pas, lui ordonna-t-il.
Elle se releva et lui attrapa la main alors qu'il sortait son arme de son étui.
- DiNozzo. Ils vont te descendre.
- Non, t'inquiète pas.
Elle soupira bruyamment et fouilla dans sa poche, pour en tirer un chargeur.
- Prends ça.
- Merci.
- Imbécile.
Il sourit et marcha à pas de loup vers l'extrémité du rocher, en se mettant accroupi pour observer ce qui se passait de l'autre côté, et évaluer le danger qu'ils encourraient.
Il observa les équipes qui se divisaient, et les lampes torches qui balayaient les moindres recoins, le moindre buisson. Il grimaça. Tôt ou tard, ils allaient se diriger vers eux. Et plus tôt que tard, d'ailleurs, se dit-il alors qu'un grand homme chauve lourdement armé se dirigea vers lui, lampe torche fermement en main.
Il réfléchissait à toute allure. Il avait bien l'idée de récupérer les armes de ce type, mais l'idée qui lui manquait été celle de comment le désarmer sans attirer l'attention de ses compagnons. Il pensa alors à ce que ferait Ziva en pareille situation. Mais il n'avait pas intérêt à penser trop longtemps, car il se rapprochait vite, le bougre. N'arrivant pas à trouver d'autre idée, il passa en mode improvisation, qui, de manière générale, lui réussissait plutôt bien. Cependant, il n'avait pas intérêt à rater sa cible.
Il dirigea lentement son arme en direction de la tête de l'homme et tira un coup. Un trou sanguinolent entre les deux yeux, et une chute étouffée plus tard, l'homme était allongé sans vie dans l'herbe trempée.
Pour justifier le coup de feu, il pris une voix rauque et hurla :
- RAS, juste un lapin.
Il pria pour que le subterfuge fonctionne, et attendit quelques seconde les réactions. Puisque rien ne se produisit, il dessaisit le mort de sa lampe torche, de son bonnet en laine noire, et de ses armes. Carabine à gibier en main, il s'accroupit près de Ziva et lui tendit une arme plutôt conséquente, mais dont il n'avait pas la moindre idée de la marque, pour qu'elle puisse, de son côté, en abattre quelques uns.
Elle s'allongea sur le ventre, malgré la douleur qui semblait la couper en deux et mit la lunette de visée nocturne à hauteur de son œil. Elle repérait déjà quelques uns des hommes qui progressaient lentement dans la forêt et fit un signe à Tony pour lui montrer qu'elle était prête.
Et ils ouvrirent le feu simultanément. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle en avait abattu trois, Tony deux et l'arme qu'il avait 'emprunté' arrivait à court de munitions. Il sortit alors son Sig et, même s'il éprouvait un peu plus de difficultés à viser avec, il en tua encore deux. Ziva quant à elle maintenait dans sa ligne de mire l'homme qui avait tenté de les séquestrer dans la cave.
- Le meilleur pour la fin, dit-elle alors qu'elle vidait ce qui lui restait de cartouches dans le corps de l'homme.
Elle resta concentrée, cherchant un quelconque survivant se cachant dans les broussailles, mais il lui semblait que tous étaient hors d'état de nuire. Elle sourit, tandis que Tony lui indiquait qu'il allait faire le tour pour voir s'il en restait. Il contourna ce qui leur servait d'abri et alors qu'elle surveillait ses arrières, elle sentit le canon d'une arme s'enfoncer dans l'arrière de son crâne.
Un coup de feu retentit.
Petit cliffhanger héhé ! Ca vous manquait, hein ? Croyez-vous aux happy endings ?
