Nyaaaaa, j'le crois pas çaaaa ! J'le crois pas de ce que je fais faire à ce pauvre Fye !! (oui ben nan ils sont pas mort, vous vous en doutiez non ?) C'est pas du sadisme, c'est juste que…comment dire…il a une tête de victime !
Dans ce chapitre, deux nouvelles recrues pour les « persos cross-over » après Allen Walker de D.Gray-Man Devinez lesquels, et de quels mangas ils proviennent ! Si vous trouvez, je ferais en sorte de vous caser dans une de mes prochaines fics XD XD XD
Petite référence à Matrix aussi XD parce que j'adore le coup de la pilule rouge et la pilule bleue (et si elle avait été verte ? Et si Néo avait choisi la mauvaise pilule ? Hein ? Et si c'était juste du LSD et que Morphéus se tapait un bad trip ? Arf arf arf)
Oh, et aussi, j'ai réussi à recaser « l'amour de l'art » j'ai une raison particulière, mais je ne vous la dirait pas maintenant…
Je ne veux pas que tu meurs
Fye entendait cette voix désincarnée, mais il ne savait pas d'où elle provenait; il ne savait même pas où il se trouvait.
Je t'en supplie, ne meurs pas
Il essaya de se diriger, mais tout était noir.
Si tu veux mourir comme ça, je te tuerais
Cette voix-là, il la connaissait.
Il sentit son corps tomber dans le vide, telle Alice dans le terrier du lapin blanc.
Il se réveilla.
Il ne comprit pas tout de suite où il se trouvait. Il avait les mains attachées au dessus de la tête et était allongé sur un lit deux places, dans une chambre. Non loin, il entendait les bruit de quelqu'un qui se lave dans une salle de bain.
Il n'eut pas le temps de se poser plus de question, car un homme pénétra la pièce. Il s'aperçut que c'était l'homme des toilettes - un nom quelque peu injuste, quand on détaillait son physique. Il était plutôt grand, le corps souple mais musclé, des cheveux bleus et des yeux turquoise, bordé d'un peu d'indigo au coin des paupières; il affichait un sourire avide assez inquiétant, un peu fou.
- Tu m'avais dit que tu venais tous les soirs au bar…remarqua-t-il.
- J'ai dit « quasiment » tous les soirs, répliqua Fye d'un ton calme, comme s'il n'était pas attaché.
L'autre sourit un peu plus.
- Enfin, maintenant, nous allons avoir le temps…
Le blondinet secoua la tête.
- D'abord je veux savoir ce que fais ici et…
Le reste de sa phrase resta bloqué dans sa gorge lorsqu'il se rappela ce qui était arrivé.
- Où est-il ?, demanda-t-il, soudain paniqué. Est-ce qu'il va bien ? Est-ce qu'on a pu le guérir ? Oh !
L'autre venait de s'asseoir à califourchon sur lui.
- Tout ça, je m'en fous, dit-il. Moi ce que je veux, c'est-ce pour quoi j'ai payé.
Il désigna du menton une liasse de billets sur la table de chevet.
- Avec ça, j'ai de quoi passer un bon moment; pour une telle somme, tu dois me laisser faire tout ce que je veux je pense.
Et c'était vrai. Fye ne trouva rien à répliquer, dépité.
Victorieux, le client l'embrassa.
- Ah, c'est vrai, grogna-t-il en constatant que Fye gardait obstinément les lèvres closes. Tu n'embrasses pas.
Il haussa les épaules.
- Bah, c'est pas grave.
Il déboutonna la chemise du blondinet avec impatience et lorsqu'il fût parvenu à l'en débarrasser découvrit son torse, qu'il se mit à caresser. Puis il s'attaqua au pantalon. Il défit la ceinture puis réussit à lui retirer son jean.
Pendant ce temps, Fye ne disait rien. Il savait par avance ce qui allait lui arriver, et il l'acceptait, avec fatalisme.
Il serra juste les dents lorsque l'autre le retourna sur le ventre.
-s-
Kurogané se réveilla, dans une pièce adjacente. Et il entendit soudain les gémissements et les grognements de plaisir.
- Ah…han…mmmn…hhaa, mmm, c'est bon…
Lui aussi était ligoté, mais à une chaise.
Il redressa la tête et vit un homme sortir de la salle de bain, un revolver à la main. Celui-ci l'aperçut et lui fit un sourire de psychopathe. Il avait les cheveux longs, attachés en catogan, et l'air aimable. Si on exceptait la lueur psychotique dans son regard.
Il prit une chaise, et s'assit à l'envers dessus, face à l'homme aux yeux rouges.
- Vous avez bien dormi ? Je dois vous dire que hélas, vous allez bientôt regretter d'avoir échapper à la mort…
Très froidement, Kurogané posa ses yeux sur lui, et lui demanda :
- Quel est votre nom ?
L'autre le regarda un peu bizarrement, mais sourit :
- Mon nom est Zolf.
L'homme aux yeux rouges ne changea pas d'expression lorsqu'il dit :
- J'aime savoir qui je m'apprête à tuer.
-s-
Fye le sentit enfin parvenir au bout. Il était temps. Il était impatient de quitter cette chambre pour savoir si Kurogané allait bien. Il n'avait que ça en tête. Ce qui était un changement assez radical, car d'habitude il ne pensait qu'à lui. Et un peu à Sakura, mais au fond c'était surtout à lui, et uniquement à lui qu'il pensait. S'il avait commencé à se prostituer, c'était uniquement pour lui, pour se punir. Mais il ne savait pas tellement pourquoi il avait tant de rancœur. C'est comme si elle avait toujours été présente dans son cœur, bien avant qu'il ne se réveille amnésique aux côtés de Sakura.
-s-
L'homme au catogan éclata de rire.
- Ha ha ha. J'aime les hommes qui savent où ils vont. Franchement, votre caractère me plaît. Si je n'avais pas pour mission de vous tuer - ou plutôt de vous torturer puis de vous tuer - je pense que nous aurions pu devenir ami.
- Franchement…ça m'étonnerait. Je n'aime pas les psychopathes.
- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?, demanda Zolf, tout à coup redevenu sérieux et étrangement glacial, comme seul un fou versatile peut le faire. Quelle est la différence entre vous et moi ? Nous tuons tout les deux pour de l'argent…
- Vous vous aimez ça…
- Et vous, si vous dites le contraire, c'est que vous êtes un hypocrite…vous aussi vous aimez tuer, ne dites pas le contraire. Lorsque vous abattez une cible, ne me dites pas que vous ne ressentez pas une once de fierté, que vous ne vous dites pas « ça y est, je l'ai eu, génial ».
- Ce n'est pas la question. Je ne le fais pas pour l'amour de l'art. Juste parce que ça doit être fait par quelqu'un, et que c'est moi le meilleur.
- Si vous êtes le meilleur, comment ce fait-il qu'on ai réussi à vous attraper ?, susurra Zolf, narquois.
Mais soudain, une expression de stupeur passa sur ses traits lorsqu'ils entendirent un grand fracas venant de la chambre d'à côté.
La peur remplaça la surprise, et il se précipita dans l'autre pièce.
-s-
Dans celle-ci, Fye replaçait douloureusement l'épaule qu'il s'était déboîtée pour se libérer de ses liens. Sur le sol gisait l'homme qu'il venait d'assommer pendant que ce dernier se rhabillait après leurs ébats.
Brusquement, un autre homme surgit, en appelant :
- Ja…
Mais il s'arrêta en voyant la scène. Il pointa son flingue sur Fye, le bras tremblant, et les yeux exorbités; il avait l'air comme fou.
- Qu'est-ce que vous lui avez fait ? Qu'avez-vous fait de…
Il n'eût pas le temps de terminer, car une détonation retentit derrière lui, et il s'effondra, du sang s'étalant sur ses vêtements.
Kurogané, les liens pendant toujours à ses poignets, abaissa son arme.
Ils passèrent un long moment à se regarder dans les yeux.
Puis Kurogané rougit et détourna la tête.
- Tu devrais te rhabiller, grommela-t-il.
- Pourquoi ?, rétorqua Fye, provocant. Je ne te plais pas comme ça.
Le brun tourna lentement le regard vers lui, et prononça un seul mot.
- Non.
Là, le blondinet se sentit affreusement gêné.
- Ah.
Il se mit à chercher son jean, le trouva sous le lit et l'enfila.
- Bon, on y va maintenant ?, fit Kurogané, tout en faisant les poches des deux corps sur le sol, sans rien trouver évidemment.
- Qui sont ses types ?
- Je t'expliquerais plus tard, si on a le temps.
Brusquement, il l'attrapa par le poignet alors qu'il venait de fermer sa chemise et l'entraîna. Il sortir de l'immeuble et coururent dans la rue.
Après avoir courut pendant un certain temps, ils s'arrêtèrent, hors d'haleine, pour faire une pause.
- Où est-ce qu'on va ?
- Chez moi. Ce n'est plus très loin, répondit Kurogané. Il faut que je récupère quelque chose, avant que ces types ne débarquent.
- Le garçon qui était avec toi l'autre soir, devina Fye.
Kurogané hocha la tête, plié en deux pour respirer par à coup.
- Tu ne m'as toujours pas dit si c'était ton petit ami, lança le blondinet avec un sourire pétillant.
Le brun le foudroya du regard.
- Pour qui tu me prends, un pervers ?
- Un peu, oui.
Le blond rigola, malgré sa respiration encore haletante.
Ils restèrent là encore un petit moment. Moment pendant lequel l'homme aux yeux rouges murmura :
- J'ai menti.
- Pardon ?, demanda Fye.
- J'ai menti quand j'ai dit que tu ne me plaisais pas.
Le blondinet s'apprêtait à répondre quelque chose, mais Kurogané ne lui en laissa pas le temps.
- Bon, allons-y, on a encore du chemin.
Et il s'enfuit littéralement. Fye dû accélérer l'allure pour le rattraper.
