Nouvelle partie ! Kurofye powaaaaaa les amis !! Par contre, pour Sakura…vous allez bien voir.
En tout cas, ça s'annonce sérieux tout à coup.
Malheureusement, ce chapitre est un peu court (car en fait, ma fic n'est pas coupée en chapitres, elle est formée d'un seul texte, donc c'est difficile (et ça m'embête) de devoir coupé en plein milieu, il faut que je choisisse le bon endroit, pas n'importe où…bref, désolée, surtout que pour le coup, la publication est un peu erratique…je comptais publier hier, mais j'ai fait des petites modif de dernières minutes, et du coup…enfin bref)
Bonne lecture !
…
Fye resta pétrifié. Puis, sans que rien ne le laisse prévoir, il éclata en sanglots.
Shaolan observa la scène. La porte avait été défoncée et gisait en miettes sur le sol carrelé du vestibule; le porte-manteau avait été renversé lui aussi, sans doute dans la bousculade
Kurogané enjamba les restes de la porte d'entrée et pénétra dans l'appartement, suivi de Fye qui essuyait rapidement ses larmes de la manche de sa chemise.
Le salon était sans dessus dessous. La petite table en verre était brisée, la télé avait été explosée, le canapé renversé, les coussins éventrés et jetés dans la pièce.
- Pourquoi ont-ils tout saccagé ?, demanda Fye, la voix tremblante.
- Sans doute ont-ils voulu faire passer un message…, répondit Kurogané.
Il évita soigneusement de regarder le blond et continua son investigation. Visiblement, cela faisait des heures que les malfrats avaient vidé les lieux. Même s'ils l'avaient voulu, ils ne seraient jamais arrivé à temps. On pouvait penser qu'ils avaient fait surveiller l'endroit à la minute même où un lien s'était établi entre lui et Fye.
Il s'en voulait. Tout ça ne serait pas arrivé s'il ne s'était pas approché du blond. S'il ne lui avait jamais parlé.
Mais s'il y pensait sérieusement, cette idée lui donnait le tournis, et une sorte de pincement au cœur. Le pas incertain, il entra dans une chambre, qui elle semblait en bon état.
Un souvenir très vivace lui revînt de leur première rencontre face à face, si l'on pouvait dire, lorsqu'il aperçût le lit soigneusement fait. Il s'était sentît tellement en colère à ce moment là, quand il avait vu Fye et cet homme, dans les toilettes du club. Il avait même tâté sa poche à la recherche de son Glock, mais il s'était finalement retenu et n'avait fait que virer l'importun.
Bizarrement, son souvenir s'attardait sur Fye. Son corps presque nu, la sueur perlant sur sa peau blanche…
L'homme aux yeux rouges secoua la tête pour essayer de chasser cette vision déplacée en un tel moment. Son regard fini par se poser sur le blondinet; ce fût encore pire.
En regardant ce petit visage pointu et triste, ces grands yeux bleus humides et plissés, les sourcils de duvet blond pointés vers le sommet de la tête, en une expression désespérée…tout cela…ne le laissait pas indifférent. Il mourrait d'envie d'embrasser les jolies lèvres fines de son compagnon, le toucher là où il ne devrait pas…
« Bon sang, ressaisis-toi ! » se récria-t-il mentalement. Il sentait l'excitation s'emparer de lui. Il est vrai que Fye ressemblait un peu à une fille. Il devait être aussi doux, aussi sensible tactilement…
Le feu aux joues, Kurogané baissa la tête, s'abandonnant dans la contemplation de la moquette comme s'il pouvait y trouver une solution à tous leurs problèmes.
Soudain deux mains se saisirent de sa chemise.
- S'il te plaît, sauve-la ! Sauve Sakura !
C'était Fye, qui s'accrochait à lui. Il le regardait dans les yeux; il était suppliant…et tellement proche.
Kurogané détourna le regard, la mine dure.
- Je ferais tout ce que tu voudras ensuite, murmura le blondinet en se collant un peu plus contre lui. Je sais que tu peux faire quelque chose !
Sa voix était un peu trop aigüe, paniquée.
- S'il te plaît…
Tout à coup il parût rassembler son calme. Ses yeux bleus se vidèrent.
L'une de ses mains glissa sur le torse du tueur à gage, qui le regardait à présent, intrigué.
- Je te donnerais tout ce que tu désires…parce que j'ai remarqué ça aussi…
Ses doigts effleurèrent l'entrejambe du brun, qui était déjà tendu.
- Si tu la sauves, je m'offrirais à toi, et tu n'auras pas besoin de payer…
Sa voix était très sensuelle, et ses doigts commençaient à le caresser à travers le tissus de son pantalon.
Pourtant ses yeux étaient éteints.
Kurogané le repoussa doucement mais fermement, les mains sur ses épaules.
- Je n'en n'ai pas besoin, répliqua-t-il avec un peu de mépris.
- Ta queue n'a pas l'air d'accord, rétorqua le blondinet, et cette fois un éclair de colère passa dans l'azur de ses iris.
- Même si j'avais envie de m'envoyer en l'air, ce ne serait pas avec toi. Ce ne sera jamais avec toi, répondit Kurogané en le lâchant, l'expression menaçante soudain.
Fye sentît une boule lui obstruer la gorge.
- P…pas avec moi ?
Mais il se reprît; la colère reprît également le dessus.
- C'est de ta faute tout ça ! C'est de ta faute !!
Il voulait le frapper, mais il n'était plus sûr de savoir pourquoi. Était-ce parce qu'il les avait embarqué, lui et Sakura, dans une histoire de mafia, ou était-ce simplement parce qu'il avait refusé ses avances ? Surtout qu'une part de lui avait réellement souhaité qu'il accepte le marché, pour avoir une excuse de se faire prendre par lui. Il aurait pu lui faire tout ce qu'il aurait désiré, et Fye aurait été satisfait. Il se serait laissé aller.
Avec ses clients, c'était différent. Il savait qui il était, pourquoi il faisait ça, pourquoi il les laissait faire, et c'était quelque chose qu'il avait provoqué, qu'il contrôlait.
Alors que l'envie qu'il avait pour Kurogané n'était pas normal. C'était l'inverse : il ne contrôlait plus rien. Et il s'en fichait. Il voulait être contrôlé.
Lorsqu'il baisait avec ses clients, il restait persuadé que c'était lui dominait le jeu, parce qu'il semblait connaître son propre pouvoir de séduction, qu'il savait exactement que faire à quel moment, pour manipuler la personne qu'il avait en face de lui. Parce que les gens qui le payaient pour ça n'étaient que des jouets qu'il pouvait manœuvrer à sa guise.
Kurogané n'était pas comme ça. Il était étrange, distant et proche. Il lui avait dit qu'il ne le laissait pas indifférent, et plusieurs fois il l'avait confirmé. Cependant, il avait aussi dit qu'il était son ami; et il ne voulait pas coucher avec lui. Et ça, c'était à la fois une blessure et un réconfort.
L'homme aux yeux rouges s'était détourné et était retourné dans le vestibule où attendait Shaolan qui surveillait leurs arrières, au cas où. Fye serra le poing, celui qu'il aurait bien voulu envoyer dans la figure du grand brun, et replia le bras pour le poser
sur son cœur. Puis de son autre main, il serra son poing et les pressa contre sa poitrine. Il y avait quelque chose de chaud et doux qui battait dans sa cage thoracique. Il aurait bien aimé être dans ses bras à cet instant, parce qu'il savait, aussi sûrement qu'il sauverait Sakura, qu'il était tombé amoureux de cet homme.
