Yo. ça faisait longtemps. ça ne me coûte pas grand chose de poster un chapitre. Juste à faire copier-coller

Il faudrait...que je continue...d'écrire. Il faut que je trouve du temps, beaucoup de temps, et de tout écrire d'un seul bloc, la fin. J'aimerai me remettre dans l'ambiance, mais pour l'instant, c'est vraiment impossible; je suis trop préoccupée.

Mais cette été, j'aurais du temps, je suppose ' Oh oui, je suis pressée de m'y remettre...

En tout cas, pas d'inquiétude, il reste encore des chapitres d'avance (j'arrête pas de dire ça depuis le début, je crois bien que cette fic est vraiment ma "grande oeuvre" XD).

Bref, enjoy, comme on dit...


- Mokona sent quelque chose !, s'exclama la boule de poils.

- Où ça ? Où ça ?, s'écria fébrilement Fye en se cramponnant au siège avant de la voiture derrière lequel il était assis.

La petite créature se concentra, puis soupira.

- Non, ce n'était pas ça…

Kurogané, qui conduisait, lâcha un grognement de mécontentement :

- Ça fait plusieurs fois que tu nous fait le coup !

- Mais je n'y peut rien ! Cette ville est pleine d'énergies qui tourbillonnent, c'est difficile de détecter celle de Sakura en particulier.

Déçu, le blondinet se renfonça dans son siège.

- Cette ville n'est pourtant pas si grande, grommela le brun en fronçant des sourcils.

Mais bizarrement, ils avaient beau rouler, jamais la ville ne s'arrêtait. Les immeubles succédaient aux immeubles; et Kurogané commençait à douter : peut-être que cette ville dans laquelle il vivait depuis des mois était plus grande qu'il ne l'avait supposé.

- Lààààà stoooop Kuropoooon !

- Comment tu m'as appelé là ?!, hurla l'homme aux yeux rouges avec un air effrayant sur la figure.

Il freina brusquement puis s'arrêta. Mokona sortir prestement de la voiture avant qu'il ne chercha à l'étrangler.

Fye et Shaolan firent de même, Kurogané étant le dernier, afin de fermer les portes à clef.

- C'est dans cet entrepôt !, fit la petite peluche en désignant un gigantesque hangar un peu délabré par rapport au reste de la zone industrielle toute neuve.

- Comment tu peux le savoir avec certitude ?, marmonna Kurogané en attrapant la bestiole par les oreilles.

- Je sens la présence de Sakura, c'est bien elle !, répondit Mokona en réussissant à échapper à son tortionnaire pour aller se réfugier sur l'épaule de Fye.

Ce dernier jeta un regard désemparé à Kurogané.

- Comment allons-nous faire pour la libérer ? Il y a sûrement des gardes à l'intérieur !

La brun haussa les épaules.

- On n'a plus qu'à entrer de force et prier pour que tout ce passe bien. J'ai quelques armes dans le coffre…Cependant…

Les autres comprirent à son hésitation que le plan était impossible à réaliser, ou du moins pas s'il voulait rester en vie.

- Mais il faut que je la sauve !, balbutia le blondinet. S'ils lui ont fait du mal…

Il repensa à l'homme aux cheveux bleus…

Il se mordit la lèvre, soudain angoissé; lui, il était habitué, il ne craignait pas ce genre de chose; mais elle, elle ne devait pas subir cela. Lui il était impur, mais elle, elle était immaculée.

Il crispa ses doigts sur ses avant-bras, paralysé par l'appréhension.

- Faisons le tour du bâtiment, on découvrira peut-être une entrée, dit alors Kurogané.

Ils s'exécutèrent, tentant d'être le plus discret possible.

Ils dénichèrent une grille d'aération, à quelques mètres du sol.

- On peut peut-être passer par-là, fit le brun aux yeux rouges, peu convaincu.

- Je vais le faire.

Les deux hommes se tournèrent vers l'adolescent d'habitude tellement silencieux, tout deux très surpris.

- Gamin, tu n'es pas…

- Ne vous inquiétez pas, Kurogané-san, je peux y arriver, coupa Shaolan. Et puis, nous n'avons pas le choix, je suis le seul qui soit assez petit pour passer.

Après une seconde d'hésitation, le tueur à gage hocha gravement la tête. Il détacha la grille et aida le garçon à pénétrer dans la bouche d'aération.

- Emmène Mokona, intervînt Fye en le lui tendant. Il pourra te dire précisément où se trouve Sakura.

- Surtout, fait attention à ne pas cogner tes genoux contre la paroi, sinon ils t'entendront, conseilla Kurogané.

Le jeune homme acquiesça. Il prit la petite créature, qui alla se nicher dans le col de son sweat, et commença sa progression dans l'étroit tunnel recouvert de poussière et de toiles d'araignée.

- Faites qu'il réussisse, murmura le blond, l'air anxieux, les doigts entrecroisés sous son menton comme pour une prière.

- Bah, fais-lui confiance.

A cette remarque, Fye fut pris d'un hoquet de rire un peu douloureux.

Kurogané baissa les yeux.

- Ah oui, c'est vrai : tu ne fais confiance à personne.

Le blondinet se rapprocha et chuchota :

- Si. Je te fais confiance.

Jugeant que leur proximité était suffisante, voire plus qu'elle ne devrait être, le brun préféra reculer d'un pas, les joues légèrement rosissantes.

Fye plongea son regard d'un bleu merveilleux dans ses iris rouges. Kurogané resta bouche bée un instant, puis se dit qu'il devait ressembler à un parfait crétin et referma la bouche. Il détourna les yeux, un peu gêné.

Le blond n'y prêta pas attention, tant il était préoccupé. Les pensées se bousculaient, il n'était pas sûr de ce qu'il ressentait à cet instant précis. L'angoisse le disputait à l'excitation. Ils étaient seuls, et ça le mettait dans tous ses états. Cependant, il culpabilisait, se traitant mentalement d'imbécile, de pervers, de lâche, et il s'en voulait surtout de penser tant à l'homme qui se trouvait devant lui, alors que Sakura courrait un si grand danger.

Fatigué de se poser des questions, et décidé à obtenir quelque chose, même si c'est infinitésimal, le jeune homme fit semblant d'avoir une faiblesse; et comme il le supposait, avec toute la malice dont il était capable, le brun le rattrapa en le plaquant contre son torse. Il s'agrippa à la chemise et respira discrètement son odeur, s'enivrant de ce petit contact sans importance, sans valeur.

...

- Retiens-moi s'il te plaît, demanda le blondinet, les jambes flageolantes et la tête baissée, afin que Kurogané ne voit pas l'ombre de son sourire.

- Hey ? Ça va ?, s'alarma ce dernier en le repoussant doucement.

- Je…je me sens sans force. Et je suis tellement inquiet.

Un début de larme perla sur ses cils dorés. Cela surpris même Fye; ce n'était pas prémédité.

Seulement, du bout de l'index, Kurogané caressa la joue et vînt prendre la goutte alors qu'elle s'apprêtait à tomber.

Il ne savait plus ce qu'il faisait. Tout était silencieux. Le blond le fixait, étonné, encore cramponné à lui.

Sans faire vraiment attention, il porta son doigt à sa bouche et goûta; les larmes salées et spectrales de Fye.

Cette idée…le dérangeait et l'apaisait étrangement. Le fait d'aspirer un peu de sa tristesse; ce désespoir latent qui brillait au fond de ses pupilles, comme un gouffre. C'était sûrement pour ça qu'il se prostituait; pour ça que les hommes le désiraient. Parce qu'il ressemblait à une petite chose fragile, qui donne presque envie de l'abîmer, comme si c'était ce qu'il désirait. Ce désir qui brûle d'un feu glacial, d'avoir mal et de quelque part aimer ça, même si c'est inconscient. Fye donnait l'impression d'avoir envie de le faire; c'est pour cette raison que les hommes le voulaient. C'était pour cette raison que Kurogané avait peur de ses yeux, qu'il les aimait à en mourir, bien qu'il détesta parfois ce qu'il y voyait. Car il se rendait compte peu à peu qu'il était peut-être comme les autres.