Hello...publication erratique, je sais bien. Certains d'entre vous sont sûrement partis en vacance...Moi je pars pas, donc je pourrais me consacrer à cette fic pendant toutes les vac. Et maintenant, j'arrête de raconter ma life hein...et je vous laise imaginer comment Sakura a été délivré...

Sakura enleva ses liens. Elle sortit en catimini et pendant que les gangsters qui l'avaient enlevée discutaient sans prendre garde à elle, elle s'empara d'une mitraillette, et avec un sang froid déconcertant, dégoma tous les méchants. Zolf se prit une bastos entre les deux yeux et s'écroula raide mort.

Kuro et Fye, paniqués, entrèrent en catastrophe, essayant de remonter leur pantalon - ils étaient en train de faire des cochonneries derrière un tas de caisses. Ils virent Sakura, couverte de sang, une sulfateuse dans les bras, l'épaule démolie par le recul de l'arme automatique pendant le tir.

- Aïeuh, j'ai mal, pleurnicha-t-elle comme un bébé.

Puis elle se mit à cracher du sang et s'évanouit. Dans sa tête, Kuro se dit qu'elle ferait une piètre Gunslinger girl.

C'est alors qu'il se souvînt de Shaolan.

- Shaolan !, s'écria-t-il, les mains en porte-voix...

Mokona sauta soudainement d'un trou dans le plafond pour atterrir sur sa tête. Le brun faillit avoir une attaque.

- Shaolan est resté coincé dans les conduis d'aération !!, s'exclama la bestiole en matant d'un oeil lubrique la braguette mal refermée de Fye.

- Oh mon dieu, fît le blondinet d'un ton efféminé en portant les mains à ses joues, l'ai effaré, laissant tomber au passage la princesse endormie qui s'écrasa comme une bouse sur le sol en béton. Il faut apeller les pompiers !!

- Hmmm, pompier..., marmotta Kurogané, sortant son portable pour composer le numéro, tout en pensant à toutes les choses qu'il pourrait faire à Fye avec une lance d'incendie...

POISSON D'AVRIL !!

Oui, je sais, on n'est pas en avril...lol

Allez, sérieux maintenant...


Shaolan progressait lentement mais sûrement. Mokona le gênait, alors il était descendu de son col et marchait à présent devant lui, dégageant les toiles d'araignée les plus grosses. Ils croisèrent même une souris, qui s'enfuit à leur approche.

Le garçon tentait de se faire le plus silencieux possible. Il rampait doucement, respirant par petites bouffées afin de ne pas tousser à cause de la poussière.

- Ici. Elle est ici !, dit Mokona à voix basse.

Le garçon se positionna au dessus de la grille d'aération de la pièce et regarda.

Il y avait une jeune fille aux cheveux châtains, l'air fatigué, mais s'acharnant à essayer de se défaire de ses liens. Elle avait presque réussi à libérer sa main droite et s'aidait de celle-ci pour libérer sa main gauche.

Shaolan fut impressionné par tant de volonté. Il remarqua également qu'elle était belle, de ce genre de beauté qui fait penser que tout le monde est gentil, que le monde est doux et tranquille, du moment que cette princesse est là pour l'illuminer de son sourire radieux et bienveillant. Une vraie princesse, vraiment. Comme dans les contes de fées.

L'adolescent déplaça la grille d'aération et atterrit devant elle.

Elle faillit pousser un cri, mais elle eut le réflexe de porter ses mains enfin libres à sa bouche pour l'étouffer.

Il vit qu'elle avait aussi de grands yeux verts émeraude, qui accentuait la finesse raffinée et pourtant si naïve de son visage.

- Je suis venu pour vous sauver, chuchota-t-il, un doigt sur les lèvres.

Elle hocha la tête.

...

Les yeux levés, Fye se haussa sur la pointe des pieds. Kurogané faillit protester, il ouvrit la bouche, prononça un début de phrase - « Ne f… » - mais les lèvres douces se posèrent délicatement sur les siennes. Il ferma les paupières, les sourcils toujours froncés. Une main légère et froide se posa sur sa nuque, le faisant frissonner. Il essaya maladroitement d'enlacer les hanches de son partenaire.

Le blondinet s'écarta. Il avait le regard voilé, les traits détendus, la respiration pas tout à fait régulière. Il s'éloigna de quelques pas et s'assit sur un tas de caisses en bois qui trônait là.

Le tueur à gage chercha quelque chose à dire, n'importe quoi, mais il avait une boule dans la gorge.

Fye releva la tête, et le fixant dans les yeux, lui dit, un sourire glacé sur les lèvres, ces lèvres qui venaient tout juste de l'embrasser :

- Si tu en veux plus, il faudra payer.

Le brun sentit une pensée fulgurante lui traverser l'esprit : il haïssait ce type.

- Kurogané !

L'interpellé se retourna; Shaolan venait d'apparaître à l'entrée de la bouche d'aération. Il alla l'aider à en sortir, puis il aida la jeune fille qui le suivait à l'intérieur du conduit.

- Sakura !, s'exclama Fye en se précipitant.

Il la serra dans ses bras, et elle enfouit son visage dans ses vêtements en soupirant son prénom. En les voyant, Kurogané se demanda fugitivement si elle aussi devait payer pour qu'il la prenne autant en considération. Mais il chassa cette idée, se sentant mesquin et envieux; et c'était un sentiment assez curieux pour quelqu'un qu'il croyait détester. Enfin, il ne le pensait pas vraiment; juste à certains moments. Cependant, il n'était pas sûr de l'apprécier pour autant. Fye était agaçant, tellement…versatile. Le genre de personne totalement imprévisible, au caractère changeant. C'était lui qui l'avait embrasser; et lui n'avait jamais voulu de ce baiser. Alors pourquoi lui avait-il balancé cette phrase ? Quel était son but ? Où était la part de vérité dans toute cette comédie ?

- Quelque chose ne va pas ? Vous semblez pensif…

Kurogané regarda Shaolan, qui l'observait d'un œil critique. Ce garçon…tout le temps en train de surveiller des indices, à les interpréter. C'était une qualité que le brun appréciait en toutes autres circonstances, mais en l'occurrence, pas dans celle-ci.

Surtout qu'il vit Fye lui jeter un regard goguenard par-dessus l'épaule de Sakura.

- Je me disais qu'il faudrait filer d'ici au plus vite, marmonna le grand brun d'un ton qu'il voulait neutre. Inutile de s'attarder et de se faire repérer.

- Tu as raison, dit le blond en se redressant.

Ils revinrent à la voiture.

- Où va-t-on à présent, demanda Shaolan, qui s'assit à la place du mort.

- Dans un endroit sûr, répondit Kurogané, qui démarrait le moteur.

- Et c'est quoi un endroit sûr ?, interrogea Fye, assis à l'arrière auprès de la princesse encore un peu faible.

Kurogané lui jeta un coup d'œil colérique dans le rétroviseur.

- Tu n'as pas besoin de le savoir.

- Oh oh, tu vas nous emmener dans ta garçonnière secrète ?, s'amusa le blondinet, alors que la voiture démarrait et s'engouffrait dans une rue.

- Si tu pouvais la fermer, ça m'arrangerait, balança le brun d'un ton rogue.

Fye ferma instantanément la bouche, l'air blessé. Kurogané n'y fit pas attention, il était trop furieux.

Sakura, elle, s'inquiéta. Elle se rappela de ce que lui avait dit l'homme au catogan, alors qu'elle était prisonnière. Il ne faisait aucun doute que l'homme qui conduisait était celui que ces criminels recherchaient. Un homme dangereux. Il possédait une sorte d'aura, qui palpitait comme un animal en cage.

L'homme au catogan avait aussi dit qu'il était proche de Fye. Mais où Fye avait-il bien pu le rencontrer ? Au travail ? Qui était-il ? Étaient-ils amis ?

A l'avant, le garçon qui était venu la sauver se retourna et la regarda.

Elle sentit malgré elle ses joues s'empourprer, et elle retînt sa respiration, sans s'en apercevoir. Puis elle se mit à tousser.

- On devrait passer à la pharmacie avant, déclara Shaolan. Il faut soigner la princesse.

- C'est de moi que vous parlez ?, demanda l'adolescente, intriguée, sa toux s'étant calmée.

Ce fût au tour du jeune homme de rougir. Il n'avait pas eu l'intention de l'appeler « princesse », c'était sortit tout seul.

C'est à ce moment-là que Mokona choisit de sortir de son vêtement pour sauter sur les genoux de la princesse.

- Sakura !, s'exclama joyeusement la créature en lui faisant un câlin.

Kurogané continua de fixer la route, imperturbable. Il serrait les dents.

...

Dans l'entrepôt, les kidnappeurs s'étaient rendus compte de l'évasion de leur prisonnière.

- Il faut la retrouver !, s'écria l'homme au catogan, une expression de rage sur le visage.

- Oui mais comment ?, intervînt l'un de ses hommes de main.

- Ish, tu vas prévenir le patron, ordonna Zolf au grand qui portait des lunettes noires et une cicatrice sur le front.

Celui-ci hocha la tête et sortit sans autre commentaire.

Un autre, assis dans un coin, ricana :

- Tu n'es plus très en faveur, à ce qu'on dirait.

Sans le regarder, Zolf dégaina son flingue et explosa la tête de son complice.

Le corps s'écroula, la cervelle sur le mur d'en face.

- Toi et moi, on va se rendre à l'appartement de cet enfoiré et chercher des indices, dit le tueur à son dernier homme, qui frémit en voyant les yeux ambrés de son chef briller d'une lueur de folie furieuse.