Arg, je me suis laissé emporter par ma soudaine passion pour le fandom Death Note, tant et si bien que j'en ai oublié mes autres fics ! Je suis désolée !!!
Petit chapitre de transition...normalement, il devait être plus long, mais je me suis rendu compte que comme ça, la fin était plus...énervante pour toi, lectrice XD
- Plus vite !, grogna Kurogané à Fye qui traînait un peu en arrière à son goût.
Il avait un mauvais pressentiment, il souhaitait s'échapper de ces tunnels le plus vite possible.
- T'es un rapide toi !, chuchota le blond sur un ton taquin.
Le ninja rougit légèrement dans l'obscurité, sûr qu'il y avait là un sous-entendu des plus pervers. Certainement, avec ce blondinet dépravé…
Cette dernière pensée le fit sourire, et contre toute attente, il répliqua :
- Bien au contraire, j'aime prendre mon temps pour faire les choses bien comme il faut.
Et sans plus attendre, le brun accéléra le pas pour rejoindre Sakura, Mokona, et Shaolan - toujours un peu étourdi par le coup qu'il avait reçu - qui avaient pris de l'avance sur eux, laissant un Fye abasourdi et rougissant.
…
Sakura marchait aux côtés de Shaolan. Elle lui jetait souvent de petits coups d'œil furtifs pour vérifier que tout allait bien. Le garçon remarqua son manège et lui adressa un large sourire qui se voulait rassurant
- Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas grave. Je n'ai presque plus mal, déclara-t-il en se grattant la tête.
Évidemment, la jeune fille n'en croyait pas un mot; elle voyait comme il titubait. Cependant elle ne fit aucune allusion et préféra se taire.
Les deux adolescents continuèrent d'avancer dans un silence pesant, s'enfonçant de plus en plus dans l'obscurité du tunnel qui était de moins en moins éclairé.
Soudain Kurogané les dépassa. Il fit quelques pas, puis il disparut dans les ténèbres.
Les enfants, suivis de Fye, s'arrêtèrent, guettant la réapparition de leur guide.
Les secondes s'écoulèrent comme des minutes. Ils attendirent un bruit quelconque indiquant que Kurogané revenait.
Et il revînt. Armé de deux semi-automatiques au canon menaçant, pointés dans leur direction.
…
En haut d'une tour de 48 étages, dans un bureau aux stores tirés, un homme était assis dans un fauteuil de cuir noir, face à la fenêtre. Les interstices des stores vénitiens traçaient sur son visage pâle des rayures d'ombre bleutée.
D'un doigté habile, il mania un petit outil métallique, qui capta inopinément un rayon de soleil, brillant dans l'obscurité de la pièce, pour le planter dans quelque chose de mou et rouge.
Derrière, sur une étagère, parmi les livres et les divers objets d'art très chers qui l'ornait, se trouvait un bocal au liseré d'or, avec à l'intérieur une plume au dessin étrange, qui luisait sourdement.
L'homme porta la chose rouge à ses lèvres. Et il goba la fraise au bout de sa fourchette.
Le téléphone sonna.
« Monsieur L » fit une voix « L'équipe de Monsieur Zolf n'est toujours pas rentré. »
Il y eut une pause, comme si la personne hésitait.
« En ce qui concerne Monsieur Jaggerjack…nous pensions faire une autre tentative… »
Sans même se retourner, l'homme dans le fauteuil appuya sur un bouton du téléphone, et d'une voix suave dit :
- Enterrez-le. Je n'ai pas besoin d'un autre zombie sur les bras. Et dites à l'équipe de Zolf de revenir. Bonsoir.
Et il interrompit la conversation.
