Certaines personnes, lorsqu'elles entrent dans un lieu, passent complètement inaperçues. Ryo, lui, lorsqu'il entra dans le bar d'hôte, arriva à lui seul à détourner le regard de chaque personne présente ! La raison ? Hum...peut-être parce qu'il arriva en fracassant littéralement les portes au lieu de les ouvrirs. Peut-être parce qu'il était habillé d'un costume absolument magnifique et sombre qui faisait ressortir son regard. Mais peut-être et surtout à cause justement de ce regard si spécial qu'il arborait ce jour-là. En temps normal, ses yeux avaient cette expression sadique ou moqueuse. Cette expression qui disait tout de suite qu'il allait torturer sa victime préférée : Yuya. Mais aujourd'hui c'était diffèrent. Ses yeux, sa façon de se tenir, sa démarche...tout semblait dire qu'il était dangereux. A cet instant précis, ce jour précis, Ryo était menaçant et ne jouait plus du tout. Absolument personne n'eut à s'approcher de lui pour le comprendre. C'était comme une évidence. Cette aura si noir qui émanait de lui, cette posture imposante qui irradiait de tous les côtés. D'ailleurs, personne n'osa s'approcher de lui. Même Yamapi, qui serait bien venu lui dire de partir. Ryo savait parfaitement ce que cherchait son ami : avoir Yuya pour lui tout seul. Alors là, il pouvait compter dessus ! S'accordant un sourire glacial à faire frissonner un colosse qui n'avait jamais connu la peur, il marcha droit devant lui, sachant déjà où il devait aller et sans accorder un seul regard à Yamashita. Ce dernier resta donc à quelques mètres de lui, ne le reconnaissant presque pas. Nishikido n'y fit même pas attention et poussa la porte du local réservé au personnel avec violence. Ne regardant même pas aux alentours il arriva enfin à destination : le bureau du patron. Ne prenant pas la peine de frapper, il fracassa littèralement la porte et fit face à Tegoshi Señor qui ne releva les yeux que lorsqu'il eut enlevé ses lunettes qui l'aidaient sûremment à lire. Ce dernier le toisa d'un regard froid mais Ryo tient bon. Il n'était pas là pour plaisanter, ni pour se laisser faire. Ca faisait bien longtemps que personne n'avait plus eu le contrôle sur lui...et même si ces derniers temps, une personne l'avait en quelque sorte prit, il n'était pas question que cette ordure devant lui s'en tire aussi bien. Ce fut d'ailleurs Tegoshi Señor qui ouvrit la bouche en premier, ne lachant pas Ryo une seule seconde des yeux.
- Puis-je savoir la raison de votre visite ?
- Oh je vous en prie, arrêtez de jouer à ce petit jeu ?! Vous et moi savons très bien que vous ne me portez pas dans votre coeur et c'est réciproque !
Le patron ne répondit pas mais se leva d'un pas lent. S'avançant jusqu'à la porte, il la referma avec soin avant d'aller se rassoir. Ryo ne bougea pas d'un cil, refusant de montrer une quelconque peur. Une fois de nouveau assit, le boss parut moins enclin à la politesse.
- Qu'est-ce que tu veux ?!
Sa voix était plus brutale, même s'il restait encore "calme". Nishikido ne se démonta pas, affrontant l'homme bien en face et yeux dans les yeux.
- Je suis là pour faire un nouveau marché...qui conviendra mieux à nous deux...
- La dernière fois que j'ai accepté une de tes maudites requêtes j'ai faillis perdre à une bataille que je gagnais depuis bien longtemps.
Ryo fronça les sourcils, cherchant à comprendre de quoi parler son interlocuteur. Quelque chose lui disait que cette bataille comprenait Yuya...mais il en ignorait les règles et les pions. Cependant il devait d'abord les connaîtres pour pouvoir ensuite y jouer et peut-être y gagner une chose plus importante que tout. Mais pour l'instant, seul son plan comptait.
- C'est justement pour ça que vous ne pourrez qu'approuver celle-ci.
Tegoshi Señor parut piqué au vif et porta sa main sur sa bouche avant d'appuyer légèrement sur ses lèvres. Il parut réfléchir un bon moment avant de se décider. Son regard était toujours aussi froid. Nul doute qu'à la moindre faiblesse de Ryo, il s'en serverait contre lui. Mais ce dernier ne comptait pas baisser sa garde.
- Va y je t'écoutes !
Un sourire en coin apparut sur le visage de Nishikido. Plantant son regard dans celui de son interlocuteur, il ne battit pas une seule fois des paupières.
- Accordez moi une nuit avec Tegoshi et je disparaitrais...pour toujours.
Un silence de plomb s'installa dans le bureau. Chacun semblait essayer de tuer l'autre rien qu'avec ces yeux. Pendant une fraction de seconde, Ryo faillit céder sous l'intensité du regard du patron. Ce dernier semblait peser le pour et le contre alors qu'à prèsent, sa main était posée sur la table devant lui. D'un geste lent, il tapotait une fois toutes les dix secondes. Nishikido avait compté. Mais Tegoshi Señor aurait beau faire tout ce qu'il voudrait pour le perturber ça ne marcherait pas. Le jeune homme n'était pas venu sans aucune préparation, comme ça, de but en blanc. ll avait au contraire réfléchit à un plan, préparé minutieusement chaque phrase qu'il dirait et chaque geste qu'il ferait. Rien n'était dut au hasard et Ryo comptait bien avoir ce qu'il voulait. Il rouvrit la bouche.
- Je sais que votre fille est jeune...mais vous n'êtes pas non plus le père idéal. Et le sacrifice est bien maigre par rapport aux conséquances. Vous n'entendrez plus jamais parler de moi. Je n'existerais même plus à vos yeux.
C'était beaucoup trop appétissant pour que Tegoshi Señor refuse et ça, Ryo le savait. Bien sûr, ils étaient en train de parler d'une "nuit" mais chacun avait bien comprit les intentions de Nishikido. Le patron savait qu'en mettant sa fille entre les mains du jeune homme, elle n'en reviendrait jamais la même. Pourtant il accepterait, il n'avait pas vraiment le choix. Ryo commençait à prendre une place beaucoup trop importante et à poser beaucoup trop de questions. Alors sacrifier la virginité de sa fille pour pouvoir se débarasser une fois pour toute de lui était une chose facile. A cette conclusion, Nishikido sentit une nausée l'envahir. Cet homme était immonde. Pourtant il ouvrit de nouveau la bouche.
- Alors que décidez-vous ?
- D'abord sache que tu risques d'être deçu...
Ryo serra les dents en même temps que ses poings se serraient à s'en faire blanchir les phalanges. Que voulait-il dire par là ? L'avait-il déjà touché ? Avec soulagement, il comprit qu'il parlait enfaite du grand secret de Yuya. S'accordant un sourire, il pencha la tête sur le coté, les yeux plissés.
- J'ai une préférence pour les hommes alors je ne vois pas où est le problème...
Le regard que lui lança le patron aurait suffit à détruire toutes les barrières que quelqu'un de faible auraient put dresser contre lui. Mais Ryo avait une raison, un but, d'être là. C'est la seule chose qui comptait. Lorsque le boss ouvrit la bouche, Nishikido fit un large sourire espiègle.
- Ainsi donc tu es au courant ?!
- Je me suis pas mal informé...
Inutile de préciser par qui mais c'était necessaire de laisser entendre que c'était quelqu'un autre que le personnel du club. Ainsi il éviterait les reproches que le père pourrait faire à Yuya. Même s'il était prêt à parier que dans tous les cas, le patron trouverait une excuse pour abattre sa colère. Soudain, Tegoshi Señor tapa dans ses mains comme si l'affaire était conclue.
- Alors dans ce cas !
- Vous le mettez bien vite dans une chambre d'hôtel à ce que je vois !
Ne put s'empêcher de lâcher Ryo. Il avait du mal à avaler. Bien sûr, il avait eut ce qu'il voulait mais la façon dont cet homme vendait son fils était...horrible. Son interlocuteur le gratifia d'un sourire net et franc tout en se relevant.
- Il me pardonnera vite. Il me pardonne tout. Je fais ça pour son bien, son avenir, et il le sait.
Sur le coup, Ryo manqua d'éclater de rire tellement les paroles du patron étaient révoltantes. Il manqua aussi de lui sauter dessus et de lui montrer sa vision des choses avec ses poings...mais encore une fois, il n'était pas là pour ça. Le jeune homme se contenta donc de sortir une dernière phrase.
- Un jour vous le regretterez...lorsque vous le perdrez à tout jamais.
Mais le sourire de son interlocuteur s'élargit un peu plus alors qu'il tendait sa main à Ryo qui fut tenté de refuser. Tegoshi Señor rouvrit la bouche.
- Ce fut un plaisir de marchander avec toi ! J'espère ne plus jamais te revoir.
Nishikido rassembla toute la hargne qu'il ressentait et serra avec un maximum de force la main du patron. Pendant une seconde il crut le voir retenir une grimace mais n'en fut pas sûre. Il enchaina.
- Quel hôtel ?
- Celui qui se trouve juste à côté, la chambre sera réservée à son nom. Tu n'auras qu'à m'appeler quand tu auras finis.
- Vous êtes vraiment une sacrée ordure !
- Et c'est la personne qui veut le toucher qui dit ça ! D'ailleurs donne lui ça...sinon il ne te croiras pas.
Ryo ne répondit pas et tourna les talons, sentant que malgré tout son entrainement, s'il restait ici une seconde de plus il le frapperait autant qu'il frappait son fils. Marchant d'un pas rapide, il se retrouva très vite dans le hall du club. Il aurait bien été tenté de partir dès maintenant mais il avait d'abord quelqu'un à prendre avant. S'avançant lentement vers l'autre bout du lieu, son fameux sourire sadique naquit de nouveau sur son visage. Les choses sérieuses allaient enfin pouvoir commencer. S'arrêtant à une table, il s'asseya avec lenteur sur un des canapé. Bien sûre, sur celui d'en face se trouvait Yuya...qui dormait. Mais un seul coup d'oeil sur elle suffit à lui faire comprendre qu'elle faisait semblant. Elle ? Non, il. La diffèrence frappa Ryo en pleine figure comme s'il avait reçu une gifle. Ses yeux se braquèrent sur le visage penché sur le côté de Yuya. C'est vrai qu'il avait des traits féminins mais Ryo s'en voulait quand même de n'avoir pas réalisé plus tôt qu'il était en réalité un jeune homme. Quoi que la perruque et le maquillage étaient assez fausseurs. Lorsque Nishikido repensait à toutes les situations qu'ils avaient traversées...lorsqu'il s'était retrouvé sur Yuya par terre...dans son placard. Sans même s'en rendre compte, ses joues rosirent d'elles-mêmes. A présent il était temps que les situations soient inversées...Mais pour l'instant il se contenta de rester là, à contempler dans toute sa splendeur Tegoshi qui continuait toujours de feinter un sommeil profond. Il perdit vite le sens des réalitées, prenant une minute pour une fraction de seconde. C'est ce qui arrive devant un paysage aussi parfait. Mais Yuya, lui, ne semblait pas vouloir patienter trop longtemps. Ni vu ni connu, il essaya d'ouvrir une seule paupière, histoire de voir si son tortionnaire était partit, vu qu'il n'entendait plus aucun bruit. Pas la peine de décrir sa surprise lorsqu'avec un oeil ouvert, il se retrouva avec un Ryo Nishikido plus que souriant dans son champs de vision. Le refermant aussitôt, il fut cependant trop lent pour que Ryo ne le remarque pas. Son sourire s'élargit encore plus et il se pencha en avant, croisant ses mains. Son sourire plus que jamais d'un sadisme iné. Même si son regard démontrait une certaine tendresse.
- Tu joues à quoi là ?
Yuya fit style de n'avoir pas entendu le moindre mot et continua son manège. S'il comptait que Ryo parte rien qu'en faisant ça, il allait être deçu...Aillant soudain une idée, Nishikido se leva et alla s'assoir, cette fois aux côtés de Tegoshi. Ce dernier, jouant toujours le jeu, se raidit malgré tout. Ryo pouffa dans son coin avant de se tourner vers lui. Ses yeux ne quittaient plus Yuya et ne comptaient pas le faire. S'appuyant sur ses genoux, il s'avança et alla presque coller ses lèvres contre les oreilles du jeune homme. Soufflant avec son souffle chaud, il murmura d'une voix plus que sensuelle.
- Yuya !
Il ne sut pas exactement à quoi réagit son voisin. Le fait d'entendre quelqu'un l'appeler par son prénom alors qu'ils n'étaient pas amis depuis longtemps ou le fait de sentir qu'il était extrêmement près, beaucoup trop près ! D'ailleurs on n'aurait presque dit que Ryo était avachi sur le côté gauche de Yuya. En tout cas, que ce soit pour l'une ou l'autre, Tegoshi réagit au quart de tour. Il se leva en catastrophe avec un juron plus que sonore qui déclencha un fou rire chez Nishikido. Soudain, Yuya se retourna, le visage rouge de honte et de colère. Sa main se leva avec une détermination certaine. Mais elle n'avait même pas atteint le visage de Ryo que ce dernier l'attrapait au poignet avec une force inouïe. Tegoshi parut être sur le point d'exploser. Pourtant le regard de Nishikido ne changea pas d'un pouce. Il resta sadique avec une énorme tendresse qu'il dissimulait parfaitement bien. Plusieurs fois, Yuya essaya de dégager son poignet mais à chaque fois, Ryo le gardait fermment encerclé, ce regard brûlant braqué sur Tegoshi. Ce dernier ouvrit enfin la bouche, plus qu'énervé.
- Lâches moi !
- Et pourquoi ça ?
- Oh ! tu m'a l'air de très bonne humeur aujourd'hui !
- Exactement ! Et tu sais ce que ça veut dire ?
- Que je ne dois pas te voir !
Arrivant enfin à dégager son poignet, Yuya tourna les talons. Mais déjà, Ryo s'était relevé et l'avait encerclé avec ses bras au niveau des épaules, le serrant de toutes ses forces contre lui. D'abord plus que surprit, Tegoshi vira aussitôt au rouge pivoine avant de se débattre dans tous les sens. Soudain, un morceau de papier atterit devant ses yeux, tenu par les deux mains de Nishikido. Fronçant les sourcils, Yuya hésita d'abord à le lire. Mais Ryo parla aussitôt.
- Lis !
Peu enclin à obéir à l'ordre de ce baka, Tegoshi essaya bien de regarder ailleurs. Mais Nishikido mettait toujours le papier devant ces yeux, l'empêchant de voir quoi que ce soit d'autre. Ils se battirent en silence pendant plusieurs minutes avant que finalement, Yuya ne céde, exaspéré. Un immense sourire s'afficha sur le visage de Ryo qui en profita pour lui aussi lire le mot laissé par le père de Tegoshi.
"Obéis à ce Nishikido et sans faire d'histoire. Peu importe l'endroit où il t'emmène et peu importe ce qu'il fait tu te laisses faire, c'est un ordre. Et tu sais ce qui se passe lorsque que tu me désobéis..."
Ryo eu envie de vomir en lisant ce que cette ordure avait écrit. Comment pouvait-on ordonner à son fils de se laisser toucher sans rien dire. Il attendit une réaction vive de Yuya qui pourtant ne vint pas. Ce dernier semblait s'être résigné, obéissant sans réserve à des ordres qu'il ne comprenait pas ou qu'il refusait peut-être de comprendre. Pendant une seconde, Nishikido fut tenté de le secouer et de lui hurler de se rebeller. Mais il n'en fit rien. Il se contenta d'enlever ses bras des épaules de Yuya, à son grand regret, et alla se mettre en face du jeune homme. Tegoshi semblait garder la tête baissée.
- Tu sais que tu pourrais très bien ne pas faire ce qu'il t'ordonnes. Après tout, il n'est pas dans les parages.
- Tu ne le connais pas, il a des yeux et des oreilles partout. Mais laisses moi te demander quelque chose !
Yua releva lentement la tête, plongeant un regard d'une intensité incroyable dans celui de Ryo qui se sentit faiblir.
- Qu'est-ce que tu lui a encore demandé ? Il ne voulait absolument pas que je te revois et aujourd'hui il me demande de t'obéir...
Les yeux de Tegoshi avaient beau être d'une redoutable efficacité, Nishikido réussit de justesse à garder son sang froid. Il se permit même un sourire quelque peu dragueur.
- Disons que j'ai quelques petits secrets à mon arc ! On n'a tous nos secrets ne ?!
Yuya ne parut pas voir la lueur interrogative mais en même temps affirmative dans les yeux de Ryo, ni cette flamme qui semblait lui être destinée.
- Alors qu'est-ce que tu veux faire ? Puisque je dois apparemment te suivre...
Nishikido sourit devant l'absence total d'enthousiasme dans la voix de son voisin. Il sortit un foulard de sa poche et le tendit à Yuya qui fronça les sourcils.
- Mets ça devant tes yeux !
- Hé ?!
Tegoshi semblait soudain plus terrorisé qu'autre chose et Ryo s'avança vers lui.
- Fais-moi confiance !
Sur le coup, Yuya manqua d'éclater de rire.
- Te faire confiance ? A toi ?!
- Pourquoi pas ?! Tu fais bien confiance à un père qui te bats !
Aussitôt les traits de Tegoshi se crispèrent et il serra les poings.
- Tais-toi !
- Quoi ? Tu as peur que tout le monde le sâche ? Ben mets ce foulard et je me tairais.
Yuya sembla hésiter une dernière fois. Mais il n'avait pas vraiment le choix. Lançant des éclairs noirs à Ryo, il se banda les yeux avec le foulard noir donné par Nishikido. Aussitôt il ne discerna plus aucune chose autour de lui et sentit la panique l'envahir. C'était exactement comme lorsqu'il était dans le placard...Sentant son coeur commençait à s'affoler il refusa le plus longtemps possible d'appeler à l'aide son voisin. Mais il perdit vite pieds et sa voix s'éleva ainsi qu'une de ses mains, toute faible et rauque. En l'entendant, Tegoshi se maudit de laisser à ce point paraitre qu'il avait peur du noir.
- Tête de fesse ?!
Cependant, Nishikido ne fit aucun commentaire. Il ne pouvait pas voir qu'il ne le quittait plus des yeux, semblant observer chaque réaction qu'il avait pour avoir une réponse à ces questions. ll ne pouvait pas voir que son regard était plus que brûlant alors que Yuya entrouvrait ses lèvres, sentant le monde se dérober sous ses pieds. Mais il le sentit s'approcher de lui et enlacer ses doigts avec les siens. Sous le choc d'un tel contact, Tegoshi manqua de reculer. Mais il ne voyait plus rien et se laissa donc faire, après s'être pincer les lèvres. Il sentit de tout son corps celui de Ryo se rapprocher du sien. Et soudain le souffle chaud de son voisin lui chatouilla les oreilles.
- Je t'avais bien dis que tu aurais un jour besoin de moi vieille sorcière !
Yuya saisit une pointe d'amusement dans la voix de Nishikido. Ses mâchoires se serrèrent alors que son coeur semblait sur le point d'exploser. Il ne voulait surtout pas ressentir ça...pas pour quelqu'un...pas comme ça. Soudain, ses pieds parurent quitter le sol et Tegoshi comprit qu'à prèsent, il était dans les bras de Ryo. Un sous ses genoux et l'autre sous ses épaules. Il voulut résister à l'envie de s'accrocher mais avec cette noirceur qui l'entourait...instinctivement ses bras se refermèrent autour du cou de Nishikido alors que sa tête se nichait dans le cou de ce dernier. Ryo fut très loin de s'en plaindre, alors que son regard brûlant d'intensité était toujours braqué sur le visage de Yuya. Normalement, Tegoshi n'aurait pas dut le sentir. Pourtant sans comprendre pourquoi, son corps entier se mit à frémir. Il essaya de se resaisir et de ne pas se laisser envahir par le désespoir. La voix de Ryo s'éleva tout près de ses oreilles.
- Ca va aller !
Essayant de toutes ses forces de le croire, Yuya respira un grand coup, faisant sourire Nishikido. Ce dernier marcha alors d'un pas vif vers la porte d'entrée. Il était presque arrivé lorsqu'une main se posa sur son épaule. Une main puissante et déterminée et avant même de se retourner, Ryo savait à qui elle appartenait. Il ne fut donc pas le moins du monde surprit de se retrouver face à Yamapi. Ce dernier regarda Yuya d'un air nerveux avant de poser un regard énervé sur son ami.
- A quoi tu t'amuses ?!
- A rien du tout ! Je fais juste ce que j'ai à faire !
- Tu te fou de moi ?! On n'avait passé un accord tu te rappel ?!
Ryo comprit qu'il parlait du fait qu'ils avaient convenus que les filles seraient pour Yamapi et les garçons pour Nishikido. Ce dernier se permit un sourire las, refusant de baisser les yeux devant son ami. Cependant, il sentit le corps de Yuya commencer à trembler dans ses bras. Il ne supporterait sûremment pas encore très longtemps d'être dans cet état là. Ryo n'avait donc pas le temps.
- Tu ne sais rien du tout ! Les choses ont changées ! Tu devrais te mettre à la page.
- Alors expliques-moi !
- Je n'ai pas le temps !
- Je t'inderdis de l'emmener ! Et enlève lui ce foulard !
Nishikido serra les dents. Yamashita commençait vraiment à agir n'importe comment, même si lui-même faisait n'importe quoi. Lorsque son ami fit un pas vers lui, Ryo recula machinalement, un regard plus que menaçant sur le visage. Etrangement, Yuya ressera son étreinte autour du cou de Nishikido. Il surprit d'ailleurs tout le monde. Y comprit Ryo lui-même mais surtout Yamashita qui fronça les sourcils. Et pour cause, en agissant de la sorte c'était comme si Tegoshi avait fait un choix entre les deux hommes. Et il avait apparemment choisit celui qui l'emmerdait le plus ! Evitant le plus possible de regarder le garçon qu'il tenait dans ses bras et qui s'accrochait fermement à lui à prèsent, Nishikido fit face à Tomohisa. Il était plus déterminé que n'importe qui.
- SI ça peut te rassurer, je tiens vraiment à lu...à elle. Je ne veux pas lui faire de mal.
Et sans dire un mot de plus, Ryo franchit la porte d'entrée, se retrouvant à l'air libre. Yuya n'osait plus émettre un seul son, ni faire un seul mouvement. Il paraissait plus que gêné de ce qu'il venait d'entendre, et sentir le vent contre son visage l'avait complètement tétanisé. Se permettant de le serrer un peu plus contre lui, Nishikido prit donc la direction de l'hôtel situé juste à côté du club d'hôtes. Pendant tout le chemin, Tegoshi ne bougea toujours pas. Plus le temps passait, et plus il n'arrivait pas à se calmer. Tout lui faisait peur, le moindre petit bruit, le moindre petit mouvement brusque de Ryo...Lorsqu'ils arrivèrent enfin dans l'hôtel, Nishikido lâcha les genoux de Yuya, le mettant debout sur le sol. Il allait lui lâcher également le dos mais ce dernier le retint avec ses bras. Ryo le sentit l'encercler avec ses bras au niveau de la tête et ses yeux s'agrandirent de surprise. Mais son regard devint très vite brûlant alors qu'il entendait soudain la respiration saccadée de Tegoshi à quelques millimètres de la sienne. C'est à ce moment là qu'il remarqua que Yuya semblait trembler plus que jamais alors que sa bouche était entrouverte. Soudain la voix très faible de Tegoshi s'éleva, alors que son front était posé contre le menton de Ryo.
- S'il te plait...enlève ce foulard...
- Pourquoi ne le fais-tu pas toi-même ?
- Tu ne me l'a pas demandé...
- Tu es terrorisé...et tu ne supporte pas cette sensation. Pourtant tu te laisses quand même faire, pourquoi ?
- Tu me l'a demandé !
- Et ton père t'as dit de m'obéir...
- Oui.
- Et si je te demandais de sauter sous un train ?!
Yuya ne répondit pas mais Nishikido fut pendant une seconde persuadé qu'il aurait été capable de le faire.
- Tu te rends compte qu'il te détruits ?!
- C'est mon père ! Il m'aime ! Je sais que tu crois le contraire mais...il a beaucoup souffert. C'est sa seule façon de vivre.
- Et toi ? Tu ne vis pas...tu ne fais que survivre.
- C'est mieux que rien ! Et je sais qu'il ne m'abandonnera jamais.
- Comme ta mère ?
Tegoshi ne répondit encore pas. Lorsque sa voix s'éleva de nouveau, elle parassait encore plus faible. Comme s'il arrivait à son point de non retour.
- Sil te plait...
Ryo comprit qu'il devait avoir les larmes aux yeux.
- Encore un petit moment, juste quelques minutes.
Ils prirent un ascenseur et Tegoshi ne quitta pas la taille de Nishikido. Mais ce dernier fut loin de s'en plaindre. Soudain, Yuya parla.
- Tu sais que t'es vraiment une ordure, tête de fesse ?!
Il arracha un sourire à Ryo. Apparemment la sensation de s'élever fut très désagréable pour Tegoshi. Plusieurs fois, ses bras serrèrent de toutes ses forces la taille de Nishikido. Et plusieurs fois, ce dernier passa son bras autour des épaules de Yuya, posant ses lèvres sur une des épaules du jeune homme. Lorsque les portes s'ouvrirent enfin, Ryo entraina Tegoshi vers une des chambres que lui avait donné l'acceuil. Une fois qu'ils eurent franchis la porte, Nishikido put enfin donné la permission qu'attendait tant Yuya.
- Tu peux l'enlever !
Ne se faisant pas prier, Tegoshi arracha presque le foulard qui lui bandait les yeux. Une fois que cela fut fait, Ryo remarqua que des larmes semblaient avoir coulées et que son front était perlué de sueur. D'une voix nonchalente, il lança :
- Tu as dut passer beaucoup de temps dans un placard, ces dernières années.
Yuya parut complètement exploser.
- Attends ! Tu m'as mis ce truc juste pour savoir ça ?!
Ryo paraissait totalement détaché, cependant ses yeux semblaient brûlants. Tegoshi s'approcha de lui, prêt à le frapper.
- Mais qu'est-ce que tu cherches à la fin ?! POUQUOI TU FAIS CA ?!
- Tu ne m'aurais pas répondu si je te l'avais simplement demandé...
- C'était pas une raison pour me faire vivre ça !
Yuya semblait blessé que Nishikido soit allait jusque là mais Ryo se contenta de le fixer d'un oeil insondable. Ce fut à cet instant que Tegoshi parut reconnaitre l'endroit où ils étaient. Faisant vite fait le tour des lieux avec ses yeux, il posa un regard surprit et perdu sur Nishikido.
- Quest-ce qu'on fait ici ?!
- J'ai passé un dernier accord avec ton père...
Ryo fit un pas vers Yuya qui le fixa sans comprendre.
- Et en quoi il consiste celui-là ?
Nishikido arriva à la hauteur de Tegoshi et lui souffla à l'oreille.
- Tu passes la nuit avec moi et en échange je ne reviens plus jamais au bar...
Les paupières de Yuya clignèrent plusieurs fois sous l'oeil attentif de Ryo. Ils se fixèrent un bon moment avant que Tegoshi n'ouvre de nouveau la bouche, l'air hagard.
- Fais pas ça !
- Tu n'es pas obligé de te laisser faire !
Une première larme coula sur la joue de Yuya. Le ton de Nishikido devint amère.
- Je croyais que tu n'abandonnais jamais...mais dès qu'il s'agit de ton père tu te laisse faire même si ça peut te tuer de l'intérieur. Il est grand temps que quelqu'un te sorte de là ! De grès...ou de force !
Joignant les gestes à la parole, il poussa violemment Yuya par les épaules, le faisant tomber sur le lit derrière lui. Ce dernier essaya aussitôt de se relever, mais Ryo était déjà à califourchon sur lui, sa main commençant à caresser son nombril. Son regard était noir, si noir que le jeune homme ne voyait plus aucune lueur d'espoir. Une deuxième larme coula. Devait-il réellement se laisser faire ? Son père le lui avait ordonné...mais...Soudain son secret lui revint subitement en mémoire. Ryo ne devait pas savoir, surtout pas. S'agitant furieusement d'un seul coup, il frappa Nishikido entre les deux jambes. Profitant de la faiblesse occasionnée sur Ryo, il le poussa sur le côté avant de se relever. Courant jusqu'à la porte, il n'arriva cependant pas à l'ouvrir. Se retournant vers Nishikido, il vit que ce dernier brandissait le pass qui servait à déverouiller la porte. Un sourire cruel accompagnait son visage et Yuya ne le reconnu pas. Que cherchait-il à faire ? Cherchait-il réellement à vouloir passer la nuit avec lui ? Ou avait-il encore un de ces fameux tests à lui faire passer ? La voix de Nishikido le sortit de ces pensées.
- On dirait que lorsque tu veux protéger ton secret, tu acceptes enfin de te défendre...c'est un bon point pour toi !
Fronçant les sourcils, Yuya l'observa se relever du lit et s'avancer lentement vers lui. Regardant avec affolement autour de lui, il comprit que sa seule chance était la salle de bain qui devait sûremment avoir un verrou. Cependant, pour l'atteindre, il devait passer à côté de Ryo...Il ne pouvait pas se laisser faire, juste pour son secret. Serrant les dents, il se mit à courir le plus vite qu'il put. Lorsque Nishikido s'avança vers lui, il fit un large pas sur le côté. Mais ce dernier s'y attendait et avant que Tegoshi n'ait comprit ce qu'il lui arrivait, Ryo l'avait attrapé par la taille. Soudain les mains du jeune homme agrippèrent les cheveux de Yuya avant de le balancer au sol. La pression fut trop forte et sa perruque resta dans les mains de Nishikido. Tegoshi se retrouva alors avec sa coiffure normal, ses cheveux bruns coupés en fines méches lui léchant le début des joues et le front ainsi que la base du cou. Quelque peu ébourrifé, il lança un regard terrorisé à Ryo qui affichait un grand sourire.
- Eh oui...je suis au courant de tout !
Incapable de sortir un mot, Yuya fixa Nishikido s'avancer vers lui et se laisser tomber à ses côtés. Il ne commença à se débattre que lorsque Ryo essaya de se coucher sur lui mais il était bien trop fort et bien trop grand. Tegoshi se retrouva donc sur le dos avec une fois de plus Nishikido à califourchon sur lui. Ryo prit alors une de ses manches et la plaqua violemment sur le visage de Yuya. Bizarrement il s'en servit comme d'un torchon et Tegoshi comprit qu'il était en train de lui enlever tout son maquillage. Il se mit à hurler mais Ryo continua. Lorsqu'il n'y eu plus une seule trace de pourdre sur son visage, Nishikido l'attrapa par les cheveux et le força à lever la tête, n'écartant leurs visages que de quelques millimètres. A prèsent la peau réelle de Yuya était révèlée. Ainsi que ces quatres grains de beauté dont trois semblaient former une ligne juste à côté du haut de sa lèvre droite (pour Ryo). Une lueur insondable apparut alors dans ses yeux mais ils étaient si noirs, si intense...que Yuya ne put s'empêcher de rougir malgré la situation. La voix de Ryo qui s'éleva alors fut des plus rauques.
- Tu es absolument magnifique !
Les paupières de Tegoshi clignèrent avec une lenteur horrible, prouvant l'arrêt total de son cerveau. Sans même s'en rendre compte, son coeur qui battait jusqu'ici la chamade s'était arrêté de battre. Puis sans s'y attendre, Nishikido posa ses lèvres sur la fameuse ligne de grains de beauté de Yuya. Avec une lenteur et une tendresse infinie, réussissant à donner des frissons à Tegoshi qui commença à se débattre. Mais ce ne fut rien comparé à l'état de son coeur lorsqu'il sentit les lèvres de Ryo se poser sur chaque grain de beauté, faisant toucher le bout de sa langue à chaque fois. L'espace d'une seconde, il fut absolument incapable de bouger. Une sensation étrange l'avait envahie au fond de l'estomac tout comme dans son pantalon...ses yeux se fermèrent presque tout seul alors que ses lèvres s'entrouveraient. Il retint de toutes ses forces un gémissement de plaisir, ce n'était vraiment pas le moment ! Soudain, ces yeux s'agrandirent de surprise en sentant les lèvres de Ryo remonter...vers les siennes. Il essaya instinctivement de reculer alors que Nishikido faisait un petit sourire. Mais il eu beau le frapper au torse avec ses mains, la bouche du jeune homme entra malgré tout en contact avec la sienne. Ses yeux se baissèrent et plongèrent malgré eux dans ceux de Ryo qui les avaient relevés vers lui. Un regard si brûlant, si intense. Personne ne l'avait jamais regardé avec un tel désir, une telle tendresse. Rougissant jusqu'aux oreilles, il essaya de se sortir de l'emprise aussi bien psychologique que physique de Nishikido. Mais il n'y avait rien n'a faire. Ryo passa très vite à la vitesse supérieur en forçant doucement le passage des lèvres de Yuya qui inconsciemment se laissa faire. Il eut beau se répéter que c'était parce qu'il était obligé, le fait était qu'il en n'avait envie. Lorsque la langue de Nishikido entra en contact avec la sienne, il parut cependant se réveiller quelque peu, tournant ragueusement la tête dans tous les côtés. Ryo s'appuya alors contre lui, l'écrasant sur le sol, et attrapa ses joues avec ses mains. Carressant sa ligne de grains de beauté avec l'une, il faufila l'autre dans les cheveux de Yuya qui se sentit une fois de plus au bord d'un grand précipisse. Il commençait à avoir chaud, très chaud...Une chaleur qui l'étouffait mais qui semblait ravir Ryo. Pourtant il essayait toujours de se dégager, mais Nishikido n'arrêtait pas de lâcher puis de reprendre possession de sa bouche. Comme s'il cherchait à durer le plus longtemps tout en laissant Yuya respirer par moment. A présent, ses joues étaient écarlates et la forme de son pantalon prenait de plus en plus d'ampleur. Ryo continuait de l'embrasser, toujours plus férocement, toujours plus passionnément. Le faisant entrer en transe alors que ses mains frappaient toujours son torse mais avec beaucoup moins de conviction. Pourtant il aurait dut ! Car à prèsent, Nishikido semblait ne plus être en mesure de laisser Yuya respirer et ne quittait plus du tout sa bouche. Très vite, l'air commença à lui manquer. Et ses bras refrappèrent de plus belles. Soudain, sans prévenir, Ryo se redressa...quittant les lèvres de Tegoshi qui sentit une pointe de regret lui traverser le coeur. Mais il était toujours assit à califourchon sur lui, son bassin juste en dessous du nombril de Yuya. Le regard de Nishikido était brûlant comme de la braise, comme s'il était sur le point d'exploser. Et Tegoshi comprit tout de suite pourquoi en voyant le pantalon du jeune homme ! Rougissant encore plus, il essaya de regarder ailleurs mais les yeux de Ryo l'ennivraient et l'hypnotisaient. Leurs lèvres étaient rosies à cause de la pression qu'avait engendrée la passion de Nishikido et ce dernier fit un léger sourire. Ni sadique, ni moqueur, ni cruel. Juste vrai et beau. Yuya aurait presque put se laisser aller si les mains de Ryo n'avaient pas dérivées sur sa veste noir et l'avaient déchirée d'un coup sec, avant de la balancer à plusieurs mètres. Tegoshi se retrouva avec seulement sa chemise blanche pour cacher son torse et il fit de grands yeux.
- Attends, attends qu'est-ce que tu...
Mais déjà Nishikido s'était attaqué au dernier morceau de tissu et soudain la pauvre chemise se retrouva déchirée en deux, révèlant le torse bien masculin de Yuya au jeune homme. Son regard sembla brûler un instant avant qu'un immense sourire naisse sur son visage, provoquant des sursauts de chaleur chez son cadet. Lorsqu'il se pencha pour semble t-il toucher la peau de Tegoshi, ce dernier essaya de l'arrêter. Nishikido attrapa alors ses deux poignets avec ses mains et les posa de chaque côté du visage de Yuya qui commença à agiter les jambes à défaut des bras. Il commença aussi à se plaindre.
- Fais pas ça !! Pervers ! Tête de fesse arrête tout de suite ! PERVERS !!
Mais les lèvres de Ryo rentrant en contact avec la peau de son torse lui coupèrent toute envie de se débattre. Pourtant il le devait ! Mais son coeur et son corps ne lui répondaient plus. Il le comprit à la minute même où un gémissement de plaisir s'échappa de ses lèvres pourtant sérrées. Mais les lèvres de Nishikido étaient si brûlantes, si expertes...qu'elles trouvaient tout de suite les points faibles du jeune homme et semblaient vouloir l'avaler tout entier. Comme seule réponse à sa respiration plus que saccadée et rauque, il sentit les lèvres de Ryo s'étirer en un sourire et le maudit de tout son coeur ! Mais ce ne fut rien comparé à la honte qu'il ressentit lorsque son ainé posa sans gêne apparente sa main sur la partie intime de Yuya. Evidemment, il comprit tout de suite dans quel état était Tegoshi. Il se redressa, plongeant un regard de braise dans celui mort de honte de son cadet. Un immense sourire apparut, sadique cette fois.
- Tu aurais dut me le dire plus tôt, j'étais censé arrêter au moment même où ça commençait à chauffer !
Incapable d'émettre le moindre mot, Yuya se contenta d'écarquiller les yeux avec stupeur. Non ! Cet homme ! Une énorme rage l'envahit alors qu'il commençait à tapper sur le corps de Ryo avec ses mains. Mais ce dernier se contenta d'éclater de rire avant de finalement le prendre sans prévenir dans ses bras. Encore une fois, Tegoshi stoppa tout mouvement. Ca commençait à devenir une mauvaise habitude ! La voix de Nishikido s'éleva tout près de son oreille.
- Tu savais que je n'aimais que les garçons et pourtant tu m'a fais tourner en bourique pendant un bout de temps alors à moi maintenant de te faire la même chose ! Rendez-vous demain matin à neuf heures au bout de ta rue. On verra si tu es capable de te battre contre l'interdiction de sortir sans autorisation de ton père juste pour me voir. Et viens habillé normalement...en garçon !
- Pourquoi j'aurais envie de te voir d'abord, tête de fesse ?!
S'exclama Yuya, scandalisé. Mais le sourire de Ryo s'étira.
- A toi de me le dire ! Sâches juste que tu devras faire semblant d'avoir été violé devant ton père ! Un marché est un marché !
- Pourquoi tu lui a dis ça ?! C'est super malsain ton truc !
- Ton père ne voulait plus me voir, je lui ai dis ce qu'il voulait entendre...
- T'étais pas non plus obligé de lui dire que t'allais me sauter dessus ! Pervers !
- Ca n'a pas l'air de t'avoir deçu pourtant !
Et sans prévenir il commença à glisser sa main vers le pantalon de Yuya. Aussitôt ce dernier lui rattrapa le poignet alors que l'autre bras de Ryo resserait son étreinte autour de sa taille.
- Tu peux pas me lâcher ?!
- En as-tu vraiment envie ?!
- Joues pas à ça !
- Pourquoi ?!
Soudain, les lèvres de Nishikido se posèrent sur celles de Tegoshi. Ce dernier essaya de reculer mais Ryo avait déjà prit posséssion de sa bouche, provoquant à nouveau un sentiment de chaleur chez Yuya. Nishikido s'amusa à jouer pendant plusieurs minutes avec la langue et le coeur de son cadet avant de finalement le laisser respirer. Ce dernier se retrouva avec les lèvres de nouveau toutes roses et les yeux écarquillés. Ryo lui fit son plus beau sourire charmeur.
- A toi de voir si tu veux me revoir !
Et subitement il lâcha la pression qu'il excersait sur le corps de Yuya et se releva avant de partir sans un regard en arrière. Laissant un Tegoshi avec une chemise déchirée et dans un état...tout chamboulé ! Ce dernier ne mit pas longtemps à laisser déborder sa rage et se mit à hurler.
- TETE DE FESSE T'ES QU'UN PERVERS !
Dans le couloir, Ryo se contenta de garder son plus beau sourire alors qu'il laissait trainer le bout de ses doigts effleurer le mur.
A suivre.
