PDV Max

J'avais oublié comme c'était bon d'être avec elle, de la voir sourire, d'entendre les intonations de sa voix, de croiser cette lueur dans ses yeux. L'envie furieuse de la prendre de nouveau dans mes bras, de sentir le parfum de ses cheveux, de goûter ses lèvres. C'est sous forme de supplique que son nom sort de ma gorge.

Max : Liz ...

Elle me dévisage, et je ne parviens à masquer le désir que je ressens pour elle, toujours intact et inassouvi. Elle s'approche tellement près de moi que je peux sentir son souffle chaud lorsqu'elle murmure enfin les mots que je désire entendre depuis que j'ai franchi la porte.

Liz : Embrasse moi.

Tel un affamé, je me précipite sur elle, mes lèvres s'écrasent sur les siennes, mon besoin d'elle est si fort que je ne veux plus que cette étreinte s'arrête. Mais, mon souffle me trahit, ma bouche quitte la sienne pour reprendre un air devenu trop rare. Je l'entend alors alors me susurrer à l'oreille « Viens » tandis que sa main saisit la mienne et qu'elle m'entraîne vers l'étage.

PDV Liz

Je l'emmène jusqu'à ma chambre, en manque de lui et de sa peau. A peine la porte refermée, mes mains se précipitent sous son tee shirt, explorant son torse, redécouvrant son dos. J'entends ses grognements de plaisir qui s'échappent de sa gorge, et n'y tenant plus commence à le déshabiller dans des gestes rageurs. Je veux revoir son torse, promener mes paumes sur les pectoraux, percevoir ce frisson au contact de mes doigts.

Je perçois le craquement des boutons de ma chemise qui viennent de voler aux quatre vents. Elle rejoint sur le sol son tee shirt abandonné. Nos deux souffles courts se cherchent et se retrouvent lorsque nos lèvres se scellent à nouveau. Déjà, des vagues de plaisir envahissent mon corps, personne au monde à part lui ne sait me faire cet effet.

Lorsque nous sommes nus, je me délecte de l'image de son corps qui a si souvent remplacé celle des hommes que j'ai connu après lui. Lui aussi me dévore des yeux, comme s'il cherchait à graver ce moment. Il s'approche doucement de moi, me murmurant des mots tendres et m'allonge sur le lit. Ses mains se promènent de manière impérieuse sur ma peau et quand enfin, il se glisse en moi, c'est comme si l'univers s'insinuait dans mon corps.

PDV Michael

En famille ... J'ai toujours rêvé de connaître ce type d'expérience. Nous sommes tous assis dans le salon, Maria tout contre moi, mes deux enfants en face. Ils sont exactement comme j'ai toujours imaginé ma descendance, beaux, forts et intelligents. Je viens de leur raconter la vie que j'ai eu sur Antar, et j'ai vu se succéder dans leurs yeux une panoplie de sentiments : peur, étonnement, fierté ... Finalement, c'est Michelle qui s'est interrogé la première sur les marques sur mon visage.

Michelle : D'où vient ta cicatrice ?

Michael : C'est lors de mon affrontement avec Nicholas, le bras droit de Khivar.

Michelle : Tu l'as tué ?

Michael : Oui, comme ce dernier m'avait tué dans ma vie antérieure.

Michelle : Pourquoi ne pas l'avoir effacer ?

Michael : Cela me rappelait pourquoi j'avais fait le choix de partir de Roswell.

Michelle : Te battre ?

Michael : Non, libérer ma planète et rendre Antar à son héritier légitime.

Elle hoche la tête et me sourit, et je suis persuadé qu'elle a compris.

Maria : Il est tard ... que direz vous d'aller dormir ?

James : Ce n'est pas une mauvaise idée ... on se revoit demain ?

J'observe mon fils. Même s'il ne l'avoue pas, il a envie de passer plus de temps avec moi, et ce désir transpire par tous les pores de sa peau.

Michael : Maintenant que je suis là ...

Mes enfants, j'adore penser cela, mes enfants se lèvent, embrassent leur mère puis ils se tournent vers moi. Instinctivement, mes bras s'ouvrent et les enserrent tous les deux. Puis, ils se dirigent vers les chambres.

Michael : J'ai pas envie de rentrer ... est ce que je peux dormir ici ?

En disant cela, je lui désigne le canapé.

Maria : Ne sois pas bête, voyons. On peut tout à fait dormir ensemble. Nous ne sommes plus des adolescents. Viens.

Elle saisit ma main et m'entraîne jusqu'à sa chambre. Elle se dirige vers sa salle de bain et j'entends l'eau coulé. Je retire mes vêtements, gardant uniquement mon boxer et me glisse dans les draps qui dégagent un doux parfum de lavande.

PDV Maria

Tout en profitant de l'agréable sensation de la douche, je me remémore les événements qui ont émaillé cette soirée. Alors que je n'avais plus d'espoir, l'amour de ma vie est apparu comme par enchantement sur le pas de ma porte. Il m'a pris dans ses bras, m'a embrassé, m'a fait comprendre qu'il avait toujours pour moi de tendres sentiments. Mes enfants ont débarqué et ont enfin rencontré leur père. Une journée en dehors du temps, de celles que l'on rêve sans qu'elles n'arrivent jamais. Et là, maintenant, mon SpaceBoy est dans ma chambre, sans doute déjà installé dans mon lit.

Je me décide enfin à quitter le doux contact du jet d'eau, m'essuie énergiquement, brosse doucement mes cheveux, enfile mon tee shirt pour dormir. Je vais sortir quand, instinctivement, je reviens sur mes pas, saisit le flacon de ce parfum que j'adore, « épicé et sucré » me dis je en moi même, et en dépose une goutte à la base de mon cou, goutte qui glisse jusqu'à la naissance de mes seins. Ainsi prête, je pénètre dans la chambre.

Il est allongé, les yeux clos mais je sais bien qu'il ne s'est pas encore endormi. Il m'attend. Je contourne le lit, me glisse à mon tour dans les draps.

Michael : J'adore ton odeur ... tu l'as fait exprès, n'est ce pas ?

Maria : A ton avis ?

J'entends son rire, un rire franc et sans retenu.

Michael : Je voulais savoir ... nos enfants, ils sont entièrement humains ?

Maria : Non. Ils ont hérité de vos dons. C'est pour James que cela a été le plus difficile : lorsqu'il était jeune, à la moindre contrariété, les objets de la pièce avaient une fâcheuse tendance à exploser. Je n'osais le confier à personne, si ce n'est à Liz. A force de patience, il est arrivé à se contrôler.

Michael : Ah ... et Michelle ?

Maria : Elle adore visiter les rêves des autres, surtout quand elle n'y est pas invitée.

Je le sens repartir dans ses pensées, loin vers Antar et Isabel.

Maria : Comment va t'elle ?

Michael : Qui ?

Maria : Isabel. C'est bien à elle que tu pensais ...

Michael : Elle va bien.

Je ne demande rien de plus, mais une question me brûle les lèvres. Est ce qu'Isabel et lui ...

Michael : Il n'y a rien entre elle et moi, tu sais.

Je me retourne vers lui : Il est toujours le même, instinctif et terriblement séduisant. Ses lèvres m'attirent tel un aimant et j'y dépose un baiser plein de tendresse. Puis je dépose ma tête sur sa poitrine. Le contact de sa peau me rassure et m'apaise. Je finis par m'endormir tout contre lui, bercé par son souffle devenu régulier dans le sommeil.