PDV Liz

L'atmosphère dans la salle est à la bonne humeur : Michael et Kyle sont dans un coin en train de discuter depuis quelques minutes, ponctuant chacune de leurs phrases d'éclats de voix et de rire. Les jeunes se sont eux aussi regroupés, heureux d'être ensemble, des regards tendres passent régulièrement entre James et Ally. Quand à Maria et moi, nous restons côte à côte, profitant du moment, nous regardant de temps en temps, mais surtout observant tout ce petit monde. Le bonheur transfigure mon amie, le retour de Michael a fait ressurgir cette joie de vie si naturelle chez elle et qui l'avait trop longtemps désertée. Quand à moi, je ne peux nier que la présence de Max avec moi est cette bouffée d'oxygène qui m'a tant manqué. Voilà justement ce dernier qui vient nous rejoindre, une lueur d'angoisse dans les yeux. Je ne peux que lui sourire.

Liz : Il n'y a aucune raison que tu t'inquiètes, voyons. Ton fils va rencontrer sa famille de coeur.

Max : Je ne sais pas Liz ... C'est tellement de changement en si peu de temps pour nous tous.

Liz : C'est juste la vie qui reprend son cours.

Max me dévisage, cherchant à comprendre le sens de ma phrase. Comment lui faire comprendre qu'en une nuit, il a transformé tout ce que j'attendais pour l'avenir et surtout que je ne veux plus être séparé de lui.

La porte tinte soudain et je vois passer par son encadrement le visage d'Anton. Il semble hésiter à entrer, la présence de tous paraît l'intimider. Max se précipite à ses devants, le prend par les épaules et le force à entrer.

Max : Bon, je vais faire les présentations dans les règles. Voici mon fils Zan, enfin Anton puisque c'est ainsi que vous le connaissez ici.

Tous les regards convergent maintenant vers eux, plein d'étonnement chez les uns, de tendresse chez les autres. Anton n'a toujours pas desserré les dents, son visage reste figé.

Max : Maintenant, je vais te présenter toute cette petite bande. Tout d'abord, voilà Michael : la plus grande tête de cochon que je n'ai jamais rencontré mais il m'a toujours soutenu. C'est mon meilleur ami, mon bras droit, comme un frère.

C'est un Michael rougissant qui s'approche d'Anton pour lui offrir une franche poignée de main, mais ce dernier semble toujours sans réaction.

Max : Ensuite, Maria que tu connais déjà sans doute. Quand nous vivions encore à Roswell, c'était une grande amie, plus ou moins intime avec certains d'entre nous.

Bien avant la fin du speach, Maria se précipite et offre deux baisers tonitruants à Anton.

Max : Et pour finir avec ces deux là, voici leurs deux enfants : James et Michelle.

James s'avance alors avec un large sourire sur les lèvres, saisit la main d'Anton et la serre fermement.

James : Tu vois, mon pote, on était vraiment destiné à bien s'entendre tout les deux.

Devant le regard interloqué de Max, Anton semble enfin vouloir dire quelque chose.

Anton : Papa, c'est lui le meilleur ami dont je te parlais.

Max : Ah ...

Mais avant qu'il ajoute quelque chose, Michelle se précipite dans les bras d'Anton et dépose sa bouche sur la sienne.

Max : Et je suppose que c'est elle ta petite amie ?

J'entends une sorte de grognement au fond de la salle et comprend vite qu'il s'agit de Michael. A peine père, le voilà hyper protecteur celui ci ...

PDV Michael

Bon, faire le point avant de devenir fou : mon fils est amoureux de la fille de Liz et ma fille du fils de Max. Sans compter que mon fils est le meilleur ami du fils de mon meilleur ami et ma fille la meilleure amie de la fille de la meilleure amie de ma chère moitié. Je me prépare une migraine carabinée là. Pourquoi faut il au final que les choses s'imbriquent aussi parfaitement, comme si le destin avait déjà distribué les cartes en avance. Je ne suis que d'une oreille discrète la fin des présentations de Max, trop préoccupé par ce que va être la suite de cette histoire. Comment vais je gérer le fait de retrouver la femme de ma vie, des enfants ? Une seule chose me vient à l'esprit pour l'instant, je ne veux pas les perdre.

Maria : Eh, SpaceBoy, ça va ?

Je plonge mes yeux dans cet océan vert qui m'a tant manqué.

Michael : Je t'aime tu sais. Plus jamais je ne te quitterai.

Elle me sourit, et je retrouve dans son regard tout cet amour et cette confiance, intacts.

Maria : Je le sais.

Je la prend dans mes bras, la serre très fort contre mon coeur de nouveau plein de cette tendresse.

Maria : Va parler à Max, vous avez des décisions à prendre tous les deux.

Je me sépare d'elle à regret et finit par me diriger vers Max.

Max : Alors, cela s'est bien passer finalement ?

Michael : Tu parles ... tu n'es pas effrayé par cette situation totalement tordue ?

Max : Je ne vois pas de quoi tu parles ...

Michael : Nous, les enfants, tout ce mélange de sentiments ...

Max : Tu veux me dire quoi exactement ?

Michael : Je n'ai plus aucune certitude, une seule chose aujourd'hui m'importe : découvrir cette vie qui s'est construite sans moi et dans laquelle se trouve ma place.

Max : Tu ne veux pas repartir, c'est ça ?

Michael : Tu ferais quoi, dans ma situation ?

Max : Je resterai.

Je souris, sachant qu'il ne m'en voudra pas si je reste à Roswell avec ma famille.

Max : Profitons de cette journée, Michael, elle est exceptionnelle, les décisions importantes viendront ensuite.

Michael : D'accord ... mais fais moi plaisir, surveille ton fils. Je le trouve un peu trop familier avec Michelle.

Max : Ne t'en fais pas, pour les frais de la noce, on fera moitié moitié !!!

Je le dévisage, horrifié, mais lorsqu'il éclate de rire, je le rejoins rapidement. Il n'y a pas à dire, le bonheur nous va bien.