N/A : Mary est une Cracmol, employée comme hôtesse, et recrutée par l'Ordre, pour veiller sur Harry pendant le vol
Harry prit à temps son vol, et grâce à Mary, il passa de la 2nde classe à la classe affaire au nez et à la barbe des Dursley. Dudley en resta bouche bée, comme Vernon, qui évita de faire un esclandre en public. Pétunia leur donna, après le décollage, un somnifère pour qu'ils ne voient pas le temps passer et aussi pour ne pas entendre les bougonnements de ses 2 hommes.
Au lieu d'un vol serré entre une grosse américaine et un prêtre, Harry se retrouva dans une partie de l'avion avec un grand espace devant les jambes, une petite télé individuelle et surtout un espace pour lui tout seul. Mary s'occupa de lui apporter une console vidéo, sur laquelle Harry passa le plus clair de son temps. Ça lui changeait les idées, que Ron et Hermione lui avaient remis en tête. Il allait faire comme Ron lui avait dit : tenter d'oublier un instant le passé, et profiter du moment présent. Il ne comptait pas se trouver une copine, il espérait juste ne plus avoir d'ennuis au moins momentanément.
Mary fut au petit soin pour lui, lui amenant les repas, des magasines. Les 4 hommes d'affaires regardaient bizarrement (envieusement) Harry, mais Mary, un sourire charmeur aux lèvres, sut leur faire oublier qu'un adolescent était là. De plus, Harry était très poli et silencieux, il se fit donc rapidement oublier.
Mary donna une potion à Harry, pour qu'il puisse dormir sans rêver. C'est Tonks qui lui avait donné, au cas où le jeune homme tenterait de faire une nuit blanche. Malgré son statut de Cracmol, elle n'en était pas innocente sur le monde de la magie, elle semblait même connaître les 2 mondes sur le bout des doigts. Il fut donc forcé de boire la substance, violacée et inodore (pour une fois). Harry l'avala, bon gré mal gré, et s'endormit rapidement.
Il fut réveillé, quelques heures plus tard, avant l'atterrissage, par Mary. Elle l'emmena se dégourdir les jambes dans la coursive.
-« Ça va Harry ? »
-« Oui…. J'ai peut-être trop dormi, mais sinon, ça va »
-« Tant mieux…. Nous allons atterrir à New York…. Il y a une attente d'1h avant ton vol pour Los Angeles…. Et je ne sais pas si, sur ce vol là, tu pourras être dans la classe affaire »
-« Ce n'est pas grave, j'aurais moins d'espace, mais il y aura moins de temps à le supporter »
-« Tu es un jeune homme charmant, Harry, ne laisses jamais personne te dire le contraire »
-« Ouais…. Plus facile à dire qu'à faire, quand vous attirez les ennuis »
-« Oui…. Mais je suis sûre que la chance finira par tourner…. Tu verras…. Tu fais tellement de bien autour de toi, que ça reviendra…. »
-« Merci »
-« Allez, va te rassoire…. »
-« Oui…. Merci ! »
La deuxième partie du voyage se passa plutôt bien, Harry était entouré par 2 jeunes femmes désirant devenir actrices, et elles avaient des tas de casting à courir. Elles donnèrent leur n° de téléphone à Harry, au cas où il voudrait s'amuser durant son séjour, ou cas où il aurait besoin d'un coup de main. Pétunia le regarda de travers lorsqu'elle le récupéra à la descente de l'avion.
-« Je croyais que tu ne voulais pas te faire remarquer ? »
-« Mais, si je ne leur avais pas répondu, je me serais encore plus fait remarquer…. Non ? »
-« C'est bon, pour cette fois…. Vient, les Knight nous ont envoyé une voiture…. »
En effet, à la sortie du contrôle, après avoir récupéré leurs bagages, Harry put voir un grand homme en livrée noire, portant un panneau « Famille Dursley ». Le domestique dépassait Vernon d'une bonne tête, il avait les cheveux d'un roux très clair, quasiment blonds par endroit, et sa peau diaphane semblait bronzée par l'abondance de ses taches de rousseurs. Son port était distingué et strict, et sa fine moustache vieillissait le visage qu'Harry trouva jeune pour sa fonction. Vernon se plaça devant lui, avec ses bagages.
-« Mr Dursley et sa famille ? » demanda le domestique avec un accent encore plus british que celui de Vernon.
-« C'est exact »
-« Je suis Henry…. Le majordome de Mr Knight…. Je vais m'occuper de vos bagages, si vous n'y voyez pas d'inconvénient ? » répondit-il en regardant un peu plus la malle d'Harry.
-« Bien sûr que non…. Allez-y, faites votre travail »
Le majordome eut un pincement de lèvres si léger qu'il aurait paru invisible à celui qui ne le regardait pas avec intérêt à ce moment-là. Harry était cette personne. Et il comprenait parfaitement que la remarque de Vernon ait pu déplaire à ce gentleman anglais.
-« Si vous permettez que je vous aide…. Monsieur Henry » se proposa Harry.
-« Juste Henry…. Merci de votre proposition, Monsieur, mais je me dois de refuser…. Ce ne serait pas correct de ma part »
Henry chargea leurs affaires sur un chariot, et leur demanda de rejoindre la sortie la plus proche, où une voiture les attendait. Vernon et Dudley partirent devant, en conquérant, pendant que Pétunia les suivait en retrait. Quant à Harry, il voulait discuter avec le majordome. Depuis l'affaire de Dobby, lors de sa seconde année, il avait compris que la manière dont une personne traitait ses domestiques révélaient sa nature profonde.
-« Monsieur Henry »
-« Henry, juste Henry…. »
-« Henry…. Vous êtes anglais, n'est-ce pas ? »
-« Oui Monsieur, je suis anglais de pure souche…. »
-« Alors pourquoi travaillez-vous en Amérique ? »
-« Je ne travaille pas en Amérique, je travaille dans une famille qui vit en Amérique…. La différence est sûrement minime pour vous, mais elle est grande pour moi, et ma famille…. »
-« Depuis quand travaillez-vous pour les Knight ? »
-« Je ne travaille pas pour eux »
-« Pardon ? »
-« Je ne suis pas l'employé de la famille Knight au complet…. Je sers fidèlement Melle Sparrow et son oncle…. Et j'obéis aux autres membres de la famille, pour éviter les envolées sonores »
-« Je ne comprends pas…. »
-« Ma famille, les Butler, travaille pour la famille Sparrow depuis toujours…. Mon père travaillait pour Lord Sparrow et pour sa femme, la sœur de Mr Knight…. Ici, je suis entré au service de Mr Knight lorsque la jeune demoiselle Sparrow s'est installée dans sa maison, il y a 10 ans…. Mon père était trop vieux pour la suivre, et elle n'a d'ailleurs pas voulu qu'il le fasse…. Mais elle a su, malgré son jeune âge, trouver les bons mots…. C'est ainsi que le plus vénérable des nôtres a eu la responsabilité de veiller sur le domaine de la famille Sparrow…. »
-« Lord ? »
-« Mademoiselle est une Lady…. Ce qui rend jalouse sa cousine, qui est l'archétype d'une californienne…. Non pas que je me plaigne des californiennes…. Mais c'est pour vous prévenir »
-« Merci » dit Harry avant de reprendre « Vous ne semblez pas aimer Mme Knight et sa fille, pourquoi ? »
-« Vous vous ferez vous-même votre opinion à ce sujet…. J'en ai déjà trop dit, veuillez m'excuser…. »
-« Ah…. »
Henry pressa le pas pour rejoindre la voiture et Harry monta dans la longue limousine noire.
-« Whah ! » dit Harry.
-« Assied-toi et tient-toi convenablement pour une fois ! » grogna l'oncle Vernon.
Tant qu'il ne lui demandait pas de se tenir comme Dudley, il était clair qu'Harry se comporterait convenablement. Son cousin était en train de s'amuser avec tous les boutons qui passaient dans son champ de vision, tout en engouffrant les cacahuètes qu'il avait trouvées dans le mini-bar. Il en avait profité pour servir sa famille en soda et eau, hormis Harry, bien sûr. La route fut calme, les Dursley s'habituaient au luxe du véhicule.
Lorsque la voiture entra enfin dans une propriété, Harry souffla un grand coup, anxieux. Il n'aimait pas les gens trop riches, cela lui rappelait Malefoy. Et il n'aimait pas ceux qui étalaient leur richesse, pour la même raison. Le véhicule stoppa enfin, après être passer dans une grande allée entourée de palmiers, pour laisser voir le porche d'entrée des Knight. Celui-ci était en demi-cercle de granites blanc et gris, avec 2 beaux loups d'argent autour de la porte. Celle-ci était une porte vitrée, décorée de fer forgé. Sobre, mais impressionnant de taille et de travail.
-« Bienvenus chez les Knigth » dit Henry.
-« Vernon » dit le maître de maison, en sortant de chez lui « Soyez le bienvenu dans ma modeste demeure »
-« C'est un honneur pour moi, monsieur »
-« Appelez-moi John voyons…. Entrez, entrez…. Il fait une chaleur étouffante dehors…. Venez, Henry se chargera d'emmener vos affaires dans vos chambres »
-« Merci…. »
Les Dursley apprécièrent la climatisation lorsqu'ils pénétrèrent dans le Hall. Celui-ci était éclairé par les grandes baies vitrées, et mis en valeur par le sol clair et le double escalier. Sur le sol, Harry put voir une rose des vents. Et le long des escaliers, il y avait des portraits de la famille Knigth. Son regard fut retenu par le portrait d'une petite fille et de ses parents. L'homme ne semblait pas être son hôte, mais étrangement, les yeux de l'enfant lui était familier, d'un marron très clair, caramel.
-« C'est la sœur de Mr Knigth…. Lady Sparrow…. Il y a son époux et leur fille…. Hélas, ce tableau est totalement faux »
-
« Comment ça ? »
-« Lord Sparrow est mort quelques mois avant la naissance de sa fille…. Et Lady Sparrow est décédée quelques années après…. Ce tableau est un montage…. Mr Knight pensait qu'il serait bon d'avoir le portrait de sa sœur, ici…. Pour des raisons personnelles…. »
-« Dommage…. C'est donc le seul portrait de famille ? »
-« Oui…. Une tragédie…. Mais quelle famille n'en a pas connu ? »
-« Oui » admit Harry « C'est étrange…. C'est un peintre professionnel qui s'en est chargé ? »
-« Oui…. Melle Sparrow a été rajoutée lors de son arrivée ici…. Monsieur avait déjà le portrait de sa sœur et de son époux, il est dans la chambre de Melle…. Ceci est une copie du tableau, avec le rajout de Melle…. »
-« Oh…. Les souvenirs sont souvent la seule chose qu'il nous reste, quand on a la chance de s'en rappeler…. Une photo ou un tableau, ça permet de mettre un visage sur ce qu'on a perdu trop tôt »
-« Je suppose que vous avez raison…. » dit Henry en regardant un peu plus le jeune homme « Vous devriez rejoindre votre oncle dans le salon….. Passez par-là, ne vous inquiétez pas pour vos bagages, je m'en occupe…. »
-« Merci »
-« Je vous en prie, c'est mon travail »
Harry passa sous les 2 escaliers, et arriva de suite dans le grand salon. Celui-ci était aussi dans les tons blanc, avec des touches d'argent par-ci par-là.
-« Harry, par ici » dit Mr Knight.
-« Excusez-moi Monsieur »
-« Je t'en prie, cela doit te changer, c'est normal…. Bien, Harry, nous terminions les présentations par toi…. Donc, mes chéries, voici Harry Potter, le neveu de Vernon…. Harry, voici ma femme Hortense…. Si son visage t'est familier, c'est que ma femme est un ancien mannequin…. Et maintenant, c'est une actrice, comme ma fille Barbara »
-« Enchanté » fut la seule chose qu'il put prononcer.
Lorsque Henry lui avait dit que c'était des californiennes, il ne s'attendait vraiment pas à ça. Les 2 femmes, qu'on aurait pu prendre pour des Jumelles sans l'air un peu plus guindé de l'une, étaient des fantasmes masculins ambulants. Il est clair que leur robe moulante, très courte, et rose, attirait le regard, mais leurs longues jambes sveltes et bronzées, leurs cheveux longs et dorés, ainsi que leurs grands yeux bleus et leurs bouches pulpeuses…. Sans parler de leurs seins voluptueux…. Tout en elles ferait baver d'envie un homme normalement constitué. Ou du moins, si ce n'était pas leur genre, il ne les oublierait pas de si tôt.
-« Chéri, tu les as prévenus ? » dit Hortense, sans même regarder Harry plus longtemps.
-« J'allais le faire…. Venez, asseyons-nous…. Henry ? »
-« Oui monsieur ? »
-« Servez-nous, je vous prie…. Dans le patio »
-« Bien monsieur…. »
-« De quoi vouliez-vous nous parler ? » demanda Pétunia, très anxieuse.
-« Juste de quelques points…. Des habitudes de la maison…. »
-« Ou plutôt d'une habituée de la maison »
-« Barbie ! »
-« Quoi ? Tu vas leur parler de Sarah…. Obligé…. »
-« Tu ne peux pas nier, chéri, que ta nièce est un cas particulier »
-« Oui…. »
Cas particulier…. Harry sentait déjà le regard des Dursley sur lui. Cela ne l'empêchait pas de remarquer que les femmes Knight cassaient du sucre sur le dos d'un membre de leur famille, et en son absence de surcroît. En plus de faire de l'œil à Vernon et Dudley.
Harry sourit un instant, en voyant l'air béat de Dudley devant le minois, et surtout le décolleté avantageux, de Barbie. Elle était canon, mais sa voix lui taper déjà sur les nerfs, et, à y regarder de plus près, elle ressemblait à un pot de peinture…. Bonjour le réveil cauchemardesque….
-« Asseyons-nous…. Ne vous inquiétez pas, ma nièce n'est pas une enfant difficile…. C'est juste…. Comment dire…. Elle est très mature, intellectuellement parlant »
-« Une surdouée ? » demanda Pétunia.
-« Une malade mentale » murmura Barbie.
Même si c'était à l'oreille de son cousin, c'était assez fort pour qu'Harry l'entende.
-« Oui…. Elle a un style à elle, des horaires à elle…. Ne soyez pas choquer par sa manière de s'habiller, ou de parler…. Même si en général, elle n'est pas indécente, elle peut être gênante pour ceux qui n'en ont pas l'habitude…. » dit John « Merci Henry, vous pouvez disposer »
-« Bien monsieur »
-« Enfin, parlons d'autre chose…. » dit Hortense « Pétunia ma chère, vous arrivez pour le meilleur moment…. Le Bal de la Fête National, chez les Anderson…. Le 4, bien sûr…. Puis la soirée des Miller, il y aura tout le gratin…. Normal, c'est comme un Bal des Débutantes…. Et des tas d'autres choses, nous allons bien nous amuser…. »
-« Mais je n'ai rien à me mettre »
-« Vous demanderez à Sarah, elle a des tas de relation dans les maisons de couture » dit Barbie « Je suis sûre qu'elle vous aidera »
Décidément, cette Barbara tapait sur les nerfs d'Harry. Comment pouvait-elle savoir ce que ferait sa cousine si elle était si différente d'elle-même.
-« Je ne voudrais pas la déranger »
-« Papa ? »
-« Je demanderais à Nami si elle peut vous conduire chez un ami à elle…. Quand à vos hommes…. »
-« Nous avons nos smokings » dit Vernon « J'ai pensé à les emmener…. Pétunia à une tenue de soirée, mais elle n'est peut-être pas adaptée aux soirées où nous irons »
-« Oui, vous avez raison Vernon » dit Hortense « Les hommes ont tellement de chance, un smoking ça passe dans toutes les soirées ! »
-« Hum »
-« Oui Harry ? » demanda John.
-« Je n'ai pas de smoking »
-« Je demanderais à ma nièce de s'occuper de toi en même temps que ta tante…. Ne t'inquiètes pas, elle ronchonnera un peu au début, puis elle le fera…. C'est une gentille fille »
-« Merci »
-« Quand on parle du loup…. » dit Barbie avec un rictus de dégoût.
-« J'en ai autant à t'offrir, ma poupée en plastique » dit la voix profonde d'une jeune fille, qui s'avachit sur la dernière chaise, à côté d'Harry.
Celle-ci avait un look qui fit pâlir Pétunia : un baggy bien trop large pour sa silhouette, noir, avec des trous partout, des pinces à nourrices et des morceaux de chaînes, et un très gros pull noir en large maille, rendant floue son buste. Ses cheveux humides voir sales, mi-châtain, mi-noir, pendaient sans volume, et cachaient son visage. Ses yeux, marrons clairs, étaient entourés de crayon noir, et ses lèvres étaient maquillées de noir, comme ses ongles. Elle avait un percing au nez, un à la lèvre et un troisième à l'arcade.
-« Je vois que ton look gothique ne passe toujours pas…. Ça va, t'as pas trop chaud ? » se moqua Barbie.
-« Mais si, chère cousine, ça me passe…. Comme tu vois, je ne mets plus de fond de teint blanc…. Et non, j'ai pas trop chaud…. Mais toi, tu devrais de couvrir un peu, tu risques de prendre froid »
-« Nami » dit Hortense.
-« Pour toi, c'est et ça restera, Sarah…. Il n'y a qu'oncle John qui m'appelle autrement…. »
-« Sarah, tu es en retard » dit son oncle.
-« Ah…. Zut alors… J'ai oublié ma montre quelque part »
-« Encore ? » s'offensa sa tante « C'est la 3ème depuis ton retour »
-« Mais arrête de m'en acheter…. Ça sera plus simple…. »
-« Nami ? »
-« Oui tonton ? »
-« Pourquoi ce retard ? »
-« Je suis allée me balader…. Te fais pas de bile tonton, tout est sous contrôle ! Ça ne le serait plus si je me trimballais dans la tenue de ta fille…. »
-« C'est parce que tu ne fréquentes pas les gens civilisés…. » dit Barbie.
-« Les filles !…. Excusez-les » dit John « C'est souvent comme ça…. Donc, voici Sarah, ma nièce…. Sarah, je te présente Vernon Durlsey, sa femme Pétunia, leur fils Dudley et le neveu de Pétunia, Harry »
-« Harry…. C'est pas le diminutif d'Harold, Harold ? »
-« Moi, c'est Harry, tout simplement »
-« Si tu le dis, Harold…. Bon, c'est tout, les présentations sont faites ? Le speach sur moi a déjà dû être fait…. Je peux y aller donc…. C'est pas que j'ai des trucs plus importants que toi, tonton…. Mais j'ai des trucs importants à faire…. »
Sans même attendre la réponse de son oncle, elle se leva et sorti du patio, par la porte donnant sur le jardin.
-« Elle va où, là ? » demanda Pétunia.
-« Chez elle » dit Hortense « Vous inquiétez pas, là, elle était correcte…. Sarah vit dans la vieille écurie, un peu plus loin »
-« Elle y fait ses expériences…. » compléta Barbie.
-« Ma nièce » dit John « Adore la chimie, la biologie et les sciences en général…. Mais elle aime aussi l'art, la photo, le dessin…. Elle a parfois des horaires étranges…. Donc, pour ne pas déranger la maison, elle s'est installée dans son ancien atelier…. Maintenant, c'est chez elle…. »
-« Elle est bizarre ta cousine » murmura Dudley à Barbie.
-« Oui…. Reste avec moi, et elle ne te fera rien »
-« J'en ai pas peur »
-« Oui, mais tu me protégeras »
-« Promis »
Harry était atterré de voir qu'une fille faisait du gringue à Dudley. Enfin, Dudley semblait plus être un futur petit chien qu'un petit copain, puisque Barbie le séduisait. Elle séduisait autant Dudley qu'elle ignorait royalement Harry, ce qui arrangeait ce dernier.
Sarah ne se montra pas du reste de la journée, au grand plaisir de sa tante et de sa cousine qui lui cassaient du sucre sur le dos. Dudley s'était rapidement mis de la partie, incluant souvent Harry dans les comparaisons. Ce dernier restait silencieux, mais n'en pensait pas moins. Seulement, un regard de Vernon suffisait à le mettre mal à l'aise. Quelle idée il avait eu de croire qu'il passerait peut-être de bonnes vacances ? Elles étaient pires que tout.
Le repas se passa comme la journée et Harry ne fut pas mécontent d'en voir la fin arriver. D'après ce qu'il avait pu voir lorsqu'il était monté se rafraîchir, il avait une chambre très éloignée de celles des Dursley ou des femmes Knight, avec, juste en face de sa porte, l'escalier donnant à la cuisine, et à la porte du jardin. Il ne savait pas comment il devait le prendre : on le rejetait ou alors on lui offrait de possibles moments de liberté quand les autres seraient couchés. Il préféra attendre pour se faire une idée.
Alors que tout le monde allait se coucher tôt, Henry l'arrêta et lui demanda de le suivre. Il le conduisit jusqu'au bureau de Mr Knight, et lui demanda d'attendre le maître de maison. Harry en profita pour observer la pièce. Elle était comme il aimerait que son bureau soit : éclairée, spacieux sans être trop grand, rempli d'étagère avec des livres utiles, et une décoration début du XX° siècle, à l'anglaise. Un chose attira particulièrement son regard : 2 petits écussons de cristal. Le premier représentait un loup, et mélangeait le verre et l'argent. La seconde était plus inusité : c'était, à s'y méprendre, le blason de l'ordre du Phénix.
