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Chapitre 07 : La mégère au grand cœur…
(Dimanche 30 Juin 1996)
Nami, aidée de Stella, apprit à Harry l'art et la manière de se grimer naturellement. Le terme étonna le jeune homme, mais il comprit vite que ce qu'il allait devoir apprendre pour cacher sa cicatrice, ce n'était pas un banal maquillage. En attendant que ses prothèses soient faites, Nami lui donna un jeu de cache-défauts, comme elle disait. En général, ils servent à cacher les défauts comme un tatouage ou une tache de naissance. Mais pour les rudiments et les premiers temps, une simple pastille couleur chair lui suffirait. Il apprit ainsi à cacher l'aspect trop lisse de ce qui lui sembla être un pansement, puis il apprit à cacher les bords pour que le passage du pansement à la peau soit progressif, et donc fluide. Il dut s'y reprendre à 8 fois avant d'avoir un résultat correct, et s'en sortit avec les félicitations de Aaron au bout du 14ème essai. L'imposant afro-américain passait pour leur dire que les jeunes de la paroisse étaient partis.
Nami concéda alors à quitter les lieux, elle aussi, puisqu'elle devait absolument passer à ChinaTown avant midi. Elle descendit donc jusqu'au parking, avec Stella sur le dos. Dès qu'elle la posait à terre pour faire quelque chose, Stella restait sans bouger, jusqu'à ce que Nami soit disponible. Aaron qui les accompagnait, expliqua à Harry que la petite ne se sentait en sécurité que dans les bras de la jeune fille, elle pouvait même s'endormir comme une masse tellement elle y était bien. Pour le moment, cela ne dérangeait pas Nami, parce que Stella semblait vraiment petite et chétive pour son âge, mais petit à petit, il avait remarqué qu'elle prolongeait la séparation avec Stella, et que parfois la petite lui tenait juste la main, mais uniquement si la seconde était occupée.
Henry les attendait en bas, près de la voiture. Stella lui adressa quand même un sourire, car elle le connaissait bien maintenant, mais elle ne quitta pas les bras de Nami. Le majordome les conduisit jusqu'à l'entrée de ChinaTown, et sa jeune patronne lui laissa le champ libre pour le reste de la journée, lui précisant où elle serait s'il devait la chercher. Henry retint Harry, lorsque Nami et Stella entrèrent dans une boutique de vêtements chinois.
« Ne vous inquiétez pas, Harry, ici, il n'y a personne qui vous fera du mal si vous êtes un ami de Nami…. C'est comme à la paroisse Ste Rita »
« Mais entre ? »
« Nami ne le sait pas, mais elle a des anges gardiens un peu partout en ville…. Elle a aidé tellement de monde, que tous aimeraient lui rendre un jour la pareille…. Et elle a des contacts très haut placés dans chaque communauté…. »
« Comment ça ? A son âge ? »
« Les quartiers pauvres, ou écartés, ne sont pas aussi aidé par les autorités que les zones touristiques et marchandes…. Lorsque vous irez à Ste Rita, vous comprendrez ce que je veux dire »
« Et vous ne pourriez pas me le dire de suite ? »
« Elle vous attend, et elle n'est pas patiente »
« Bien…. A ce soir alors ! »
« Oui »
Stella portait un chapeau en paille, d'inspiration chinoise, ce qui la protégeait du soleil, même si les rues devenaient de moins en moins lumineuses. Harry resta près de Nami, pour ne pas se perdre. Les effluves de plats chinois le faisaient saliver, mais il eut certains doutes sur l'hygiène par moment. Ils arrivèrent enfin à destination, et Harry vit une petite échoppe avec des tas de pots de fleurs remplies d'herbes étranges même pour un sorcier, sur un petit banc au dehors. Mais ça ressemblait vaguement à la boutique des nécessaires à potions.
Nami entra, tenant la main de Stella et suivit d'Harry. L'odeur était étrange, mélange d'encens et d'herbes séchées, pas désagréable mais un peu trop prononcée à son goût. Au son du carillon, un petit asiatique, très âgé et trapu, apparut de derrière le comptoir.
« Nami San » dit-il.
« Maître Miyazaki, heureuse de vous voir en si grande forme »
« Pour moi est tout le plaisir, Nami San…. »
« Comment allez-vous ? »
« Bien, bien…. Comme un jeune homme je suis »
« Ravie de le savoir…. Et Madame Miyazaki ? »
« Etre arrière-grand-mère lui va bien »
« Je me doute…. Nouvelle vie dans la famille, nouvelle jeunesse pour vous »
« Oui…. Sages paroles…. »
« Grand-père ? » appela une jeune femme.
« En bas » répondit le vieil homme.
« Bonjour » dit la jeune femme en arrivant par une porte dérobée.
Elle devait avoir dans les 20 ans, plutôt petite, des traits asiatiques sans aucun doute possible ce qui contrastait avec ses yeux bleus et son teint clair. Des cheveux coupés au carré, révélant des pommettes hautes. La finesse de son corps était mise en valeur par une robe d'été droite.
« Nami San, ma 7ème petite fille, Maï »
« Ravie de vous rencontrer » dit Nami « Votre grand-père ne cesse de me parler de vous, vous êtes bien la future médecin ? »
« Oui, c'est bien moi…. Ravie de vous rencontrer enfin, j'entends parler de vous depuis si longtemps…. Je ne vous pensais pas aussi jeune »
« Age du corps sans rapport avec âge de l'esprit » la coupa son grand-père.
« Quand on vous connaît, on ne peut en douter grand-père »
« Client à s'occuper » répondit le grand-père en la chassant vers Harry.
« C'est un ami à moi » dit Nami, mais la jeune femme était déjà partie.
« Vous et moi travail à faire » dit le grand-père « Petite étoile noire venir aussi ? »
« Oui, évidemment » répondit Nami en passant dans le bureau du vieil homme, avec Stella.
« En gros, même si je ne suis pas un client, vous êtes là pour m'occuper ? »
« En quelque sorte…. » répondit la jeune femme « Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas quelque chose de grave et d'illégal, mais mon grand-père tient à garder ses affaires secrètes…. Il a des recettes de familles, que même ses fils ne connaissent pas…. »
« Il ne leur fait pas confiance ? »
« L'Amérique est un beau pays…. Mais l'argent corrompt les cœurs…. Rares sont les personnes qui préfèrent partager cet argent au lieu de s'enrichir…. Il en est de même pour la médecine…. J'exerce durant le week-end, dans une clinique, pour les malades sans couverture sociale, voir sans travail…. Cela me permet de comprendre mieux mon métier…. En temps que médecin, je me dois de soigner mon prochain, sans me demander si je pourrais moi-même vivre demain…. »
« En quoi cela à un rapport avec Sarah ? »
« Vous êtes un esprit rapide, avec Nami San il faut l'être…. Cela à tout à voir…. Mais je ne sais pas exactement comment cela s'est passé…. Je me souviens, quand j'étais petite, que je ne devais pas dire où habitait mon grand-père…. Je ne le voyais que très rarement d'ailleurs…. Il y a 10 ans, il y a eu une grosse tension dans la famille, j'étais trop jeune pour être mise au courant…. Cette tension a disparu avec Nami San…. Et je peux dire dorénavant où vit mon grand-père…. Je crois que cela vient d'un problème avec l'immigration, et la carte verte…. Peut-être que je saurais le fin mot de cette affaire un jour…. »
« Cette échoppe a toujours été ainsi ? Elle est très pittoresque »
« Avant, je me souviens que mon grand-père vivait dans un sous-sol humide…. Il a racheté ce magasin, peu de temps après…. Et depuis, on travaille en famille…. Mon père représente mon grand-père un peu partout en ville et en Californie, la médecine chinoise est très en vogue, comme celle par les plantes…. »
« Petite entreprise marche bien » dit le vieil homme « Mais jeune fille trop bavarde ! »
« Pardon »
« Apprendre à garder bouche fermée » dit le grand-père « Secrets pas toujours bons à révéler ! »
« Oui…. Mais c'est un de ces amis, et il ne semble pas la connaître vraiment »
« Ami depuis 2 jours, pas connaître être normal…. »
« Ne la grondes pas » dit une vieille femme « Elle pensait bien faire…. Maï, va surveiller ton petit cousin »
« Oui grand-mère »
« Vous déjeunerez bien avec nous…. J'ai fait du canard laqué »
« Bien sûr ! » dit Nami « Avec joie, hein Stella ? »
La petite se lécha les lèvres, en signe d'accord. Harry les suivit à l'étage, ne sachant plus trop sur quel pied danser. Harry fut présenté à la famille Miyazaki, enfin, à une petite partie. Le repas se déroula bien, et Harry espérait ne pas avoir fait de bourde lors de son essai avec les baguettes. Les Miyazaki étaient japonais par le grand-père et chinois par la grand-mère, le mandarin côtoyait le japonais, les sushi côtoyaient le canard laqué. Leur rencontre avait eu lieu durant la seconde Guerre Mondiale, et ils avaient fuit l'Asie peu de temps après. Les souvenirs étaient durs mais Maître Miyazaki savait en tiré les bons côtés, sa manière de parler était étudiée, il ne voulait pas vraiment perdre son identité, quand à Mme Miyazaki, elle était professeur de langues avant de quitter l'Asie.
Le repas se termina par un dessert glacé, la chaleur commençant à se faire sentir. Harry proposa son aide pour desservir et faire la vaisselle, ce que Mme Miyazaki trouva agréable et accepta.
« Charmant jeune homme il est » dit le Maître.
« Je n'arrive pas à le cerner…. »
« Difficile à cerner Nami San est »
« Oui…. Aussi, c'est vrai »
« Demain reprendre entraînement…. Voir si progrès ont été fait »
« Oui…. » dit Nami, avec une grimace de doute.
« Revenir avec thé » dit-il en se levant « Restez, vous, assis…. Jouer Dames avec Maï…. Voir si gagner aujourd'hui » (1)
Pendant ce temps, dans la cuisine, Mme Miyazaki essayait de cerner Harry, qui essayait de cerner leur relation avec Nami.
« Comment avez-vous rencontré Sarah ? » demanda Harry.
« Elle est venue à nous, un jour…. Il pleuvait, nous venions de sauver notre dernier enfant de notre employeur…. Notre plus jeune fils…. Et cet homme est venu nous réclamer le loyer…. Je n'ai pas honte de dire par quoi nous sommes passés pour en arriver jusque là… Mon époux ne veut pas que ça se sache, pour lui, c'est privé »
« Mais que vient faire Sarah dans cette histoire ? »
« Elle nous a sauvé » répondit la vieille dame, avant de s'expliquer « Nous n'avions pas l'argent nécessaire…. Et cet homme, violent, a commencé à faire rouer de coups mon époux, qui n'a pas voulu se défendre, pour ne pas empirer la situation…. Et elle était là, dans la porte du taudis qui était notre maison, cette cave plutôt…. On aurait dit une poupée de porcelaine, comme on en voit dans les vitrines…. Des anglaises intactes, une petite robe en velours, des chaussettes et un tablier blanc…. Je ne sais comment elle a réussi à venir jusque là sans se faire tuer ou agresser…. L'homme s'est approché d'elle, elle lui a tendu une liasse de billet d'une main, de l'autre elle nous a montré du doigt…. L'échange a été conclu…. Il aurait pu lui prendre tout son argent, la tuer, réclamer une rançon…. Mais non, il émane quelque chose d'elle…. Quelque chose qui peut être effrayant, et aussi rassurant…. Elle nous a ensuite conduits jusqu'ici, où son majordome nous attendait avec les papiers de régularisation…. Le contrat était clair, nous devenions herboristes…. Ce que nous étions à la base…. Et nous remboursions les frais investis, sans intérêts…. »
« Pas avoir à raconter ça » dit Miyazaki.
« Il a le droit de savoir qui est Nami San »
« Nami San très bien…. Chance à vous d'être sous son aile »
« A vrai dire, je n'en sais rien…. Elle est étrange…. En plus, elle déforme mon nom et mon prénom »
« Nouvelle vie offerte à vous » dit le vieil homme, en lui présentant un journal sorcier.
« Oh ! » fut la seule réponse d'Harry.
« Mon époux a raison…. Là-bas, votre vie est difficile…. Prenez du recul en étant quelqu'un d'autre…. Ou tout simplement en étant enfin vous-même »
« Sages paroles Mme Miyazaki dit » appuya le vieil homme « Esprit et corps troublés, se sentir depuis loin…. Remettre tout en ordre avec Miyazaki ! »
« Ne vous inquiétez pas, Potter San…. Nous ne pratiquons peut-être pas la même magie que vous, mais prendre du recul vous fera le plus grand bien…. Nami San vous offre cette chance, comme elle nous a offert de repartir à zéro…. »
« Chance offerte à vous d'enfin être vous »
« J'y réfléchirais »
« Heure du thé ! » s'impatienta le vieil homme.
« Retournez dans le salon, j'amène le thé blanc au jasmin…. Ton préféré ! »
Harry n'en revenait pas, Sarah était un aimant à sorcier, ou en tout cas, elle ne savait s'entourer que de sorciers…. Peut-être saurait-elle voir le monde sorcier ?... Quel idiot il était ! En tant que Cracmol, il était évident qu'elle ne pouvait voir le monde des sorciers, comme Mme Figg ne pouvait le voir…. La vieille femme aux chats en savait juste assez pour savoir ce qu'il se passait…. Mais, et Rusard ?... Y a-t-il des niveaux dans les Cracmols ? Et pourquoi aiment-ils s'entourer de chats ?... Quoiqu'en y repensant, Sarah n'avait pas de chat…. Le monde magique recelait de si nombreux mystères, Sarah en était-elle un à elle seule ?
Instinctivement, le vieux sage lui inspirait confiance. Il comprenait maintenant pourquoi Henry n'avait pas l'air de s'inquiéter de sa sécurité, avec Sarah comme aimant à bons sorciers, il serait toujours protégé. L'idée le rassura en même temps qu'elle l'effraya : pourrait-il vraiment faire ce qu'il voulait, sous le regard d'inconnus ? Si elle attirait les bons, attirait-elle aussi les mauvais ?
« Vous deux revenir demain matin pour entraînement » dit le vieil homme, alors qu'il buvait son thé « Entraînement que moi donnerai à vous »
« Se serait un honneur que d'être votre élève » dit Nami en le saluant, suivit par Stella.
« J'en serais honoré aussi » répondit Harry, ne sachant pas trop dans quoi il s'embarquait.
« Bien…. Bien…. Demain, venir ici pour aube » dit Miyazaki « Passerons prendre Petite Etoile Noire dans la matinée »
« Est-ce que je peux vous demander ce que nous allons faire ? » demanda Harry.
« Entraînement…. Semblait que vous vouloir devenir plus fort…. Moi occupai de vous…. Mais vous long voyage encore pour aujourd'hui…. Devoir partir pour prendre bus »
« Vous avez raison… Encore merci »
« Courir ou sinon longue marche »
« A demain » dirent-ils avant de quitter leurs hôtes.
Stella monta sur le dos de Nami, et Harry eut du mal à tenir son rythme. Même avec l'enfant sur le dos, elle était rapide à la course. Il faut dire aussi qu'elle, au moins, semblait toujours savoir où mettre les pieds pour ne pas être déstabilisée à la réception. Ils prirent le bus juste à temps, et Nami sortit assez de jetons de sa poche pour le trajet, ils prirent ensuite place au fond du bus, qui se désemplissait au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient de ce qui aurait pu sembler le centre ville ou en tout cas le centre touristique.
Au bout de 40 min de voyage, Nami les fit descendre devant une chapelle. La paroisse de Ste Rita semblait immense, pour Harry, mais il remarqua qu'à l'arrière de celle-ci, il y avait un presbytère, et ce qui semblait une école d'été. Nami et Stella pénétrèrent dans l'église et Harry les suivit. Au moment où il passa sous une gargouille, il aurait juré qu'elle l'avait suivi du regard.
« Tu n'as jamais vu de gargouille ou quoi ? » demanda Nami alors qu'il était resté sous le porche « Et évite de te tenir à mi chemin…. Soit tu es dehors, soit tu es dedans… Mais pas un pied de chaque coté, ça permet à ce qui n'est pas autorisé de pénétrer les lieux protégés…. Un pont entre dehors et dedans… »
« J'aurais juré qu'elle m'avait suivi des yeux…. La gargouille » dit Harry, certain de passer pour un crétin « Et de quoi tu me parles ? Pourquoi est-ce un problème d'être à entre 2 lieux ? »
« Pour les gargouilles, c'est normal, t'es nouveau dans le coin…. Si tu étais un méchant garçon, tu ne serais pas passé »
« Hein ? »
« Quoi ? T'as jamais appris que les gargouilles protégeaient les lieux sacrés de l'intrusion des forces du mal ? »
« Non »
« Ben maintenant tu le sais » dit Nami en l'entraînant à l'intérieur.
« Tu veux dire que si je sens le mal autour de moi, je dois me cacher dans une église » murmura Harry.
« Mais il y a aussi la légende qui dit que les gargouilles ont des cycles de vie, et que lorsqu'elles se réveillent, elles se reproduisent et des humains servent de nourritures aux petits…. Des 2 côtés, je ne sais lequel est juste…. Bonne ou mauvaise, un mystère ! » continua Nami, sur le même ton « Mais si tu veux vraiment un lieu protecteur, rien de plus efficace qu'un cercle de houx »
« Du houx ? »
« Le houx repousse les forces du mal ! » lui répondit Nami « Mais évite de parler de ce genre de choses ici, c'est quand même une église ! Et ce qui touche au savoir de grand-mères est souvent pris pour de la sorcellerie…. »
« Tu t'y connais plutôt bien…. En sorcellerie…. Serais-tu une sorcière ? »
« Grand dieu, non !... Je le saurais si je l'étais…. Tu ne crois pas ? »
« Mais comment expliques-tu ce qu'il s'est passé avec ton maître ? »
« Pure coïncidence »
« Et le requin ? »
« Aussi, il ne m'a pas trouvé à son goût…. Et toi, sorcier ? »
« En ai-je l'air ? »
« Hum…. D'après Stella, oui » dit Nami, alors que la petite secouait la tête en signe d'assentiment « Mais un gentil sorcier…. Enfin, pour le moment »
« Très drôle…. Et pourquoi serais-je un sorcier ? » demanda Harry en se baissant au niveau de Stella, qui lui toucha le front « A cause de ma cicatrice ? J'aurais pu me la faire n'importe comment tu sais ? Et toi, tu penses être une sorcière ? »
« Elle aimerait bien » traduisit Nami « Et moi aussi…. On pourrait régler des choses par la magie…. Mais même sans ça, tout se paie un jour ou l'autre…. Pour l'équilibre des forces…. »
« Le triple choc retour » dit une voix d'homme.
« Hey ! Pack Man ! » dit Nami en le saluant étrangement, comme un balai.
« Ravi de te revoir » dit-il « Tu nous présentes ? »
« Ah ouais, c'est vrai !... Paco Bartoli, dit Pack Man, je te présente Harold Porter »
« Content de voir une nouvelle tête…. On a besoin de bras forts pour le toit du Presbytère »
« Y'a une fuite ? »
« Non, mais on change les tuiles, ça évitera les fuites cet hiver ! » répondit Paco avant de se tourner vers Harry « Tu viens nous aider ? »
« Euh…. Oui, pourquoi pas » dit Harry.
« T'inquiètes Sarah, il est entre de bonnes mains » dit-il en emmenant Harry à l'extérieur.
« Et nous, on va faire de la balançoire » proposa Nami, offre acceptée par Stella.
Les 2 garçons s'étudiaient en silence, alors qu'ils traversaient la cours du Presbytère où de nombreux enfants jouaient sous la surveillance des nonnes. Paco était petit, pour un adulte, et trapu, costaud et typiquement rital avec ses cheveux noirs et son teint hâlé.
« Tu viens d'où Harold ? »
« Angleterre »
« Je l'aurais parié, tu as un accent…. Moins prononcé que celui de Sarah à son arrivée ici »
« Tu la connais depuis longtemps ? »
« Depuis son arrivée ici... Plus de 10 ans quoi ! »
« Et tu fais quoi dans la vie ? »
« Je suis en études de médecine »
« Whah ! »
« Personne ne l'aurait crû, y'a 10 ans, mais ouais…. Dans 2 ans, je serais médecin…. Et je travaillerais dans mon quartier »
« Tu étais bon à l'école ? »
« Non…. Un cancre doublé d'une brute…. J'ai pas honte de le dire, y'a 10 ans, j'étais analphabète…. »
« Hein ? »
« Je ne savais ni lire, ni écrire…. C'est pour ça que j'étais nul aux contrôles…. Les interrogations orales, ouais, j'étais bon…. Comme au sport…. Mais sinon, une nullité…. »
« Je parie que Sarah est là-dessous ! » dit Harry, quasi certain de l'implication de la jeune fille.
« Tout juste »
« Comment ? » demanda-t-il, vraiment intrigué.
« Faut que je t'explique tout depuis le début…. On le fera en haut…. Je te présente les gars…. Hey, la bande ! »
« Yo ! Pack Man ! Tu ramènes du monde…. T'es sûr qu'il sera assez costaud ! »
« Des mains en plus, ça aidera quand même ! Les gars, je vous présente Harold, d'Angleterre »
« Hey, l'English, fait meilleur que chez toi, non ? »
« Oui… »
« Le casser pas trop, ok, c'est un pote à Sarah »
« Whoh ! Le pauvre ! »
« Harold, le gars là, avec la gueule plus grande que le Grand Canyon, c'est Ashton Lewis III…. Dit Hermès, parce qu'il court si vite qu'il est impossible de le rattraper…. Et surtout, parce qu'avec lui, les infos vont plus vite que la lumière…. De là à savoir si elles sont justes ou non…. »
« Hey, salie pas ma réputation…. Content de connaître, l'English…. »
« Moi aussi…. »
« Ensuite y'a Raoul Munoz, dit Hercule…. »
« Salut » dit Harry, impressionné par la montagne de muscle qu'était l'hispano-américain.
« C'est un lutteur incroyable, il a failli passer professionnel…. Te prend pas sa main dans la tronche, ça fait mal aussi »
« J'me doute »
« Salut le môme…. Tu n'as pas le vertige au moins ? »
« Non, ça va »
« Ok, tu monteras là-haut, avec Pack Man, et tu transporteras les tuiles…. T'es assez léger pour pas faire forcer la structure »
« Hercule est notre encadrant sur ce coup…. »
« Faut bien qu'il y en ait un pour vous faire bosser…. Bande de fainéants ! »
« C'étaient les 2 vrais adultes ! Passons aux autres…. » dit Paco « Antonio Versini, dit Tonio…. Carmen Munoz, la chère fille de Hercule…. La seule fille du groupe aussi…. »
« Salut l'English, tant que tu ne me regardes pas de travers, on va s'entendre »
« Oui mademoiselle »
« Et beh, ça commence bien ! » dit-elle en lui souriant.
« Méfie-toi, elle peut te mettre KO avec son direct du gauche, on s'y est tous fait prendre »
« D'accord »
« Sur la grue, là bas, c'est Mick Estàvez…. Dit Spark…. Toujours une allumette dans la bouche, et l'envie d'allumer un feu…. Ce qui est assez intéressant quand on sait qu'il est pompier…. Celui qui s'occupe de gérer les stocks, là-bas vers la palette, c'est Emilio Minato…. Même si c'est un flic, il est cool…. Il s'occupe en général de faire tampon entre les gosses et les flics…. Au moins, avec lui en face, les gamins savent à qui ils ont affaire, il connaît les bandes du quartier, les dealers, et tout le reste…. »
« D'accord »
« Des questions avant qu'on monte ? »
« Vous êtes que ça ? »
« On était plus nombreux au début, mais trop de personnes, c'est l'anarchie…. On travaille mieux en petit groupe, on ne se marche pas sur les pieds »
« Ok »
« Aller, on monte »
Paco enfila sa ceinture de matériel et Harry le suivit jusque sur le toit. Il s'habitua peu à peu à la hauteur, même si le vide ne le dérangeait pas, il n'était pas sur un balai cette fois. Paco lui montra comment transporter les tuiles vieilles, ainsi que les neuves, auxquelles il fallait faire plus attention. Puis le travail commença, lentement, mais sûrement. Paco et Harry était d'un côté du toit tandis que Tonio et Carmen étaient de l'autre. Peu à peu, Harry prit le rythme et ils ne se croisaient plus avec Tonio, mais se suivaient. Vers 16h, ils firent une pose pour se déshydrater et manger, sur le toit de l'édifice religieux.
« Ça va, tu te dérouilles bien » dit Tonio « Un vrai funambule »
« A ce jeu-là, il est meilleur que toi ! » le cassa Carmen.
« On a une belle vue d'ici ! » dit Harry « Votre quartier construit beaucoup ? »
« En fait, il rénove…. T'aurais vu, y'a 10ans, on n'était pas fiers d'habiter ici » dit Carmen « Maintenant, ça a changé…. On n'a pas envie d'en partir ! »
« Clair »
« Pourquoi ? Qu'est-ce qui a changé ? »
« Le loup solitaire s'est trouvé une meute » dit Carmen « Enfin, la louve plutôt »
« Sarah ? » demanda-t-il, sans être vraiment étonné.
« Ouais, ici, le grand changement, c'est son arrivée »
« Ça me rappelle que je devais te raconter ça…. Donc, c'était en hiver…. Je crois…. Enfin, il pleuvait à verse… Alors c'était peut-être au printemps…. Enfin passons… Je revenais d'une course…. D'où mon surnom, j'avais toujours des tas de packs de bières quand on me croisait…. Donc, c'était une course pour mon paternel…. »
Début du souvenir :
(Nami vient d'arriver en Amérique (printemps 1986), une dizaine d'années avant sa rencontre avec Harry)
Paco sortait de « Chez Moes », la droguerie où on trouvait de tout, mais essentiellement les cachets et l'alcool. Le ciel était couvert, la pluie tombait depuis le matin, elle était froide et pénétrait partout. Il serra le pack de bières contre son torse, pour diminuer la perte de chaleur et commença à rentrer vers chez lui. Il bifurqua sur la première à droite, et remarqua une bande de jeunes, en cercle autour d'une gosse trop bien habillée pour le quartier. En ces moments-là, pour ne pas avoir de problème, valait mieux porter des œillères et filer droit, même si ça déplaisait. Le quartier était le plus mal famé de la ville, même les flics ne s'y aventuraient plus.
Mais il connaissait ces gars, c'était une bande de pourris, qui sniffaient de la colle et autre, à longueur de journée. La gosse allait leur servir de tiroir-caisse, et peut-être d'autre chose, selon leur envie. Ce comportement le dégoûtait, il ne comprenait pas comment on pouvait faire ça, à une gamine en plus. Mais lui aussi avait une petite sœur, et s'il la ramenait, elle aurait les mêmes problèmes. Lorsqu'on a que sa peau en jeu, on peut l'ouvrir, mais pas quand on est responsable d'une famille. Ouais, y'avait encore leur père, un ivrogne plein toute la journée, et dont il n'avait qu'une envie : qu'il crève de son cancer du foie. Mais en attendant, il était assez raisonnable pour payer le loyer avec sa pension d'invalidité, avant de boire le reste. Malgré son invalidité, à cause de l'explosion d'une mine, il lui faisait encore assez « peur » pour ne pas tenter de lui foutre une raclée quand c'était lui qui leur en mettait une. Heureusement, sa petite sœur était studieuse, et elle avait rapidement eu une bourse complète pour suivre ses études dans un pensionnat de jeunes filles, et elle n'était dans le coin que durant les vacances d'été.
Il était en pleine discussion intérieure quand un monstre noir sortit d'une ruelle malodorante. Il aurait mis sa main à couper que c'était Hadès, le bullmastiff de Don Pietri, le caïd du quartier, le parrain du quartier. Et à y regarder de plus près, la bête avait bien fondu, et devait certainement mourir de faim. La bande préféra perdre son butin que des parties de leur anatomie, ou carrément la vie, parce qu'il fallait voir la taille de sa gueule baveuse.
Paco préféra reculer le plus possible, pour éviter que le chien ne se retourne contre lui. Mais la gamine avança vers la bête affamée. Celle-ci grogna un peu, aboya un coup, mais se laissa docilement caresser lorsque la petite main lui toucha le museau. Le jeune homme souffla un bon coup, cette gosse avait une chance folle, le chien n'en aurait fait qu'une bouchée s'il l'avait voulu.
« Jamais 2 sans trois » était sans doute le dicton du jour, car la longue limousine grise de Don Pietri s'arrêta devant l'enfant. Une vitre s'abaissa, et avant qu'il n'ait pu sortir une connerie pour arranger le coup, un canon de revolver sortit de la voiture. Don Pietri détestait qu'on touche à ses monstres. Mais Hadès bondit sur la portière et se mit à grogner contre son ancien maître.
« Chut ! Calme-toi » dit Nami en lui flattant l'encolure, son accent anglais fortement prononcé « Ils ne me feront rien, j'en suis certaine »
Elle attrapa la bête, quasi aussi haute qu'elle, par le collier, et le recula. Don Pietri sortit lui-même de sa voiture, son costume Versace d'un blanc éclatant, et son éternelle canne avec un pommeau en diamant.
« Comment t'appelles-tu, petite ? » demanda-t-il, son accent italien travaillant pour lui.
« Je m'appelle Sarah Sparrow » répondit l'enfant en lui faisant une révérence « Et, si je puis me permettre, qui êtes-vous, monsieur ? »
« Hé ! Hé !... Je suis Don Pietri, et ceci est mon quartier, petite demoiselle…. Et tu n'es pas du quartier…. Comment une jeune enfant, habillée si richement, a-t-elle pu se perdre jusqu'ici ? »
« Je ne me suis pas perdue…. C'est ma tante qui m'a fait déposée ici, elle m'a dit que j'apprendrais beaucoup de choses »
« Et qu'as-tu bien pu apprendre ? »
« Qu'il vaut mieux avoir un gros chien à ses côtés, quand on est dans un quartier dangereux »
« Bene, bene… » s'amusa l'italien « Ce chien est à moi, il s'est enfuit pour courir les femelles, il y a une semaine »
« Alors il n'a vécu que d'amour et d'eau fraîche, ce qui ne l'a pas trop nourri finalement…. Il semble avoir faim »
« Tu es une jeune personne pleine d'esprit…. Tu me fais rire…. As-tu faim ? »
« Euh…. Il est tard, et j'ai déjeuné tôt »
« Je suppose que ça veut dire oui »
« Oui, monsieur »
« Bien…. Marcher sous la pluie m'ouvre l'appétit…. Si tu me suis, je vais te montrer mon restaurant…. On y sert les meilleures lasagnes du monde »
« Je ne sais pas si j'ai le droit »
« Ta tante voudrait sans doute que tu apprennes la vraie cuisine italienne, puisqu'elle t'a envoyé ici…. Mais si tu ne veux pas me suivre, il te suffit de continuer toujours tout droit, lorsque tu apercevras un auvent rouge, c'est mon restaurant…. »
« Cela sied mieux à l'étiquette » répondit Nami « Comme ça, je ne suis pas une inconnu, on se retrouve juste, par hasard, dans le même restaurant »
« C'est cela…. »
« Donc, tout droit, vers là-bas…. Et Hadès ? »
« S'il souhaite te suivre, on se retrouve tous là-bas »
« D'accord…. Tu viens Hadès ? »
Don Pietri la regarda s'éloigner avant de se retourner pour monter en voiture. Il arrêta son geste et regarda Paco droit dans les yeux.
« Tu es Paco, c'est bien ça ? »
« Oui, Don Pietri »
« Comment va ton père ? »
« Il soigne le mal par le mal, Don Pietri »
« Donne ça à Paolo, et suit cette gosse…. Il amènera ce pack de bières à ton père, et lui fera comprendre la vie…. Comment va ta sœur ? »
« Elle va bien, Don Pietri…. Elle a de bons résultats à l'école »
« C'est bien, ça, il en faut…. Suit la gosse »
« Oui, Don Pietri »
Paco s'en alla, sans demander son reste, et suivit Nami (Sarah) à une dizaine de mètres derrière elle. Sur le trajet, elle se retourna 2 fois, pour voir s'il la suivait, mais avec le monstre à ses côtés, elle ne craignait rien. La limousine les doubla et s'arrêta devant le restaurant « Don Pepe – Restaurant italien » (2). Ce dernier était vide, rare était ceux qui avait l'argent pour manger au restaurant, et dans ce cas là, ils allaient dans un lieu plus calme. Sarah pénétra dans le restaurant, ainsi que son escorte, et le maître d'hôtel les accompagna jusqu'à la table de maître des lieux.
« Assis-toi, petite demoiselle…. Paco, toi aussi, un vrai repas ne te fera pas de mal »
« Merci Don Pietri »
« Gianni ? »
« Oui patron ? »
« Donne la plus belle entrecôte que tu as à Hadès »
« Bien sûr patron... Saignante ? »
« Oui, saignante »
« Bien patron »
« Bien, jeunes gens…. A nous »
« A nous quoi ? » demanda Nami.
« Commandons et discutons…. C'est la maison qui offre, puisque tu m'as ramené Hadès »
« Mais je peux…. » dit Nami.
« Non, non, non…. On ne discute pas »
« D'accord…. Que me conseillez-vous ? »
« Gianni ? »
« Oui patron ? »
« Que nous conseilles-tu aujourd'hui ? »
« Je vous conseille, comme entrée, nos panures de mozzarella, légèrement dorées, accompagnées d'une sauce tomate…. Ensuite, nos lasagnes, la spécialité de la maison…. Et pour finir, une coupe glacée, au choix, elles sont toutes excellentes »
« Hum…. Ça a l'air bon, je me laisse tenter » dit Nami.
« Moi aussi » répondit Paco.
« Alors 3 » dit Don Pietri.
« Bien patron, et comme boisson ? »
« Sort mon Chianti »
« Oui patron…. Et vos invités ? »
« De l'eau, s'il vous plait » dit Nami.
« Moi aussi » répondit Paco, intimidé par Don Pietri.
« Et 2 eaux…. Je vous amène ça de suite »
« Bon, les jeunes, si on parlait un peu…. »
« De quoi pourrions-nous parler ? »
« Tu es une petite futée, toi…. Paco, pourquoi n'es-tu pas à l'école ? »
« P'pa n'a pas voulu que j'y retourne, cet après-midi, il fallait que je fasse les courses…. Et puis, à quoi ça me sert ? »
« L'éducation, ça sert toujours ! » dit Nami.
« Exactement…. » dit Don Pietri « Alors Hadès, elle est bonne ton escalope ? Apparemment…. Gianni ? »
« Oui patron ? »
« Une deuxième pour Hadès »
« Bien patron ! »
« Donc, il faudrait vraiment que tu fasses un effort…. T'es un brave garçon, tu peux faire plus que de traîner dans une bande ! »
« Oui, Don Pietri »
« Bon, et vous, jeune demoiselle, d'où venez-vous avec un si bel accent ? »
« D'Angleterre, monsieur…. De Plymouth »
« Mais pourquoi être venu en Californie ? »
« Maman est partie au ciel…. Et oncle John est le dernier membre de ma famille »
« Donc, c'est ta tante par alliance, celle qui t'a fait venir ici ? »
« Oui monsieur »
« Et tu as quel âge ? »
« 5 ans monsieur…. J'en ferais 6 en décembre »
« Tu es bien petite, je t'aurais donné tout juste 5 ans, plutôt 4 même »
« C'est la robe, ça fait trop petite fille modèle » dit-elle en se moquant de sa tenue.
« C'est toi qui a choisi de t'habiller ? »
« Non…. C'est tante Hortense…. Elle veut que je sois sage comme une image, alors elle m'habille comme une poupée…. Parce que les poupées, ça ne bouge pas, ça ne se salie pas non plus…. »
« Tu es dissipée ? »
« Non monsieur…. Mais je n'aime pas rester immobile, et maman aimait me voir vivre…. »
« Tu ne sembles pas triste »
« Ce n'est pas parce que je ne vous le montre pas, que mon cœur n'est pas empli de tristesse…. »
« Oui…. Tu parles fort bien pour une si jeune enfant…. Paco ? »
« Oui, Don Pietri ? »
« Après le repas, tu conduiras cette jeune demoiselle à l'Eglise Ste Rita…. Et tu y reprendras tes cours »
« Oui, Don Pietri »
« Les sœurs se chargeront de retrouver ta famille, et de t'y raccompagner »
« Oui, monsieur…. Et merci »
Fin du souvenir :
« Et voilà, c'est ainsi qu'elle est arrivée jusqu'ici, et qu'elle a transformé nos vies ! »
« C'était en quelle année ? »
« 1986…. C'est l'année où j'ai eu mon amour »
« Carmen, Amour, c'est pas un surnom pour un chien ! » la taquina Tonio.
« Au moins lui, quand il me voit, il me fait la fête »
« Le seul mal qui remue la queue en te voyant ! »
« Répète ça un peu ! »
Tonio partit en courant, coursé par Carmen. Ils avaient beau être très haut, cela ne semblait en aucun cas les déranger.
« Ces 2 là se chicanent tout le temps…. Et pourtant, on ne les voit pas avec d'autres ! »
« J'ai des amis dans ce cas-là… »
(1) Et oui, j'ai beau en faire un génie, Nami est totalement nulle quand il s'agit des Dames Chinoises, enfin, contre Maï Miyazaki tout du moins !
(2) « Le Don Pepe » est le nom d'un restaurant italien chez moi.
