Réponses aux review:
stormtrooper2: Hello;
Au risque de te décevoir j'ai choisi de limiter leurs échanges à des phrases plus ou moins assassines mais toujours « polies ». Je préfère me concentrer sur les sentiments contradictoires d' Harry, ne suggérant que par de petites remarques discrètes la nature des sentiments de Severus. Donc pas d'envolées « lyriques » et à un haut niveau de décibelles dans ce chapitre Merci d'avoir suivit jusqu'ici
Bizz Ciao +
zaika: Tes désirs sont des ordres…Lol Merci de ton enthousiasme (ça fait toujours chaud au cœur).
Bizz ciao +
Slytherin-Jedusor: (Arff tu ne seras pas en premier cette fois, mais que veux tu j'essaye de répondre dans l'ordre des reviews)
Merci encore pour tes encouragements et j'espère que ton engouement continuera. Si mes poèmes te plaisent tu en trouveras d'autres à cette adresse: khensit./
Bizz ciao +
OOOooooOOOOOoooo
Sans un mot de plus Harry retourna se coucher jetant au passage, un regard noir à Snape. Après une nuit agitée (une de plus), il descendit dans la salle commune des Griffondors, l'œil bouffit et baillant à s'en décrocher la mâchoire il attendait ses amis pour leur annoncer la funeste nouvelle.
Hermione: « Harry tout va bien? Tu es bien matinal aujourd'hui. »
Harry: « Je n'arrivais plus à dormir » grogna-t-il.
Hermione: « Quelque chose ne va pas? »
Harry: « Je vais devoir dormir avec Snape pendant trois semaines… »
Hermione: « Dormir?! Avec Snape?! C'est pas vrai Harry tu plaisantes!! »
Croisant le regard de Harry elle comprit que ce n'était pas une blague d'un goût douteux:
« Oh, par Merlin!! Et Dumbledore il sait? »
Devant l'air scandalisé de son amie, Harry comprit brusquement ses pensées et un sourire légèrement amère aux lèvres il répondit:
« Ce n'est pas ce que tu crois, en fait il va m'aider à fabriquer une potion pour détruire les horcruxes. »
Hermione, soulagée: « C'est une excellente nouvelle ça! »
Harry la regarda d'un air blessé et dit: « Hermione! J'ignorais que tu voulais ma mort! »
Hermione: « Bah, Dumbledore ne le permettrait pas et puis si ça se trouve en dehors des cours il est supportable… »
Ron, encore somnolant: « Qui est supportable? »
Harry le regard sombre: « Snape. »
Ron: « Quoi?! »
Avec un soupire résigné le survivant mit son ami au courant de sa situation désespérée.
Ron: « Oh! Mon vieux toutes mes condoléances, j'apporterai des fleurs sur ta tombe, promis! »
Harry sarcastique: « Merci Ron ça me touche beaucoup. »
Hermione: « Dites vous deux, si vous comptez manger il faut descendre maintenant! »
Après s'être forcé à ingurgiter un petit déjeuné correcte, Harry se mit en devoir d'affronter une nouvelle journée cauchemardesque…
A 20H pile, épuisé physiquement et nerveusement, Harry se tenait devant la porte des appartements de Snape sans oser frapper. Soudain la porte s'ouvrit brusquement:
Snape: « Potter, vous allez rester planté devant ma porte encore longtemps? Ou alors daignerez vous entrer? Je n'ai pas toute la nuit, à la différence de certains… »
Le ton de l'homme était sarcastique et un tantinet dédaigneux.
Le cœur et les poings serrés la jeune homme entra sans un mot dans la appartements de son pire (ou meilleur) cauchemar. Ces derniers étaient sobres dans des teintes vert sombre, rehaussés par des meubles en acajou. Une table basse d'un beau ton chaud se dressait devant un divan de velours vert, les murs étaient tapissés de bibliothèques remplies à craquer. De-ci, de-là une fiole contenant un liquide suspect rappelait la passion de l'occupant des lieux. La pièce était étrangement accueillante, ce qui dans l'esprit d'Harry entrait en totale contradiction avec l'essence même de son hôte.
Snape: « Eh bien Potter, fermez votre bouche et épargnez moi cet air ahuri. Votre chambre est par ici; vous avez une demi heure pour vous installer ensuite nous commencerons. »
Puis l'homme en noir, dans un gracieux tourbillon de cape, le planta là et partit s'enfermer dans son laboratoire.
Furieux et le cœur étrangement douloureux Harry s'installa rapidement dans sa nouvelle chambre. Enfin prenant son courage à deux mains et muselant sa rage ainsi que tous les autres sentiments tempêtant sous son crâne, il s'avança vers la porte du laboratoire. Celle-ci s'ouvrit silencieusement à son approche.
Snape l'attendait devant une table couverte d'ingrédients, le visage froid et impassible. En silence les deux hommes se mirent au travail, le maître des potion réprimandant cruellement l'étudiant à chaque erreur. Malgré la haine qui coulait dans ses veines, Harry n'avait que trop conscience de la proximité de son professeur et de leur corps qui se frôlaient aux grés de leurs déplacements. Il ne pouvait s'empêcher de humer à plein nez son parfum et de détailler les longue mains pâles et agiles de Snape, se demandant si ses doigts de pianistes savaient manier autre chose que les potions… Le survivant se gifla mentalement à cette pensée et se concentra sur sa haine, histoire de l'attiser et de ne pas devenir fou.
L'un dans l'autre tout c'était plutôt bien passé songea Harry du fond de son fauteuil. Il avait en effet hérité du premier tour de garde. Le survivant avait été soulagé d'apprendre que son sang ne serait nécessaire que dans trois jours. Rien qu'à l'idée de se mutiler devant Snape…
Soupirant Harry se prépara à une longue et épuisante nuit. Quelques heures plus tard le maître des potion vint le remplacer lui signifiant son congé d'un ton glacial. Épuisé, à peine couché, Harry sombra pour la première fois depuis longtemps dans un sommeil sans rêves.
OoOoOooOOo
Les deux jours suivants se passèrent relativement bien, si on excepte les railleries de Malfoy face « aux cours de potions » supplémentaires de Harry et le comportement de maître des cachots. Plus d'une fois le jeune homme dut s'écorcher les paumes pour ne pas répondre aux propos blessants de son aîné. Ce qui rendait la situation difficile était l'étrange chaleur qui envahissait Harry quand l'homme était un peu trop proche de lui, mais ça bien évidemment le survivant ne l'admettrait jamais!
Mais ce soir il était nerveux, pour la première fois il allait donner son sang. Quand Snape arriva Harry faisait les cent pas devant le chaudron en tripotant le poignard d'onyx qu'il devrait utiliser. Tout à ses appréhensions, il sursauta violemment quand une main lui saisit le poignet et l'arrêta.
Snape: « Posez ça, Potter et asseyez vous là. »
Lui fourrant un verre plein dans les mains il ajouta: « Buvez ça et détendez vous! Le sang doit être donné librement et volontairement… »
Sans réfléchir le survivant but le verre, il s'attendait à une potion infecte mais il s'agissait de whisky pur feu qui lui réchauffa agréablement les entrailles.
Snape sur le ton de la constatation: « Vous ne changerez jamais Potter. Ce verre aurais put être empoisonné. »
Harry le foudroyant du regard: « Venant de vous je n'aurais pas été surpris, mais tant que Voldemort est vivant vous avait encore besoin de moi… Professeur. »
Ce n'est qu'en voyant l'expression de Snape, qu'Harry prit conscience de ses paroles.
Snape: « Très bien Potter, dès que votre orgueil mal placé vous en laissera l'occasion; faites ce que vous avez à faire, et laisser moi goûter à quelques heures de sommeil loin de votre misérable présence! »
A ses mots Harry sentit un ras de marrée d'émotions déferler dans ses veines. Il y avait de la rage, de la colère, mais aussi de la honte, de l'humiliation et un insupportable sentiment de rejet. Choisissant la haine le survivant chassa tous ses autres sentiments, se saisit du poignard et le regard fier et le dos droit, il s'entailla le bras au dessus du chaudron. Immédiatement sa cicatrice devint brûlante comme chauffée au fer rouge, mais les dents serrées pour ne pas hurler il tint bon. Une fois ça tâche terminée, il referma la plaie d'un sort et sortit l'oeil sec et la tête haute, sans même un regard pour Snape. Il ne put donc pas voir l'éclair d'horreur et de culpabilité dans les yeux de son professeur.
Une fois dans sa chambre, Harry s'effondra en larmes sur son lit, se tordant de douleur. La respiration hachée, il était agité de tremblements incontrôlables. Il souffrait tant qu'il finit par sombrer dans un état second… Tout à sa détresse il n'entendit pas la porte de sa chambre s'ouvrir et il sentit à peine l'étreinte de deux bras puissants et chaleureux se refermer sur lui. Pourtant du fond de sa stupeur, une part de lui prit conscience de la chaleur rassurante qui l'entourait et il finit par se calmer puis s'endormir.
L'ombre se leva doucement et le borda soigneusement avant de se retirer…
OoOOoOooOoO
Une ombre dans la nuit,
Un murmure qui s'enfuit.
Un rêve mordoré,
Qui lentement disparaît.
Perdu dans le flot des non dits,
Désirant plus que tout sombrer dans l'oubli.
Attisant la haine en son cœur;
Pour à jamais fuir la douleur,
D'être rejeté, abandonné.
Pire encore: méprisé et humilié.
Drapé dans l'acier et la glace
Il prit pour que son cœur,
De battre se lasse…
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Ouff j'ai bien cru qu'avec ma rentrée j'y arriverais pas! Mais cette fois c'est fait le 2ème chapitre est en ligne pour votre plaisir (enfin j'espère).
Juste une question, vous pensez que je devrais essayer de rendre Snape encore plus vache, ou ça suffit comme ça? Et Harry sa haine est suffisamment perceptible?
