Note de l'Auteur:
Chose promise chose due voici le deuxième chapitre de cette semaine. Je vous embrasse bonne lecture et j'espère que ça vous plait toujours autant!
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Sur le parchemin les mots s'égrenaient lentement, écris d'une main tremblante. Même s'ils affirmaient que tout allait bien, la façon incertaine dont-ils étaient tracés et les tâches humides sur le parchemin, vestige des larmes versées, prouvaient les contraire. Harry, pelotonné dans le fauteuil à côté du chaudron, contemplait le parchemin avec une inquiétude croissante. Son ami souffrait même s'il refusait de l'admettre. Se mordillant les lèvres le survivant hésitait. Devait-il chercher à savoir ce qu'il se passait, ou simplement réconforter son compagnon? D'expérience il savait que l'on ne prouvait pas éternellement garder pour soi un événement douloureux… Prenant finalement une décision il écrivit d'une main assurée un bref message:
'Allons je sais que ça ne va pas. Tu pleurs et tes mains tremblent… J'ignore ce qui se passe mais tu n'es pas seul je suis là. Fais moi confiance, dis moi ce qui ne va pas, je pourrai peut être t'aider…'
Quelques larmes vinrent de nouveau tacher le parchemin; elles furent suivies d'un réponse hésitante:
'Je… Tu ne peux pas m'aider…. Pas cette fois.
Pourquoi? Si tu as besoin de soutien je suis là, je serai toujours là!'
Un pieu mensonge, hélas, songea le survivant.
'Très bien je vais parler… Il…enfin… Ma mère est morte! IL l'a assassinée!'
Harry ne savait que répondre , ces quatre mots: « Ma mère est morte », l'avaient replongé dans son passé. Il revoyait Hagrid d'abord, puis Dumbledor lui expliquer que sa mère avait été tuée par Voldemort. Elle était morte pour que lui il vive! Il revoyait encore les photos du mariage de ses parents; ils étaient si souriants, ils respiraient le bonheur… Mais aujourd'hui ils étaient morts, à cause d'une stupide prophétie; tués par ce monstre! Revenant à la réalité Harry fit de son mieux pour ravaler sa colère et sa tristesse et se mit en devoir de réconforter le vert et argent.
' Écoute je ne sais que te dire si ce n'est que je te comprends. Je connais cette douleur et ce sentiment de vide. Mais tu n'es pas seul, je ne t'abandonnerais pas. Ne retiens pas tes larmes, pleure la. Je suis sûre que c'était une femme formidable et elle mérite ton chagrin. Je ne te mentirais pas, en disant que le temps efface la douleur. Il l'atténue c'est vrai, mais il y a des blessures qui laissent des cicatrices… Elle s'en est allée trop tôt bien sûre, mais toi tu dois continuer à vivre et vivre pour elle! Tu es son fils, elle vit en toi, elle ne t'a pas vraiment quitter et tant que son sourire illuminera ton cœur elle ne partira pas vraiment!'
Les yeux embués de larmes Harry cessa d'écrire. Il avait le cœur serré, aujourd'hui un autre innocent avait perdu sa mère à cause de ce chien de Voldemort!
' Merci Harry… Tu veux bien me parler encore un peu? S'il te plais je ne veux pas être seul…
Bien sûre.'
La soirée passa lentement, Harry faisant tout pour réconforter le serpentard, finalement ce dernier s'endormit vaincu par le chagrin… Quelques heures plus tard le survivant sortit de sa torpeur et s'étira longuement avant de prendre le chemin de la chambre de Snape. L'heure de la relève avait sonnée. Harry frappa à la porte une première fois et ne reçut aucune réponse. Après deux autres essais de plus en plus vigoureux, le jeune homme posa la main sur la poignée et s'immobilisa. Il n'avait jamais franchit cette porte, derrière se trouvait le sanctuaire de Snape et il tremblait à l'idée de le violer. Se maudissant pour sa peur stupide, il finit par entrer. A l'image du reste de l'appartement la chambre était décorée sobrement mais avec goût, sauf qu'ici le ton vert sombre était remplacé par le bleu roi et un pourpre tirant sur le noir. Snape reposait dans un grand lit à baldaquin et acajou, sous des draps de satins noirs et rouges. Harry retenant son souffle s'avança vers le dormeur et l'observa en silence fasciné. Dans le sommeil, le plis froids et amers du visage de Snape étaient atténués et il avait l'air presque serein ainsi. Autour de sa tête, sur l'oreiller blanc, ses cheveux formaient une corolle mettant en valeur la délicatesse et la pâleur de son teint. L'homme conservait sa dureté, mais le voir dormir le rendait en quelques sorte plus humain et moins effrayant. Il n'était pas beau ,non, mais même endormis son aura de puissance tranquille ne le quittait pas.
Le cœur de survivant battait follement dans sa poitrine et la proximité de cet homme tant désiré, menaçait d'allumé un incendie brûlant dans son corps. Déglutissant difficilement Harry osa enfin lui toucher l'épaule à travers le drap et à la secouer doucement en disant d'une voix étrangement grave:
« Professeur, réveillez vous, professeur… »
En quelques secondes à peine l'homme s'éveilla et se redressa en se dégageant brusquement. Il avait réagit violemment comme une bête traquée sur le défensive. Son mouvement avait fait glisser le draps révélant un torse pâle aux muscle bien dessinés. Se sentant rougir Harry, avait du mal à détourner le regard, de ce corps finement sculpté qui hantait ses rêves les plus fous. Sentant poindre la preuve de son désir il se força à quitter des yeux se si alléchant spectacle et croisa le regard d'onyx de son professeur. Épingler par ce regard incroyablement intense et brillant, Harry tenta vainement de parler, mais Snape le devança un petit sourire amusé aux lèvres:
« Eh bien Potter, je suis réveillé maintenant. Et dès que votre incroyable arrogance vous le permettra sortez de ma chambre que je puisse m'habiller… »
Horriblement gêné et confus Harry rouge comme un pivoine battit rapidement en retraite. Adossé à la porte de Snape le souffle court, il envisagea d'aller se coucher, mais la tension dans son bas ventre lui fit comprendre qu'une douche glacée serait préférable. Se félicitant d'avoir garder son ample robe de sorcier, il prit donc le chemin de la salle d'eau.
Les idées remises en place, le survivant se dirigea vers le laboratoire. Prenant un recueil de poésie sur une étagère il se pelotonna dans un fauteuil sous le regard interrogateur de Snape. Avant même que celui-ci puisse lui faire une remarque désagréable Harry s'expliqua calmement, enfin au moins en apparence:
« Professeur, je vous promet de me faire oublier mais pour l'instant je besoin d'un peu de compagnie… » Harry ne put en dire plus le souvenir de la douleur de son ami serpentard lui étreignant de nouveau le cœur. Pour fuir le regard scrutateur de son vis-à-vis il se plongea dans sa lecture.
Un silence surnaturel semblait régner sur la pièce, seulement troublé par le bruit des pages tournées par l'un ou l'autre des deux hommes. Le maître des potions fut le premier à briser le silence, après avoir étudier la couverture du livre d'Harry.
Snape: « Je suis surpris de voir quelqu'un ayant aussi peu d'esprit que vous lire ce type d'ouvrage, Potter! »
Relevant la tête Harry lui dispensa un regard qu'il espérait noir et menaçant.
Harry: « Et moi je suis étonné d'avoir trouvé un livre exprimant de si belles choses dans votre bibliothèque !»
Snape lui renvoya froidement son regard et marqua soigneusement le page de son livre avant de le refermer. Puis il se leva pour remuer la potion et dit d'une voix vibrante:
« Du fond de votre arrogance il ne vous est sans doute pas venue à l'idée, Potter, que je pouvais aimer la poésie. »
Harry qui s'attendait à tout sauf à des explications et surtout à cette réponse cacha de son mieux sa surprise et répondit sur un ton neutre:
« Vous avez raison professeur, je n'y avait pas pensé. »
Avec un soupire légèrement méprisant, Snape reprit sa place dans son fauteuil et continua sa lecture, jugeant le sujet clos. Peu enclin à une nouvelle prise de bec Harry garda le silence puis gagné par le sommeil, il sortit de la pièce sur un « bonne nuit professeur », entrecoupé de bâillements.
Avant de s'endormir, il ne put s'empêcher de penser qu'en fin de compte Snape avait peut être des bons côtés. Après tout quelqu'un qui aimait la poésie ne pouvait pas être totalement mauvais!
Hélas ces belles pensées furent de courtes durées, bien vite balayé par le souvenir de la mort de ses parents. Harry sombra donc dans un sommeil agité et peuplé de visions d'horreurs.
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Tel un cheval au galop lancé,
Lorsque l'ange de la Mort à décider,
En nos cœurs et nos âmes de frapper.
Rien ni la haine, ni l'amour, ne peut l'arrêter.
Puis sur nous autres, pauvres survivants,
La lame de la dame Rouge nommée Douleur;
Sans attendre, sans répits, sans recourt descend,
Transperce, déchire, et broie nos cœurs.
Sur nos jours un Soleil noir s'est levé.
Debout au milieu de l'océan des larmes versées,
Prêt à tomber dans la gueule noire,
De ce loup vorace, qu'est le désespoir.
Et soudain on nous retient,
Tel l'aube d'un nouvel espoir;
Sur notre épaule se pose une main.
Et un sourire lumineux nous redonne envie d'y croire.
Désormais les hurlements lugubres, de le solitude,
Disparaissent et s'éloignent, enfin vaincus.
Et dans les bras amis, nous pleurons sans retenue,
Sachant que tout ceci, d'une nouvelle vie, est le prélude…
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Voilà pou m faire pardonner le manque de longuer de mais chapitre un deuxième chapitre bonus cette semaine. J'espère qu'il vous a plu. Bon allez je vous laisse gros bisous et +
Ps: je veux savoir ce que vous en pensez en bien ou en mal alors lâchez vous!!
