Hello ! Encore un chapitre...


Nouvelle pleine lune, nouvelle transformation. Mais même scénario. A ceci près que James entraîna Peter très vite hors de la cabane hurlante au petit matin, laissant Sirius seul avec Remus dans ses bras. Même si ça ne faisait pas avancer les choses, Remus ne gardant vraiment aucun souvenir de ces réveils. Au moins, Sirius ne se sentait pas gêné par le regard inquiet de Peter et celui moqueur de James.

- Il faut que tu fasses quelque chose, disait James à Sirius alors qu'ils étaient en train de disputer une partie d'échecs le lendemain soir.

- Quoi ?

- Je ne sais pas, drague-le !

Sirius éclata de rire.

- James, tu n'es pas sérieux ?

- Si. Après tout, il m'a bien dit qu'il était homo, donc tu peux toujours essayer.

- Ecoute, tu vois, répondit Sirius les yeux brillants, le tenir dans mes bras lors de ses transformations, c'est un vrai moment de bonheur. C'est plus que tout ce que je peux espérer. Je préfère garder ça plutôt que de ne plus rien avoir du tout. Tu comprends ?

- Non. Pourquoi tu dis 'ne plus rien avoir' ? Tu crois qu'il te repoussera ?

- C'est un risque que je ne veux pas courir. Je ne suis pas sûr qu'il soit conscient de ce qui se passe..

- Justement.

- Justement non. Je suis sûr qu'on se fait des idées et j'ai peur d'affronter ça…

- T'es chiant, Sirius. Arrête de reculer tout le temps comme ça, nous sommes des Gryffondors je te rappelle..

- Je ne recule pas. Je ne veux pas l'envahir, c'est différent.

James soupira en secouant la tête. Il allait encore devoir s'en mêler.

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Hélas pour James, il y eut un nouvel événement qui allait en provoquer un autre d'une importance capitale.

Tout commença par un banal cours de potion. Le professeur leur proposa, ou plutôt leur imposa un nouveau devoir. La recherche d'une potion. Par groupe de deux. Le professeur forma les binômes, mais sans doute un bon sens ponctué d'une volonté de souder les élèves des différentes maisons, l'amena à créer des groupes entre serpentards et gryffondors. C'est ainsi que les maraudeurs se trouvèrent séparés. Et à chaque groupe, le professeur remit un parchemin avec des indications qui devaient leur permettre de trouver une potion. Bien entendu, chaque groupe avait une potion différente, ce qui les empêchait de tricher.

La chose aurait pu être totalement banale si Remus n'avait eu pour partenaire… Séverus Rogue. Ce qui fut pris très mal par les trois autres, ou devrai-je dire par deux des maraudeurs.
D'abord parce que Severus Rogue… était Severus Rogue et que James et Sirius le détestaient. Ensuite parce que Remus avait avoué son homosexualité. Et Severus était un garçon.

Et pour couronner le tout, il se trouvait que Remus, comme Severus, était un élève très consciencieux. Et ils travaillèrent ensemble de façon très appliquée et très complice pendant les cours.

D'abord sous l'œil surpris des autres maraudeurs, puis bientôt sous l'œil jaloux de l'un d'eux.

- Je le hais ! explosa un jour Sirius alors qu'ils sortaient de cours de potion.

- Calme-toi, ce n'est rien… Ils travaillent ensemble, dit calmement James.

- C'est ça… Tu ne vois pas comment il le regarde ! bougonna Sirius.

- Non mais, tu ne vas pas me dire que tu es jaloux de Snivellus ?

- Non, non mais je déteste qu'il tourne autour de Remus, avoua Sirius.

- Sirius ! Tu es vraiment jaloux ? demanda James, estomaqué.

- Non… Non… simplement tu me dis qu'il est gay et il est avec un mec qui n'arrête pas de le reluquer !

- Sirius ! C'est de Snivellus que tu parles !

- Justement, il est faux, et fourbe. Est-ce qu'on sait ce qu'il est vraiment ?

James éclata de rire et poussa Sirius amicalement :

- Il faut vraiment que tu te fasses soigner, vieux ! Jaloux de Snivellus, je ne le crois pas !

Et James s'éloigna, toujours en riant.

Cependant, il avait tort de rire, car effectivement Sirius était jaloux.

Extraordinairement jaloux.

Maladivement jaloux.

Lors du cours suivant, James le surprit plus d'une fois en train de regarder Rogue avec un œil plus noir que jamais. Et ce regard suffit à inquiéter James qui décida qu'il était temps d'avoir une discussion avec Remus, à défaut de pouvoir faire entendre raison à Sirius.

Malheureusement, quand on partage un dortoir à quatre, c'est très difficile de trouver un moment d'intimité. Et de plus, James faisait du quidditch, ce qui réduisait encore les possibilités de se trouver seul avec Remus.

Toutefois, James finit par trouver le moyen de retrouver Remus alors qu'il était à la bibliothèque. Il avait prétexté un problème sur un devoir auprès de Sirius qui lui, ne l'avait pas encore commencé.

James s'assit à côté de Remus et dit à voix basse :

- Remus, il faut qu'on parle.

C'était la seconde fois en quelques jours que James s'adressait à lui ainsi. Remus posa son livre et se tourna vers James.

- Oui James ? Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Je ne sais pas à quoi tu joues. James était très sérieux.

Remus garda un visage impassible, seuls ses yeux trahissaient son étonnement.

- Je ne sais pas à quoi tu joues avec Sirius… continua James, en fixant toujours Remus.

- Avec… ?

Remus n'était pas sûr de comprendre et il commença à être légèrement inquiet.

- Avec Sirius. A quoi tu joues ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles, James.

Remus semblait sincère et James reprit :

- Tu m'as bien entendu, Remus. Devant son silence, James ajouta : Ok, je vais jouer cartes sur table. Tu ne te souviens réellement pas de tes transformations ?

Remus hocha la tête négativement, ne sachant pas du tout ce dont il voulait parler.

- Alors il faut que je te dise ce qui se passe. C'est le matin, quand tu redeviens toi. C'est… c'est très… James était un peu confus d'aborder ce côté de la transformation. Tu te tords de douleur et tu te mets à trembler et à pleurer…Et on essaye de te réconforter… Tu ne te souviens vraiment pas de ça ?

Remus le laissa parler, de plus en plus angoissé par la façon dont James émaillait son discours de silences gênés. Est-ce que Remus faisait quelque chose d'inavouable à ce moment-là ? Un vent de panique le fit frissonner.

- Ecoute, tu sais… tu… tu parles à ce moment-là, enfin, tu dis un nom.

Remus serra les lèvres. Nous y voilà, pensa-t-il. Remus se doutait de quel nom il s'agissait.

- Je suppose que je n'ai pas besoin de te faire un dessin, sourit James, mal à l'aise.

Remus fit non de la tête. James tordit sa bouche, défit et remit ses lunettes, avant de reprendre :

- Ce n'est pas à moi de raconter ça… Mais il faut que tu le saches…

James reprit une forte inspiration et continua, sans regarder Remus.

- Il…Il a pris l'habitude de te prendre dans ses bras. Et je crois que c'est devenu très sérieux pour lui… C'est là le problème… Parce que visiblement, tu ne te souviens pas de ces moments-là, et qu'on ne sait pas ce que tu penses de lui en dehors de cet instant où tu l'appelles et que tu t'accroches à lui. On dirait que tu l'aimes, mais juste à cet instant, et qu'ensuite c'est tout juste si tu le regardes.

James se tourna vers Remus.

- Remus, je ne sais pas à quoi tu joues, mais tu le rends malade. Et là c'est sérieux. Je ne sais pas si c'est à cause de ça, mais il est devenu jaloux. Vraiment jaloux, Remus. Et de tout le monde. De moi, ça, ce n'est pas très grave, de la fille avec qui tu es sorti, mais maintenant de Snivellus …

- Severus Rogue ? réussit à dire Remus, plus qu'étonné.

- Oui… et crois-moi, ce n'est pas un sentiment anodin…

Remus resta silencieux.

- Remus ? dis-moi ce que tu penses de lui…

Remus s'était retourné vers le livre qu'il lisait avant l'arrivée de James et jouait avec les pages. Est-ce que James se rendait compte de toutes les informations qu'il venait de lui asséner ? D'abord, que les maraudeurs étaient au courant de ses sentiments, alors qu'il mettait tant de soin à les dissimuler ; Peter, James, mais aussi et surtout Sirius. Et il lui disait aussi que Sirius éprouvait la même chose pour lui ? Remus avait besoin de digérer tout ça.

- Remus, quels que soient tes sentiments, il faut que tu lui parles. A Sirius, ajouta James devant le silence de Remus. C'est important. Avant qu'il ne fasse une bêtise…

James attendit en vain une réponse. Remus était absent, absorbé par ses pensées. Après de longues minutes silencieuses, voyant qu'il était inutile d'insister, James se leva.

- Je compte sur toi, Remus.


Ca avance, non ???

Mais à pas de souris (et pas de rat, je HAIS les rats...) Clin d'oeil à quelqu'une qui a deux rates mais qui ne les a pas appelées queuedver...

Merci à vous d'être fidèle et de continuer à lire... Je vous embrasse...